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France : Société

Angers, le 17 octobre, chronique d’un blanc de l’ouest

Angers, le 17 octobre, chronique d’un blanc de l’ouest

D’un lecteur :

Samedi 17 octobre je décide d’aller regarder de plus prêt la très attendue reprise du mouvement des gilets jaunes dans le cloaque mondialisé nommé Angers. Ce phénomène m’intéressait au plus haut point car j’avais participé à plusieurs événements lors du mouvement originel de 2018 (je me rappelle d’une confession sur le trottoir par un prêtre de l’Institut du Bon Pasteur en plein milieu d’une émeute urbaine à Babylo… Paris).

Vers 13h j’assiste au vaudeville habituel au boulevard du Maréchal Foch : quelques policiers spécialisés dans le maintien du désordre (mais ont-ils désordre euh des ordres ?) font reculer avec des gaz lacrymogènes le conglomérat hétéroclito composé de travestis, de collégiens/lycéens/étudiants instrumentés ou non, de syndicalistes de la CGT, de quelques personnes portant des gilets jaunes et de nombreux ninjas (des antifas™ ? Des black-blocs ? Des  »wesh-wesh » ? Je suis perdu… Ils portent presque tous les mêmes déguisements) qui, quant à ces derniers, répondent par des jets de projectiles et par des éléments de mobilier urbain enflammés par leurs soins.

Le peuple souverain est refoulé juste en face de la mairie mais fort heureusement le Kairos frappe : un mariage très laïc et républicain oriental sort au même moment et la convergence des luttes/union des drouaches se fait enfin. La mariée, toute de blanc immaculée, est escortée par les citoyens vers son carosse aux cris des  »youyou » et des  »houhouhouhouhou ».

Vive les mariés !

Ce moment de liesse populaire passé le cortège peut revenir exactement d’où il est venu (nous sommes au-delà du Logos) et on peut enfin apprécier le boulevard saccagé sans suffoquer sous les gaz, les larmes me viennent… Émotion ou réaction due à mon parfum préféré ? Entre les 2 possibilités mon coeur balance.

Je peux désormais observer les drapeaux présents : l’inénarrable drapeau républicain bleu blanc rouge (tant disputé entre les gauchistes et les droitardés), le drapeau palestinien que l’on voit partout (sauf à Gaza ou bien seulement sur les cercueils), le drapeau des fiers DZ, celui du royaume du Maroc et un drapeau étrange noir-arc-en-ciel antifa/LGBT.

Le cortège arrive alors boulevard du Roi René et les oukases suivantes sont entonnées en alternance :  »on mange tous des lutti tutti frutti » (ou bien est-ce  »siamo tutti antifascisti » ? Je ne parle pas le rital),  »ACABeuh » (acronyme de :  »tous les policiers sont des enfants illégitimes » en langue Inglish), « à bas l’état, les flics et les fachos »,  »la jeunesse emmerde le Front National », etc.

La bonne humeur règne dans ce cortège apartisan.

Je décide de m’éloigner un peu pour prendre de la hauteur par rapport à ces slogans au ras des pâquerettes et ayant peu de rapport avec les revendications sociales attendues et me dirige vers le belvédère de la promenade du bout du monde pour regarder le défilé investir les voies de berge en contre-bas.

Soudain je me rends compte que le cortège va certainement passer devant les Halles Coeur de Maine où une charcuterie controversée sévit au vu et su de tous depuis des années en vendant d’excellents pâtés en croûte à l’anis en toute impunité. Je me rends donc à une entrée de ses Halles vers 13h55 environ et tombe nez à nez avec les ninjas rencontrés plus tôt qui sont en tête de cette colonne infernale. Ils sont en train d’agresser des personnes asiatiques qui les empêchent de pénétrer dans les lieux en quémandant du pain et en insultants des fachos (cette scène a réellement eu lieu et a été réalisée sans trucages). Je filme cette rencontre du 3e type mais un ninja à lunettes et à la couleur de cheveux et au sexe indéterminés me pousse pour que je m’éloigne en me disant de ne pas filmer et de dégager et me menace de casser mon téléphone chinois à 60e. Je m’exécute à regret car je ne sais pas de quel côté aurait été la trentaine d’autres ninjas qui nous entouraient. Bien évidemment aucuns policiers à l’horizon pour défendre le complexe, les commerçants ou votre journaliste de terrain. Je suppose que la police était en train de persécuter des automobilistes à ce moment-là mais il paraît que le commissariat d’Angers était attaqué alors peut-être que leur absence très remarquée était justifiée (lol). Heureusement un fier prolétaire DZ a filmé la scène et l’a publié sur sa chaîne youtube :

 

(Sur cette même chaîne les vidéos de l’attaque de la gare et des livraisons nocturnes du 17 octobre valent leur pesant de pâte à tartiner el mordjene)

Je décide de voguer vers d’autres Cieux mais me fait suivre un petit moment et une personne me dit :  »vas-y cours en*ulé » je fais alors demi tour et relève mes lunettes de soleil afin d’essayer de repérer le grossier personnage et d’avoir une explication car je ne suis pas sodomite. Hélas je ne vois personne, manifestement le courage à ses limites.

Plus tard, en fin de journée, je prendrai le tramway un moment et serai entouré par 5 ninjas au teint mat parlant une langue des pays de l’est et je penserai à la folle théorie conspirationniste qui dit que George Soros finance des black-blocs étrangers.

Ce pays est un sketch.

Vive le Roy.

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