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La Bulgarie interdit la propagande LGBTXYZ à l’école

Mercredi 7 août, la Bulgarie a voté,  par 159 voix contre 22 et 13 abstentions, un texte de loi interdisant la « propagande » en faveur des LGBT + à l’école.

Cette nouvelle loi  répond à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris selon certaines ONG.

La bienheureuse Marie toujours Vierge

La traduction française du Confiteor comprend cette formule :

C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie

Traduction du texte latn :

Ideo precor beatam Mariam semper Virginem

Pourquoi avoir supprimé le « semper » ? En récitant le «Je confesse à Dieu» faut-il dire «je supplie la bienheureuse Marie toujours vierge», plutôt que «je supplie la Vierge Marie»?

Le Père Serafino Maria Lanzetta, franciscain marial résidant à Portsmouth, au Royaume-Uni, professeur de théologie à l’Université Sainte-Marie de Twickenham (Londres) et à la Faculté de théologie de Lugano (Suisse), rédacteur en chef de la revue théologique Fides Catholica, vient de publier un court ouvrage intitulé sobrement Semper Virgo.

Dans la préface, le père Stefano M. Manelli, franciscain de l’Immaculée, estime à juste titre que

« La foi en la vérité de la virginité perpétuelle de Marie est en péril. Tel est le cri d’alarme que lance ce livre écrit pour éclairer le lecteur et l’aider à mieux comprendre ce dogme de la foi dans toute sa pureté. Contre le “minimalisme marial” qui prévaut de nos jours, cette étude concise et dense s’avère nécessaire pour retracer la foi de l’Église dans la virginité perpétuelle de Marie à travers l’histoire. Les attentes du lecteur seront plus que comblées étant donné la solide base dogmatique, biblique, patristique, morale, spirituelle et mariale qui soutient cette enquête. Aidés par ce livre et par la foi ardente et inébranlable dans la divine Mère toujours vierge que contiennent ces pages, où retentit la révélation évangélique qui nous la présente comme vierge toujours miraculeusement intacte, avant, pendant, et après l’accouchement du Verbe incarné, puissions-nous louer toujours plus ardemment la très sainte Mère de Dieu, notre mère : la Mère toujours vierge ! »

L’auteur aborde la virginité de la Mère de Dieu avant, pendant et après l’accouchement divin, trois moment contestés par des hérétiques encore à l’oeuvre, qui veulent tuer l’idée selon laquelle la virginité est l’état de la perfection évangélique. La constitution du Concile Vatican II Lumen gentium, dans son n°43, parle de l’état religieux comme d’un simple « don spécial dans la vie de l’Eglise », qui n’est plus un ordre intermédiaire entre clercs et laïcs.

Ainsi l’accent mis sur l’appel universel à la sainteté et la considération de la vie religieuse comme simple « don spécial », en l’absence d’une théologie de la perfection de l’état religieux, ont-ils mené bien des interprètes à entendre la nouvelle position du magistère comme une remise en question de la valeur de la vie consacrée et de son excellence par rapport aux autres états de vie.

L’auteur souligne que les revendications pour la fin du célibat des prêtres, réduit au rang de discipline, voire celles visant à normaliser les relations adultères entre divorcés-remariés (via notamment Fiducia Supplicans) découlent de cette remise en question. Dans sa postface, l’abbé Barthe évoque « un effet de vases communicants entre les mariages de prêtres, mariages régularisés après réduction à l’état laïque ou non, et la relativisation de l’indissolubilité du mariage« .

De l’avortement à l’infanticide

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

L’American Journal of Obstetrics and Gynecology a publié une étude québécoise montrant que dans ce pays 11,2% des avortements réalisés au deuxième trimestre de grossesse donnent lieu à des naissances de bébés vivants.

« L’avortement du deuxième trimestre comporte un risque de naissance vivante, en particulier entre la 20e et la 24e semaine de gestation, bien que l’injection de féticide puisse protéger contre ce résultat. »

Il faut se protéger contre le risque de naissance vivante…

Les bébés avortés par induction du travail ont 15,4% de chances de naître vivants, tandis que ceux avortés par dilatation et évacuation 0,2%. Les bébés nés entre la 20e et la 24e semaine ont 21,7% de chances de naître vivants, contre 3,4% entre la 15e et la 19e semaine et 8,5% entre la 25e et la 29e semaine.

10% d’entre eux survivent plus de trois heures.

En 2013, Statistique Canada indiquait que 491 bébés avaient été laissés à l’abandon après être nés vivants à la suite d’avortements. Le gouvernement avait refusé d’enquêter, au motif que « l’avortement est légal au Canada » (sans aucune restriction).

Kamala Harris choisit un fanatique de la culture de mort comme vice-président

Tim Walz, gouverneur du Minnesota, a, dès l’annulation de l’arrêt Roe contre Wade par la Cour suprême, fait voter une loi garantissant le « droit à l’avortement » dans son Etat.

Il est connu comme « Tampon Tim » pour avoir fait voter une loi qui impose des distributeurs de tampons périodiques dans toutes les toilettes des écoles, donc aussi les toilettes pour garçons, à partir du CM1 (9-10 ans), pour que ne soient pas discriminées les filles qui s’identifient comme garçons mais qui ont quand même leurs règles…

Il a fait voter une loi qui interdit aux libraires de refuser de vendre des livres de propagande LGBT.

Et une autre qui fait du Minnesota un « refuge » pour les trans, notamment pour les enfants voulant des traitements chimiques et chirurgicaux de « changement de genre ».

États-Unis : Kamala Harris veut faire voter les fous

Des dizaines de médecins inscrivent désormais leurs patients pour voter, y compris des patients suicidaires et psychotiques dans un hôpital psychiatrique de Pennsylvanie.

Pour les aider, ils seront assistés de  Vot-ER, une organisation à but non lucratif fondée par un membre du personnel de Kamala Harris…

Situé dans un État clé qui pourrait décider de l’issue des élections de 2024, l’hôpital demande aux patients hospitalisés en psychiatrie, quel que soit leur diagnostic, s’ils seraient intéressés par des « outils d’inscription des électeurs » qui leur permettraient de vérifier leur bureau de vote le plus proche et de s’inscrire pour voter en ligne.

Les patients peuvent également demander un vote par correspondance avec « l’aide » du personnel de l’hôpital.

L’hôpital enregistre les patients, même ceux qui ne sont pas proches de la sortie et qui ne sont pas encore stabilisés, au motif que le vote, comme le dit l’institut, est un « outil thérapeutique » qui « aide à responsabiliser les patients et leur fait se sentir bien ».

Fondée par un médecin urgentiste de la faculté de médecine de Harvard, Alister Martin, qui a été conseiller de la vice-présidente Kamala Harris, Vot-ER a aidé plus de 50 000 médecins à inscrire leurs patients sur les listes électorales.

Stratégie au RN : vers plus de soutien à la culture de mort ?

Parmi les causes de la défaite du RN aux législatives, Jean-Philippe Tanguy estime que le sociétal demeure un sujet de blocage. Selon L’Opinion, l’analyse de Tanguy est « minoritaire » au sein du RN. Mais elle est peut-être majoritaire au sein de l’équipe  qui dirige le RN et dont Tanguy fait partie.

Or le verrou est plus certainement l’incompétence, réelle ou erronée, qui caractérise le RN aux yeux des CSP+, qui estiment qu’une fois au pouvoir le RN gérera encore moins bien les affaires courantes que les partis actuels.

Crise au Venezuela

Une crise a éclaté après les élections présidentielles du 28 juillet au Venezuela. Analyse de Conflits :

Les élections de dimanche étaient censées être l’aboutissement d’un processus entamé en 2023 avec la création d’une table de négociation entre le gouvernement de Nicolás Maduro et les oppositions, visant à réduire la violence politique dans le pays. La médiation a d’abord été confiée au gouvernement norvégien, mais c’est l’administration du président américain Joe Biden, en octobre dernier, qui a permis la conclusion de l’accord de la Barbade. Washington a suspendu une grande partie des sanctions économiques imposées au Venezuela depuis 2016, lorsque Barack Obama avait déclaré que le gouvernement de Caracas constituait une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité des États-Unis, et a libéré l’ancien fonctionnaire vénézuélien Álex Nain Saab Moran, une figure clé des affaires économiques dans le gouvernement Maduro. En contrepartie, M. Maduro a libéré plusieurs membres de l’opposition et a accepté d’organiser des élections transparentes.

La détente entre l’administration Biden et le gouvernement Maduro avait déjà commencé en mai 2022, lorsque Washington avait délivré des permis  spéciaux pour exporter du pétrole brut vénézuélien à l’italien Eni et à l’espagnol Repsol, dans le but de contrer la baisse drastique des approvisionnements énergétiques européens causée par les sanctions contre le pétrole russe. Une décision accélérée par la guerre en Ukraine mais déjà dans l’air après le retour des démocrates à la Maison Blanche. La politique de « pression maximale » de l’ancien président Trump contre Caracas avait obtenu des effets contraires à ceux recherchés, notamment dans le secteur pétrolier. L’arrêt total des importations de brut vénézuélien à partir de 2019 avait conduit de nombreuses entreprises à recourir au marché illégal et Caracas à exiger des services d’entreprises à l’abri des sanctions américaines, comme les entreprises russes ou iraniennes, qui ont ainsi pu étendre leur présence en Amérique du Sud.

En octobre 2023, Washington et Caracas sont parvenus à un nouvel accord sur la réouverture des voies aériennes pour l’expulsion des migrants irréguliers vénézuéliens. Cela a permis les pourparlers à la Barbade et l’accord sur la tenue de nouvelles élections. Le pacte semble satisfaire tout le monde : le gouvernement Maduro a obtenu un assouplissement des sanctions sévères imposées par les États-Unis – qui ont effectivement étranglé l’économie vénézuélienne ces dernières années – tandis que M. Biden a ouvert une voie de dialogue avec l’un des principaux fournisseurs mondiaux de pétrole brut. De son côté, l’opposition vénézuélienne a reçu le soutien de Washington pour se présenter aux élections présidentielles de 2024, après plus de dix ans de boycott.

Du point de vue des antichavistes, les élections du 28 juillet représentaient une alternative à l’impasse dans laquelle ils étaient contraints de s’engager depuis de nombreuses années. Avec la mort d’Hugo Chávez et la victoire de Nicolás Maduro aux élections de 2013, l’opposition vénézuélienne a toujours préféré la voie de la mobilisation à celle, institutionnelle, du renversement du gouvernement en place. À partir de 2014, les principaux dirigeants de droite ont soutenu le plan La Salida : des manifestations quotidiennes, souvent extrêmement violentes, visant à éroder le consensus autour de Maduro et à précipiter sa chute. La répression étatique a non seulement mis en évidence l’intention du chavisme de rester au pouvoir, mais aussi l’unité entre le gouvernement, l’armée et les forces de police.

Lors des élections de 2018, l’opposition a refusé de présenter des candidats, dénonçant le manque de garanties pour la conduite d’un processus démocratique. Maduro l’a emporté confortablement. Mais cette manœuvre a permis à de nombreux gouvernements de ne pas reconnaître son mandat. Par ailleurs, les députés de l’Assemblée nationale, renouvelée deux ans plus tôt et composée en grande partie d’opposants, ont décidé de nommer Juan Guaidó, président du parlement, comme chef de gouvernement par intérim.

L’initiative a reçu un grand écho international, mais ce mandat était purement symbolique. Dépourvu de pouvoir réel sur le territoire vénézuélien et assiégé par des affaires de corruption dans son propre entourage, Guaidó a promu une insurrection armée d’un petit secteur de l’armée en mai 2019, qui a été immédiatement réprimée et a servi de prétexte au renforcement de la répression gouvernementale contre les oppositions. Un an plus tard, il y a eu l’opération Gedeon, une tentative de coup d’État menée par d’anciens officiers des forces spéciales américaines et maladroitement préparée par des politiciens et des hommes d’affaires vénézuéliens avec le soutien de certains responsables colombiens. Mais cette opération s’est également révélée être un échec total. Elle a permis une fois de plus à Maduro d’amplifier les liens entre l’opposition vénézuélienne subversive et les gouvernements de Washington et de Bogota.

Le chavisme ne s’est pas laissé éroder. Les soulèvements populaires, les coups d’État organisés de l’intérieur ou de l’extérieur et la mise en place d’un gouvernement parallèle n’ont pas suffi. Malgré les crises économiques et sociales répétées de la dernière décennie, le chavisme bénéficie toujours d’un soutien populaire non négligeable. Depuis son arrivée au pouvoir en 2013, Maduro a pratiquement dilapidé l’énorme croissance qu’a connue le Venezuela après l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez. En 2012, le pays avait atteint le PIB le plus élevé de son histoire, mais au cours des huit années suivantes, il s’est effondré de 88 %. Cette crise est sans commune mesure avec les autres effondrements économiques de l’histoire récente, y compris celui de l’URSS après la chute du mur de Berlin et celui de l’Argentine en 2001.

Au cours des deux dernières années, le gouvernement Maduro a promulgué des réformes économiques drastiques qui ont changé le visage du Venezuela : le relâchement des contrôles sur la circulation des devises étrangères, l’ouverture aux importations, le paquet de mesures néolibérales visant à favoriser les petites et moyennes entreprises, et les investissements dans les ménages. Les magasins de Caracas sont passés d’une pénurie tragique en 2019 à une surabondance en 2024. Le gouvernement a également complété les maigres salaires des Vénézuéliens (environ 10 USD par mois chez les fonctionnaires) par des bons d’État. Et la timide réactivation économique s’est rapidement fait sentir dans la vie de tous les jours.

En bref, les élections ont servi à donner de l’oxygène au gouvernement. Cependant, de nouvelles controverses sont rapidement apparues concernant la mise en œuvre de l’accord de la Barbade. En avril de cette année, la Maison-Blanche a réintroduit certaines  sanctions contre le gaz et le pétrole vénézuéliens, après que la candidate de l’opposition, María Corina Machado, a été exclue des élections par le Conseil national électoral (CNE) – un organe composé de cinq membres, dont trois sont directement liés à Maduro. L’opposition, après de vifs débats internes et d’autres interdictions imposées par les pouvoirs de l’État, a concentré ses forces sur la candidature d’Edmundo González Urrutia, un ancien diplomate presque inconnu du grand public, rendu populaire grâce au soutien explicite de Corina Machado.

Selon tous les sondages publiés avant les élections, Urrutia bénéficiait d’un soutien nettement plus important que Maduro. On parlait d’un écart d’environ 30 points entre les deux. C’est en partie pour cette raison que les résultats officiels annoncés par le CNE dimanche soir ont été accueillis par de violentes manifestations de masse. Avec 80 % des registres dépouillés, l’autorité électorale a proclamé la victoire de Maduro avec 5,15 millions de voix, contre 4,45 millions pour Urrutia, une différence mineure par rapport au nombre de votes encore à analyser. La CNE n’a pas publié d’autres données, ni rendu publiques les listes électorales dans les délais légaux, se limitant à confirmer la victoire du président actuel. L’opposition, qui a recueilli environ 70 % des registres papier traités par les autorités électorales le jour de l’élection, à la fermeture des bureaux de vote, a rendu public tout le matériel, affirmant qu’en réalité, Urrutia a gagné avec plus de 67 % des voix.

Les experts du prestigieux Centre Carter, autorisés à observer le processus électoral, ont publié ces derniers jours un rapport lapidaire sur le résultat de dimanche :

« L’élection présidentielle de 2024 au Venezuela n’a pas respecté les normes internationales d’intégrité électorale et ne peut être considérée comme démocratique ».

Les répercussions continentales n’ont pas tardé à se faire sentir. L’Uruguay, l’Argentine, le Costa Rica, l’Équateur, le Panama, le Paraguay, le Pérou et la République dominicaine ont rejeté les résultats officiels dans une déclaration commune. La réponse du gouvernement Maduro a été l’expulsion des représentations diplomatiques de ces pays et le retrait de leurs ambassadeurs. La crise ouverte par la réélection de Maduro a mis en lumière les profondes contradictions des organisations d’intégration latino-américaines. La première à s’exprimer a été l’Organisation des États américains (OEA), qui regroupe tous les gouvernements du continent, du Canada à l’Argentine, à l’exception de Cuba, et qui est historiquement liée aux positions de l’Union européenne.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l’AEO, Luis Almagro, a rejeté le résultat et prévu que même une éventuelle révision indépendante serait inacceptable, car l’ensemble du processus était vicié en raison de

« l’application par le régime vénézuélien d’un schéma répressif complété par des actions visant à fausser complètement le résultat des élections, le rendant ainsi accessible à la manipulation la plus aberrante ».

Cette position a toutefois suscité de vives critiques de la part de plusieurs États membres. Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a affirmé qu’avec ces mots, les OEA « ne font qu’aggraver le problème ». Lors de la réunion du conseil permanent de l’organisation, convoquée en urgence à son siège de Washington, l’abstention du Brésil et de la Colombie et l’absence du Mexique ont en effet empêché l’approbation d’une résolution demandant la publication immédiate de tout le matériel détenu par le CNE.

L’Argentine, le Pérou et le Costa Rica sont en tête du groupe des pays les plus hostiles au Venezuela de Maduro. Le président argentin Javier Milei a lancé plusieurs messages sur les médias sociaux, appelant même à l’intervention des forces armées pour destituer le gouvernement, tandis que Lima et San José ont décidé de rompre officiellement leurs relations avec Caracas. Parmi les principaux critiques des actions du gouvernement vénézuélien se trouve, de manière surprenante, le président du Chili, Gabriel Boric. Bien que le principal allié de son gouvernement, le parti communiste, se soit prononcé en faveur de M. Maduro, M. Boric a qualifié les résultats communiqués par la CN vénézuélienne de « peu crédibles » et a ouvertement remis en question la volonté démocratique du chavisme au pouvoir. Caracas a d’ailleurs immédiatement expulsé des représentants de la diplomatie chilienne après les déclarations du président.

Le résultat est un Venezuela divisé dans un continent divisé. Aucune instance internationale latino-américaine n’est parvenue à un consensus sur la position à adopter face à la crise. Ce vide devrait en fait être comblé naturellement par le Brésil. Lula da Silva, anciennement l’homme clé de l’intégration latino-américaine pendant la période 2003-2010, semble avoir du mal à obtenir un consensus dans le reste du continent. Cela s’explique en partie par le fait que le principal partenaire du Brésil dans la région, l’Argentine, est désormais clairement aligné contre Lula et la nouvelle « marée rose » latino-américaine. Pour des raisons purement idéologiques, Milei a même coupé tous les ponts formels et informels avec le Palacio do Planalto. Ainsi, les relations entre Buenos Aires et Brasilia sont gérées par des fonctionnaires de seconde zone.

En outre, Lula lui-même a concentré ses efforts internationaux sur la projection mondiale de l’influence brésilienne, négligeant souvent les affaires continentales. Le cas d’Haïti est un exemple clair de ce phénomène. En 2004, le Brésil de Lula, désireux de se tailler une place de choix dans la résolution des problèmes internationaux, s’était placé à la tête de la mission de stabilisation de l’ONU sur l’île, à laquelle participaient également d’autres gouvernements sud-américains tels que l’Uruguay et l’Argentine. Aujourd’hui, cependant, Brasilia reste les bras croisés alors que la nouvelle mission internationale en Haïti est gérée par des acteurs extrarégionaux tels que le Kenya et les États-Unis. Parallèlement, Lula prétend jouer un nouveau rôle de médiateur dans les crises mondiales en cours, comme dans le cas de l’Ukraine et de la Palestine.

Avec la crise au Venezuela, le Brésil ne peut toutefois pas se permettre de rester en retrait. En effet, le chavisme exerce toujours une forte influence sur la base militante de la gauche brésilienne au pouvoir et de ses alliés latino-américains. De plus, la crise provoque un véritable séisme interne au sein de la coalition : le vice-président brésilien, Geraldo Alckmin, et la ministre de l’Environnement, Marina Silva, ont déjà pris leurs distances avec la position officielle du président, qualifiant Caracas de dictature. D’autres ministres et fonctionnaires devraient leur emboîter le pas. Le Brésil et le Venezuela partagent également 2 200 kilomètres de frontière. Une frontière brûlante en raison de la diaspora vénézuélienne au sud et du conflit entre Caracas et le gouvernement du Guyana sur la souveraineté sur l’Esequibo, récemment ravivé par Maduro pour renforcer le consensus interne. La dégénérescence de la situation au Venezuela limiterait la force de Lula aux yeux du monde. Ce n’est pas un hasard si la première prise de position du gouvernement brésilien s’est faite par le biais d’un communiqué conjoint signé par Lula et Biden.

Dans l’état actuel des choses, la Maison-Blanche est incapable d’imposer ses propres conditions au Venezuela. Joe Biden arrive à la fin d’un mandat caractérisé par un dégel prudent à l’égard de Maduro, mais les doutes sur la continuité future de ses politiques appellent à plus de prudence. S’il adopte une position drastique contre la réélection de Maduro, Joe Biden pourrait compromettre à la fois sa campagne et une éventuelle présidence de Kamala Harris. Cette dernière a publié un commentaire sur Twitter/X peu après la fermeture des bureaux de vote au Venezuela, interprété par beaucoup comme un soutien temporaire à M. Maduro en fonction de l’évolution des événements.

L’autre acteur fortement impliqué dans la question vénézuélienne est Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie et artisan du dégel des relations entre les deux pays après des décennies d’antagonisme. Pour lui, la crise vénézuélienne est d’une extrême urgence. D’abord parce que la Colombie est le pays qui accueille le plus grand nombre de Vénézuéliens en Amérique latine. On estime que 6,5 millions de Vénézuéliens ont quitté le pays depuis 2018, et pas moins de 2,85 millions se trouvent en Colombie.

En outre, il existe également des considérations liées au processus de pacification du pays. Il s’agit d’un des piliers du programme politique du gouvernement Petro. Les deux principales guérillas colombiennes encore actives, l’Ejercito de Liberación Nacional et la Segunda Marquetalia (émanation des FARC après l’accord de paix de 2016), maintiennent sur le territoire vénézuélien des centres logistiques et de financement fondamentaux pour leurs opérations. L’isolement international du gouvernement vénézuélien entraîne généralement un relâchement des contrôles et des restrictions imposés aux groupes illégaux. Bogota a adopté une position très similaire à celle du Brésil, des États-Unis et du Mexique, en exigeant la publication détaillée des résultats de dimanche et le respect de l’ordre institutionnel. Il existe également une autre crainte qui découle des positions extrémistes exprimées dans le passé par ceux qui dirigent aujourd’hui l’opposition au Venezuela : ni le Brésil ni la Colombie ne veulent d’un autre gouvernement « à la Milei » à leur frontière, beaucoup plus proche de Bolsonaro et d’Uribe Vélez que Machado et Urrutia ne voudraient le faire croire.

Enfin, il y a les intérêts de certaines puissances extra-régionales qui suivent de près la situation. La Chine, la Russie et l’Iran ont reconnu la légitimité du résultat annoncé par la CNE, d’où la victoire de Maduro. Ce sont trois pays qui considèrent Caracas, La Havane et Managua comme un point d’appui précieux pour l’expansion de leur influence dans l’hémisphère occidental. Ce n’est pas un hasard si c’est précisément le Venezuela, Cuba et le Nicaragua qui ont été la destination du dernier voyage sur le continent de l’ancien président iranien Ebrahim Raisi, en juin 2023, et du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en avril 2023. Aujourd’hui, des experts informatiques de Pékin et de Moscou ont été convoqués à Caracas pour réaliser une expertise sur le système électronique du CNE qui, selon les autorités vénézuéliennes, fait l’objet d’attaques de la part de l’opposition de droite. Ceci est dû, selon des sources officielles, au retard dans l’annonce du résultat final et dans la publication des relevés détaillés des votes.

JO de Melbourne : merci Alain Mimoun!

Christian Baeckeroot, ancien député, nous adresse cet article:

Un récent article de Valeurs actuelles sur les Jeux Olympiques de Melbourne m’a comblé car il m’a rajeuni de 68 ans quand j’étais en classes terminales et surtout parce qu’il rappelait l’exploit de Alain Mimoun, que nous avions célébré plusieurs fois dans nos « dégagements » de cette dernière année de lycée.

Pour sa première compétition officielle dans un marathon Alain Mimoun emporte la dernière épreuve des J.O. de Melbourne et apporte à la France sa 1ère   et seule médaille d’or en athlétisme.

Mais Alain Mimoun est aussi un modèle d’assimilation : à 18 ans, en 1939, il s’engage dans l’Armée française. Il fait partie de l’armée d’armistice dynamisée par le Général Weygand, puis par le Général Juin .A partir de novembre 1942, cette Armée d’AFN mobilise un demi-million d’hommes et  va s’illustrer, aux côtés des Alliés, dans les campagnes de Tunisie et d’Italie avant de débarquer sous le commandement du Général de Lattre en Provence, puis la Vallée du Rhône, le Rhin et le Danube .

Grièvement blessé au pied au Mont Cassin  en janvier 1944, il évite  l’amputation grâce aux médecins militaires français… et nous conservons notre futur champion olympique !

Avant cette victoire à Melbourne, il s’était converti au catholicisme, s’était marié avec une jeune Corrézienne et avait appris la veille de l’épreuve du marathon la naissance de leur fille Olympe.

Merci les Espagnols

Des chrétiens venus d’Espagne avec un bus floqué contre une scène de la cérémonie d’ouverture des JO ont été interpellés.

Sept personnes ont été placées en garde à vue lundi en fin de journée après avoir circulé dans les rues de Paris avec un car floqué de l’inscription « Stop Attacks on Christians » (arrêtez les attaques contre les chrétiens). Le tout accompagné des anneaux olympiques et d’une photo du tableau « Festivités », blasphématoire.

Ils ont été menottés, arrêtés et ont passé la nuit en cellule sans accès à l’eau. Leur avocat  dit qu’il n’y a pas d’accusation et que le procureur a ordonné à la gendarmerie d’arrêter les militants alors qu’il n’y a pas d’accusation.

Ils vont  maintenant porter plainte contre Macron, le procureur général et la gendarmerie. Les gouvernements woke deviennent de plus en plus totalitaires.

Mgr Wintzer muté à Sens

Le Pape nomme ce jour Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Sens.

Agé de 65 ans, il était archevêque de Poitiers depuis 2012.

Médaille d’or…

Le quadruple champion olympique de natation Léon Marchand est très sollicité par les médias.

Léa Salamé voulait recevoir Léon Marchand sur France 2 dans son émission « Quels Jeux ! ». Sauf que le sportif n’a pas souhaité s’y rendre.

D’après les informations du Parisien, cette émission ne correspondrait pas à ses valeurs. Pourtant, la production a essayé de le convaincre en lui proposant d’enregistrer exceptionnellement en milieu d’après-midi au lieu de l’habituel direct nocturne.

Face à l’ARCOM – pseudo-tribunal rétroactif usant de doubles peines, il faut s’organiser

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

𝗔𝗥𝗖𝗢𝗠 …𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲.

𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗮𝗺𝗶𝘀, 𝗰𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗹𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀, 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗲𝘇 𝗲𝗻 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗹𝗶𝗲𝗻 𝘃𝗲𝗿𝘀 l𝗲 𝗽𝗮𝗽𝗶𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗥𝗶𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗟𝗮𝗶̈𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗹’𝗮𝗺𝗶𝘁𝗶𝗲́ 𝗱𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗲𝗿.

On savait la justice lente, mais pas au point qu’une autorité comme l’ARCOM mît trois ans pour juger d’une chose. Ces messieurs, soumis aux affres du doute : « Comment faire pour savoir jusqu’où ne pas aller trop loin ? », viennent de ‘mettre en garde’ Cnews après avoir observé comment fut traitée l’information durant le mois de mai 2021.

« Concrètement, elle [l’ARCOM] (saisi par RSF) a donc observé pendant un mois (celui de mai 2021), la diversité des intervenants présents sur CNews, la diversité des thématiques et des points de vue qui sont exprimés. Et a donc finalement jugé d’un déséquilibre sur cette chaîne à ce moment-là. » Source Libération le 31/07/2024
https://www.liberation.fr/economie/medias/manque-de-pluralisme-larcom-met-en-demeure-cnews-sur-la-base-de-nouveaux-criteres-20240731_PRMDNC3GY5FSDPFXSIZTY3MO6M/

On pourra rire un peu de ce délai …ou pas.

Si c’est là le plus extrême des faits observés sur Cnews depuis trois ans, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Si à l’inverse l’autorité des médias compte visionner toutes les séquences de l’Heure des pros ou de Face à l’info, puis d’en décider les éventuelles sanctions …on leur souhaite bien du plaisir, tout en sachant qu’après la mise en garde, les sanctions sont la mise en demeure, puis sont l’amende ou l’action directe sur la programmation, les animateurs et invités …ou la chaîne elle-même.

On ne manquera pas de noter le rôle de délateur joué par ceux qui censément défendent la liberté de la presse …sauf en France quand elle leur déplaît. RSF, reporters sans frontière ou …rapporteurs sans frontières ? La question mérite d’être posée.

On ne manquera pas non plus et surtout de noter que ce jugement s’appuie sur les préconisations présentes de l’ARCOM pour juger de faits vieux de trois ans. Vous avez dit ‘rétroactivité de la loi’ ? Le «déséquilibre manifeste et durable» invoqué est en effet une notion nouvelle qui était absente du règlement Arcomiste en 2021.

Ainsi, en cet été 2024, voici l’exigence nouvelle de l’ARCOM : « Elle conduira l’Arcom à apprécier l’existence éventuelle d’un déséquilibre manifeste et durable dans l’expression des courants de pensée et d’opinion en s’appuyant sur un faisceau d’indices : la diversité des intervenants, des thématiques et des points de vue exprimés. » Source
www.arcom.fr/presse/larcom-adopte-une-deliberation-relative-au-respect-du-principe-de-pluralisme-des-courants-de-pensee-et-dopinion-dans-les-medias-audiovisuels

Elle appelle trois remarques :

1) Juriquement, le déséquilibre manifeste et durable n’est pas défini. Quelle est la balance dûment étalonnée ? Si l’on sait qu’un meurtre est un meurtre, un coup de couteau un coup de couteau, une gifle une gifle, le dictionnaire et l’académie n’ont pas défini le ‘déséquilibre manifeste et durable’. On devine bien que la jurisprudence se moquera du Robert et des hommes à l’habit vert. Mais il faudra à l’Arcom apprécier de toutes les nuances de la pensée des intervenants radiophoniques ou télévisuels. On entre ainsi dans le cerveau des gens et l’on n’hésitera pas à brimer la parole si celle-ci déplait. Big Brother surveille.

2) Les thématiques traitées devront elles-aussi être diversifiées. Sur ce coup, c’est plus que la liberté de penser qui est atteinte, c’est la liberté journalistique de rapporter ou de s’intéresser à tel ou tel fait, la liberté éditoriale. On tremblerait presque de rire pour l’avenir des chaînes comme W9 et sa série ‘Enquêtes d’action’, la série Crimes sur Chérie 25 et bien sûr ‘Les Gendarmes de l’autoroute’ qui outre son thème présente la grave faute d’être diffusée sur les médias du groupe Bolloré.

Variété des sujets, disions-nous : Pascal Praud devra-t-il se recycler et ajouter des séquences sur la cuisine et la mode ? Mme Kelly consacrer un quart de son émission aux People ? L’avenir le dira…

3) Diversité des intervenants : La nouvelle réglementation ne saurait s’appliquer qu’à l’intégralité des chaînes télévisées et des radios. TMC et TF1 n’ont qu’un moyen pour y parvenir : donner l’antenne un jour sur deux à Antoine de Caunes, l’autre à Cyrille Hanouna. Ça tombe bien, il se pourrait qu’il ait du temps libre.

Plus sérieusement, à l’instar de RSF …et de Riposte Catholique et l’AGRIF dans le domaine religieux, il importe que notre camp s’organise pour regarder les chaines et les ondes issues de la maison de la radio et celles du quai du Point du Jour à Boulogne.

***

Poussons plus loin.

L’ARCOM sanctionne à tour de bras les excès de Cyrille Hanouna. Songeons aux trois millions et demi d’Euros d’amende pour ses insultes envers le député Louis Boyard, ce n’est pas rien. Mais s’il convient d’user d’un langage châtié, exempt de tout juron ou toute insulte dans les médias, il faut dès lors intetdire ou sanctionner LCP, la chaîne parlementaire qui diffuse en direct les questions au gouvernement. On trouvera un florilège de celles-ci sur le site ou la page Facebook de l’INA : https://www.facebook.com/Ina.fr/videos/623493175923543/?mibextid=rS40aB7S9Ucbxw6v

De même on doit rappeler que cette haute autorité sanctionne sans passer par la justice. Elle énonce des peines, elle autorise des chaînes selon son bon vouloir. On me répondra qu’elle a été créée pour ça. Trop facile, messieurs ! Trop facile de compter sur l’ARCOM pour se défendre quand on est insulté ! La 17ème chambre correctionnelle est là pour ça ! Sanctionner C8 et passer par la justice pour que l’auteur d’une insulte vienne à récipiscence …financière, cela ressemble fort à une double peine, non ?

Aussi : ne devrait-on pas attendre que celle-ci, la justice, se soit prononcée avant que de juger des « plaintes médiatiques » qui sont soumises à notre chère haute autorité ? Ne devrait-on pas se saisir directement d’un dossier sans attendre que les petits rapporteurs de RSF jouent de la délation ? Nous leur proposerions bien volontiers et pour seul exemple de comptabiliser les plaintes que déposent les syndicats de policiers contre d’autres syndicalistes, des hommes du monde politique ou des médias, et de réfléchir au traitement dont ils sont victimes. Qui prétendrait que France-Inter ou Quotidien pratiquent ‘l’équilibre manifeste et durable’ en la matière ? L’équilibre des courants de pensée disait-on… Quelle blague.

Last, but not least : quid de ces courants de pensée ? Vaste sujet là encore… Un homme est-il un de l’espèce humaine avec les attributs du sujet qu’il n’est besoin de préciser ou un mélange testostéroné issu de l’espèce féminine à la naissance ? Le sketch drag-queené d’une récente cérémonie d’ouverture nous autorise la question. Courants de pensée, disions-nous …Doit-on …ou même peut-on simplement, inviter des représentants de chaque religion pour y répondre et commenter un tel spectacle en direct ou après coup ?

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Chers politiques, philosophes et sociologues, chers journalistes, nous attendons que vous défendiez notre liberté de penser, de parler, d’enseigner, d’écrire …et de nous révolter si nécessaire. Tout cela est trop ancré dans l’esprit des Gaulois pour être soumis à la régulation d’une ARCOM, quelle qu’elle fût. Les coups de massue financière donnés à la liberté de la presse, suivis de la guillotine de l’nterdiction d’antenne, donnés par un pseudo tribunal au nom abusivement revendiqué d’un équilibre moral des courant de pensée nous sont insupportables.

Bertrand du Boullay

𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝗿𝗶𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲𝗹𝗮𝗶𝗾𝘂𝗲.𝗰𝗼𝗺/𝗳𝗮𝗰𝗲-𝗮-𝗹𝗮𝗿𝗰𝗼𝗺-𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲-𝗰𝗮𝗺𝗽-𝗱𝗼𝗶𝘁-𝘀𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗶𝘀𝗲𝗿.𝗵𝘁𝗺𝗹

Comment déboulonner le dogme de l’antiracisme ?

C’est ce à quoi s’emploie Pierre de Meuse, Docteur en Droit et collaborateur régulier à la revue des français de l’étranger, puis à Identité et à la Nouvelle Revue d’ Histoire, dans son nouvel ouvrage Le dogme de l’antiracisme : origines, développement et conséquences. Dans notre société dite permissive, si l’on en croit le discours généralisé de « défense des valeurs » qui vante la tolérance, il ne devrait pas exister d’opinion qu’il soit interdit de manifester. Or on constate au contraire un durcissement de la répression contre la libre expression de propos contraires à l’idéologie qui sous-tend les sociétés occidentales, baptisés ces derniers temps « discours de haine », aux tout premiers rangs desquels la justification d’« idées racistes ». Cette évolution ne date pas d’hier, elle a commencé à la fin de la deuxième guerre mondiale, et s’est développée dans le courant des années 1970 en accumulant les sanctions et les peines contre les contrevenants. Nous sommes devant une création de l’esprit occidental, avec toutes les influences qu’il a pu recevoir au cours de son histoire ; Il n’est donc pas étonnant qu’un corpus d’idées se soit constitué avec ses tendances, ses permanences, ses postulats et ses avatars successifs. C’est à ces éléments constitutifs et à ses conséquences qu’est consacré cet ouvrage. Il apparaît que ces développements ont eu et auront encore de lourdes conséquences sur les comportements des peuples européens et américains du nord. Il convient donc de faire une critique objective mais prudente, car ce sujet est au coeur de problèmes existentiels pour nos vieilles civilisations.

Parmi les conséquences de l’antiracisme, l’auteur évoque le wokisme, qui n’est pas une si mauvaise nouvelle :

malgré son caractère odieux et iconoclaste, et de par son parti pris et sa violence mêmes, cet avatar de l’antiracisme qu’est le woke apporte sa pierre à sa propre critique. D’une part, il desserre le tabou sur les races, d’autre part, il suscite souvent l’indignation chez des esprits qui s’étaient pourtant soumis docilement au dogme antiraciste. Sur ce sujet, la stratégie des partisans de l’indifférenciation misait sur le silence et la chape de plomb, en évitant systématiquement tout débat. L’irruption de cette surenchère paradoxale ouvre une brèche dans ce bunker de la pensée ; il convient de ne pas déserter cet espace de contradiction et de l’élargir si possible.

Émeutes anti-migrants au Royaume-Uni

Analyse de Conflits sur les émeutes au Royaume-Uni où un adolescent d’origine rwandaise a assassiné trois jeunes filles dans la ville de Southport. Depuis lors, les émeutes anti-migrants ne cessent de s’amplifier, plongeant le Royaume dans une tension qui menace sa cohésion :

A Southport, le 31 juillet, un adolescent de 17 ans, issu du Rwanda, a assassiné trois jeunes filles dans un studio de danse. Huit autres ont été lourdement blessées.

Après le crime, des habitants inquiets ont organisé une veillée qui s’est transformée en émeutes. Des centaines de personnes se sont rassemblées près de la mosquée locale, attaquant sa façade. L’organisation d’extrême droite EDL (English Defense League) a été accusée d’avoir incité au chaos.

La police est arrivée pour stabiliser la situation, mais 50 agents des forces de l’ordre ont été blessés et un autre fourgon de police a également été touché.

Depuis le 31 juillet, les émeutes ne cessent de se développer, à Southport mais aussi ailleurs en Angleterre. Un groupe de citoyens s’est même rassemblé devant la résidence du Premier ministre pour réclamer des changements dans la politique migratoire. Au cours des rassemblements, au moins 100 personnes ont été arrêtées.

Plusieurs jours durant, les autorités britanniques n’ont pas révélé le nom du criminel afin de ne pas provoquer une augmentation des tensions sociales, mais les responsables ont assuré qu’il ne s’agissait pas d’un migrant. Le nom du criminel a finalement été rendu public par les autorités.

Il s’est avéré qu’il s’agissait d’Axel Rudakubana, né à Cardiff mais dont les parents sont originaires du Rwanda.

Pendant les deux jours de manifestations, les gens ont exigé une réponse du gouvernement aux événements, et les autorités ont réagi. Avant-hier, le Premier ministre Keir Starmer a fait une déclaration officielle et a annoncé la création d’une unité de police spéciale chargée de lutter contre les troubles de masse.

Manifestations à Liverpool

La police des transports britannique a reçu l’ordre d’avertir les forces de l’ordre en cas d’augmentation des ventes de billets de train, qui pourraient être utilisés pour se rendre sur les lieux de l’agitation.

Bien sûr, les citoyens qui réclament de l’attention sur le problème attendaient d’autres solutions, mais le gouvernement a utilisé la situation à son avantage.

L’acuité de la situation est également renforcée par le fait que ces mesures ont été prises précisément après les troubles provoqués par le mécontentement suscité par l’afflux de migrants, alors que des événements similaires survenus de l’autre côté des « barricades » n’ont pas entraîné une telle réaction.

Affrontement entre Anglais et musulmans

Les tensions sociales sont de plus en plus fortes au Royaume-Uni. Rien ne semble pouvoir mettre un terme à ces affrontements sporadiques qui parcourent tout le pays. Le nouveau Premier ministre Keir Starmer ne va pas connaitre d’état de grâce.

Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (3/3)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

7. Une pensée généalogique : SOPK et épigénétique

Epigénétique et transmission transgénérationnelle

Dans son article Génétique et transmission transgénérationnelle (Cahiers de psychologie clinique 2014/2 (n° 43)), Nelle Lambert rappelle que les périodes périconceptionnelle et de développement prénatal sont particulièrement sensibles aux perturbations épigénétiques et que l’environnement peut avoir différents effets sur le placenta et l’embryon. Le développement précoce constitue également une période sensible durant laquelle l’expérience (stress, PTSD, dépression, perturbations alimentaires ou hormonales) semble avoir des effets épigénétiques conséquents à long terme. Il faut cependant noter que les modifications épigénétiques observées pourraient en partie être réversibles. Il y a donc une programmation épigénétique maternelle transmise de manière transgénérationnelle, et de possibles modifications épigénétiques par effets transgénérationnels.

Dans une étude publiée en 2021, Transmission du SOPK de mère en fille : l’épigénétique en cause , les chercheurs Paolo Giacobini (Inserm) et Anne-Laurence Boutillier (CNRS) ont mis en évidence le rôle de l’épigénétique dans le mécanisme de transmission du SOPK de mères à filles. Ces travaux sont particulièrement prometteurs dans les perspectives de guérison qu’ils ouvrent.

Même s’il s’agit dans le cas précis d’une expérience menée sur des souris : « Les chercheurs ont ensuite traité les femelles de la troisième génération de souris avec un produit capable d’ajouter des groupes méthyles sur l’ADN : une disparition des traits associés au SOPK a été obtenue, ainsi que la restauration de l’expression normale de plusieurs gènes impliqués dans la reproduction, l’inflammation, et le métabolisme. »

Exode 34:7 L’Eternel qui ne tient point le coupable pour innocent ; qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération.

Dans un contexte d’explosion de l’utilisation de la contraception chimique depuis maintenant deux générations de femmes, doit-on s’étonner de cette forte progression des SOPK que nous donnent à observer certains tableaux Billings ?

Il y aurait là une piste de travail à explorer pour la science et les femmes qui se questionnent sur ce mal. La Bible et sa pensée souvent généalogique ne nous donne-t-elle pas ici une clef de travail ?
https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2014-2-page-11.htm#no4

Transmission du SOPK de mère en fille : l’épigénétique en cause

8. La gratuité de Billings

Psaume 1:1-2. Heureux l’homme qui prend son plaisir dans la loi de l’Éternel et la médite jour et nuit.

Il nous faut réfléchir au cadre d’apprentissage de la méthode Billings comme outil pastoral d’aide aux couples. L’évolution récente de certains groupes de praticiens Billings qui ont voulu associer un trade mark à la méthode et rendre les formations payantes est un non-sens.

Depuis sa genèse, cette méthode s’est toujours enseignée gratuitement dans le cadre du témoignage d’un couple pratiquant à un couple apprenant. Cette pédagogie associe formation et témoignage et articule ainsi la théorie de la méthode à la sagesse de sa pratique. Rendre payante cette formation avec un trade mark, c’est laisser penser que la seule connaissance théorique suffit et c’est contrôler la diffusion de ce corpus anthropologique gratuit par un groupe qui se donne un pouvoir en voulant communiquer une exclusivité de savoir et de transmission.

En décidant de poser un trade mark à cette méthode libre et gratuite depuis sa date de reconnaissance par l’OMS en 1971, ce groupe de praticiens manifeste une volonté de prise de contrôle d’un outil qui ne lui appartient pas, ni dans son élaboration, ni dans sa diffusion jusqu’ici.

Par ailleurs, l’unité des praticiens de la méthode ne se fait pas sur la validation d’une formation théorique, mais plus profondément sur une unité de valeurs, à savoir Humanae vitae pour les catholiques, et la sagesse séculaire de la tradition chrétienne explorant la pensée biblique chez les protestants et qui a pendant dix-neuf siècles condamné les pratiques anticonceptionnelles – position parfaitement résumée par le grand livre de John Thomas Noonan, Contraception et mariage. Evolution ou contradiction dans la pensée chrétienne ?

Bien sûr cette gratuité n’exclut pas un travail important de formation, d’études approfondies et d’échanges permanents entre moniteurs, scientifiques, médecins, philosophes et théologiens. La difficulté de ces situations de couples tient à la complexité du vivant, à sa nature multidimensionnelle. Dans Matthieu 19, Jésus nous invite à considérer les Origines et la situation du premier couple en Genèse 2 et 3. La signification du corps sexué exprimée dans le cycle féminin et les lois de la fertilité du couple doivent rester un objet d’étude dans le cadre de pensée de la Création, de la Chute et de la Rédemption. La sagesse des couples moniteurs Billings consiste à maintenir un questionnement permanent des règles de la méthode face aux situations concrètes des couples rencontrés. Cette réflexion ne peut pas se satisfaire d’une formation payante validée par un examen. La méthode Billings est particulièrement intéressante parce qu’elle place le couple formateur ou apprenant au cœur d’un combat métaphysique, celui de la reconnaissance d’un cadre créationnel qui appelle l’obéissance de notre conscience qui reconnait les lois fines du vivant et s’y soumet.

La déconstruction de cette métaphysique biblique est au cœur des enjeux de sanctification des couples et de leur sexualité, couples soumis à une intense propagande contraceptive et procréative et sa vision médicamenteuse réductionniste de la complexité du vivant. Les travaux du théologien et penseur chrétien Jean-Marc Berthoud sont à ce jour les travaux les plus aboutis sur l’histoire de cette déconstruction de la métaphysique chrétienne amorcée lors de la révolution nominaliste dès le XIVème siècle. Le désintérêt de certains milieux chrétiens, en particulier protestants charismatiques, pour ces enjeux éthiques de sexualité conjugale s’explique par l’incompréhension de l’articulation de l’Evangile avec la Loi, de l’Evangile avec une éthique fondée sur une métaphysique et non selon une intuition mystique. Cette mystique subjective est le terreau d’une mentalité contraceptive profondément enracinée. Elle se révèle par là-même radicalement antichrétienne.

Compte-rendu présentant ce livre important rédigé par Jean-Louis Flandrin (Annales de Démographie Historique, Année 1970, pp. 337-359) :
https://www.persee.fr/doc/adh_0066-2062_1970_num_1969_1_1055
Histoire alliancielle de l’Église dans le monde (Jean-Marc Berthoud), en 5 tomes.

Conclusion

On ne peut que souhaiter – à l’heure où certains veulent privatiser la méthode Billings dans une logique sectaire et financière – que les milieux chrétiens au sens large se réapproprient cette méthode qui est un art de vivre manifestant la sagesse chrétienne, l’expression pratique et concrète de l’immuable loi de Dieu dans la sexualité vécue du couple.

L’homme invisible

Dans une décision du 25 juillet, le tribunal fédéral suisse a rejeté le recours du père d’un fœtus avorté. Il estime qu’il n’est pas titulaire « du bien juridiquement protégé qui est la vie humaine pendant la grossesse », et qu’il n’a pas non plus la qualité de « proche de la victime », puisque le fœtus a une « vie en devenir » mais n’a pas lui-même la qualité de victime.

En 2022, le père de l’enfant à naître avait notamment dénoncé son ex-compagne pour un avortement illégal. Bien qu’elle ait eu recours à l’avortement après un peu plus de quatre mois de grossesse, malgré la limite de 12 semaines, la procédure a été classée par le Ministère public du canton de Fribourg qui rappelle qu’il est possible d’avorter en cas de danger grave pour l’intégrité physique ou la santé mentale de la mère.

Malgré cette décision, le père estimait qu’il était lui-même « victime » de l’avortement, et qu’il pouvait effectuer un recours contre ce classement. Le tribunal fédéral lui a donné tort, estimant que « si cette vie en devenir s’éteint in utero du fait d’une interruption de grossesse, elle n’a jamais acquis une telle personnalité » de telle sorte que « la vie en devenir n’est par conséquent pas non plus une victime au sens juridique du terme ».

Source : Gènéthique

Profanation d’une église dans le diocèse de Bordeaux

Le diocèse de Bordeaux communique après la découverte ce dimanche 4 août que l’église Saint Pierre de Lège-bourg, à Lège-Cap-Ferret en Gironde a été fracturée, le tabernacle brisé, des objets jetés à terre. D’après la presse locale des traces ADN ont été trouvées, mais pas de tags ni d’inscription.

“L’Archevêque de Bordeaux et le curé de la paroisse du Cap-Ferret-Sud-Médoc sont particulièrement peinés et choqués par cet acte de malveillance.

La communauté paroissiale tient à remercier Monsieur le Maire et ses équipes ainsi que les forces de l’ordre qui sont intervenus dès la découverte de cette profanation”.

Deux athlètes forfaits après leur baignade dans la Seine

Neuvaine à Notre-Dame de Grâces pour l’Assomption

Marie est venue à Cotignac tenant dans ses bras son Fils, Jésus-Christ, l’auteur de la Grâce. Elle s’est présentée sous le vocable de Notre-Dame de Grâces et a demandé qu’on bâtisse une église à Cotignac et “qu’on y vienne en procession recevoir les dons qu’elle veut y répandre”. Alors, pour l’Assomption, Hozana, et le sanctuaire de Cotignac nous invitent à prendre 9 jours pour nous disposer à recevoir pleinement les dons que la Sainte Vierge veut répandre dans notre cœur en priant cette neuvaine du 7 au 15 août !

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Lisez de la littérature

C’est le conseil du pape François formulé dans une lettre publiée le 17 juillet. En voici le début :

1 J’avais initialement écrit un titre se référant à la formation sacerdotale, mais j’ai ensuite pensé que, de la même manière, ces choses peuvent être dites à propos de la formation de tous les agents pastoraux, comme de n’importe quel chrétien. Je veux parler de l’importance de la lecture de romans et de poèmes dans le parcours de maturation personnelle.

2 Souvent, dans l’ennui des vacances, dans la chaleur et la solitude de certains quartiers déserts, trouver un bon livre à lire devient une oasis qui nous éloigne d’autres choix qui ne nous feraient pas du bien. Il y a aussi les moments de fatigue, de colère, de déception, d’échec, et lorsque nous ne parvenons pas, même dans la prière, à trouver la tranquillité de l’âme, un bon livre nous aide à traverser la tempête jusqu’à ce que nous retrouvions un peu de sérénité. Et peut-être cette lecture nous ouvre-t-elle de nouveaux espaces intérieurs qui nous aident à ne pas nous enfermer dans les idées obsessionnelles qui nous tiennent inexorablement. Avant que les médias, les réseaux sociaux, les téléphones portables et autres dispositifs deviennent omniprésents, cette expérience était fréquente, et ceux qui l’ont connue savent de quoi je parle. Il ne s’agit pas d’une chose dépassée.

3. Contrairement aux médias audiovisuels où le produit est plus complet et où la marge et le temps pour  “enrichir” le récit et l’interpréter sont généralement réduits, le lecteur est beaucoup plus actif dans la lecture d’un livre. Il réécrit en quelque sorte l’œuvre, l’amplifie avec son imagination, crée un monde, utilise ses capacités, sa mémoire, ses rêves, sa propre histoire pleine de drames et de symboles. Et ce qui en ressort est une œuvre bien différente de celle que l’auteur voulait écrire. Une œuvre littéraire est donc un texte vivant et toujours fécond, capable de parler à nouveau de multiples façons et de produire une synthèse originale avec chaque lecteur qu’elle rencontre. Dans la lecture, le lecteur s’enrichit de ce qu’il reçoit de l’auteur, mais cela lui permet en même temps de faire fleurir la richesse de sa propre personne, de sorte que chaque nouvelle œuvre qu’il lit renouvelle et élargit son univers personnel

4. Cela m’amène à apprécier très positivement le fait que, au moins dans certains séminaires, l’on dépasse l’obsession des écrans -et des fausses nouvelles empoisonnées, superficielles et violentes – pour consacrer du temps à la littérature, à des moments de lecture sereine et gratuite, et à parler de ces livres, nouveaux ou anciens, qui continuent de nous dire tant de choses. Mais, d’une manière générale, il faut constater avec regret que, dans la formation de ceux qui sont destinés au ministère ordonné, l’attention à la littérature ne trouve pas actuellement une place adéquate. Celle-ci est en fait souvent considérée comme une forme de divertissement, c’est-à-dire une expression mineure de la culture qui n’appartiendrait pas au chemin de préparation, et donc à l’expérience pastorale concrète, des futurs prêtres. À quelques exceptions près, l’attention portée à la littérature n’est pas considérée comme essentielle. Je voudrais affirmer que cette approche n’est pas bonne. Elle est à l’origine d’une forme grave d’appauvrissement intellectuel et spirituel des futurs prêtres qui sont ainsi privés d’un accès privilégié, par la littérature, au cœur de la culture humaine et plus précisément au cœur de l’être humain.

[…]

Ouverture des J-Woke : Les messages plus ou moins subtils de la scène à la BNF

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Eclipsées par l’outrageuse « Cène », les scènes tournées dans le Salon Ovale de la BNF méritent un minimum d’éclaircissement sur le message qu’elles véhiculent. Elles sont introduites par le tableau « liberté » avec la pauvre Reine Marie-Antoinette décapitée qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, et les jets de sang symbolisés par les serpentins rouges. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »

Puis arrivent les danseurs au bout de leurs perches, fêtant certainement cette nouvelle « liberté » de faire n’importe quoi avec leur prochain. Pour que le message soit encore plus clair, des scènes filmées à la BNF sont intercalées : le tristement fameux trouple efféminé se montre mutuellement une série de neuf livres prétendument sur le thème de l‘amour, mais rivalisant en fait de débauche. En voici la liste.

– Romances sans paroles, recueil de poèmes de Verlaine et symbole de l’amour homosexuel entre Verlaine et Rimbaud.
– On ne badine pas avec l’amour, pièce de Musset mâtinée de libertinage et d’anticléricalisme chrétien
– Passion simple, roman d’Annie Ernaux contant l’amour interdit entre une femme et un homme marié russe
– Bel Ami, roman de Maupassant, aux glorieux thèmes de prostitution, adultère et libertinage au service de l’ascension sociale
– Sexe et mensonge, de la co-auteur de la cérémonie d’ouverture Leila Slimani qui fait ainsi la promotion aux frais du contribuable de son livre décrivant une vie sexuelle des femmes au Maroc : prostitution, relations hors mariage et homosexualité…
– Le diable au corps, roman de Radiguet : rien de moins qu’une relation pédophile adultérine entre une femme mariée et un mineur, le tout en l’absence du mari parti à la guerre
– Les liaisons dangereuses, roman épistolaire de Laclos entre libertinage, adultère, débauche, et sortie de couvent
– Les amants magnifiques, de Molière, contenant tous les plaisirs des « divertissements » de la vie à la cour
– Le triomphe de l’amour, comédie de Marivaux, concluant la série des livres avec l’histoire une femme travestie séduisant hommes et femme dont un frère et sa soeur.

Cette recension avait certainement pour but de mettre en valeur une des racines du délire wokiste de destruction de la famille et du couple : le libertinage des prétendues « Lumières ». Triste et unique image réductrice de la littérature française pourtant reconnue à juste titre dans le monde entier. S’il est vrai qu’en littérature le thème sentimental est souvent lié aux relations hors mariage, des références de meilleur aloi comme Cyrano ne manquent pas.

Rappelons enfin que cette propagande publique et mondiale de débauche est financée par nos très chers impôts, alors qu’en France l‘adultère est toujours une faute civile et la polygamie interdite. Pour combien de temps encore ?

« Je ne sais pas comment un catholique peut voter pour les démocrates »

Le président Donald Trump a critiqué la vice-présidente Kamala Harris et le parti démocrate pour leur animosité envers les catholiques.

« Comme tout le monde ici le comprend, l’idéologie de gauche radicale que soutient Kamala est vraiment militairement hostile aux Américains croyants ». « Et vous l’avez vu pendant la pandémie où les gens ne pouvaient pas se réunir, même quand ils le voulaient, avec de grands espaces à l’extérieur. Ils ont été ravagés.

« En tant que sénatrice, elle a violemment attaqué des candidats à la magistrature hautement qualifiés simplement parce qu’ils étaient membres des Chevaliers de Colomb, suggérant que leur foi catholique les disqualifiait pour servir dans la magistrature fédérale ».

Elle avait qualifié l’opposition du groupe au « mariage » homosexuel de position « extrême ».

M. Trump a ensuite demandé :

« Je ne sais pas comment un catholique peut voter pour les démocrates parce qu’ils en ont après les catholiques, presque autant qu’ils en ont après moi ».

L’administration Biden-Harris est connue pour persécuter les catholiques et les autres chrétiens. Sous cette administration, le ministère de la justice a appliqué de manière agressive et sélective la loi sur la liberté d’accès à l’entrée des cliniques (FACE Act), ciblant notamment des catholiques pro-vie pacifiques comme Mark Houck.

Sous l’administration Biden-Harris, les catholiques qui assistent à la messe en latin ont également été qualifiés d' »extrémistes » et espionnés par le FBI, et les citoyens qui s’opposent à la politique d’identité raciale et à l’idéologie sexuelle dans les salles de classe ont été comparés à des terroristes par le ministère de la justice.

Trump a également critiqué le soutien de Mme Harris à l’agenda LGBT, notamment le fait de laisser « les hommes entrer dans les vestiaires des femmes et des filles ».

Trump a également déclaré qu’il supprimerait le financement fédéral des écoles qui introduisent

« la théorie de la race critique, la folie transgenre et d’autres contenus raciaux, sexuels ou politiques inappropriés dans la vie de nos enfants ».

« Et je ne donnerai pas un centime à une école qui impose des vaccins ou des masques, pas un centime ».

« Et j’empêcherai les hommes de pratiquer les sports féminins.

Le bilan de M. Harris en matière de liberté religieuse et de vie a suscité des inquiétudes et des critiques virulentes de la part des leaders catholiques et pro-vie. LifeSiteNews s’est récemment entretenu avec plusieurs leaders qui ont mis en garde contre une présidence potentielle de Harris.

« Mme Harris est connue pour sa volonté de persécuter les pro-vie et tous ceux qui s’opposent aux idéologies LGBT », a averti Michael Hichborn, de l’Institut Lepanto.

« En poussant son programme jusqu’à sa conclusion logique, l’Amérique de Mme Harris n’éliminerait pas seulement la liberté religieuse, mais toutes les libertés, transformant les citoyens en automates soumis aux ordres de l’État ».

Finale entre hommes pour la boxe féminine [Erratum]

Ce qui devait arriver arriva : Après avoir vaincu toutes les femmes, 2 hommes biologiques concourront pour l’or olympique en boxe féminine. Lin Yu‑ting (Taiwan), un homme doté de chromosomes XY, bat Sitora Turdibekova (Ouzbékistan) dans la catégorie boxe féminine. L’Algérien Imane Khelif et le Taïwanais Lin Yu-Ting avaient été exclus du tournoi l’année dernière en raison de questions relatives à leur sexe biologique. Mais les dirigeants du CIO ont déclaré que tous deux remplissaient les critères d’éligibilité et qu’ils allaient boxer dans la catégorie féminine.

Le grand champion d’Irlande du Nord Barry McGuigan a qualifié la situation de « choquante », tandis qu’un ancien athlète olympique a affirmé que l’idéologie du genre « TUERA les femmes ».

Ce duo a été disqualifié des championnats du monde de boxe féminine qui se sont déroulés en mars 2023 à New Delhi, après qu’une série de tests ADN a été ordonnée en raison de préoccupations concernant le sexe de certains participants. À l’époque, Umar Kremlev, président de l’Association internationale de boxe (IBA), avait affirmé que les tests avaient prouvé que les athlètes – y compris Khelif et Yu-Ting – avaient des « chromosomes XY ». Il a ajouté qu’ils « ont permis de découvrir des athlètes qui essayaient de tromper leurs collègues et de se faire passer pour des femmes ».

Un utilisateur de X a ajouté :

« Les hommes qui frappent les femmes sont désormais officiellement un sport olympique ».

 

J. K. Rowling, l’auteur de la saga Harry Potter, a réagi sur X, avec une photo des deux boxeurs.

« Une image pourrait-elle mieux résumer notre nouveau mouvement de défense des droits de l’homme ? Le sourire narquois d’un homme qui se sait protégé par un establishment sportif misogyne, jouissant de la détresse d’une femme qu’il vient de frapper à la tête, et dont il vient de briser l’ambition d’une vie. #Paris 2024 ». « Une jeune boxeuse vient de se voir voler tout ce pour quoi elle a travaillé et s’est entraînée parce que vous avez permis à un homme de monter sur le ring avec elle. »

Erratum : L’information comme quoi ces 2 boxeuses seraient ensemble en finale est fausse. Lin Yu Ting a joué le quart de finale le 4 août et Imane Khelif va jouer sa demi-finale le 6 août. Elles ne sont pas dans la même catégorie de poids et ne peuvent se rencontrer.

Par ailleurs, la situation de ces deux personnes est plus complexe que ce qu’on dit, puisqu’il semble bien qu’elles ont été déclarées femmes à la naissance, car ayant des organes sexuels externes féminins, mais qu’elles ont en fait un caryotype masculin (XY), qui a dû s’exprimer à la puberté.

Le président du CIO, Thomas Bach, interrogé une fois de plus sur le cas du boxeur de boxe féminine, s’est irrité et a manifesté que le CIO est désormais ouvertement acquis à l’idéologie LGBT :

« Soyons très clairs ici. Nous parlons de boxe féminine. Et nous avons deux boxeuses qui sont nées femmes, qui ont été élevées comme femmes, qui ont « femme » sur leur passeport et qui ont concouru pendant de nombreuses années en tant que femmes. Et c’est la définition claire d’une femme. Ce que nous constatons maintenant, c’est que certains veulent s’approprier la définition de qui est une femme. Et là, je ne peux que les inviter à proposer une base scientifique, une nouvelle définition de qui est une femme, et comment une personne née, élevée, concourant et possédant un passeport en tant que femme ne peut-elle pas être considérée comme telle. »

Une base scientifique ? C’est la génétique.

István Kovács Kokó, champion olympique et champion du monde, qui était le secrétaire général de l’Association internationale de boxe amateur lors des Championnats du monde de 2022 quand Imane a été disqualifié, a été interrogé par Magyar Nemzet, qui n’est pas une feuille complotiste mais le premier quotidien hongrois :

« Le plus triste dans cette histoire, c’est que le problème n’était pas le taux de testostérone d’Helif, qui peut être ajusté de nos jours, mais les résultats du test de genre, qui ont clairement montré que le boxeur algérien est biologiquement un homme. De plus, lors des Jeux olympiques de Tokyo et des championnats du monde qui ont suivi, cinq boxeurs au total ont été testés, dont l’Algérien, et tous ont obtenu le même résultat : ils étaient des hommes. Bien sûr, j’ai immédiatement écrit au CIO et, incroyablement, à ce jour, il n’y a eu aucune réaction. »

Kokó avait vivement conseillé à la championne hongroise Anna Luca Hamori de ne pas participer, et celle-ci s’est évidemment fait ratatiner samedi par l’Algérien.

Kokó a ajouté qu’il a récemment parlé à l’ancienne championne du monde de boxe féminine Maria Kovács, qui lui a dit qu’il y a aujourd’hui 20% de chances qu’une combattante souffre d’une blessure au testicule lors d’un match de boxe féminine…

Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (2/3)

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4. Troubles de la fertilité
Citons la gynécologue chilienne Pilar Vigil :

De nombreuses études ont montré que 10 à 15 % des couples souffrent d’un trouble de la fertilité. Ces troubles sont principalement dus à : a) un dysfonctionnement ovulatoire (DO) généralement causé par des troubles hormonaux et b) des processus inflammatoires généralement secondaires à des infections du tractus génital (ITG), principalement des maladies sexuellement transmissibles.

Le dysfonctionnement ovulatoire est le trouble le plus fréquemment diagnostiqué chez les couples infertiles (37%) et est principalement associé à des cycles menstruels irréguliers. Les cycles irréguliers sont présents chez 10% des femmes mais avoir un cycle irrégulier ne signifie pas nécessairement avoir un dysfonctionnement ovulatoire.

Un dysfonctionnement ovulatoire peut être caractérisé par l’absence d’ovulation ou une activité ovulatoire anormale, comme on le voit dans les cycles avec des phases lutéales courtes ou anormales.

Les troubles endocrinologiques sont la cause la plus fréquente de dysfonctionnement ovulatoire. Ils peuvent être divisés en troubles hypothalamiques, troubles hypophysaires, troubles endocriniens généraux et troubles surrénaliens et/ou ovariens.
Les anomalies surrénaliennes et ovariennes sont la cause la plus fréquente des dysfonctionnements ovariens. Le plus courant est le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : un dysfonctionnement ovulatoire causé par une hyperandrogénie. Chez ces femmes, les cycles sont généralement irréguliers, peu après la ménarche.

Les cycles se caractérisent par un état d’hyperœstrogénie où l’on identifie un type de mucus fertile continu ou la présence de plaques de mucus. Les cycles peuvent être ovulatoires, avec une longue phase folliculaire, ou anovulatoires.
https://woombinternational.org/wp-content/uploads/2022/10/Fertility-Disorders-Pilar-Vigil.pdf

5. Le SOPK, un désordre hormonal dans le monde de la Chute

Si le repos féminin joue un rôle dans le maintien des équilibres hormonaux, il nous faut comprendre plus largement l’importance de la compréhension de ces équilibres dans une société de plus en plus perturbée chimiquement. Traitons ici du SOPK.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une maladie encore mal connue touchant les ovaires et dont les effets sont nombreux.

Le syndrome est caractérisé par un déséquilibre hormonal chez les femmes qui se traduit par des cycles menstruels irréguliers. Il semble exister une relation entre exposition aux perturbateurs endocriniens au cours de la vie utérine et ovaires polykystiques. Il s’agit d’une maladie qui touche 8 à 13% des femmes, et le mécanisme est encore mal élucidé.

Ces chiffres sont probablement sous-évalués parce qu’on ne diagnostique le SOPK que lorsqu’une situation d’hypofécondité ou d’infertilité est rencontrée.

Elle se caractérise par un déséquilibre de la glande hypophyse et de l’axe hypophyse-hypothalamus, engendrant entre autres une anomalie de sécrétion d’une hormone hypophysaire gonadotrope, l’hormone lutéinisante (LH). Ce déséquilibre hormonal a un effet direct sur les troubles ovulatoires. Les ovaires des femmes atteintes présentent de nombreux follicules, mais la maturation est souvent interrompue avant l’ovulation. Il se produit une augmentation inhabituelle de la production d’androgènes (hormones mâles) dans les ovaires, ce qui perturbe la production d’ovules. Les ovules se transforment en kystes, de petites poches remplies de liquide.

On estime heureusement que 60% des femmes touchées par ce syndrome sont fertiles (avant un an), bien que le temps de fécondation soit sensiblement plus long et que les ovulations soient irrégulières, ce qui réduit leurs chances de tomber enceinte. Ce déséquilibre hormonal peut présenter un grand nombre de symptômes plus ou moins importants : une virilisation de la femme (un taux de testostérone élevé induisant hirsutisme, acné, obésité de type androïde), une surcharge pondérale, anxiété ou dépression (l’image que le femme a d’elle-même peut être fortement dépréciée), et des menstruations peu fréquentes ou irrégulières (oligoménorrhée) ou au contraire des saignements excessifs pendant les menstruations (polyménorrhée), un épaississement de l’endomètre dû aux menstruations moins nombreuses.

Le fait que les règles soient rares abîme la muqueuse utérine. Pendant tout le temps où il n’y a pas de règles l’endomètre endure l’effet prolongé des œstrogènes. D’une certaine façon il y a trop d’œstrogènes par rapport à la progestérone, et l’œstrogènes est gêné par les androgènes.

Le syndrome n’a pas de traitement curatif. On ne peut traiter que quelques symptômes. La mise en place d’un régime alimentaire induit une amélioration globale des symptômes. Il permet la diminution du taux des androgènes, en particulier la testostérone libre, et suffit à entraîner des cycles ovulatoires dans plus de la moitié des cas. La pratique d’un sport régulier aide à stabiliser les taux d’hormones anormaux dans le corps, à éliminer les graisses où est principalement stocké entre autres le bisphénol A, entraînant une réduction de la pilosité et de l’acné.

Certains perturbateurs endocriniens favoriseraient la maladie, des études mettent en cause chez les rongeurs le bisphénol A. Les femmes atteintes auraient plus de BPA dans le plasma sanguin. Un autre perturbateur endocrinien, l’octyphénol, pourrait être directement lié au risque de SOPK. L’octyphénol est utilisé dans la composition des spermicides. Le rôle des diététiciens et des endocrinologues peut être très utile.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/polycystic-ovary-syndrome

6. Billings et le SOPK, un outil de restauration ?

La pilule est beaucoup donnée pour le SOPK. Cela va masquer les symptômes mais dès qu’on arrête la pilule contraceptive tout revient. Tout a été juste caché par la pilule.

Bien sûr il faut comprendre la situation dramatique d’une femme qui souffre de graves atteintes endocriniennes se manifestant par des symptômes de virilisation, d’hirsutisme, de forte pilosité ou d’acné, et qui souhaite avoir un enfant.

Si les médecins proposent des contraceptifs oraux et des antiandrogènes (des médicaments qui font baisser le taux d’hormones mâles dans l’organisme), il faut comprendre que la pilule contraceptive ne changera pas le SOPK sous-jacent qui réapparaîtra une fois la pilule arrêtée. Et cette solution ferme la possibilité d’une grossesse.
Billings est une bonne nouvelle pour les femmes et les couples en situation de SOPK. Dans cette situation, il faut abandonner l’idée d’un tableau théorique d’un cycle à 28 jours et se concentrer sur l’application rigoureuse de la méthode.

Dans cette situation de fécondité rare, il faut guetter la fenêtre de fécondité et pratiquer la règle d’un soir sur deux et du PIB interrompu. Dans ce type de cycle les choses n’arrivent jamais à l’improviste et tout est souvent lent. Il faut accepter de voir des cycles qui ont lieu sur deux mois, trois mois, quatre mois, cinq mois. Il faut tenir son tableau Billings et guetter la courte fenêtre de fécondité.

L’utilisation des tests d’ovulation urinaires pour détecter le pic de LH qui précède l’ovulation peut être une aide et doit être couplé à l’observation de la glaire. Cela dépend de la psychologie de la femme qui doit accepter de s’inscrire dans un temps long. Le test LH vient en complément de l’observation Billings et ne peut en aucun cas être le seul indicateur puisque le taux de LH élevé est un des éléments du syndrome.

Onzième dimanche après la Pentecôte : « Il a fait entendre les sourds et parler les muets »

Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
Vous aurez la totalité des textes sur le site et nous ne pouvons que vous encourager à vous abonner à la newsletter hebdomadaire en cochant dans la case adéquate sur la page d’accueil.

Les textes du propre de la messe du onzième dimanche après la Pentecôte sont encore extraits des psaumes, sauf celui de la Communion, qui est pris, nous le verrons, dans un autre livre de l’ancien testament. Et aujourd’hui un sentiment domine tous ces chants, celui de l’action de grâces et de la reconnaissance.

► Introït : Deus in loco

Le texte de l’Introït est tiré du psaume 67, cantique triomphal d’action de grâces pour toutes les victoires que le Seigneur a accordées à son peuple. Il est particulièrement utilisé aux fêtes de l’Ascension et de la Pentecôte, et nous avions dit à cette occasion qu’il évoque une grande procession liturgique, avec l’arche d’alliance en tête, depuis la sortie d’Égypte et le Sinaï jusqu’à la montée au mont Sion où sera bâti le temple. L’Introït de ce jour regroupe des versets pris au début et à la fin du psaume.

Deus in loco sancto suo : Deus, qui inhabitare facit unanimes in domo : ipse dabit virtutem et fortitudinem plebi suæ.
Dieu est présent dans son lieu saint ; c’est Dieu qui fait habiter dans sa maison ceux qui sont unis d’un seul cœur. C’est lui qui donnera à son peuple la puissance et la force.

Le lieu saint où Dieu réside, c’est l’arche d’alliance qui va être placée dans le temple de Jérusalem, figure de l’Église. Maintenant c’est dans notre église de pierres que nous venons nous rassembler et trouver l’unité, la force et le courage. C’est elle que nous chantons aujourd’hui pour remercier le Seigneur des bienfaits que nous y avons reçus. On remarquera que les trois phrases commencent par le nom de Dieu, ou le pronom le représentant, énoncé à chaque fois de façon très affirmative. La mélodie revêt ainsi un caractère joyeux et plein d’assurance, avec un beau crescendo vers le mot unanimes. Toutefois à la fin les mots fortitudem plebi suæ s’enveloppent d’une certaine douceur et presque de tendresse. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 67.

Exsurgat Deus, et dissipentur inimici ejus : et fugiant, qui oderunt eum, a facie ejus.
Dieu se lève et ses ennemis sont dispersés, et ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa face.

► Graduel : In Deo speravit

Le texte du Graduel du onzième dimanche après la Pentecôte est tiré du psaume 27, dont nous avions déjà entendu les derniers versets à l’Introït du sixième dimanche, et nous avions dit que David, revêtu de l’onction royale, y étendait sa prière aux dimensions de tout son peuple. Nous trouvons ici le verset précédent du psaume, qui termine la prière plus personnelle du roi prophète par un magnifique élan d’espérance et de reconnaissance :

In Deo speravit cor meum, et adjutus sum : et refloruit caro mea : et ex voluntate mea confitebor illi.
En Dieu mon cœur a espéré et j’ai été secouru, et ma chair a refleuri et de toute ma volonté je le louerai.

La belle image de la chair qui refleurit évoque la nouvelle jeunesse qui pénètre l’être tout entier lorsqu’on se sent exaucé. Mais on ne peut s’empêcher d’y voir une allusion à l’espérance de la résurrection finale.

La mélodie de cette première partie est assez originale avec un contraste marqué entre ses deux phrases. La première phrase exprime le bonheur d’être exaucé par une mélodie peu étendue, simple et légère. La deuxième phrase au contraire s’élève en un grand élan de reconnaissance avec une belle modulation, puis elle s’achève sur le mot illi, le pronom qui désigne le Seigneur, par une contemplation presque immobile restant suspendue sur deux notes comme une sorte d’extase. La deuxième partie de ce Graduel reprend le premier verset du psaume qui commence d’une manière suppliante :

Ad te, Domine, clamavi : Deus meus, ne sileas : ne discedas a me.
Vers vous Seigneur je crie. Mon Dieu ne restez pas silencieux, ne vous éloignez pas de moi.

On retrouve ici pour la mélodie les formules habituelles et les grandes vocalises du cinquième mode grégorien, qui avaient été utilisées par tous les Graduels successifs du quatrième au neuvième dimanche.

► Alléluia : Exsultate Deo

Comme la plupart de ceux des dimanches de ce temps liturgique, le texte de l’Alléluia du onzième dimanche après la Pentecôte est une acclamation de joie et de reconnaissance envers la bonté et la toute puissance divine. Il est formé encore une fois du début d’un psaume, le psaume 80 :

Exsultate Deo adjutori nostro, jubilate Deo Jacob : sumite psalmum jucundum cum cithara.
Exultez pour Dieu, notre secours, poussez des cris de joie pour le Dieu de Jacob ; entonnez un psaume joyeux avec la cithare.

La mélodie rend cette invitation pressante, insistante et assez appuyée, avec des formules d’intonation et de cadences que l’on retrouve parfois sur des textes de prières suppliantes. On est à l’opposé de la légèreté bondissante de l’alléluia Magnus Dominus du huitième dimanche. Cependant cette insistance reste pleine de joie, une joie contenue mais fervente.

► Offertoire : Exaltabo te

Comme c’est parfois le cas en ce temps liturgique (nous l’avons déjà constaté les deux dimanches précédents), l’Offertoire du onzième dimanche après la Pentecôte est emprunté à une autre messe de l’année. Ce n’est pas cette fois à une messe d’un dimanche mais à celle du mercredi des cendres au début du carême. Le texte est formé des premiers versets du psaume 29, encore un cantique d’action de grâces de David délivré des périls qui l’entouraient.

Exaltabo te Domine, quoniam suscepisti me, nec delectasti inimicos meos super me : Domine clamavi ad te, et sanasti me.
Je vous glorifierai Seigneur parce que vous m’avez relevé et que vous n’avez pas réjoui mes ennemis à mes dépens. Seigneur j’ai crié vers vous et vous m’avez guéri.

Le Mercredi de Cendres, c’est la prière du pécheur qui se repent et sait qu’il va être guéri de la blessure du péché. Ce sentiment est toujours d’actualité. Combien de fois avons-nous été pardonnés de nos infidélités et quelles actions de grâces ne devons-nous pas adresser sans cesse à Dieu pour cette délivrance ! La mélodie est assez solennelle avec de beaux élans pleins de ferveur, des tenues calmes et assurées, des cadences assez fermes avant de se terminer d’une façon plus intérieure et plus retenue.

► Communion : Honora

Le texte de l’antienne de Communion du onzième dimanche après la Pentecôte n’est pas tiré du livre des psaumes, mais d’un autre livre de l’Ancien Testament, le livre des proverbes, recueil de maximes et d’exhortations adressées par un sage à son disciple.

Honora Dominum de tua substantia, et de primitiis frugum tuarum : ut impleantur horrea tua saturitate, et vino torcularia redundabunt.
Fais hommage au Seigneur de tes biens et des prémices des fruits que tu en retireras, afin que tes greniers soient remplis à satiété et que tes pressoirs débordent de vin.

Le sens de ce texte est d’abord matériel. Si nous faisons hommage à Dieu de nos biens en lui consacrant une partie de nos revenus, il nous bénira et nous serons dans l’abondance. En ces mois d’été, période des moissons, il s’agissait d’abord d’appeler la bénédiction divine sur les récoltes, et nous retrouverons cette idée dans la Communion de dimanche prochain. Mais au moment de la communion ce texte possède un sens spirituel qui est encore plus important. Si nous nous offrons nous-mêmes au Seigneur pour nous mettre à son service dans tout ce qu’il nous demandera, il nous comblera de ses grâces.

La mélodie n’est pas sans parenté avec celle du Graduel que nous avons entendu tout à l’heure. La première phrase est simple et légère avec une belle cadence très expressive sur le mot substantia, puis la mélodie s’élève joyeusement, culminant sur horrea en une courbe élégante évoquant bien l’abondance. Enfin elle redescend dans le grave en un beau chant plein d’assurance, retrouvant sur torcularia la même formule que sur impleantur une quinte plus bas, et s’achevant par la même cadence expressive qui concluait la première phrase.

Suite à un triple assassinat commis par un Rwandais, émeutes contre l’immigration au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, un mineur de 17 ans a tué 3 enfants et en a blessé 8 autres (6-11 ans) ainsi que 2 adultes. Il est d’origine du Rwanda par ses parents, ce qui a mis le feu au poudre. Des Britanniques se révoltent et donc, pour LCI, « l’extrême droite britannique a mis le feu aux poudres » :

 

Face aux manifestants britanniques, les musulmans se sont réunis :

Le Saint-Siège attristé par la cérémonie d’ouverture des JO

Communiqué de ce jour :

Le Saint-Siège a été attristé par certaines scènes de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris et ne peut que se joindre aux voix qui se sont élevées ces derniers jours pour déplorer l’offense faite à de nombreux chrétiens et croyants d’autres religions.

Dans un événement prestigieux où le monde entier se réunit autour de valeurs communes ne devraient pas se trouver des allusions ridiculisant les convictions religieuses de nombreuses personnes.

La liberté d’expression, qui, évidemment, n’est pas remise en cause, trouve sa limite dans le respect des autres.

Baisse de la natalité sur le 1er semestre 2024 en France ou quand Malthus fait des ravages

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Il n’aura échappé à personne que l’avenir d’une Nation, d’une civilisation réside dans ses enfants. Cette lapalissade, tombant comme une évidence, est pourtant battue en brèche par les promoteurs d’une politique malthusienne rétrograde consistant à décourager les jeunes familles d’avoir des enfants au nom d’un principe que l’on croyait oublié depuis longtemps : la planète ne peut subvenir aux besoins de la population mondiale.

Il est peut-être alors utile de rappeler en quelques mots l’origine de la théorie exprimée par Malthus et ses conséquences.

Malthus (1766-1834) est un pasteur anglican, marié, père de trois enfants et vit à une époque de forte misère rurale. Professeur d’économie politique, il s’intéresse tout particulièrement aux phénomènes démographiques et établit une relation mathématique entre la croissance de la population qu’il veut géométrique quand celle des ressources est selon lui arithmétique : “« Lorsque la population n’est arrêtée par aucun obstacle, elle va doubler tous les vingt-cinq ans, et croît de période en période, selon une proportion géométrique. » Or « les moyens de subsistance, dans les circonstances les plus favorables à l’industrie, ne peuvent jamais augmenter plus rapidement que selon une progression arithmétique ».

De cette démonstration, il en déduit que les famines, les guerres, ou les contraintes privatives (abstinence, fin des mariages) sont de nature à stopper cette croissance démographique. CQFD.

Déjà à son époque, différentes théories s’opposent sur la répartition des richesses, des ressources compte tenu d’une croissance de population donnée. D’ailleurs, le texte rédigé par Malthus est une réponse au philosophe Goldwin pour qui, selon lui, “la terre pourrait nourrir « quinze individus au lieu d’un », soit 9 milliards d’habitants au lieu des 600 millions que comptait la planète à cette époque.

Même son de cloche aujourd’hui. Avec les mêmes préconisations des écolos en tout genre.

Qu’en est il exactement ? A l’époque de Malthus, l’Angleterre connait effectivement une misère rurale dont l’origine provient de la révolution industrielle qui a provoqué un exode des populations rurales vers la ville, transformant ainsi les paysans en ouvriers. De cela, Malthus n’en parle point. Pas plus qu’il n’évoque l’impact significatif du progrès technique lié notamment à l’arrivée de la vapeur et des machines outils entraînant là un surcroit de productivité libérant de la main d’oeuvre et créant de nouveaux besoins et donc de nouveaux métiers et emplois.

La comparaison avec le monde d’aujourd’hui est facile. Nous vivons une nouvelle transition technologique majeure et malgré le discours alarmiste de ces non-croyants en l’esprit et l’ingéniosité humaine, la vraie difficulté ne réside pas dans les ressources dont nous découvrons tous les jours de nouveaux gisements mais plutôt dans leur utilisation raisonnée et dans l’accompagnement de nos populations à effectuer cette transition vers ce nouveau monde.

Alors pourquoi réduire notre natalité et persister dans une voie que l’on sait désastreuse pour notre civilisation ? Selon Gérard-François Dumont, démographe et économiste, la politique familiale menée depuis 2014 et le quinquennat de Hollande a entraîné une baisse du taux de fécondité, “Qu’il s’agisse des prestations familiales, de la politique fiscale ou de la politique du logement, tout est allé dans un sens négatif. Depuis, les Français n’ont plus confiance dans la politique familiale.”

A cela, nous pourrions ajouter la destruction même de la notion de famille traditionnelle sous les coups de boutoirs LGBT et autres déviants non genrés. La pathétique cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques nous en a fourni un cruel exemple. L’idée véhiculée par ces invertis, pourtant minoritaires mais détenteurs du pouvoir aujourd’hui, n’est pas de défendre l’idée même de la vie et donc la procréation pour assurer une descendance dont il n’ont que foutre, mais bien de se traîner dans la fange du plaisir individuel.

Cette renonciation à se projeter dans l’avenir en construisant une famille trouve aussi son origine dans un véritable mal-être vécu par nos jeunes, déboussolés par des messages les incitant au repli et à la destruction même de leur propre identité. Il est erroné de n’envisager la baisse de taux de fécondité uniquement sous l’angle d’une politique familiale, certes désastreuse, mais qui ne peut expliquer à elle seule cette impasse.

Avant de considérer le nombre de places encore disponible à la crêche du coin ou encore de s’attarder sur le quotient familial, il me semble que la décision d’avoir des enfants et construire sa propre famille relève davantage d’un sentiment d’appartenir à une communauté, de vouloir transmettre et partager un passé, un présent et un avenir.

Or, reconnaissons qu’aujourd’hui, ces conditions sont malheureusement loin d’être réunies.

Le mal-être de cette jeune génération, voilà le combat à mener.

Amitiés patriotes

P.MAGNERON

Billings et Lévitique 12 : ethos d’une paternité et maternité responsables (1/3)

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Lévitique 17:11 La vie de la chair est dans le sang

Lévitique 12:1-5 1 L’Éternel parla à Moïse, en disant : 2 Parle aux enfants d’Israël, et dis : Quand une femme deviendra enceinte et enfantera un mâle, elle sera souillée sept jours; elle sera souillée comme au temps de l’impureté de son indisposition. 3 Et le huitième jour on circoncira la chair du prépuce de l’enfant. 4 Elle restera pendant trente-trois jours, à se purifier de son sang ; elle ne touchera aucune chose sainte, et n’ira point au sanctuaire, jusqu’à ce que les jours de sa purification soient accomplis. 5 Et si elle enfante une fille, elle sera souillée deux semaines, comme pour son impureté, et elle restera soixante-six jours à se purifier de son sang.

Sommaire
1. Paternité et maternité responsables au regard de Lévitique 12
2. La matrescence
3. Quelques rappels sur la méthode Billings
4. Troubles de la fertilité
5. Le SOPK, un désordre hormonal dans le monde de la Chute
6. Billings et le SOPK, un outil de restauration ?
7. Une pensée généalogique : SOPK et épigénétique
8. La gratuité de Billings
Conclusion

1. Paternité et maternité responsables au regard de Lévitique 12

Au cours de la grossesse le corps de la femme est très sollicité et la grossesse va aller ponctionner dans tous les précurseurs hormonaux, en particulier dans le prégnénolone qui est un précurseur de la progestérone. Il faut laisser au corps un temps de récupération après la grossesse pour qu’il puisse reconstituer ses réserves. Lorsqu’il manque de ce précurseur pour la progestérone, la femme va se retrouver avec des phases lutéales physiologiques raccourcies en post-partum, et ce de façon presque cumulative pour des femmes qui ont des accouchements et des bébés rapprochés.

Le placenta utilise le cholestérol maternel pour la synthèse de la progestérone dont le devenir sera dans le compartiment fœtal : la progestérone sera la source des androgènes, œstrogènes et des corticoïdes. Le cas typique est celui d’une femme qui a eu trois enfants en trois ans ou quatre enfants en quatre ans, ou qui a de petits enfants avec de faibles écarts d’âge, qui n’a pas récupéré entre deux grossesses et qui peut par surcroît stresser dans la perspective d’une nouvelle grossesse trop proche.

Cette faiblesse progestative va marquer la phase lutéale qui sera plus courte. C’est aussi possiblement une situation d’hyperœstrogénie relative où la femme voit arriver de la glaire de type fertile en pré-ovulatoire – signe d’une fécondité qui revient, mais va avoir une période post-ovulatoire moins nette avec la possibilité de voir deux types de PIB (profil d’infécondité de base). Alors qu’elle souhaite différer une grossesse, elle peut alors se retrouver enceinte si elle manque de rigueur dans le suivi de la méthode Billings et prend des libertés avec les règles de la méthode.

C’est dans ce genre de situation que les tests de LH montrent la plus grande efficacité car ils permettent une vérification ou une confirmation des mécanismes hormonaux sous-jacents dans cette situation de perturbation hormonale.

Mais alors qu’un bébé peut être conçu, il y a une fragilité chez ces femmes qui cumulent la fatigue et un stress important. C’est un contexte de grossesse qui n’est pas réellement sage et qui peut amener à des fausses couches. On peut être ici dans le cas d’une femme dont le col de l’utérus est en parfait état. La sécrétion de glaire n’est pas endommagée. La fécondité est là, mais la capacité à porter la grossesse – disons la fertilité intégrale – est fragilisée.

Si on ne respecte pas cette phase de récupération du corps de la femme, on arrive à une situation où le corps est épuisé et il y aura des fausses couches, et des fausses couches qui ne se produiront pas forcément au tout début de la grossesse et qui seraient à peine visibles, mais souvent des fausses couches du premier mois ou du deuxième mois.

Ce devrait être un vrai sujet de préoccupation que ces insuffisances hormonales, leur détection et leur compensation, leur restauration, car elles peuvent vraiment s’installer chez des femmes qui vont faire cinq, six, sept, huit fausses couches. Dans certains cas, cela devient comme une fatalité assumée ou, pire, une forme de régulation naturelle des naissances. On se trouve alors dans une sorte de naturalisme morbide qui n’est plus de l’ordre d’une maternité et paternité responsables (avec une philosophie de soutien des processus vitaux et d’intelligence de sa fertilité). On se trouve ici dans une idéologie qui est même contraire et opposée à la philosophie des méthodes de régulation naturelle des naissances. On démissionne de l’esprit des méthodes naturelles pour tomber dans une idéologie contraceptive morbide – les méthodes naturelles ne sont pas réellement étudiées, une ignorance volontaire de confort – où l’état biologique naturel dégradé est accepté comme état naturel normal, signe qu’on ne s’aime pas, qu’on n’accepte pas son corps et qu’on ne respecte pas sa fécondité selon Dieu. C’est au contraire la manifestation d’une détestation de son corps et d’une haine profonde et secrète de soi. On assimile l’état naturel dégradé à une forme de contraception physiologique. En vérité on n’aime pas son corps.

Ephésiens 5:28-29 28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. 29 Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise.

Dans ce cadre, la règle du Lévitique 12 protège la vie en permettant une récupération physique de la femme dont le corps a été fatigué. La durée prolongée de cette période de repos sexuel après la naissance d’une fille (80 jours) contre 40 jours chez un garçon ne doit pas nous étonner. On peut penser que la contribution de la mère à la constitution de ce nouveau corps féminin avec potentiellement toute sa fécondité en puissance est un effort vital particulièrement intense dans l’apport de certains précurseurs biologiques féminins.

Cette période de repos est aussi une garantie d’un stress éloigné pour la mère. Le stress (via le cortisol) est un compétiteur de la progestérone.

2. La matrescence

Cette période de purification de 40 ou 80 jours pour la femme ouvre une fenêtre privilégiée pour qu’elle puisse développer un lien avec chaque enfant, en particulier avec sa fille nouveau-née.

Le processus de devenir mère – ou matrescence, est un terme inventé par Dana Raphael, Ph.D. (1973) dans Being Female: Reproduction, Power, and Change. Ce concept cherche à décrire le passage de développement où une femme passe par la préconception, la grossesse et la naissance, la maternité ou l’adoption, à la période postnatale et au-delà. La durée exacte de la matrescence est individuelle et se répète avec chaque enfant.

L’ampleur des changements englobe de multiples domaines – biologique, psychologique, social, politique, spirituel – et peut être comparée à la poussée développementale de l’adolescence. L’attention accrue portée aux mères a donné lieu à de nouvelles découvertes, allant des neurosciences à l’économie.

Ce concept est la contraction des mots « maternité » et « adolescence ». Il désigne l’état de transition dans la vie d’une femme où elle devient mère. Il cherche à décrire le bouleversement psychologique et identitaire (et pas uniquement physique) du changement, ainsi que son côté transitoire, de cette période de vie. Devenir une mère n’est pas réductible à l’expérience physique de l’accouchement mais relève également d’une maturation psychologique et du caractère qui accompagne la grossesse et l’accouchement.

Dans son travail séminal, Dana Raphael a également conceptualisé la notion de doula, c’est-à-dire l’accompagnement d’une professionnelle ou d’une femme expérimentée dans la phase périnatale pour soutenir la mère, en complément du corps médical.

Tite 2:4 Que les femmes âgées apprennent aux jeunes à aimer leurs maris, à aimer leurs enfants

Cette période de purification, de mise à part pour le repos et le développement d’un lien privilégié avec le bébé – période de 80 jours entre la mère et sa fille – doit être mise en perspective avec certaines attitudes culturelles infanticides et surtout féminicides. La Bible cherche à promouvoir un lien particulier de grande qualité et de grande valeur entre la mère et sa petite fille. Que penser dans ce cadre de l’encouragement à l’élimination des bébés filles comme en Inde ou en Chine ?

La pratique moderne de l’avortement sélectif des filles est liée au faible statut des femmes au sein de certaines sociétés patriarcales ou encore à une logique biologique évolutionniste. En 1990, l’économiste Amartya Sen estimait à 100 millions le nombre de femmes de moins que prévu en Asie.
https://fr.scribd.com/document/102534786/6-More-Than-100-Million-Women-Missing

3. Quelques rappels sur la méthode Billings

La méthode Billings est un corpus anthropologique découvert par un groupe de chrétiens – les médecins catholiques John et Evelyn Billings, le biophysicien luthérien Erik Odeblad et l’endocrinologue presbytérien James Brown – déterminés à venir en aide aux couples pour les aider à réguler leur fertilité dans le respect d’une métaphysique chrétienne.

La glaire est indispensable pour aboutir à une éventuelle conception. Jour après jour, au cours de son cycle menstruel, la femme peut observer et noter le comportement de la glaire. Ce moyen lui permet de déterminer la période du Profil Infécond de Base (PIB) et la période de fécondité.

Les 4 règles de la méthode Billings
Règle N°1 : Pas d’union pendant les règles.
Règle N°2 : Il est possible d’avoir des unions un soir sur deux, au coucher, durant le Profil d’Infécondité de Base (sec ou avec des sécrétions qui ne varient pas d’un jour à l’autre).
Règle N°3 : Tout changement dans le profil d’infécondité de base (PIB) (sensation, aspect ou saignement) implique : 1. De s’abstenir pendant cette période. 2. Et de compter 3 jours d’abstinence à partir du retour au PIB.
Règle du sommet : Après le jour sommet et les 3 jours qui suivent, les unions sont possibles à n’importe quel moment jusqu’aux règles.