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Comme Sarkozy, Marine Le Pen pourrait ouvrir son gouvernement à la gauche

Si Marine Le Pen est élue présidente, s’inspirera-t-elle de la désastreuse manière dont Nicolas Sarkozy avait traité son propre camp ?

Marine Le Pen (…) n’exclut pas, si elle est élue, la participation à son gouvernement de gens venus “de la gauche chevènementiste, c’est-à-dire d’une gauche souverainiste” (…)

Mais la candidate ne veut pas “bloquer l’intégralité des postes de manière définitive, pour pouvoir accueillir des gens qui souhaiteraient participer à ce gouvernement d’union nationale”. Y compris Jean-Luc Mélenchon ? “Probablement pas”, a répondu Marine Le Pen. “Mais je pourrais très bien avoir des gens qui viennent par exemple de la gauche chevènementiste, c’est-à-dire d’une gauche souverainiste, d’une gauche qui défend la réindustrialisation, la défense de nos grandes industries“.

Il y a beaucoup de gens à gauche qui sont attachés à la laïcité, ça tombe bien, c’est un sujet fondamental pour moi, qui sont attachés à l’école (…). Il y a beaucoup de gens attachés à la haute fonction publique, quand Emmanuel Macron est en train d’effondrer l’État (…). Ces gens-là pourraient également participer à mon gouvernement”, a-t-elle développé.

Pour mémoire, Jean-Pierre Chevènement et Arnaud Montebourg sont immigrationnistes !

Le gouvernement ampute le budget des armées de 346 millions d’euros, correspondant au coût de l’accueil des réfugiés ukrainiens

A l’heure où tous les gouvernement d’Europe ont compris que le “retour du tragique” était une réalité et décident d’augmenter le budget des armées, le gouvernement français décide de l’amputer avec la promesse habituelle mais jamais tenue de lui restituer ce montant…après la crise. Ce prélèvement est la part du ministère des armées au plan résilience lié à la crise ukrainienne. En définitive, l’accueil de réfugiés ukrainiens en France coûte à nos armées:

Allemagne, Belgique, Espagne, Estonie, Italie, Pologne… En réaction à l’invasion de l’Est de l’Ukraine par la Russie, ces pays [et d’autres] ont en commun d’avoir tous annoncé des hausses significatives de leurs dépenses militaires pour les porter – parfois -au-delà des 2% de leur PIB au plus vite. « Nécessité fait loi », dit-on…

Avec un budget de la Défense annoncé à 40,9 milliards d’euros en 2022, la France se tient pour le moment à l’écart de ce mouvement, campagne présidentielle oblige…(…)

En attendant le verdict des urnes, le ministère des Armées sera mis à contribution pour financer une partie du « plan résilience », que le Premier ministre, Jean Castex, a dévoilé le 12 mars.

Celui-ci, d’un montant de 5,95 milliards d’euros, vise à amortir le choc économique provoqué par l’invasion de l’Ukraine, via notamment une remise sur les carburants de l’ordre de 15 à 18 centimes par litre [pour trois milliards] et des aides « ciblées » aux entreprises et aux activités [agriculture, pêche, transports, BTP] mises en difficulté en raison de la hausse du coût de l’énergie, pour 1,5 milliard d’euros. Enfin, une enveloppe de 400 millions d’euros servira à l’accueil des réfugiés ukrainiens [dont 100’000 sont attendus].

Étant donné que les travaux du Parlement sont suspendus en raison des élections à venir, le gouvernement a pris un « décret d’avance », lequel permet l’ouverture de crédits en cas d’urgence [dans la limite de 1% de ceux ouverts en loi de finances initiale, ndlr], à la condition qu’ils soient gagées par des recettes supplémentaires [dans le meilleur des cas] ou des annulations de crédit.

Tous les ministères étant mis à contribution, celui des Armées devra se passer de 346 millions d’euros. Ce qui peut sembler surprenant au regard du contexte international et des annonces faites par de nombreux pays européens au sujet de leurs dépenses militaires. De quoi y voir un mauvais signal…

Les militaires savent bien que ce genre d’emprunt n’est jamais remboursé par le gouvernement…

Marion Maréchal espère une coalition avec Eric Ciotti et d’autres LR pour les législatives

L’union des droites reste un objectif pour Marion Maréchal, notamment pour les législatives. Extrait de son interview dans Nice-Matin :

Quel a été le déclic qui vous a poussé à rejoindre Eric Zemmour?

Quand il a émis le souhait d’être candidat, je me suis rapidement posé des questions car j’ai retrouvé chez lui la ligne économique, européenne et identitaire que je défendais déjà à l’époque au sein du Rassemblement national. Une ligne pas toujours entendue d’ailleurs. Et, disons le même, souvent combattue. J’ai retrouvé chez lui une volonté de rassembler les droites de manière très claire. J’ai considéré qu’il y avait un espace politique vide et qu’Éric Zemmour était en capacité de le remplir. Et puis, il a réussi à transformer cette volonté en réalité politique au sein de son électorat : la moitié vient du RN et de LR et il y a une part notable d’abstentionnistes. Et il a réussi à ébranler le cordon sanitaire entre fréquentables  et infréquentables qui séparait les électorats de manière artificielle.

Zemmour, catalyseur d’un chamboulement politique à droite à venir, selon vous?

Si Zemmour est qualifié pour le second tour, il y aura une accélération de la recomposition de la vie politique et une clarification probablement définitive au sein des Républicains. Tous les grands patrons de collectivités sont passés chez Macron, vous le savez, Estrosi, Muselier, Falco, Vassal. Et au second tour on sait déjà que Valérie Pécresse appellera à voter Macron, même si elle refuse de répondre. Chez LR nous allons assister à une bascule significative dans une alliance structurelle d’Horizons avec LREM. Alors se posera la question de la cohérence pour tout ce courant, porté par exemple par Éric Ciotti, minoritaire au sein de la direction, mais pas au sein des militants. Éric Ciotti a clairement indiqué qu’en cas de second tour Macron-Zemmour, il voterait Zemmour.

Le début d’une possible alliance pour les prochaines élections?

Il y aura une clarification, le moment de vérité. J’espère qu’Éric Ciotti et d’autres en tireront les conséquences et qu’à partir de là on pourra construire avec lui, avec eux, quelque chose en commun et ce dès les législatives dans le cadre d’une grande coalition.

Les sondages donnent Marine Le Pen au second tour, vous n’avez aucun regret?

Aucun regret, c’est un choix de conviction, je suis exactement là où je devais être. Je suis très prudente sur ces sondages, car il y a des indices sur le terrain très encourageants. Avec 120 000 adhérents, Reconquête! est le premier parti de France, le seul qui a de la ferveur dans les meetings... Zemmour a la capacité de construire un parti de gouvernement, précisément car il est capable de faire cohabiter des parcours, des sensibilités, des complémentarités. Chez Marine Le Pen, il y a toujours une petite tendance à s’enfermer dans des croisades solitaires et vouloir toujours fermer la porte à des alliances, à des personnalités.

Dans cette campagne on vous a peu entendu parler d’écologie, d’éducation…

Cette campagne a été une non-campagne, tous les candidats ont eu beaucoup de mal à pouvoir parler de leur projet. C’est lié au contexte, on est passé du Covid qui a tout écrasé avec ses restrictions sanitaires à la guerre russo-ukrainienne et à un président candidat qui a retardé son entrée en campagne, en refusant de se prêter au débat comme Marine le Pen, ce qui est d’ailleurs surprenant de sa part. Eric comme les autres en ont souffert. Pas de pouvoir d’achat non plus, en revanche, l’immigration et l’insécurité n’ont pas été mis de côté par Zemmour… Il avait justifié sa candidature au départ en disant: si je ne pars pas, le sujet civilisationnel sera occulté. Je pense qu’il a eu raison. S’il n’avait pas été là on serait passé à côté du bilan migratoire catastrophique de Macron, nous n’aurions pas parlé des émeutes à Sevran, de cet agriculteur qui a voulu protéger sa fille de ses agresseurs, par parlé non plus de Jérémy Cohen, ce jeune homme qui, à travers son histoire et sa mort terrible, est l’incarnation d’un ensauvagement structurel du pays. C’est Zemmour qui a forcé les candidats à en parler. On n’oppose pas pouvoir d’achat et identité, ce sont deux sujets qui se répondent et qui sont liés. L’immigration joue sur le pouvoir d’achat quand on est obligés de financer un modèle social ouvert aux quatre vents.

Quel regard portez-vous sur le Président dans le contexte de la guerre en Ukraine?

On ne peut pas lui reprocher d’avoir voulu maintenir le dialogue avec Poutine, puisque la seule issue dans ce conflit ne peut être qu’une recherche de médiation et une sortie de crise diplomatique la plus rapide possible. Mais la voie diplomatique d’Emmanuel Macron est affaiblie et assez peu cohérente. Son bilan géopolitique global est décevant. C’est dû à la manière qu’il a de conduire ses relations, mais plus généralement à l’affaiblissement de la voix française dans le concert des Nations, noyée dans une pseudo-diplomatie européenne. Une voix affaiblie aussi par la perception qu’en ont d’autres puissances à travers notre participation active au sein de l’Otan, considérée sous tutelle américaine.

Zemmour avait dit “je rêve d’un Poutine français”, qu’en est-il aujourd’hui?

Sans ambiguïté, il a été dit que la Russie était responsable de la violation des frontières ukrainiennes de la souveraineté et de l’intégrité du pays. Ce qui a été reproché à Zemmour et ce qui est très injuste, c’est d’avoir dit pendant des années qu’il fallait maintenir un dialogue entre la France et la Russie comme l’a toujours fait De Gaulle, comme l’a fait Chirac qui avait remis la Légion d’honneur à Poutine. Comme Sarkozy qui reprenait l’idée, en son temps, d’une Europe de Brest à Vladivostok. On nous reproche d’avoir précisément tenté d’alerter sur tout ce qui a provoqué cette guerre. Ce procès est injuste. Ce n’est pas parce que l’on explique sur le temps long que l’on justifie. En géopolitique on est contraint de discuter avec des régimes autoritaires et critiquables.

Le leader de l’opposition RN à Nice, Philippe Vardon, cornérisé au sein de son parti, peut-il, va-t-il, rejoindre Zemmour?

Au-delà de la politique c’est un ami, je connais ses qualités humaines et politiques, je sais que c’est un opposant redoutable à Estrosi. Ce serait un atout formidable s’il nous rejoignait, mais ce sera son choix. Eric Zemmour ne le connaît pas très bien. Mais j’ai eu l’occasion d’en parler avec lui. Et il lui reconnaît une capacité d’analyse très intéressante, je ne crois pas qu’il y aurait un quelconque problème à ce qu’il intègre Reconquête!, bien au contraire (…)

Tentative d’attentat lors d’une messe ce matin à Toulouse

La cathédrale Saint-Étienne, à Toulouse, a été évacuée ce vendredi 8 avril. L’abbé Simon d’Artigue, curé de la cathédrale, explique qu’un individu a, pendant la messe, posé un colis suspect au pied des marches de l’autel, avant de prendre la fuite.

Le sacristain a essayé de l’intercepter, l’homme l’a bousculé, avant de partir en courant.

Un témoin de la scène indique :

“Il arrivait côté préfecture et a traversé la nef centrale d’un pas décidé. Il était âgé d’une trentaine d’années, semblait sûr de lui, et a été surpris que le sacristain tente de l’intercepter”.

Un vaste périmètre de sécurité a été établi autour de l’édifice, où de nombreux effectifs de police ont été dépêchés, dont des démineurs. De nombreux militaires de l’opération Vigipirate sont déployés aux alentours. Les services de déminage sont intervenus et ont neutralisé un dispositif “plutôt amateur” sans mise à feu. Il s’agit d’une bouteille remplie d’un mélange contenant de l’acide.

L’individu est activement recherché par les forces de l’ordre, il s’agirait d’un individu “de type méditerranéen” et “portant une casquette”.

Les candidats face à l’idéologie “woke”

L’idéologie “woke” est très présente dans cette campagne électorale mais comment apprécier le degré d’adhésion ou d’imprégnation de chaque candidat ? L’Institut Éthique et Politique Montalembert a demandé à un linguiste, spécialiste en analyse sémantique, Jean-François Delannoy, d’évaluer les discours des principaux candidats et les résultats sont aujourd’hui consultables sur le site de l’IEPM.

Retour sur la course de la liberté, de Lourdes à Montmartre

Organisée par Michaël Peyssonneaux, la Course de la Liberté est une course qu’a entrepris le double champion du monde de boxe Thaïlandaise Rafael Llodra. Il était parti de Lourdes le 19 février, un flambeau à la main, et a couru près de 900 km, 29 jours d’affilée, une trentaine de kilomètres par jour. Sa course avait initialement comme destination la cathédrale Notre-Dame de Paris, mais ce lieu lui ayant été refusé, Rafael a rejoint la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre.

La course de Rafael a été très peu médiatisée, à part quelque gazettes locales et médias indépendants, et très peu de personnes en ont entendu parler.

Thomas Debesse en a réalisé un reportage, avec de nombreuses photos. Extraits :

Plusieurs personnes s’étaient relayées pour accompagner Rafael dans sa course lors de ses diverses étapes […] cette aventure a démontré la grande générosité spontanée du peuple français, qui a offert le gîte à Rafael et à son équipe chaque nuit.

Des groupes de marcheurs en soutien à Rafael étaient aussi partis à pied d’Arras et du Mont Saint-Michel, pour arriver à Paris en même temps que Rafael. Le groupe de marcheur était le samedi 19 au matin à Notre-Dame de France à Baillet-en-France. Un homme, chrétien d’Orient, a prié un Je vous salue Marie en araméen puis en latin.

Rafael tient à préciser que sa propre démarche n’est pas chrétienne et il insiste sur le fait qu’il inscrit sa Course de la Liberté dans le mythe grec de Prométhée. Quelques personnes portant le voile islamique étaient aussi présentes à l’arrivée de la Course de la Liberté. Bien que très visibles, les expressions de foi personnelle de chacun des participants et soutiens de la Course de la Liberté sont leurs faits propres. J’ai pu constater que la Course de la Liberté s’est montrée très bienveillante à ce sujet. Du mythe de Prométhée à la Course de la Liberté, de Notre-Dame de Lourdes au Sacré-Cœur de Montmartre, du Mont Saint-Michel à Notre-Dame de France, ce sont des initiatives très enracinées dans notre territoire et notre culture qui se sont rejointes pour célébrer la liberté, et qui témoignent d’un amour et d’une idée très française de la liberté.

Rafael avait donné rendez-vous à qui le désirait à le rejoindre Porte des Lilas à Paris pour courir la dernière étape vers Montmartre. Je suis donc allé à Montmartre à l’arrivée de la Course de la Liberté pour faire un reportage photographique.

Un petit groupe attendait fidèlement Rafael qui se révéla d’une composition très diversifiée, voire hétéroclite, entre le drapeau français apposé du sacré cœur et le drapeau blanc portant la colombe de la paix, les banderoles affichant des slogans anti-passe sanitaire et dénonçant la situation des soignants suspendus, les messages végans sur certains t-shirt ou banderoles, les chants de Damien Saez et le personnage connu sous le surnom de « Jésus Gilet Jaune », organisateur de manifestations gilets jaunes à Paris où l’ont peut le voir porter une grande croix, et qui fut choisit pour recueillir symboliquement le feu de Paris que Rafael a allumé avec le flambeau qu’il avait porté en courant depuis Lourdes. « Jésus Gilet Jaune » a aussi participé à l’organisation de l’arrivée de Rafael, notamment le fait d’obtenir la possibilité de se réunir au Sacré-Cœur après que Notre-Dame de Paris ait été refusé.

Il m’a expliqué que « la préfecture avait dit férocement qu’ils avaient mis des caméras et que s’ils voyaient une seule personne de la course ils annulaient tous et qu’il y aurait de la garde-à-vue », et alors que la préfecture n’accordait que Nation, il a finalement « réussi à faire accepter le parcours jusqu’au Sacré-Cœur par la préfecture ».

Citation de Rafael à Montmartre :

« Le mythe de Prométhée pour ceux qui le connaissent, Prométhée c’est le père de l’humanité et c’est son bienfaiteur. C’est lui qui apporte le logos aux hommes, ce qui le distingue des autres espèces, sa capacité de penser par lui-même. […] On est là pour se dresser face au totalitarisme. Pour nos libertés. […] Ne vous laissez pas faire. Ils ont pas le droit de vous mettre des muselières sur le visage, ils ont pas le droit de vous injecter, ils ont pas le droit de vous cloîtrer chez vous. Vous êtes libres, la planète est à vous, vous allez où vous voulez quand vous voulez. »

Alexandra Henrion-Caude est venue courir cette dernière étape avec Rafael Llodra depuis la Porte des Lilas et a exprimé son soutien à l’initiative.

Extrait du discours de Mervyn Hoff, président de l’Association Amitié Solidarité, qui a marché depuis Arras jusqu’à Paris :

« Je suis président de l’association amitie-solidarite.com qui soutient la course de la liberté organisée par Michaël et courue par Rafael et je me permets de vous indiquer que cette association a pour but de venir en aide au personnel soignant qui a été injustement suspendu. Est-ce qu’il y a des soignants ici ? […] n’hésitez pas à vous rapprocher de l’association, on travaille avec le syndicat Liberté Santé qui est une branche de Réinfo Covid et on peut vous octroyer des aides financières. Donc n’hésitez surtout pas à demander. N’ayez pas peur. Ce qui s’est passé pour vous est absolument anormal, et aujourd’hui ce gouvernement vous méprise. Nous, nous souhaitons vous soutenir. Actuellement il y a plus de 15 000 soignants suspendus sans compter le personnel hospitalier. C’est totalement inadmissible, et on vous soutiendra jusqu’au bout, et jusqu’au bout pour que vous puissiez soit réintégrer soit vos postes, soit pouvoir avoir des aides financières parce qu’aujourd’hui beaucoup d’entre-vous sont en difficulté terrible. »

Était aussi présente Alexis Da Silva, co-fondatrice de l’association Mamans Louves qui se définit comme un

« mouvement destiné à créer des rassemblements nationaux et des actions efficaces entre “mamans-louves” pour reprendre nos droits de décisions sur le bien-être et l’avenir de nos enfants » (citation site web mamanslouves.com).

La soirée s’est terminée avec un hommage à un gilet jaune prénommé Nejeh, organisateur de manifestation à Paris récemment décédé. J’en ai fait un reportage dédié . Nejeh était musulman. Il avait été touché par la manifestation de Noël 2021 où les manifestants avaient marchés sur la musique de l’Ave Maria en « pèlerinage pour la lumière qui arrive » vers le Sacré-Cœur.

Parmi les textes qui ont été lus à son hommage, cet extrait est particulièrement intéressant :

« Le Dieu chrétien s’expose à des êtres humains qui lui ont fait confiance par Jésus-Christ, son fils unique. Ces êtres humains peuvent avoir une relation personnelle avec Dieu. D’autre part, Allah ne se montre à aucun être humain. Le Dieu chrétien est miséricordieux et pardonne les pécheurs, alors qu’Allah n’a pas demandé aux pécheurs de se réconcilier avec lui s’ils ne s’excusaient pas. Dieu est séparé du péché alors qu’Allah n’est pas. Allah se contente que les pécheurs s’excusent pour leurs péchés, même si cela est fait à plusieurs reprises. Alors que le Dieu chrétien, bien que pardonnant, veut que les pécheurs se repentent et ne fassent plus la même erreur.

Je parle de Dieu et d’Allah aujourd’hui, car Nejeh était très croyant dans sa religion, il priait Allah de tous son cœur. Mais il a été d’une grande ouverture, à Noel d’accepter qu’en tant que Jésus Gilet jaune, je mette un « Ave Maria » et un « Je vous salue Marie » à la manifestation du 24 decembre 2021 où il était là, où il m’a fait l’honneur de parler et de mettre ces chants. A la fin de la manifestation, le chef de la police lui à dit que c’était la plus belle manifestation de toute sa vie. Nejeh avait été touché par cela. Cette manifestation avait fini au Sacré-Cœur, c’est pour cela qu’il aime à faire des parcours finissant au Sacré-Cœur, comme je l’ai fait aujourd’hui et organisé, pour la course de la liberté avec cet honneur à Nejeh. » (Jésus Gilet Jaune).

La course de la liberté organise une nouvelle Course de la liberté en Corse du 6 mai au 4 juin 2022.

“Je crois qu’Emmanuel Macron va être battu”

Interrogé dans Présent, Jean-Marie Le Pen évoque la Russie puis la présidentielle. Extraits :

La situation est assez dangereuse, car elle conduit les pays occidentaux à entrer en voie conflictuelle avec la Russie, qu’ils devraient au contraire considérer comme un allié et un membre de ce que j’appelle « le bloc boréal », constitué des pays de l’ouest de l’Europe et de la Russie – le plus grand pays du monde, avec seulement 144 millions d’habitants, hélas !

Qui a intérêt à pousser au conflit ?

Je pense que ce sont les Américains. Ils se méfient de la constitution possible d’une « entente boréale », justement. On ne les voit pas, mais on les sent très présents dans toutes les actions qui sont menées par les opposants à la Russie. L’incontinence verbale de Biden est très grave. La course au réarmement augmente les risques, dans une situation internationale déjà inquiétante.  […]

Vous avez désormais une position vis-à-vis de la Russie que vous n’aviez pas vis-à-vis de l’URSS ?

Bien sûr ! Mon opposition à la Russie soviétique, c’est qu’elle était soviétique. Mais je ne suis pas, et loin de là, un ennemi de la Russie, un russophobe. Je serais même plutôt russophile. En revanche, durant la guerre froide, j’avais une position atlantiste que je n’ai plus. Les équilibres ont changé. N’oublions pas non plus que nous sommes menacés par la déferlante démographique mondiale. C’est une folie que de risquer de pousser la Russie à se rapprocher de la Chine. […]

Le président Macron arrive au bout de son premier quinquennat. Quel en est à vos yeux le bilan ?

C’est un bilan fort médiocre, compte tenu des atouts qui étaient les siens : une majorité solide, un pouvoir récent. Il n’a pas su en profiter.

Je crois qu’il va être battu. Il va y avoir un phénomène moins pro-Marine qu’anti-Macron. Certains voteront pour faire battre Macron. Marine a fait une campagne plus modérée, laissant à Zemmour le soin de rompre les lances et d’attirer sur lui les foudres de la diabolisation.

Personnellement, j’ai trouvé que le message de Zemmour était tout à fait acceptable, mais certainement sa forme a écarté de lui un certain nombre d’électeurs. Il n’a rien dit de très extraordinaire. Il faut dire qu’il n’a pas le gabarit présidentiel, même s’il a beaucoup progressé. Mais on va s’apercevoir que le fait de tenir des meetings fabuleux ne fait pas un courant politique. On peut avoir de la sympathie pour plusieurs candidats et avoir fait son choix de vote. Je peux avoir de la sympathie pour Zemmour et pour Marine Le Pen, mais moi je vote Marine Le Pen. Seulement, il faut surtout ne rien faire, ne rien dire contre Zemmour, qui soit de nature à créer une hostilité au deuxième tour, c’est l’évidence.

Les délires du CRIPS, soutenu par Valérie Pécresse

Le CRIPS corrompt auprès des jeunes la nature humaine et réécrit l’histoire de l’Eglise catholique en France.

Non contente de financer largement une multitude d’association progressistes, Valérie Pécresse affirme soutenir activement le lobby LGBT en milieu scolaire, ainsi que l’enseignement précoce de la sexualité aux enfants. C’est dans ce cadre que Valérie Pecresse soutient le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes). Cette vénérable institution aujourd’hui soutenue par Valérie Pécresse a eu comme présidents Anne Hidalgo et le militant de l’euthanasie Jean-Luc Romero (ancien président de l’ADMD). Cet organisme a un lien particulier avec la Région Ile de France, qui le finance à plus de 70% et siège à son conseil d’administration. Parmi les 3,8 millions d’euros de subventions donnés par la Région au CRIPS, 1,2 million d’euros sont destinés

« aux actions de sensibilisation et de lutte contre les discriminations, pour la santé des jeunes, contre les LGBTphobies et pour la prévention sida ».

Le CRIPS travaille aussi en coopération avec d’autres associations comme Basiliade, le Mag jeunes LGBT et Acceptess-T, également financés par la Région. Ainsi, ces associations ont réalisé ensemble un livret pour sensibiliser le personnel médical à l’accueil des personnes LGBT fragilisés car victimes de violences et de discriminations. Ou encore un livret intitulé « Bannis » dans lequel le CRIPS et Mag jeunes sensibilisent à la question des réfugiés et de l’immigration causée par l’orientation sexuelle des immigrants.

Mais ce qui est notable, c’est que le CRIPS intervient directement auprès des jeunes, entre autres en milieu scolaire, et forme les professionnels de l’éducation afin de lutter « contre le sexisme et les stéréotypes de [qui] commence dès le plus jeune âge ». Ainsi « le Crips a développé un ensemble de kits d’activités permettant d’aborder ces thématiques et de déconstruire les stéréotypes. » Un jeu mis à disposition par l’association fait découvrir les outils de contraception au collège et lycée. En 8 questions  « l’outil permet de travailler sur les représentations en échangeant sur des idées reçues couramment répandues et en délivrant des informations complètes. » Il a pour but d’aborder le sujet de « la grossesse, la contraception et la parentalité » en sensibilisant à la contraception.

Le CRIPS a également réalisé des cahiers engagés destinés au moins de 30 ans. Cependant le style et la pédagogie ludique semblent être adaptés à des enfants. Dans « le cahier engagé : santé sexuelle » sous forme de jeux on y trouve

« 30 pages de jeux et exercices pour apprendre à déconstruire nos représentations et à s’engager dans la lutte contre les discriminations, et la promotion de la santé sexuelle ! ».

Dans ces cahiers vous apprendrez entre autres ce que sont les « Chemsex » , « PreP » , « HSH et FSF » et par un mot croisé que « ton orientation sexuelle est une partie de ton identité, tu ne la choisis pas et elle n’a rien d’anormal. » « La Cocotte du plaisir » vous permettra d’apprendre de manière ludique que sont fausses les assertions suivantes : « L’orgasme vaginal est plus puissant que l’orgasme clitoridien », « La Masturbation concerne principalement les hommes », ou encore que « l’éjaculation féminine ça existe ». La masturbation « en plus de nous permettre de mieux s’approprier son corps, et d’identifier les sources de plaisir, cela n’a rien de honteux ! ».

Dans le « cahier engagé » des égalités Hommes-Femmes édité en 2021 en partenariat avec l’UNICEF on y trouve aussi une attaque de la moralité et de l’Eglise catholique. Ainsi la santé sexuelle est définie comme « la possibilité d’avoir des expériences sexuelles sources de plaisir et sans risque ». Que « Les sorcières sont des icônes féministes. »

« VRAI : À partir de la fin du Moyen Âge, l’Église a chassé, torturé, violé et enfin brûlé entre 50 000 et 100 000 femmes, avec la complicité du peuple. Elles avaient en commun une forme dautonomie parce que veuves, prostituées, guérisseuses, ou avorteuses. Aujourdhui ces sorcières” sont devenues des icônes féministes, symbole dindépendance et de liberté face à des millénaires de violence patriarcal. »

Vous y trouverez dans le même ton un jeu de dé-construction du genre et un exercice de Français sur l’écriture inclusive.

Enfin un cahier sur le « body-positivisme » qui fait parti des outils pédagogiques pour les enfants on y apprendra qu’

« au moyen âge, [Saint] Martin n’a pas pu devenir évêque car considéré d’un extérieur difforme et laid de visage. »

Comme le rappelle Valérie Pecresse dans le bilan du CRIPS 2016-2021 : « L’une des forces du Crips IDFPSS réside justement dans cette capacité quotidienne à aller au contact des jeunes dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités […] Ces six dernières années, ce ne sont pas moins de 600 000 jeunes et publics dits « prioritaires » qui ont pu bénéficier de plus de 20 000 actions de préventions en santé sur tout le territoire francilien. Ce sont aussi 7 500 professionnels et futurs professionnels qui ont été formés et/ou accompagnés directement… »

A un moment, le soutien de Marcron à des idéologies ultra-minoritaires lui coûtera extrêmement cher

Interrogée dans L’Incorrect, Ludovine de La Rochère dresse le bilan désastreux d’Emmanuel Macron :

Emmanuel Macron a poursuivi la destruction de la procréation, de la filiation et donc de la famille, peut-être davantage que François Hollande. D’abord, il a tiré les suites que nous prévoyions du Mariage pour tous avec la PMA sans père. Il a créé dans le droit une filiation fictive fondée sur la déclaration conjointe anticipée de deux femmes devant un notaire qui justifierait qu’elles puissent être inscrites comme étant les deux mères sur l’acte de naissance. Il n’était prétendument pas d’accord mais a laissé passer le rallongement de la durée légale de l’IVG à quatorze semaines, alors même que le syndicat des gynécologues et obstétriciens y était opposé – et Dieu sait que ce ne sont pas des conservateurs !

On pouvait déjà changer de sexe et de prénom, on peut désormais, avec Macron, changer de nom sur simple formulaire. En clair, on peut changer entièrement d’identité, celle-ci est déconstruite au point que l’état-civil n’est plus fiable. En fait, il a instauré le mensonge d’État pour la filiation, la procréation et l’identité des personnes. Sur la question transsexuelle, il a fait avancer l’agenda LGBT. Dans le droit français, on a davantage de mention de l’« identité de genre ». Surtout, la loi contre les thérapies de conversion pénalise parents et professionnels de santé/éducation qui tenteraient de dissuader un jeune de changer de sexe. Certes, le texte a été tempéré, mais insuffisamment. En vérité, s’il devait y avoir une loi sur le sujet, ce serait une loi qui interdit l’incitation à changer de sexe.

Enfin, sur la GPA, quand bien même il ne l’avoue pas, il n’est pas défavorable à toute forme de GPA. En 2017 au Figaro, il disait que certains États pratiquent la GPA « de manière non-conforme à nos valeurs républicaines ». Dans son esprit, il peut donc y avoir une GPA acceptable du point de vue des valeurs républicaines. Il avance avec hypocrisie, de manière masquée. Ainsi, le président a toléré des démarches commerciales pro-GPA sur le territoire français. Surtout, il soutient et favorise des projets qui font avancer au niveau européen et international, la reconnaissance des filiations d’intention dans le cadre de la GPA, donc de fait la reconnaissance de la GPA. S’il est réélu, il est évident qu’il poursuivra son soutien au projet de reconnaissance mutuelle à Bruxelles, et le projet « Filiation/Maternité de substitution » à la conférence de La Haye. Ces projets sont des moyens de faire avancer la GPA aux niveaux européen et international, ce qui est encore pire ! […]

Sur Boulevard Voltaire, elle ajoute :

« La Macronie, qui est prétendument raisonnable, rejoint la gauche sur des sujets ultra-minoritaires, la gauche qui le paye très cher, et je pense qu’à un moment donné, c’est quelque chose qui coûtera aussi extrêmement cher à Emmanuel Macron. »

Le bon soldat

Nous avions évoqué le décès du colonel Jacques Allaire, héros de Dien-Bien-Phû. Ses obsèques ont été célébrées par son petit-fils, le chanoine Alban Denis (ICRSP), mercredi 6 avril en la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

En voici l’homélie, par oral ou écrit juste dessous :

Avant-propos

Avant toute chose, mes chers amis, au nom de toute ma famille, je voudrais remercier l’évêque aux armées, Monseigneur Antoine de Romanet, ainsi que le recteur de la cathédrale, Monsieur le chanoine Emmanuel Duché, et le gouverneur des Invalides le général Christophe de Saint-Chamas pour leur accueil, ici, à Paris, dans cette cathédrale Saint-Louis.

Je voudrais aussi saluer toutes les autorités civiles et militaires qui nous honorent de leur présence aujourd’hui.

Enfin, vous, chers amis, qui avez connu ou non mon Grand-Père et qui avez fait le déplacement pour assister à cette messe de funérailles, solennelle et grandiose, ainsi qu’aux honneurs militaires qui vont suivre, du fond du cœur, soyez bénis.

Sermon.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Chère Marie-Christine,

Chère tante Annick, cher oncle Jean-Marie et chère tante Catherine,

Mes chers parents,

Bien chers frères et sœur et cousins,

Mes chers amis et vous tous qui êtes ici présents,

Nous voici donc réunis dans cette impressionnante cathédrale Saint-Louis pour rendre un dernier hommage au Colonel Jacques Allaire, mon Grand-Père.

Nous voici, rassemblés, les mains jointes ou bien au garde-à-vous, pour lui adresser nos adieux, lui offrir nos prières et notre recueillement en marque de respect.

Nous voici autour de son cercueil, au cœur des Invalides, écrin de l’héroïsme français et tabernacle des traditions militaires qui ont fait notre pays hier, et dont nous sommes appelés à nous imprégner pour qu’il reste intact demain.

Ah, la bravoure française !

Godefroy de Bouillon, Du Guesclin, Sainte Jeanne d’Arc bien-sûr, Bayard, le chevalier de Charette, le général de Sonis évidemment, le Maréchal Foch, le colonel Rémy ou le lieutenant Tom Morel aussi : comme elle est stimulante, mes amis, la litanie des serviteurs de la Patrie !

Chacun d’eux nous rend fiers. Tous, ils nous donnent le goût de placer nos pas dans les leurs et offrent à nos âmes, parfois fatiguées, des ressources pour résister à la médiocrité ambiante.

Mais ce matin, ce matin mes frères, ces figures de bravoure qui assistent au balcon du Ciel aux obsèques du Colonel Jacques Allaire, ces figures interrogent notre conscience :

« Et vous ? nous disent-ils, Et vous ? Êtes-vous disposés à œuvrer comme un bon et fidèle soldat, prêts à entrer dans la joie du divin maître ? »

Mais d’ailleurs, mais d’ailleurs, avant d’aller plus loin… au fond, mes amis, qu’est-ce un « bon soldat » ?

De prime abord, un bon soldat se caractérise par l’amour indéfectible de sa Patrie qui le transporte tout entier. La terre de ses pères, il s’en sait le débiteur insolvable et se tient prêt à la défendre devant la barbarie ou la menace étrangère.

Grand-Père aimait profondément son pays. Sans emphase pour se donner des airs, mais sans faillir non plus comme peuvent le faire les mondains. Il l’aimait tant qu’il a toujours respecté que ses adversaires, vietminhs ou fellaghas, puissent défendre le leur.

Le bon soldat, c’est aussi celui qui s’évertue à maîtriser le terrain sur lequel il opère, qui cherche à acquérir une connaissance fine de son adversaire, à en déceler les limites comme les qualités.

La connaissance du terrain, le colonel Allaire l’a apprise auprès de son maître, le général Bigeard, dont il fut l’un des plus fidèles disciples, au point sans doute d’en être le préféré.

Le bon soldat enfin est un bon compagnon. La camaraderie militaire dépasse de beaucoup l’entendement du quidam. Dans les joies et les peines, dans les veilles et les souffrances, les marches nocturnes et les quartiers-libres se scellent des souvenirs uniques qui fondent des amitiés solides. Hélie de Saint-Marc observait : « Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu ! ». Oui, ce sont les épreuves et les larmes qui obtiennent souvent les trésors les plus inestimables. Et il n’est pas nécessaire de le dire seulement aux enfants.

Le sens de l’amitié, s’est toujours traduit chez le colonel Allaire par une disponibilité de tous les instants à l’endroit de ses soldats. Partout, dans chaque recoin de l’hexagone, il avait un camarade à visiter, un ancien compagnon à saluer. Son guide Michelin à lui, c’était son carnet d’adresse des « anciens ». Comment d’ailleurs les portes auraient-elles pu rester closes devant son humour toujours pétillant et son charme innocent ? Il aimait ses hommes comme sa propre famille, voire peut-être même comme sa première famille…

Oui, il fut un bon soldat. Et c’est une fierté de l’avoir eu comme mari, père, grand-père, arrière-grand-père ou tout simplement comme compagnon d’arme et ami. Oui, mes frères, c’est une fierté pour chacun d’entre nous d’être ici présents.

Mais il faut le dire ce matin, à l’occasion de cette messe de funérailles, il existe un autre combat auquel nul homme ne peut échapper au risque d’endurer une éternelle défaite qui plonge l’âme « dans les ténèbres du dehors où résonnent les pleurs et les grincements de dents » (Mt 22, 13).

Cette lutte pour parvenir au Ciel, les maîtres spirituels, de saint Jean de la Croix à sainte Thérèse d’Avila, de saint Ignace de Loyola au grand Padre Pio, n’ont eu de cesse de le comparer à un combat où chaque baptisé est appelé, justement, à se comporter en « bon soldat » du Christ. « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il en vient à perdre son âme. » (Mc 8, 36)

En effet, pour la nature humaine blessée par le péché originel, mes frères, mener droitement son âme vers Dieu nécessite une énergie féroce. Pour faire le bien, il faut se donner souvent du mal. Hélas, hélas bon nombre de baptisés, illusionnés par la mélodie mensongère du « On ira tous au Paradis[1] » croient pouvoir s’exonérer de toute forme de combat ou d’ascèse. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu par le Christ, par Jésus lui-même : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il se renonce, qu’il porte sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Luc 9, 23).

Oui mes frères, la vie est un combat. Résister aux tentations et vaincre le mal réclament d’avoir en bandoulière autour de son âme des munitions essentielles, au risque d’une bérézina spirituelle, d’une capilotade de l’âme.

Amour de la patrie – Maitrise du terrain – esprit de camaraderie. Permettez-moi d’en trouver les correspondances : Amour de Dieu – Connaissance des exigences de la vie chrétienne – communion des saints.

A l’amour de la patrie fait écho l’amour inébranlable de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. A cœur vaillant, rien d’impossible ! Dieu est bon et la bonté de Dieu est conquérante. Et nous sommes appelés chacun d’entre nous à vivre de cette authentique charité qui rend bon, profondément bon et missionnaire pour faire le bien ici-bas.

La Foi que donne l’amour permet à l’âme enracinée dans le Christ de rester justement imperturbable malgré les offenses, les crachats, les quolibets.

Faire face aux défis de l’existence dans l’amour de Dieu, et pour l’amour du Ciel, garantit à chacune de nos journées qui s’achève des horizons au parfum de soleil d’Austerlitz.

Dans notre quête du Paradis, la maitrise du terrain se traduit par une connaissance approfondie des exigences de la vie chrétienne. Notre âme, mes chers amis, trouvera toujours avantage à mieux connaître les écueils à éviter, les remèdes à prendre et les bons coups à jouer pour gagner du terrain, jusqu’à, selon le mot de Claudel, « devenir totalement coloniser par l’Evangile ».

Et puis, enfin, entre autres choses, un chrétien ne peut oublier qu’il ne saurait mener cette lutte terrestre en solitaire. Et l’assemblée réunie ce matin peut en témoigner. En chrétienté, l’esprit de camaraderie porte un joli nom, celui de « communion des saints ».

Cette communion du monde visible et invisible, si chère à la tradition chrétienne, n’est pas autre chose qu’une solide complicité vécue avec nos amis les anges et les saints. Elle participe grandement à notre réconfort ici-bas. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15, 13)

Voir notre prochain se sacrifier pour nous, nous transporte et nous confond. Se consumer pour son prochain donne des ailes. Ce matin, ne l’oublions pas pour les années qu’il nous reste à vivre.

Mes chers amis, tous les hommes meurent un jour, mais qui parmi eux vivent vraiment ? Qui, parmi eux, souhaitent véritablement mener ce combat intérieur ? Ce combat spirituel pour la victoire éternelle, le Ciel.

Celui de notre grand-père s’est achevée le 3 avril dernier. Le colonel Allaire a donc fini par rendre les armes à 99 ans, un petit soir de dimanche, le premier du temps liturgique de la Passion, à l’occasion de cette dernière ligne droite du carême.

Nous savons tous ici, le fait d’arme singulier qui fut le sien lors de la bataille de Dien-Bien-Phû. Alors qu’il refusait la défaite, le lieutenant Allaire réclamait une confirmation écrite d’arrêt du combat à Bruno, alias Bigeard.

A l’heure de rendre son âme à Dieu, pour la fin de son combat terrestre, Grand-Père aura eu la délicatesse de ne pas demander à Saint-Michel, Patron des paras, un ordre écrit de cessez-le-feu. Et, à vrai dire, en avait-il envie ?

Le dimanche 27 mars, affaibli et très touchant, il confiait à mon frère Tugdual : « Pardon de vous avoir cassé les pieds et pardon pour toutes mes bêtises ». Il faut savoir partir l’heure venue, et il n’est pas obligatoire de demander un bon de sortie. S’abandonner n’est pas une défaite. « En vos mains, Seigneur, je remets mon esprit ». (Lc 23, 46)

Selon le mot d’un théologien, « La vie n’est que la courte préface à un livre qui n’aura pas de dernière page[2] ».

La préface du colonel Allaire s’avère bien épaisse. Voici donc venue l’heure d’en tourner la dernière la page, avant de confier son éternité à la miséricorde de Dieu dans nos prières et les messes que nous ferons célébrer pour le repos de son âme, car le Ciel n’est jamais une chose acquise mes frères, même s’il a eu la grâce de faire une bonne mort, muni des sacrements de l’Eglise. Il faut prier pour les âmes des fidèles trépassés. Il faut prier pour nos chers défunts qui ne sont pas des absents mais qui sont nos compagnons de Route vers ce monde éternel, le Ciel.

Oui, mon Colonel, une page se tourne. Et cela à un triple titre :

Une page se tourne pour vous, d’abord. Comme d’ailleurs un jour, elle se tournera pour nous. « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie[3] ». Mon Colonel, devant la mort, un cercueil et une tombe, nous nous trouvons devant l’inévitable brève durée d’une vie qui, au regard de l’éternité, n’est « qu’une heure passagère, un seul jour, qui s’échappe et qui fuit[4] ».

Cher Grand-Père, une page se tourne ensuite pour votre famille.

Vous étiez le dernier de nos grands-parents qui restait.  Cette page qui se tourne nous rappelle, nous, vos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, l’impérieuse nécessité d’écrire à notre tour la plus noble préface au livre de notre éternité à venir. Il nous revient désormais de reprendre le flambeau. Si nous prions aujourd’hui pour le repos de votre âme mon Colonel, c’est aussi pour que vous puissiez intercéder pour nous, l’heure venue, auprès du Trône de Dieu.

Enfin, sans grandiloquence et sans chercher à vous faire rougir mon Colonel, mon cher Grand-Père, avec votre départ, c’est aussi la page d’une certaine France qui se tourne. Celle d’un pauvre garçon de ferme atteint de polio, qui devint dévoreur de livres tout en laissant traîner ses guêtres partout où la France se battait et où l’honneur obligeait. De Dien-Bien-Phû assiégé au putsch d’Alger.

Dans une dizaine de jours mes frères, nous rentrerons dans les trois jours saints sensés nous mener vers Pâques. Le fameux Triduum Pascal. Bientôt, descendra sur toute l’Eglise, une fois encore, les grâces de la formidable rédemption du Christ, scellée dans le sang de la Croix et l’éclat de la Résurrection au sortir du tombeau. Cette Rédemption nous presse, tous et chacun.

Puisse donc le colonel Allaire retrouver le plus tôt possible ses frères d’arme tombés au champ d’honneur.

Puisse Mamie retrouver bien vite Grand-Père pour, qu’à l’unisson, ils intercèdent tous deux pour nous tous ici présents.

« Toi, bon et fidèle soldat, entre dans la joie de ton Maître »

Amen.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

[1] Chanson de Michel Polnareff, 1972.

[2] Abbé Victor-Alain Berto

[3] Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

[4] Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus « Mon chant d’aujourd’hui »

Isabelle Surply poursuivie par la mosquée de Saint-Chamond (Loire) dont l’imam doit être expulsé après des prêches radicaux

Élue régionale Loire (LIS) et municipale à Saint-Chamond, Isabelle Surply se retrouve mise en examen pour avoir lancé l’alerte sur le prêche de l’imam de Saint-Chamond !

Elle explique à Boulevard Voltaire :

En 2021, elle relevait :

 

Que va devenir LR après la défaite de Pécresse : du macronisme, se renouveler ou disparaître ?

La cause semble entendue depuis la défaite de François Fillon en 2017 : un nouvel échec pour la candidate LR menace le parti de disparition. Tout l’enjeu de l’élection pour l’ex-UMP est de réussir à terminer devant Eric Zemmour, pour tenter d’éviter l’implosion.

Deux camps commencent à s’affronter : d’un côté, ceux qui sont plus portés sur les questions civilisationnelles et sécuritaires, avec notamment Laurent Wauquiez et Eric Ciotti ; de l’autre, les tenants d’un centre gauche réputés plus proche du macronisme, avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse. Si Pécresse arrive derrière Eric Zemmour, les premiers pourraient revendiquer que leur vision des choses est la bonne ; si c’est l’inverse, les seconds invoqueront le fait qu’une droite « moins dure rassemble plus de Français ».

Le patron des maires de France David Lisnard et le député européen François-Xavier Bellamy, qui a annoncé qu’il voterait plutôt Zemmour que Macron au second tour, semble préparer la suite. Ils étaient à Versailles récemment. David Lisnard indique :

« Je suis heureux de participer à cette campagne avec François-Xavier. Il est brillant. On a de la chance de l’avoir. » « Ces discours [LR] avaient de la tenue, mais cela renvoie peut-être à la fin d’un cycle, une période de transition. On est dans cette situation-là. »

Bellamy ajoute :

« David incarne le renouveau ». « C’est avec des figures comme la tienne que notre famille politique pourra se reconstruire […] Cette élection n’est qu’un point de départ. »

David Lisnard semble vouloir refonder le parti :

« J’ose un terme : la droite classique. Une droite dans son époque, qui connait la réalité de l’époque, croit en l’avenir du pays et qui sait que l’avenir nécessite des fondations : l’Histoire, la culture, la spiritualité. » « On n’est pas là pour défendre un parti, une idéologie, mais ce qui est bon pour le pays. »

Ne pas être dupes d’un système constitutivement truqué

D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

[…] Les quelques jours prochains de trémoussements électoraux que la France s’apprête à connaître, malgré sa morosité due aux circonstances de plus en plus tragiques, n’offrent donc plus aux citoyens qu’une comédie sociale, plus ou moins obligée, d’ailleurs bien ressentie comme telle, surtout chez les abstentionnistes, mais où la médiacratie va donner à plein sa partition pour faire accroire à l’électeur incrédule son rôle décisif. Ce sera juste un rite, devenu pratiquement superfétatoire, comme le prouvera largement le taux de participation, quoique nécessaire dans le cadre de la religion républicaine officielle, pour sacraliser publiquement l’élu du destin démocratique qui s’est imposé bien autrement et bien auparavant pour des raisons tout autres dont les secrètes convenances et connivences échappent au commun des mortels qui vont participer à cette votation. En l’occurrence le champion de la République en marche réussit sans coup férir pour la deuxième fois consécutive ! Alors que la majorité des Français n’en veulent plus. Épatant ! Telle est l’utilité de jeter un bulletin dans une urne. Le sort de la France en est scellé ! Pour cinq ans encore ; ça fera donc dix ! Attention, il n’est pas dit ici qu’il ne faut pas aller voter. Au contraire ! Et le plus nationalement possible pour bien marquer les lignes de rupture. Il n’est question seulement que de n’être pas dupes d’un système constitutivement truqué. Et depuis l’origine pour qui veut bien voir les faits dans leur implacable réalité. Et, il est vrai, en nos jours macroniens plus que jamais.

Par son déroulement même, cette élection présidentielle et celles qui suivent en conséquence, ne sont pas sans rappeler le temps des clans, ces structures sociales primitives, terriblement efficaces, soit les clans des époques protohistoriques, avant l’histoire des nations, avant même l’invention de la cité, avant que la politique se soit civilisée, soit, plus classiquement, les clans de toujours, d’aujourd’hui comme d’hier. Ainsi fonctionnent les mafias, maintenant comme de tous temps, sur tous les continents, surtout quand elles visent à s’approprier le pouvoir pour le confisquer à leur profit, ce qui est le cas dans beaucoup de pays en notre beau siècle démocratique et pas seulement dans ceux qui sont désignés par les ligues de vertu politique à la vindicte publique.

En France pareillement. Investissement de l’État par une bande organisée et sous forme légale : formidable avancée démocratique ! Ne nous leurrons pas, c’est le cas depuis bien plus longtemps sans doute qu’il n’est cru généralement ; mais, à ce jour et désormais, un tel processus est devenu patent. Pas un parti comme les autres, soit, pour reprendre la terminologie en usage dans la majorité présidentielle, un superparti si on veut, mais bien une entente en vue d’une rapine des postes publics. La légalité sert de couverture à la friponnerie, le droit à l’immoralité, la constitution à la forfaiture. Bel aboutissement du rousseauisme et du kantisme, constitutifs de la pensée républicaine et de l’idéal démocratique ! Pas même du Machiavel, du sous-Hobbes avec un Léviathan qu’il s’agit de mettre à son service.

Il y a de quoi forcer l’admiration. Et entrer dans la danse macronienne en ralliant le si parfait parangon de progressisme démocratique qui s’est identifié à la France et qui veut imposer au monde, au nom de la France, sa propre vision de la société idéale.

Étrange légitimité

Le plat servi était préparé et cuit avant l’heure. Les gens avisés le savent. Ni Marine Le Pen, ni Valérie Pécresse, ni Jean-Luc Mélenchon n’ont changé la donne. La surprise Zemmour, heureuse en elle-même, malgré de magnifiques manifestations où soufflait le patriotisme protestataire d’une France qui ne demande qu’à vivre en dépit des oukases macroniens, n’a fait qu’activer plus violemment le réflexe de défense du système en place. Ce n’est pas dire que la réaction a été inutile. Au contraire. Zemmour a clamé les vérités qu’il fallait révéler et rassemblé les Français conscients des enjeux. Si la victoire n’est pas au rendez-vous, c’est qu’une fois de plus elle aura été volée par un système républicain qui, de toute façon, se refuse à l’admettre. D’ailleurs, l’addition des voix patriotiques auraient dû constituer normalement le socle largement majoritaire – même s’il était minoritaire, et de peu, par rapport à l’ensemble du corps électoral – suffisant pour légitimer dans le cadre des institutions actuelles non seulement une représentation du pays mais aussi un gouvernement – et un gouvernement d’union nationale dont la France a un urgent besoin. Il n’en sera rien. Même aux législatives. Ce n’est pas la première fois dans l’histoire depuis les débuts de la République – qu’on se souvienne de Fructidor ! – ; c’est même régulier.

Alors, la présidentielle ? Il n’y a même pas eu lieu d’imposer une désignation. L’homme s’est présenté à l’heure qu’il a voulue, ainsi qu’il l’a lui-même précisé. Il lui a suffi de dire simplement : « c’est moi, me voilà ! ». Tel Bonaparte se couronnant lui-même. Le suffrage chargé de corroborer cette affirmation de l’homme qui est déjà le chef, qui s’annonce à nouveau comme le chef et qui n’a même pas besoin de passer par la case préparatoire du candidat, tant à l’évidence c’est lui le chef, ne sera même pas une onction consécratoire : quelle utilité à un tel symbole ? Il faut bien comprendre l’esprit qui se dégage de tels procédés. Le résultat publié officiellement n’est qu’une confirmation nationale – et internationale –, entérinant un droit antérieur et supérieur à toute autre règle institutionnelle. À bon entendeur, salut. C’est le point capital.

Ce droit qui désigne la personne et la promeut pour elle-même, est bien – au-delà des mots et des arguties – le ressort profond, simple et fort, qui anime le jeu apparemment compliqué de nos institutions. Tel, jadis, un De Gaulle ou, avant, en modèle de tous les monocrates de la République, un Bonaparte, peut-être même un Mitterrand, un Giscard, un Chirac. En fait, tous ont eu, comme nécessairement, la même tentation et ont usé de ce même ressort, même le pitoyable Sarkozy et le minable Hollande. « C’est moi, me voilà ! ». Et ça marche.

Ce droit éminemment personnel qui domine le droit public, justifie et conforte une telle légitimité hors norme, au-delà de toute légitimité. La rencontre d’un homme et d’un peuple, dit-on pompeusement. Depuis De Gaulle. Non, pour qui examine les choses de près, la rencontre d’un homme et d’un système qui a autant besoin de lui que lui de s’appuyer sur sa volonté de survie. C’est l’explication de tout depuis l’origine.

L’élu du destin, tel qu’il se présente, ne peut donc que se prêter volontiers, par complaisance, par convenance, voire avec condescendance, à un cérémonial d’investiture qui est censé magnifier la fonction et le titulaire qui l’incarne en l’inscrivant dans le cours historique des traditions nationales et royales que les mœurs républicaines se sont efforcé de reproduire et de continuer pour légitimer aux yeux du vulgum pecus l’exercice du pouvoir.

S’il est une certitude qui habite Macron, c’est bien qu’il est le chef. L’est-il vraiment ? Ses comportements d’adolescent immature qui cherche toujours à briller ou se différencier, prouveraient que, s’il en soigne l’image, il lui manque l’étoffe humaine et la stature historique pour assumer le rôle. Mais voilà : il en est persuadé et il en persuade son entourage, suffisamment pour avoir une camarilla à sa dévotion. […]

Persécution des militants pour la vie en Espagne

Le Sénat espagnol a adopté définitivement, mercredi 6 avril, une réforme du Code pénal permettant de condamner à la prison les militants pro-vie coupables de “harcèlement” à l’encontre de femmes souhaitant avorter. Ils pourront écoper de peines allant de trois mois à un an d’emprisonnement ou à des travaux d’intérêt général pour avoir fait “obstacle à l’exercice du droit à l’interruption volontaire de grossesse” via “des actes gênants, offensifs, d’intimidation ou de pression”. Le harcèlement du personnel soignant sera puni des mêmes peines.

Le parti socialiste du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, était à l’initiative de ce texte.

Dire la vérité sur l’avortement peut vous mener en prison.

La Voie romaine à la Sainte Baume avant de rejoindre Cotignac dimanche 10 avril

Retrouvez en vidéo le passage majestueux de La Voie romaine au sommet de la Sainte Baume dimanche dernier, avant d’être accueillie par Monseigneur Dominique REY, Évêque de Fréjus-Toulon, qui a célébré la messe pour nos marcheuses à la basilique de saint Maximin la sainte Baume, troisième tombeau de la Chrétienté.

I-Média – Boutcha : génocide ou intox ?

L’image de la semaine

Elon Musk, l’excentrique milliardaire dirigeant de Tesla, a décidé d’acquérir 9% du capital de Twitter. Va-t-il livrer bataille contre les censeurs pour rendre la plateforme plus libre ?

Jérémy Cohen : les médias cachent le corps

Il y a des victimes de l’ensauvagement que les médias ne sauraient voir. Jérémy Cohen se promenait tranquillement à Bobigny avant d’être violemment agressé et tué par une quinzaine de “jeunes”. Alors que l’affaire était délaissée par la police et étouffée par les médias, le père de la victime a dû se tourner vers un candidat pour obtenir justice. L’affaire Jérémy Cohen relève-t-elle plus d’une récupération politique ou d’une omerta médiatique ?

Revue de presse

Le Parquet national financier ouvre une enquête pour blanchiment de fraude fiscale sur le cabinet de conseil McKinsey. Les liens d’intérêts évidents entre le président Macron et le cabinet ne sont cependant pas mis en cause… Voir aussi : le documentaire de propagande remplaciste sur LCP, Biden esseulé à la Maison Blanche et le déroulé du colloque annuel de l’Institut Illiade.

Boutcha : génocide ou intox ?

Les médias sombrent dans l’hystérie devant la découverte d’un grand nombre de corps civils dans la ville de Boutcha en Ukraine. Génocide ukrainien par les russes, Poutine criminel de guerre ou simple mise en scène ?

Lu sur les 4 Vérités:

Notre ami Éric Letty, talentueux journaliste « politiquement incorrect », vient de publier un désopilant pastiche tenant à la fois du « Père Ubu » et du « Malade imaginaire » – qu’il a défini comme une « farce covidique ».

Fourmillant de réminiscences à des pièces, mineures ou majeures, de notre littérature ou de notre folklore, cette comédie moque les délires liberticides de nos « chers » dirigeants (qui d’ailleurs plastronnent dans cette comédie sous des noms généralement peu flatteurs).

Si l’esprit français était naguère composé d’insolence, d’amour des libertés, de galanterie et d’humour, cette pièce et un petit bijou d’esprit français !

Qr codes & bancs publics. Farce covidique

 

Encore un crime effrayant du Salon beige!

Chers amis,

Certains d’entre vous ne reçoivent pas notre lettre quotidienne ou hebdomadaire (j’en profite pour vous dire que vous pouvez vous y abonner gratuitement en cliquant ici). Je poste donc sur le blogue le petit message que j’ai envoyé ce matin aux abonnés.

Bonne semaine sainte à tous

Guillaume de Thieulloy

 

Dans quelques semaines, le 20 mai prochain, je serai, si Dieu me prête vie, de nouveau devant la XVIIe chambre correctionnelle – celle qui juge les délits de presse. Mon crime, cette fois-ci ? Avoir « diffamé » le Grand Orient pour avoir publié sur le Salon beige un montage laissant entendre que ces admirables « humanistes » pourraient être pour quelque chose dans le massacre des enfants à naître.

Est-il besoin de préciser que je ne suis pas assez dévot de la nouvelle religion d’Etat pour regretter cet affreux péché ? Et est-il besoin de préciser qu’avec ou sans l’autorisation de l’Inquisition maçonnique, je continue à penser que l’avortement est un crime abominable, comme l’a dit sans la moindre ambiguïté toute la Tradition de l’Eglise, gardienne vigilante de la loi naturelle ?
Mais je voudrais que ce procès soit l’occasion de faire connaître au plus grand nombre la réalité de la culture de mort et la réalité sur l’Eglise officielle du régime.

Par conséquent, mon idée est d’inonder le web de caricatures pro-vie.

Nous sommes en train de développer une plate-forme informatique vous permettant d’envoyer ces caricatures le plus simplement possible à vos proches.

Je vous propose donc 3 actions :

1)    Prier pour nous, notamment pour mon avocat et moi-même, pour que nous sachions répondre aux adversaires et aux juges et que le Saint-Esprit nous donne la force et la sagesse – face à la maçonnerie, cela reste l’action la plus efficace.

2)    Nous aider à financer cette campagne (et notre défense) en cliquant ici.

3)    Et, dès que notre plateforme sera prête, je compte sur vous pour diffuser massivement à vos proches ces caricatures !
Comme on le chante à Pâques, la mort et la vie se sont affrontées dans un duel prodigieux. Le Maître de la vie mourut ; vivant, Il règne. La culture de mort peut bien triompher momentanément dans notre pauvre patrie apostate. La victoire est déjà assurée au Prince de la Vie, n’en déplaise aux Frères la Gratouille.

Le scandale McKinsey et la morale publique

Entretien avec Sébastien Meurant, sénateur du Val d’Oise, et l’un des trois parlementaires à avoir saisi le procureur du Parquet national financier après la publication du rapport sénatorial sur les cabinets de conseil:

Vous avez saisi le Parquet national financier sur le scandale McKinsey. Pourquoi ?

D’abord pour une question de morale publique. Il serait dévastateur que la justice donne l’impression d’un « deux poids, deux mesures ». Il serait scandaleux que toute la lumière ne soit pas faite sur cette affaire dans laquelle on peut soupçonner de nombreux délits, pour ne rien dire Trouvez-vous normal que toutes les PME soient l’objet de contrôles fiscaux tous les 3 ou 4 ans et qu’une grosse société comme McKinsey qui réalise un chiffre d’affaires de centaines de millions d’euros en France ne déclare aucun bénéfice depuis 10 ans et que cela ne semble pas émouvoir les services fiscaux ? Et comment justifier que la mission qui a conduit à la réduction des APL de 5 euros ait coûté près de 4 millions d’euros ? C’est Robin des bois à l’envers : on vole aux pauvres pour donner aux riches !

Mais cette saisine est le fait de parlementaires proches d’Eric Zemmour. N’y a-t-il pas une manipulation politique ?

Effectivement, nous avons été trois parlementaires à saisir le procureur au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale : Stéphane Ravier, Guillaume Peltier et moi-même, tous trois soutiens d’Eric Zemmour. Mais le rapport de la commission d’enquête sénatoriale qui a justifié cette saisine est public. D’autres que nous l’ont lu. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que les parlementaires soutiens d’Eric Zemmour aient saisi le procureur, mais que nous ayons été si peu nombreux. Et, pour ce qui me concerne, je serais ravi que d’autres parlementaires d’autres bords politiques se saisissent également de cette affaire et apportent leur propre éclairage. Plus nous serons nombreux à défendre l’exemplarité des gouvernants, mieux ce sera !

Juste après votre saisine, le PNF a annoncé s’être saisi du dossier, mais sans référence, semble-t-il, à votre signalement…

Oui, j’ai vu cela, comme tout le monde. Mais attendons de voir ce qui va se passer. D’après ce que disait la presse, la communication du PNF laisse de côté pas mal de suspicions de délits que nous avons soulevées dans notre propre saisine, de l’escroquerie au détournement de fonds publics, en passant par le délit de favoritisme. Mais je ne doute pas que les magistrats tiennent compte des éléments que nous avons soulevés. En toute hypothèse, si l’affaire est dans les mains de la justice, il est certain que nous allons suivre les développements de cette affaire avec attention.

Bernard-Henri Lévy accuse le PNF qui a ouvert une enquête de donner un coup de pouce à Marine Le Pen. Qu’en pensez-vous ?

J’avoue que je ne comprends pas ce qu’il veut dire : est-ce que la vérité ou la justice ne comptent pas ? Avait-il été si regardant en 2017 quand les « affaires » avaient privé François Fillon de la victoire ? Au demeurant, si je me doute que ce scandale défavorise Emmanuel Macron qui se trouve enfin confronté à son bilan – ce qu’il avait soigneusement évité durant toute la campagne (ou plutôt l’absence de campagne) –, tous les autres candidats, et pas seulement Marine Le Pen, peuvent en « profiter ». Tous ceux qui contestent le gaspillage des deniers publics et la transmission de données sensibles à des cabinets étrangers peuvent en « profiter ». Surtout, je ne comprends pas le raisonnement : M. Lévy ne cesse de dénoncer le « populisme ». Ne croit-il pas que le principal moteur du « populisme » réside dans le comportement indigne de certains « puissants » ? Si l’on veut résoudre les innombrables fractures de notre société, il faut que les plus riches et les plus puissants soient exemplaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela n’a pas été le cas avec la Macronie !

Création du lycée Saint-Augustin à Lyon

Nous avons interrogé Ségolène d’Ussel, cofondatrice avec son mari du lycée Saint-Augustin, qui ouvrira ses portes en septembre 2022.

Où se trouve le lycée ?

Les locaux du Lycée Saint-Augustin sont implantés à Francheville au sein d’un parc d’activités proche des grands axes routiers, à quelques mètres de Lyon et Tassin. De plus, ils profitent des 5 hectares de nature du parc d’Aquavert, à 1 minute de l’établissement !

D’où vient l’équipe enseignante ?

Un soin particulier a été apporté au recrutement des professeurs, tous engagés en faveur de l’éducation intégrale et pleinement conscients de l’importance de leur rôle d’exemplarité. Ce sont des enseignants expérimentés et passionnés qui viennent pour la grande majorité d’établissements lyonnais.

Quelles sont les spécificités de ce nouveau lycée ?

Le lycée Saint Augustin propose un enseignement classique cohérent pour apprendre aux élèves à raisonner et aiguiser leur jugement pour plus de liberté. L’excellence académique et notre parcours Orientation sont de véritables atouts pour la réussite des études post-bac. Il propose également l’enseignement de la philosophie et des cours de culture générale dès la Seconde. Le recours au programme Esto Vir est une des spécificités et permet de transmettre aux jeunes gens le sens de l’effort et ainsi les faire grandir. Une attention toute particulière est donnée à la vie spirituelle grâce à une solide formation et à la vie sacramentelle.

Pourquoi créer un lycée hors contrat à Lyon ?

La création du lycée a été poussée par des familles désireuses d’avoir un lycée indépendant à Lyon, avec la volonté de faire une vraie œuvre chrétienne. L’ambition est d’apporter un nouveau choix d’enseignement aux familles désireuses de proposer une excellence académique au cœur d’un lycée réellement catholique. Pour des jeunes gens heureux, libres et responsables !

Quels sont vos soutiens ?

Nous sommes principalement accompagnés par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, Saint-Joseph Education et la Fondation pour l’Ecole. Leurs conseils et leur soutien sont très précieux. Nous avons aussi la chance d’être entourés par de fidèles conseillers et amis qui nous font profiter de leur expérience et de leur savoir. Il faut s’unir face à l’urgence de la formation de la jeunesse !

Détresse

Vu dans le Canard enchaîné :

Neuvaine pour la France à l’occasion des deux tours de l’élection présidentielle

Initiative d’Hozana :

Les 10 et 24 avril, nous sommes appelés à voter pour élire celui ou celle qui sera à la tête de la France pour les 5 prochaines années. En tant que chrétien, nous avons également un autre devoir : celui de soutenir par la prière celui ou celle qui sera élu, ainsi que l’ensemble de nos responsables politiques.
Dans un contexte économique, sanitaire, géopolitique, environnemental, sociétal difficile, nous pouvons demander dans nos prières, que soient toujours au cœur des décisions le souci des plus faibles et le désir d’une société juste et respectueuse de tous.

Hozana, réseau de prière chrétien sur Internet, propose une grande neuvaine en ligne à l’approche des élections. Plusieurs milliers de priants l’ont déjà rejointe !

Pendant neuf jours, nous sommes invités à confier la France à l’intercession de neuf saints et saintes, qui portent ce pays dans leur cœur et ont déjà œuvré pour lui tout au long de l’Histoire : saint Denis, saint Louis, sainte Jeanne d’Arc, sainte Jeanne de Chantal, saint Vincent de Paul, saint Jean Eudes, sainte Bernadette Soubirous, sainte Thérèse de Lisieux et, bien sûr, la Vierge Marie.

Chaque jour de la neuvaine, nous retrouvons un saint et prions avec lui pour une vertu particulière : audace, justice, compassion, charité, … afin que la fille aînée de l’Eglise n’oublie pas les promesses de son baptême !

Vous pouvez, dès à présent, retrouver la neuvaine sur Hozana et la débuter quand vous le souhaitez (L’inscription sur le site est gratuite).

Emmanuel Macron semble entretenir des liens de vassalité avec BlackRock

Selon cette analyse que l’on peut résumer ainsi :

  • Larry Fink (CEO de BlackRock) a intensifié ses venues en France sous le quinquennat Macron ;
  • Chaque venue en France est synchrone de décisions de rupture politique majeure : vaccination obligatoire, alignement sur la position de la gauche américaine pour l’Ukraine et la Russie ;
  • Ses venues en France sont secrètes mais elles ont été démasquées par la traçabilité des vols du jet privé de Larry Fink, un imposant Gulfstream G650 immatriculé N1777M ;
  • BlackRock est trop gros pour survivre, il doit trouver de nouvelles sources de revenus ; la guerre favorise le passage en force de mesures autrement inacceptables ;
  • Dans cette logique Macron va chercher à entretenir la crise tous azimuts pour suivre l’agenda conseillé (exigé ?).

“Tant que la vie d’un enfant sera sacrifiée pour l’avortement, mes camarades étudiants et moi-même continuerons à les défendre”

La Marche pour la Vie 2022 aux États-Unis racontée par un étudiant :

Une grande déception a envahi le campus de l’Université Ave Maria lorsque nous avons appris que la Marche pour la vie de 2021 était annulée en raison du COVID. Depuis lors, et à mesure que la date de la Marche de cette année approchait, de plus en plus d’inscriptions nous parvenaient. L’intérêt a largement dépassé nos attentes. Nous visions environ cent cinquante personnes, mais au final, nous nous sommes retrouvés avec un groupe de plus de deux cents personnes.

En tant que vice-président du groupe d’étudiants “Ave for Life” et avec mes collègues membres du conseil d’administration, nous voulons montrer à la nation et surtout aux juges de la Cour suprême que les jeunes Américains veulent mettre fin au fléau de l’avortement. Nous sommes conscients qu’un tiers de notre génération a été victime des curettes des avorteurs.

Mercredi dernier, à bord de quatre bus, nous avons entamé le long voyage vers la capitale de notre pays. Vingt et une heures plus tard, fatigués mais de bonne humeur, nous sommes arrivés juste à temps pour célébrer la Vigile pour la vie dans la Basilique du sanctuaire national. La prière est une partie essentielle du travail pro-vie.

Nous avons été joyeusement accueillis et hébergés par la paroisse et l’école de Sainte-Marie. John The Beloved à Arlington, en Virginie. Les hommes dormaient sur le sol du gymnase et les femmes dans la cafétéria. Et bien que les sols soient durs et les salles de bain limitées, personne ne s’en souciait. Nous savions tous qu’il s’agissait d’un pèlerinage, pas d’un voyage de vacances, et les pèlerins ne s’attendent pas à un hébergement de première classe. La communauté de St. Louis, Mo. John’s s’est sacrifié pour nous afin de nous permettre de marcher dans la vie et nous avons, à notre tour, accepté ces petits sacrifices et les avons offerts pour les enfants à naître.

Le vendredi 21 janvier était le jour de la marche. L’aube est froide et claire. Et quand je dis “froid”, je veux dire qu’il faisait -12 degrés C. Cependant, cela n’a en rien entamé notre moral. Nous avions tous porté les vêtements les plus chauds que nous avions. La plupart d’entre nous ont mis tout ce qu’ils ont apporté. Malgré les conditions glaciales, nous n’avons pas été autorisés à entrer dans la plupart des restaurants et des hôtels pour nous réchauffer en raison des obligations de vaccination. Néanmoins, même si nos orteils commençaient à s’engourdir, nous étions tous souriants sur le chemin du rassemblement.

Je pense que je parle au nom de tous en disant que j’ai été surpris par le niveau de participation. Il devait y avoir plus de 100 000 manifestants présents. C’était la foule la plus nombreuse et la plus amicale à laquelle j’ai participé de toute ma vie. Il était émouvant de penser que nous étions tous là dans un seul but : donner une voix aux sans-voix.

Nous étions unis dans notre engagement à mettre fin au massacre d’innocents qui a eu lieu depuis 1973. Près de 64 millions d’avortements !!!! Les rangs des jeunes Américains ont diminué, ouvrant un énorme trou dans la vie de notre pays. Nous, les survivants, avons beaucoup à dire contre cette tragédie permanente qui nous a appauvris de diverses manières.

Debout devant la Cour suprême à la fin de la marche, nous avons tous prié pour que ce soit la dernière Marche nationale pour la vie dans la capitale de notre pays. Mais nous sommes bien conscients que, même si l’arrêt Roe v. Wade sera finalement annulé dans quelques mois, la bataille se poursuivra au niveau des États.

Tant que la vie d’un enfant sera sacrifiée pour l’avortement, mes camarades étudiants et moi-même continuerons à défendre ceux qui ne peuvent pas se débrouiller seuls.

Le Parlement européen demande de remplacer “sexe” par “genre” dans une directive sur la transparence des salaires

Communiqué de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) :

Le Parlement européen a décidé hier de contourner un débat en plénière sur un rapport pourtant sensible qui demande de remplacer l’expression “sexe” par “genre” dans une directive européenne. 

Ce rapport répond à la proposition de directive de la Commission européenne visant à réduire l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes par la mise en œuvre de mesures de transparence salariale. Le 17 mars 2022 la Commission de l’emploi et des affaires sociales et la Commission des droits des femmes et de l’égalité des genres ont adopté un rapport sur « Renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre hommes et femmes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations et les mécanismes d’exécution », qui amende la proposition de la Commission.

Selon la procédure de codécision, suivant un vote en Commission, le Parlement européen peut soit débattre du rapport en Plénière, soit directement engager dans les négociations interinstitutionnelles avec les autres organes législatifs de l’UE, sans un vote de l’ensemble des 705 députés. Cette dernière option a été choisie hier par le Parlement européen.

Le contenu de ce rapport est pourtant particulièrement problématique et aurait dû faire l’objet d’un débat ouvert et démocratique. En effet, il remplace systématiquement la mention de « sexe » par « genre ». Les mentions « femmes » ou « hommes » sont remplacées par « travailleurs de genre différent ».

La Vice-Présidente de la FAFCE, Angelika Weichsel Mitterrutzner, a souligné que, comme l’a déclaré la Commission,

« si l’objectif de cette directive est de lutter contre l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, quel type de protection ces mesures mettront en œuvre si aucune mention n’est faite des femmes? ».

Le Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, note que

« le texte, tel que modifié par le Parlement européen, changerait un texte auparavant basé sur le droit européen en termes de discrimination basée sur le sexe en une vague condamnation des discriminations salariales pour différents motifs. Le véritable enjeu n’est pas seulement idéologique ou formel : le risque ici est de fragiliser la protection des femmes sur le marché du travail, surtout si elles sont mères. Avec les changements proposés, la discrimination des femmes ne fera plus l’objet de cette législation ».

Une directive est un acte légal de l’UE ayant des effets légaux directs dans les législations nationales. Cela créerait un précédent dans le droit de l’UE avec l’utilisation du terme “genre” pour remplacer “sexe”.

La FAFCE appelle tous les décideurs de l’UE – la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’UE – à éviter une directive qui négligerait et afaiblierait la protection des femmes des discriminations salariales.

Effets très indésirables du “vaccin” sur les femmes

Le Sénat a auditionné mercredi des membres d’un collectif de femmes qui dénonce les effets indésirables des vaccins anti-Covid sur les menstruations. Une Marseillaise témoigne des perturbations qui l’ont conduite à une hystérectomie.

J’ai fait ma deuxième vaccination début août et quinze jours après j’ai commencé à avoir des douleurs extrêmement fortes qu’on peut comparer à des douleurs d’accouchement, non-stop jour et nuit et qui duraient pratiquement trois semaines.

Les examens révèlent une adénomyose, une endométriose qui touche l’utérus. Aucun médicament ne la soulage, intolérante au traitement hormonal, Julie opte alors pour la chirurgie.

“L’ablation de l’utérus, c’est la seule solution qui se présentait à moi, j’ai trouvé un chirurgien qui a accepté de me faire une hystérectomie et depuis j’ai retrouvé une vie normale”.

L’apparition des premiers symptômes peu de temps après l’injection est la preuve que la survenue brutale de sa maladie est liée au vaccin. Julia Maruani, gynécologue libéral et hospitalier à Marseille, explique :

“L’adénomyose est une maladie qui évolue lentement donc c’est surprenant, maintenant, il y a des mécanismes qu’on ne connaît pas sur la vaccination et les effets sur l’utérus…”

“C’est vraiment très compliqué parce que la prévalence des troubles du cycle et les changements de quantité de saignement pendant les règles, c’est extrêmement fréquent, il ne se passe pas une journée sans qu’une patiente ne me parle de ça, et ça, bien avant le Covid’. “Par contre, c’est vrai qu’on a remarqué un signalement plus important de patientes qui présentaient des dérèglements et un saignement supplémentaire le mois de la vaccination, ce qui est difficile c’est de faire le lien de cause à effet”. “On ne sait pas, on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de lien, mais on ne peut pas encore affirmer qu’il y en a un, il faut plus d’études pour comparer les femmes vaccinées et non vaccinées”.

Selon l’agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM), 152 302 cas d’effets indésirables ont été rapportés par les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) depuis le début de la vaccination, dont 4432 concernant les troubles menstruels.

S’intéresser aux racines du conflit en Ukraine plutôt que de décerner des brevets de moralité

Voilà une intéressante analyse de Jacques Baud, colonel suisse à la retraite, qui nous change des pseudo-analyses toujours en retard d’une guerre sur le communisme poutinien et met en garde contre ceux qui cherchent à nous mener à une guerre contre la Russie.

Jacques Baud est un ancien colonel d’État-major général, ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est. Il a été formé dans les services de renseignement américain et britannique. Il a été chef de la doctrine des opérations de la paix des Nations Unies. Il a été engagé dans des discussions avec les plus hauts responsables militaires et du renseignement russes juste après la chute de l’URSS. Au sein de l’OTAN, il a suivi la crise ukrainienne de 2014, puis a participé à des programmes d’assistance à l’Ukraine. Autant dire qu’il connaît un peu le sujet… Larges extraits pour ceux qui souhaitent s’instruire  :

Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’« auto-détermination » ou d’« autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.

En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

Cette décision provoque une tempête dans la population russophone. Il en résulte une répression féroce contre les régions russophones (Odessa, Dniepropetrovsk, Kharkov, Lougansk et Donetsk) qui s’exerce dès février 2014 et conduit à une militarisation de la situation et à quelques massacres (à Odessa et à Marioupol, pour les plus importants). À la fin de l’été 2014, ne restent que les Républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk.

À ce stade, trop rigides et engoncés dans une approche doctrinaire de l’art opératif, les états-majors ukrainiens, subissent l’ennemi sans parvenir à s’imposer. L’examen du déroulement des combats en 2014-2016 dans le Donbass montre que l’état-major ukrainien a systématiquement et mécaniquement appliqué les mêmes schémas opératifs. Or, la guerre menée par les autonomistes est alors très proche de ce que l’on observe dans le Sahel : des opérations très mobiles menées avec des moyens légers. Avec une approche plus flexible et moins doctrinaire, les rebelles ont su exploiter l’inertie des forces ukrainienne pour les « piéger » de manière répétée.

En 2014, je suis à l’Otan, responsable de la lutte contre la prolifération des armes légères, et nous tentons de détecter des livraisons d’armes russes aux rebelles afin de voir si Moscou est impliqué. Les informations que nous recevons viennent alors pratiquement toutes des services de renseignement polonais et ne « collent pas » avec les informations en provenance de l’OSCE : en dépit d’allégations assez grossières, on n’observe aucune livraison d’armes et de matériels militaire de Russie.

Les rebelles sont armés grâce aux défections d’unités ukrainiennes russophones qui passent du côté rebelle. Au fur et à mesure des échecs ukrainiens, les bataillons de chars, d’artillerie ou anti-aériens au complet viennent grossir les rangs des autonomistes. C’est ce qui pousse les Ukrainiens à s’engager dans les Accords de Minsk.

Mais, juste après avoir signé les Accords de Minsk 1, le président ukrainien Petro Porochenko lance une vaste opération antiterroriste (ATO/Антитерористична операція) contre le Donbass. Bis repetita placent : mal conseillés par des officiers de l’Otan, les Ukrainiens subissent une cuisante défaite à Debaltsevo qui les oblige à s’engager dans les Accords de Minsk 2…

Il est essentiel de rappeler ici que les Accords de Minsk 1 (septembre 2014) et Minsk 2 (février 2015), ne prévoyaient ni la séparation, ni l’indépendance des Républiques, mais leur autonomie dans le cadre de l’Ukraine. Ceux qui ont lu les Accords (ils sont très, très, très peu nombreux) constateront qu’il est écrit en toutes lettres que le statut des républiques devait être négocié entre Kiev et les représentants des républiques, pour une solution interne à l’Ukraine.

C’est pourquoi depuis 2014, la Russie a systématiquement demandé leur application tout en refusant d’être partie aux négociations, car il s’agissait d’une affaire intérieure à l’Ukraine. De l’autre côté, les Occidentaux — France en tête — ont systématiquement tenté de substituer aux Accords de Minsk le « format Normandie », qui mettait face à face Russes et Ukrainiens. Or, rappelons-le, il n’y a jamais eu de troupes russes dans le Donbass avant le 23-24 février 2022. D’ailleurs, les observateurs de l’OSCE n’ont jamais observé la moindre trace d’unités russes opérant dans le Donbass. Ainsi, la carte des services de renseignements américains publiée par le Washington Post le 3 décembre 2021 ne montre pas de troupes russes dans le Donbass. […]

 

Ainsi, pour compenser le manque de soldats, le gouvernement ukrainien recourt alors à des milices paramilitaires. Elles sont essentiellement composées de mercenaires étrangers, souvent militants d’extrême-droite. En 2020, elles constituent environ 40 % des forces ukrainiennes et comptent environ 102 000 hommes selon Reuters. Elles sont armées, financées et formées par les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et la France. On y trouve plus de 19 nationalités — dont des Suisses.

Les pays occidentaux ont donc clairement créé et soutenu des milices d’extrême droite ukrainiennes. En octobre 2021, le Jerusalem Post sonnait l’alarme en dénonçant le projet Centuria. Ces milices opèrent dans le Donbass depuis 2014, avec le soutien des Occidentaux. Même si on peut discuter le terme « nazi », il n’en demeure pas moins que ces milices sont violentes, véhiculent une idéologie nauséabonde et sont virulemment antisémites. Leur antisémitisme est plus culturel que politique, c’est pourquoi le qualificatif « nazi » n’est pas vraiment adapté. Leur haine du juif vient des grandes famines des années 1920-1930 en Ukraine, résultant de la confiscation des récoltes par Staline afin de financer la modernisation de l’Armée Rouge. Or, ce génocide — connu en Ukraine sous le nom d’Holodomor — a été perpétré par le NKVD (ancêtre du KGB) dont les échelons supérieurs de conduite étaient principalement composés de juifs. C’est pourquoi, aujourd’hui, les extrémistes ukrainiens demandent à Israël de s’excuser pour les crimes du communisme, comme le relève le Jerusalem Post. On est donc bien loin d’une « réécriture de l’Histoire » par Vladimir Poutine.

Ces milices, issues des groupes d’extrême-droite qui ont animé la révolution de l’Euromaïdan en 2014, sont composées d’individus fanatisés et brutaux. La plus connue d’entre elles est le régiment Azov, dont l’emblème rappelle celui de la 2ePanzerdivision SS Das Reich, qui fait l’objet d’une véritable vénération en Ukraine, pour avoir libéré Kharkov des Soviétiques en 1943, avant de perpétrer le massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, en France.

Parmi les figures célèbres du régiment Azov, on trouvait l’opposant Roman Protassevitch, arrêté en 2021 par les autorités bélarusses à la suite de l’affaire du vol RyanAir FR4978. Le 23 mai 2021, on évoque le détournement délibéré d’un avion de ligne par un MiG-29 — avec l’accord de Poutine, bien évidemment — pour arrêter Protassevitch, bien que les informations alors disponibles ne confirment absolument pas ce scénario.

Mais il faut alors montrer que le président Loukachenko est un voyou et Protassevitch un « journaliste » épris de démocratie. Pourtant, une enquête assez édifiante produite par une ONG américaine en 2020, mettait en évidence les activités militantes d’extrême-droite de Protassevitch. Le complotisme occidental se met alors en marche et des médias peu scrupuleux « toilettent » sa biographie. Finalement, en janvier 2022, le rapport de l’OACI est publié et montre que malgré quelques erreurs de procédure, le Bélarus a agi conformément aux règles en vigueur et que le MiG-29 a décollé 15 minutes après que le pilote de RyanAir a décidé d’aller atterrir à Minsk. Donc pas de complot bélarus et encore moins avec Poutine. Ah !… Encore un détail : Protassevitch, cruellement torturé par la police bélarusse, est aujourd’hui libre. Ceux qui voudraient correspondre avec lui, peuvent aller sur son compte Twitter.

La qualification de « nazi » ou « néo-nazi » donnée aux paramilitaires ukrainiens est considérée comme de la propagande russe. Peut-être ; mais ce n’est pas l’avis du Times of Israel, du Centre Simon Wiesenthal ou du Centre de Lutte contre le Terrorisme de l’académie de West Point. Mais cela reste discutable, car, en 2014, le magazine Newsweek semblait plutôt les associer à… l’État Islamique. Au choix !

Donc, l’Occident soutient et continue d’armer des milices qui se sont rendues coupables de nombreux crimes contre les populations civiles depuis 2014 : viols, torture et massacres. Mais alors que le gouvernement suisse a été très prompt à prendre des sanctions contre la Russie, il n’en n’a adopté aucune contre l’Ukraine qui massacre sa propre population depuis 2014. En fait, ceux qui défendent les droits de l’homme en Ukraine ont depuis longtemps condamné les agissements de ces groupes, mais n’ont pas été suivis par nos gouvernements. Car, en réalité, on ne cherche pas à aider l’Ukraine, mais à combattre la Russie.

L’intégration de ces forces paramilitaires dans la Garde Nationale ne s’est pas du tout accompagnée d’une « dénazification », comme certains le prétendent. Parmi les multiples exemples, celui de l’insigne du Régiment Azov est édifiant :

Symbolique nazie des milices ukrainiennes
En 2022, très schématiquement, les forces armées ukrainiennes qui combattent l’offensive russe s’articulent en :
    • Armée de terre, subordonnée au ministère de la Défense : elle est articulée en 3 corps d’armée et composée de formations de manœuvre (chars, artillerie lourde, missiles, etc.).
    • Garde Nationale, qui dépend du ministère de l’Intérieur et est articulée en 5 commandements territoriaux.

La Garde Nationale est donc une force de défense territoriale qui ne fait pas partie de l’armée ukrainienne. Elle comprend les milices paramilitaires, appelées « bataillons de volontaires » (добровольчі батальйоні), également connues sous le nom évocateur de « bataillons de représailles », composés d’infanterie. Principalement formés pour le combat urbain, ceux-ci assurent aujourd’hui la défense de villes comme Kharkov, Marioupol, Odessa, Kiev, etc.

Deuxième partie : la guerre

Ancien responsable des forces du Pacte de Varsovie au service de renseignement stratégique helvétique, j’observe avec tristesse — mais sans étonnement — que nos services ne sont plus en mesure de comprendre la situation militaire en Ukraine. Les « experts » auto-proclamés qui défilent sur nos écrans relaient inlassablement les mêmes informations modulées par l’affirmation que la Russie — et Vladimir Poutine — est irrationnel. Prenons un peu de recul.

LE DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE

Depuis le mois de novembre 2021, les Américains ne cessent de brandir la menace d’une invasion russe contre l’Ukraine. Pourtant, les Ukrainiens ne semblent pas du même avis. Pourquoi ?

Il faut remonter au 24 mars 2021. Ce jour-là, Volodymyr Zelensky promulgue un décret pour la reconquête de la Crimée et commence à déployer ses forces vers le sud du pays. Simultanément, a lieu la conduite de plusieurs exercices de l’Otan entre la mer Noire et la mer Baltique, accompagnés d’un accroissement important des vols de reconnaissance le long de la frontière russe. La Russie, mène alors quelques exercices, afin de tester la disponibilité opérationnelle de ses troupes et montrer qu’elle suit l’évolution de la situation.

Les choses se calment jusqu’en octobre-novembre avec la fin des exercices ZAPAD 21, dont les mouvements de troupes sont interprétés comme un renforcement en vue d’une offensive contre l’Ukraine. Pourtant, même les autorités ukrainiennes réfutent l’idée de préparatifs russes pour une guerre et Oleksiy Reznikov, ministre de la Défense ukrainien déclare qu’il n’y a pas de changement à sa frontière depuis le printemps.

En violation des Accords de Minsk, l’Ukraine mène des opérations aériennes au Donbass à l’aide de drones, dont au moins exécute une frappe contre un dépôt de carburant à Donetsk en octobre 2021. La presse américaine le relève, mais pas les Européens et personne ne condamne ces violations.

En février 2022, les événements se précipitent. Le 7 février, lors de sa visite à Moscou, Emmanuel Macron réaffirme à Vladimir Poutine son attachement aux Accords de Minsk, un engagement qu’il répétera à l’issue de son entrevue avec Volodymyr Zelensky, le lendemain. Mais le 11 février, à Berlin, après 9 heures de travail, la réunion des conseillers politiques des dirigeants du « format Normandie » s’achève, sans résultat concret : les Ukrainiens refusent encore et toujours d’appliquer les Accords de Minsk, apparemment sous la pression des États-Unis. Vladimir Poutine constate alors que Macron lui a fait des promesses en l’air et que les Occidentaux ne sont pas prêts à faire appliquer les Accords, comme ils le font depuis huit ans.

Les préparatifs ukrainiens dans la zone de contact continuent. Le Parlement russe s’alarme et le 15 février demande à Vladimir Poutine de reconnaître l’indépendance des Républiques, ce qu’il refuse.

Le 17 février, le président Joe Biden annonce que la Russie va attaquer l’Ukraine dans les prochains jours. Comment le sait-il ? Mystère… Mais depuis le 16, le pilonnage d’artillerie sur les populations du Donbass augmente de manière dramatique, comme le montrent les rapports journaliers des observateurs de l’OSCE. Naturellement, ni les médias, ni l’Union européenne, ni l’Otan, ni aucun gouvernement occidental ne réagit et n’intervient. On dira plus tard, qu’il s’agit de désinformation russe. En fait, il semble que l’Union européenne et certains pays ont à dessein passé sous silence le massacre des populations du Donbass, sachant que cela provoquerait une intervention russe.

Simultanément, on signale des actes de sabotages dans le Donbass. Le 18 janvier, les combattants du Donbass interceptent des saboteurs équipés de matériel occidental et parlant polonais cherchant à créer des incidents chimiques à Gorlivka. Il pourrait s’agirde mercenaires de la CIA, conduits ou « conseillés » par des Américains et composés de combattants ukrainiens ou européens, pour mener des actions de sabotage dans les Républiques du Donbass.

En fait, dès le 16 février, Joe Biden sait que les Ukrainiens ont commencé à pilonner les populations civiles du Donbass, mettant Vladimir Poutine devant un choix difficile : aider le Donbass militairement et créer un problème international ou rester sans rien faire et regarder les russophones du Donbass se faire écraser.

S’il décide d’intervenir, Vladimir Poutine peut invoquer l’obligation internationale de « Responsibility To Protect » (R2P). Mais il sait que quelle que soit sa nature ou son ampleur, l’intervention déclenchera une pluie de sanctions. Dès lors, que son intervention soit limitée au Donbass ou qu’elle aille plus loin pour faire pression sur les Occidentaux pour le statut de l’Ukraine, le prix à payer sera le même. C’est d’ailleurs ce qu’il explique lors de son allocution du 21 février.

Ce jour-là, il accède à la demande de la Douma et reconnaît l’indépendance des deux Républiques du Donbass et, dans la foulée, il signe avec elles des traités d’amitié et d’assistance.

Les bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les populations du Donbass se poursuivent et, le 23 février, les deux Républiques demandent l’aide militaire de la Russie. Le 24, Vladimir Poutine invoque l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit l’entraide militaire dans le cadre d’une alliance défensive.

Afin de rendre l’intervention russe totalement illégale aux yeux du public nous occultons délibérément le fait que la guerre a effectivement commencé le 16 février. L’armée ukrainienne s’apprêtait à attaquer le Donbass dès 2021, comme le savaient pertinemment certains services de renseignement russes et européens… Les juristes jugeront.

Dans son allocution du 24 février, Vladimir Poutine a énoncé les deux objectifs de son opération : « démilitariser » et « dénazifier » l’Ukraine. Il ne s’agit donc pas de s’emparer de l’Ukraine, ni même, vraisemblablement de l’occuper et certainement pas de la détruire. […]

L’idée que la Russie cherche à s’emparer de Kiev, la capitale pour éliminer Zelensky, vient typiquement des Occidentaux : c’est ce qu’ils ont fait en Afghanistan, en Irak, en Libye et ce qu’ils voulaient faire en Syrie avec l’aide de l’État islamique. Mais Vladimir Poutine n’a jamais eu l’intention d’abattre ou de renverser Zelensky. La Russie cherche au contraire à le maintenir au pouvoir en le poussant à négocier en encerclant Kiev. Il avait refusé de faire jusque-là pour appliquer les Accords de Minsk, mais maintenant les Russes veulent obtenir la neutralité de l’Ukraine.

Beaucoup de commentateurs occidentaux se sont étonnés que les Russes aient continué à chercher une solution négociée tout en menant des opérations militaires. L’explication est dans la conception stratégique russe, depuis l’époque soviétique. Pour les Occidentaux, la guerre commence lorsque la politique cesse. Or, l’approche russe suit une inspiration clausewitzienne : la guerre est la continuité de la politique et on peut passer de manière fluide de l’une à l’autre, même au cours des combats. Cela permet de créer une pression sur l’adversaire et le pousser à négocier. […]

Dans les villes comme Kharkov, Marioupol et Odessa, la défense est assurée par les milices paramilitaires. Elles savent que l’objectif de « dénazification » les vise au premier chef.

Pour un attaquant en zone urbanisée, les civils sont un problème. C’est pourquoi la Russie cherche à créer des couloirs humanitaires pour vider les villes des civils et ne laisser que les milices afin de les combattre plus facilement.

À l’inverse, ces milices cherchent à garder les civils dans les villes afin de dissuader l’armée russe de venir y combattre. C’est pourquoi elles sont réticentes à mettre en œuvre ces couloirs et font tout pour que les efforts russes soient vains : ils peuvent ainsi utiliser la population civile comme « boucliers humains ». Les vidéos montrant des civils cherchant à quitter Marioupol et tabassés par les combattants du régiment Azov sont naturellement soigneusement censurées chez nous.

Sur Facebook, le groupe Azov était considéré dans la même catégorie que l’État islamique et soumis à la « politique sur les individus et organisations dangereuses » de la plate-forme. Il était donc interdit de le glorifier, et les « posts » qui lui étaient favorables étaient systématiquement bannis. Mais le 24 février, Facebook modifie sa politique et autorise les posts favorables à la milice. Dans le même esprit, en mars, la plate-forme autorise, dans les ex-pays de l’Est, les appels au meurtre de militaires et de dirigeants russes. Voilà pour les valeurs qui inspirent nos dirigeants, comme nous le verrons.

Nos médias propagent une image romanesque de la résistance populaire. C’est cette image qui a conduit l’Union européenne à financer la distribution d’armes à la population civile. C’est un acte criminel. Dans mes fonctions de chef de la doctrine des opérations de maintien de la paix à l’Onu, j’ai travaillé sur la question de la protection des civils. Nous avons alors constaté que les violences contre les civils avaient lieu dans des contextes très précis. En particulier lorsque les armes foisonnent et qu’il n’y pas de structures de commandement. […]

Jacques Baud revient ensuite sur l’affaire de la maternité de Marioupol puis sur le travail des services de renseignement occidentaux, dont certains avaient une image très précise et rationnelle de la situation, et que les politiques ont délibérément ignoré leurs services pour répondre de manière idéologique à la situation. De là à penser que le limogeage du patron de la DRM est lié…

Mais voilà le plus important :

Certains politiciens occidentaux voulaient manifestement qu’il y ait un conflit. […] En d’autres termes, nous pouvons naturellement déplorer et condamner l’attaque russe. Mais NOUS (c’est-à-dire : les États-Unis, la France et l’Union européenne en tête) avons créé les conditions pour qu’un conflit éclate. Nous témoignons de la compassion pour le peuple ukrainien et les deux millions de réfugiés. C’est bien. Mais si nous avions eu un minimum de compassion pour le même nombre de réfugiés des populations ukrainiennes du Donbass massacrées par leur propre gouvernement et qui se sont accumulés en Russie durant huit ans, rien de cela ne serait probablement passé. […]

Clairement, ce conflit nous a conduit dans l’hystérie. Les sanctions semblent être devenues l’outil privilégié de nos politiques étrangères. Si nous avions insisté pour que l’Ukraine respecte les Accords de Minsk, que nous avions négocié et cautionné, tout cela ne serait pas arrivé. La condamnation de Vladimir Poutine est aussi la nôtre. Rien ne sert de pleurnicher après coup, il fallait agir avant. Or, ni Emmanuel Macron (comme garant et comme membre du Conseil de Sécurité de l’Onu), ni Olaf Scholz, ni Volodymyr Zelensky n’ont respecté leurs engagements. En définitive, la vraie défaite est celle de ceux qui n’ont pas de parole. […]

En Ukraine, avec la bénédiction des pays occidentaux, ceux qui sont en faveur d’une négociation sont éliminés. C’est le cas de Denis Kireyev, un des négociateurs ukrainiens, assassiné le 5 mars par le service secret ukrainien (SBU) car il est trop favorable à la Russie et est considéré comme traître. Le même sort est réservé à Dmitry Demyanenko, ex-chef adjoint de la direction principale du SBU pour Kiev et sa région, assassiné le 10 mars, car trop favorable à un accord avec la Russie : il est abattu par la milice Mirotvorets Pacificateur »). Cette milice est associée au site web Mirotvorets qui liste les « ennemis de l’Ukraine », avec leurs données personnelles, leur adresse et numéros de téléphone, afin qu’ils puissent être harcelés, voire éliminés ; une pratique punissable dans de nombreux pays, mais pas en Ukraine. […]

Oklahoma : une loi pro-vie abolit presque totalement l’avortement

Le projet de loi 162, adopté mardi par les représentant de l’Etat par 70 voix contre 14, prévoit des peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 100 000 dollars d’amende pour le personnel de santé pratiquant un avortement «sauf s’il s’agit de sauver la vie de la femme enceinte en cas d’urgence médicale».

Le texte n’a plus qu’à être signé par le gouverneur républicain Kevin Stitt pour que la nouvelle législation entre en vigueur, le 26 août.

Julien Rochedy a été séduit par la jeunesse de droite autour d’Eric Zemmour et de Reconquête!

Julien Rochedy explique pour qui il votera le 10 avril. Marine ou Zemmour ?

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