Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, estime que la visite de Benoît XVI à l’ONU aura un impact :
"Selon certains
diplomates et fonctionnaires de l’ONU, les paroles du pape ne resteront
pas lettre morte et auront des partisans profonds et réfléchis
spécialement en ce qui concerne le rôle des Nations unies et du droit
international. […] Il
a affirmé que le fondement moral de la revendication de l’autorité, de
la souveraineté, de la part d’un gouvernement, est sa responsabilité,
sa volonté et son efficacité à protéger sa population de tout type de
violation des droits humains. Même s’il a emprunté cette expression au
Document final adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement en 2005,
le pape Benoît XVI a esquissé un concept plus large : la responsabilité
de protéger couvre non seulement les interventions soit disant
humanitaires (militaires) mais elle pourrait plutôt être utilisée comme
le nouveau nom de la souveraineté, qui n’est pas seulement un droit
mais surtout une responsabilité de protéger et promouvoir les
populations dans leur vie quotidienne."