Un cardinal et des militants pro-vie tirent la sonnette d’alarme face au projet de loi anti-chrétien C-9 au Canada
Des groupes canadiens pro-vie et religieux, dont un cardinal, ont tiré la sonnette d’alarme concernant un nouveau projet de loi qui criminalise l’expression et les croyances religieuses lorsqu’ils citent des passages de la Bible, notamment des passages sur l’homosexualité et le genre.
Les préoccupations concernent le projet de loi C-9, dit « Loi contre la haine ». Ce projet de loi a récemment été adopté par la Chambre des communes et est sur le point d’être approuvé par le Sénat.
Dans une lettre adressée le mois dernier aux sénateurs canadiens, le cardinal Frank Leo, archevêque métropolitain de Toronto, a déclaré que si l’Église catholique reconnaît « l’importance de lutter contre la haine et de protéger les individus et les communautés contre la violence », des modifications doivent être apportées au projet de loi.
« Chaque personne doit pouvoir vivre et pratiquer sa religion en toute sécurité et dans la dignité, et nous soutenons les efforts qui contribuent véritablement à faire progresser ces nobles objectifs ».
Le cardinal Leo a déclaré que de nombreux « chefs religieux » ainsi que des « experts en libertés civiles » avaient averti que le projet de loi, tel qu’il était rédigé, comportait de « graves préoccupations » qui n’avaient pas été prises en compte.
« Tout au long du processus législatif, des recommandations judicieuses ont été formulées afin de garantir que la loi s’attaque efficacement à la malveillance de la haine tout en cherchant consciencieusement à protéger certaines libertés fondamentales chères aux Canadiens ».
« Malheureusement, la législation, dans sa forme actuelle, ne répond manifestement pas de manière adéquate à ces graves préoccupations. »
La suppression de l’exemption religieuse a suscité la condamnation de la Conférence des évêques catholiques du Canada, qui a publié une lettre ouverte critiquant l’amendement proposé et demandant son abrogation.
« Il est impératif que les engagements pris par le gouvernement en matière de garanties soient intégrés au projet de loi lui-même. Ce n’est qu’une fois inscrits dans la loi que ces protections – ces droits – pourront être véritablement respectés et garantis. »
« Il existe une solution, et je prie pour que le Sénat s’efforce de la trouver – une solution permettant d’introduire des mécanismes législatifs pour éliminer les terribles expressions de haine, tout en veillant à ce que les violations des libertés acquises et reconnues, en particulier pour les personnes et les communautés de foi, soient préservées, consacrées, honorées et protégées ».
« L’avenir de nos communautés religieuses dépend en grande partie des libertés qui nous permettent de faire ce que nous faisons, dans le plus grand respect de toutes les personnes, croyantes ou non, au sein de notre société canadienne multiculturelle et pluraliste. »
Le cardinal Leo a demandé au Sénat d’examiner « attentivement » la modification du projet de loi C-9 afin de préciser que les droits des Canadiens à la « liberté de religion, de conscience et d’expression » garantis par la Charte sont protégés.
David Cooke, directeur des campagnes de Campaign Life Coalition (CLC) et pasteur chrétien, a déclaré à LifeSiteNews que les Canadiens croyants devraient « se préparer à une hostilité croissante » en raison du projet de loi C-9.
« Avec l’adoption du projet de loi C-9 à la Chambre, les chrétiens et les défenseurs du droit à la vie seront presque certainement confrontés à un tout nouveau niveau d’hostilité, car la porte s’ouvre à une véritable persécution sous couvert d’une prétendue légalité ».
Jack Fonseca, directeur des opérations politiques de CLC, a déclaré que les catholiques et tous les chrétiens doivent être prêts à « se battre » pour leurs droits religieux.
De plus, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF) a déclaré que le projet de loi C-9 « donnerait aux forces de l’ordre » et au gouvernement le pouvoir de poursuivre ceux qu’ils estiment avoir violé les « sentiments » d’une personne d’une manière « haineuse ».
Où sont les ‘intellos’ défenseurs de Kamel Daoud ?
Les 170 auteurs qui ont annoncé quitter Grasset pour défendre la liberté d’expression ont courageusement décidé de se taire concernant Kamel Daoud.
L’écrivain franco-algérien était poursuivi par la justice algérienne pour un roman évoquant la guerre civile ayant opposé le régime algérien aux islamistes entre 1991 et 2002. Un sujet interdit en Algérie. Kamel Daoud a annoncé sur X avoir été condamné par les tribunaux algériens à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende pour son roman Houris (Gallimard, 2024). Dans la foi musulmane, ce terme désigne les jeunes filles promises au paradis. Cet ouvrage, qui lui avait valu le prix Goncourt en 2024, raconte l’histoire d’Aube, une jeune coiffeuse algérienne rescapée de la décennie noire (1991-2002), cette guerre civile algérienne taboue pour le régime d’Alger.
Kamel Daoud indique avoir été condamné « en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », un texte qui, selon l’auteur, « réprime l’évocation publique de la guerre civile ». À cause de la loi algérienne qui réprime de fait tout ouvrage sur la décennie noire, Houris ne peut pas être édité en Algérie.
« Dix ans de guerre, près de 200 000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain», souligne l’auteur sur X. Kamel Daoud est en outre visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par l’Algérie en mai 2025.
Boualem Sansal a réagi sur le site de la Nouvelle Revue politique =
«Une semaine après la visite historique du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril, placée sous le signe du pardon, de la paix et de la réconciliation, le pouvoir algérien retombe dans sa vieille méthode : punir, intimider, faire taire». «Cette décision n’est pas un accident judiciaire. C’est une méthode de gouvernement par la peur. Le pouvoir veut la soumission du peuple et le silence des écrivains. En condamnant Kamel Daoud, c’est aussi un écrivain français qu’il prétend juger et punir. Nous lui disons ici notre soutien total.»
La naissance du couple germano-italien
D’Antoine de Lacoste pour la Revue d’Histoire Européenne :
Dans l’Union européenne, il y avait un socle. Il s’appelait le couple franco-allemand. Il naquit avec le duo De Gaulle-Adenauer et fut suivi des couples Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl, Sarkozy-Merkel, même si ce dernier fut un peu plus agité. Avec François Hollande, il ne se passa évidemment rien. Le comportement d’Emmanuel Macron était attendu avec intérêt, d’autant que son inexpérience internationale engendrait beaucoup d’incertitudes.
Au cours de son premier mandat, notre sémillant stratège fut à peu près sage. Il n’était sans doute pas facile pour un débutant d’expliquer le monde à la diva de l’Europe. Mais Angela Merkel prit sa retraite et c’est le pâle et froid social-démocrate Olaf Scholz qui devint chancelier. Le courant ne passa pas. Le discours de la Sorbonne du 25 avril 2024 prononcé avec l’emphase qu’on lui connaît par le président français résonna en creux Outre-Rhin, et le concept d’«Europe puissance» n’intéressa guère. Les divergences se sont amplifiées avec le conservateur Friedrich Merz qui remporta les élections de 2025.
Quand deux hommes caractérisés par une arrogance frisant la pathologie doivent se parler souvent, il est peu probable qu’il en sorte quelque chose de constructif. Mais cela a aidé à révéler au grand jour des intérêts stratégiques devenus sérieusement contradictoires.
Emmanuel Macron a accéléré le surendettement de la France et jette maintenant son dévolu sur les finances européennes. Il plaide pour des « Eurobonds d’avenir », jolie formule qui veut dire qu’on va beaucoup emprunter. Merz n’en veut pas, tout en acceptant un emprunt de 90 milliards destiné à l’Ukraine qui ne remboursera jamais, peu importe, c’est pour une œuvre. Viktor Orban bloque ce funeste projet, mais pour combien de temps ? Le chancelier allemand veut même aller plus loin dans l’aide au pays le plus corrompu d’Europe et pour cela voler les avoirs russes placés dans les banques du vieux continent. Il y en a pour 200 milliards, mais là c’est Macron qui ne veut pas en raison des risques juridiques qui pourraient survenir après la guerre. S’il fallait rembourser aux Russes l’argent que les Ukrainiens auront dépensé, cela risque en effet d’être un peu compliqué.
Certains se demandent pourquoi l’Allemagne tient tant à soutenir l’Ukraine, dépassant même les ambitions françaises ou scandinaves. La réponse est simple : Rheinmetall. Ce conglomérat industriel spécialisé dans l’armement gagne des fortunes avec la guerre. Il vend à l’Ukraine des armes qu’il fabrique et l’Ukraine paye avec l’argent que l’Europe lui donne. C’est simple, ça marche et Rheinmetall est la seule réussite industrielle allemande de ces dernières années, grâce au contribuable européen, impuissant.
Une divergence plus importante encore est apparue. L’Allemagne veut se doter d’une grande armée. Industriellement, elle en est parfaitement capable, démographiquement un peu moins, mais passons. Or elle veut le faire seule, sans la France. Le fameux projet franco-allemand SCAF (Système de Combat aérien du Futur) de 100 milliards d’euros a donc du plomb dans l’aile. Mais l’Allemagne n’a pas l’arme atomique et veut continuer à bénéficier du parapluie américain.
L’Italie, moins ambitieuse pour son armée, tient aussi beaucoup à la protection de Washington. La tradition atlantiste italienne est bien ancrée et les bonnes relations de Giorgia Meloni et Donald Trump ont renforcé les liens entre les deux pays. De plus Giorgia Meloni n’aime pas Emmanuel Macron comme son visage très expressif l’a souvent montré. Elle n’a pas oublié qu’il était très lié avec Mario Draghi et avait été mécontent de sa victoire électorale en 2022.
C’est donc avec un grand sourire qu’elle a accueilli le 23 janvier dernier Friedrich Merz, flanqué d’une bonne dizaine de ses ministres. De nombreux accords bilatéraux ont été signés dans une ambiance fort chaleureuse, et Giorgia Meloni a conclu que « 2026 sera l’année de l’Italie et de l’Allemagne. » Une jolie pierre dans le jardin français.
Isolé, discrédité, moqué, Macron n’a plus qu’un atout pour inverser la tendance : l’arme nucléaire que la France est la seule à posséder de façon autonome en Europe, celle de la Grande-Bretagne étant sous contrôle américain. Il lui reste un an pour organiser son « partage » avec l’Allemagne et peut-être d’autres pays. Ce sera le dernier fleuron de la « start-up nation » ainsi bradé par le plus anti-français de tous nos présidents.
Pèlerinage de saint Michel – 8 au 10 mai
Du 8 au 10 mai 2026, le Pèlerinage de toute la France au Mont Saint-Michel connaîtra sa deuxième édition consécutive, reliant à pied Saint-Malo au Mont-Saint-Michel, lieu emblématique de foi et de rassemblement.
Pensé comme un pèlerinage de toute la France, cet événement spirituel a pour vocation de rassembler les catholiques dans leur diversité, au-delà des parcours et des sensibilités, afin de manifester concrètement l’unité de l’Église.
Par sa date, son itinéraire et son ambition, le pèlerinage de Saint Michel entend s’inscrire durablement dans le calendrier spirituel français, avec l’objectif d’ancrer le 8 mai comme une date de référence pour un grand rendez-vous annuel de pèlerinage national, appelé à se renouveler chaque année.
L’édition 2026 s’inscrit dans le prolongement de l’année jubilaire, en écho à l’appel du pape à avancer ensemble sur un chemin d’espérance, autour du thème : « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! »
Sous la protection de Saint Michel Archange, saint patron et protecteur de la France, les pèlerins marcheront dans une démarche ouverte à tous, seuls ou en familles, croyants engagés ou personnes en recherche.
Après une première édition fondatrice en 2025, qui a réuni 500 pèlerins venus de toute la France, les organisateurs anticipent en 2026 une participation en forte hausse, signe du rayonnement croissant et de l’ancrage rapide de ce pèlerinage à l’échelle nationale.
Messe d’ouverture – vendredi 8 mai à 8h30, cathédrale de Saint-Malo, célébrée par Mgr Jean Bondu,
Messe de clôture – dimanche 10 mai à 7h30, abbatiale du Mont-Saint-Michel, célébrée par Mgr Pierre-Antoine Bozo, avec la présence de Mgr Grégoire Cador (procession à partir de 6h45).
S’inscrire au Pèlerinage : https://tally.so/r/lbedaW
“L’importance de protéger et de chérir la famille et les valeurs qui y sont transmises”
Lors d’une rencontre avec les jeunes et les familles en Guinée, le pape Léon XIV a rappelé :
[…] Mes très chers frères et sœurs, vous êtes venus à cette rencontre avec vos familles. Elles sont la terre fertile où s’enracine le jeune et fragile arbre de votre croissance humaine et chrétienne. C’est pourquoi je vous invite tous à rendre grâce au Seigneur pour le don de vos proches et, comme nous l’ont enseigné Purificación et Jaime Antonio, à vous confier à Lui afin que vos familles grandissent dans l’unité, accueillent la vie comme un don précieux et les éduquent à rencontrer le Seigneur, le Seigneur qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (cf. Jn 14, 6). Nombre d’entre vous se préparent au sacrement du mariage. Être époux et parents est une mission exaltante, une alliance à vivre au quotidien, dans laquelle nous nous renouvelons sans cesse les uns pour les autres, promoteurs, avec Dieu, du miracle de la vie et bâtisseurs de bonheur, pour vous-mêmes et pour vos enfants. Préparez-vous à vivre cette vocation comme un chemin d’amour véritable, qui s’épanouit dans la liberté, un chemin d’espérance né de la certitude que Dieu ne vous abandonnera pas, un chemin de sainteté qui recherche toujours le bien et le bonheur d’autrui.
Je remercie infiniment Victor Antonio pour la sincérité et le courage avec lesquels il a partagé son histoire. Ses paroles nous aident à saisir plus profondément encore la valeur de nos propos. Elles résonnent comme un poids, non pour nous détruire, mais pour nous encourager à bâtir un monde meilleur, fondé sur le respect de la vie dès sa naissance et tout au long de son développement, et sur le sens des responsabilités envers les enfants et les jeunes. Victor Antonio nous a rappelé qu’accueillir la vie exige amour, engagement et attention, et ces mots, prononcés par son adolescent, devraient nous amener à réfléchir sérieusement à l’importance de protéger et de chérir la famille et les valeurs qui y sont transmises. Cultivons-les, vivons-les, témoignons-en, même lorsque cela implique des sacrifices, ou lorsque, comme l’ont dit Jaime Antonio et Purificación, les jugements, les préjugés et les stéréotypes tentent d’en minimiser la valeur. Une famille qui sait accueillir et aimer est lumière, est chaleur. Le pape François nous a laissé de belles paroles à ce sujet, il nous a dit : « Le couple du père et de la mère avec toute leur histoire d’amour […], le couple qui aime et engendre la vie est la véritable “sculpture” vivante […], capable de manifester Dieu le Créateur et Sauveur » (Exhortation apostolique Amoris Laetitia , 9.11). […]
“Il faut des chrétiens qui prennent en main le destin de la Guinée équatoriale”
Dans son homélie prononcée lors de la messe à Mongomo, le pape Léon XIV a souligné :
[…] La devise de ma visite est « Le Christ, lumière de la Guinée équatoriale vers un avenir d’espérance », et c’est peut-être là, aujourd’hui, la plus grande faim : il y a une faim d’avenir, mais d’un avenir habité par l’espérance qui peut faire naître une nouvelle justice, qui peut porter des fruits de paix et de fraternité. Et il ne s’agit pas d’un avenir inconnu que nous devons attendre passivement, mais d’un avenir que nous sommes appelés, avec la grâce de Dieu, à construire. L’avenir de la Guinée équatoriale dépend de vos choix ; il repose sur votre sens de responsabilité et sur l’engagement partagé pour préserver la vie et la dignité de chaque personne.
Il est donc nécessaire que tous les baptisés se sentent impliqués dans l’œuvre d’évangélisation, deviennent des apôtres de la charité et des témoins d’une nouvelle humanité.
À la lumière et avec la force de l’Évangile Il s’agit de prendre part au développement intégral de cette terre, à son renouveau, à sa transformation. Le Créateur vous a dotés de nombreuses richesses naturelles : je vous exhorte à coopérer afin qu’elles puissent être une bénédiction pour tous. Que le Seigneur vous aide à devenir de plus en plus une société où chacun, selon ses différentes responsabilités, œuvre au service du bien commun et non d’intérêts particuliers, en dépassant les inégalités entre privilégiés et défavorisés. Que les espaces de liberté s’accroissent, que la dignité de la personne humaine soit toujours préservée : je pense aux plus pauvres, aux familles en difficulté ; Je pense aux prisonniers, souvent contraints de vivre dans des conditions d’hygiène et de santé inquiétantes.
Frères et sœurs, il faut des chrétiens qui prennent en main le destin de la Guinée équatoriale. C’est pourquoi je voudrais vous encourager : n’ayez pas peur d’annoncer et de témoigner de l’Évangile ! Soyez les bâtisseurs d’un avenir d’espérance, de paix et de réconciliation, en poursuivant l’œuvre que les missionnaires ont commencée il y a 170 ans. […]
La plus importante association gauchiste américaine mise en examen
Le ministère de la Justice américain (DOJ) a annoncé une mise en accusation contre le Southern Poverty Law Center (SPLC), l’un des groupes d’activistes de gauche les plus puissants des États-Unis, pour 11 chefs d’accusation de fraude bancaire et autres crimes.
Cette organisation à but non lucratif avait « secrètement transféré plus de 3 millions de dollars de dons » à des membres du Ku Klux Klan, du Parti national-socialiste d’Amérique et d’autres organisations extrémistes dans le cadre d’enquêtes les concernant. Le Southern Poverty Law Center (SPLC) a omis d’informer ses donateurs qu’il utilisait leurs fonds « pour financer les dirigeants et organisateurs de groupes racistes, alors même qu’il dénonçait ces mêmes groupes sur son site web », selon le ministère.
Le ministère de la Justice a déclaré que le SPLC avait « ouvert des comptes bancaires liés à une série d’entités fictives » pour dissimuler le stratagème et « fait une série de fausses déclarations concernant le fonctionnement de ces comptes ».
« Le SPLC instrumentalise le racisme pour justifier son existence », a déclaré le procureur général par intérim Todd Blanche.
Les démocrates ont critiqué l’inculpation, le député d’extrême gauche Pramila Jayapal déclare que le « Southern Poverty Law Center accomplit un travail incroyablement important » et qu’elle « continuera de les soutenir ».
Ce groupe est l’une des plus importantes organisations aux États-Unis, avec une dotation de 822 millions de dollars et des revenus de 129 millions de dollars en 2024, grâce au soutien financier de grands donateurs libéraux. Le SPLC est depuis longtemps critiqué pour ses salaires exorbitants, les allégations de harcèlement sexuel et de mauvais traitements infligés à son personnel, ainsi que pour le transfert de centaines de millions de dollars vers des comptes offshore.
Fondé en 1971 en tant que cabinet d’avocats spécialisé dans les droits civiques, le Southern Poverty Law Center s’est fait connaître ces dernières décennies pour son activisme d’extrême gauche et pour avoir diffamé les organisations conservatrices, catholiques et autres organisations chrétiennes traditionnelles en les qualifiant de « groupes haineux » pour leur opposition à l’homosexualité et à la transidentité. La « carte de la haine » du SPLC présente des organisations pro-famille importantes telles que le Family Research Council, l’Alliance Defending Freedom et le Liberty Counsel aux côtés de groupes suprémacistes blancs terroristes comme le Ku Klux Klan. Le SPLC classe les croyances « anti-LGBTQ+ » parmi les « idéologies extrémistes » qu’il surveille, au même titre que les mouvements « skinheads racistes », « néonazis » et « négationnistes ». L’organisation associe la « haine anti-LGBTQ+ » aux idées selon lesquelles l’hétérosexualité serait la seule sexualité « normale » ou que le genre ne peut être compris que comme « masculin » ou « féminin », deux idées soutenues par l’enseignement catholique et la Bible.
Le SPLC surveille également le « catholicisme traditionaliste radical », reprochant aux soi-disant « catholiques traditionnels radicaux » de s’opposer aux « réformes libéralisantes » après Vatican II qui « ont donné plus de pouvoir aux laïcs » et affirmant que « l’antisémitisme est une partie inextricable de leur théologie ». Parmi les autres organisations visées par le SPLC figurent le Center for Family and Human Rights (C-Fam), l’American Family Association, Focus on the Family, l’American College of Pediatricians, le Ruth Institute, le média catholique Church Militant (aujourd’hui disparu) et Do No Harm, qui s’oppose aux transitions de genre chez les mineurs. Le groupe classe de manière absurde des organisations pro-parents comme Moms for Liberty parmi les groupes « antigouvernementaux » extrémistes. Le Southern Poverty Law Center continue de dénoncer Turning Point USA comme un « groupe haineux », même après l’assassinat de son fondateur, Charlie Kirk, par un tueur à gages d’extrême gauche en 2025.
La propagande du SPLC a conduit à des violences contre les conservateurs, notamment un quasi-massacre en 2012, lorsque le militant homosexuel Floyd Lee Corkins II est entré au siège du Family Research Council avec un pistolet semi-automatique et 50 cartouches, cherchant à « tuer autant de personnes que possible ».
Le Southern Poverty Law Center (SPLC) a entretenu des relations étroites avec le gouvernement fédéral sous les administrations démocrates. Le ministère de la Justice a invité la cofondatrice du SPLC – qui a ensuite été licenciée pour « conduite inappropriée » – à prendre la parole, et le FBI l’ a répertoriée comme « ressource » sous l’administration Obama. En 2021, le ministère de la Justice de Biden a fait appel au SPLC en tant que consultant en matière d’« extrémisme ».
Cependant, le FBI de Trump a rompu tous les liens avec le groupe l’automne dernier.
Les géants de la tech, dont Facebook, Twitter, Google et Amazon, se sont également associés au SPLC, l’utilisant pour signaler les groupes dits « haineux » et les supprimer ou les restreindre sur leurs plateformes.
Liban : un soldat français blessé succombe à ses blessures. RIP
Un deuxième militaire français de la Finul est mort mercredi 22 avril des suites de ses blessures suite à l’embuscade qui a déjà tué samedi l’adjudant Florian Montorio. Le caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, avait été rapatrié mardi du Liban.
Ces militaires ont été pris dans une embuscade alors qu’ils procédaient à une opération de déminage dans le sud du pays, dans laquelle deux autres soldats français ont été blessés.
Les autorités françaises ont immédiatement attribué l’attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah actif dans le sud du Liban, ce que le groupe islamiste chiite a nié.
Grande tristesse à l’annonce de la mort du caporal-chef Anicet GIRARDIN.
Casque bleu de la FINUL, il avait été gravement blessé le 18 avril au Liban lors de la prise à partie ayant entrainé la mort de l’adjudant MONTORIO.
Après la stabilisation de son état par le personnel de… https://t.co/uIWly2JxPZ
— Chef d’état-major des armées (@CEMA_FR) April 22, 2026
Une loge maçonnique au RN ?
Evidemment, il faut se méfier des informations colportées par L’Huma. Mais dans le numéro d’hier, on découvre qu’une dizaine de personnes proches ou membres du RN se rassemblent chaque mois au sein d’une loge maçonnique, la loge Suger au sein de la GLNF :

Fake news dans l’Huma
Selon le numéro de L’Humanité d’aujourd’hui, un homme aurait tiré sur des enfants avec une carabine en proférant des insultes racistes, en Haute-Loire:
En fait, aucun tir ni propos raciste n’ont eu lieu selon le parquet. Un homme de 65 ans a été placé en garde à vue après avoir été aperçu avec une carabine.
“Aucun tir en direction des personnes présentes n’a été constaté et aucune personne n’a été blessée”, contredit le parquet du Puy-en-Velay. Un enfant de 10 ans entendu en qualité de victime a indiqué que l’arme a été pointée “à une reprise sur lui, ce que n’évoquent pas les autres témoins entendus et victimes”.
“Aucun propos à caractère raciste n’a été évoqué par les témoins ou les victimes. Le mis en cause reconnaît avoir voulu impressionner les enfants dont il disait ne plus supporter les bruits”.
Sur le certificat médical produit par l’enfant mineur, qui a déposé plainte, il est mentionné “0 jour d’ITT” et aucune trace de lésion visible. Il n’évoque aucune insulte raciste dans sa plainte.
“Ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste”.
Le problème du détournement de la connaissance vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité
Lors de sa rencontre avec le monde de la culture à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau campus de l’Université nationale de Guinée équatoriale auquel a été donné le nom du pape, Léon XIV a déclaré :
[…] Dans le jardin du Livre de la Genèse, à côté de l’arbre de vie, se dresse également l’arbre de la connaissance du bien et du mal (cf. Gn 2, 9), dont Dieu ordonne à l’homme et à la femme de ne pas manger les fruits. Il convient de souligner qu’il ne s’agit pas d’une condamnation de la connaissance en tant que telle, comme si la foi craignait l’intelligence ou considérait avec suspicion le désir de savoir. L’être humain a reçu la capacité de connaître, de nommer, de discerner, de s’émerveiller devant le monde et de s’interroger sur son sens (cf. Gn 2, 19).
Le problème ne réside donc pas dans la connaissance, mais dans son détournement vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité, mais à la plier à ses propres exigences, en la jugeant selon la convenance de celui qui prétend la connaître. Là, la connaissance cesse d’être une ouverture et devient une possession ; elle cesse d’être un chemin vers la sagesse et se transforme en une affirmation orgueilleuse d’autosuffisance, ouvrant la voie à des égarements susceptibles de devenir inhumains.
Cependant, l’histoire biblique ne prend pas fin devant cet arbre. La tradition chrétienne contemple un autre arbre, celui de la Croix, non pas comme une négation de l’intelligence humaine, mais comme signe de sa rédemption (cf. Col 2, 2-3). Si la Genèse présente la tentation d’une connaissance séparée de la vérité et du bien, la croix révèle au contraire une vérité qui, loin d’imposer sa domination, s’offre par amour et élève l’homme à la dignité avec laquelle il a été conçu dès son origine. Là, l’être humain est invité à laisser guérir son désir de connaître : à redécouvrir que la vérité ne se fabrique pas, ne se manipule pas et ne se possède pas comme un trophée, mais qu’elle s’accueille, se cherche avec humilité et se sert avec responsabilité.
C’est pourquoi, dans une perspective chrétienne, le Christ n’apparaît pas comme une échappatoire fidéiste face à la difficulté intellectuelle, comme si la foi commençait là où la raison s’arrête. Au contraire : en Lui se manifeste la profonde harmonie entre vérité, raison et liberté. La vérité s’offre comme une réalité qui précède l’homme, lui parle et l’appelle à sortir de lui-même, et c’est pourquoi elle peut être recherchée avec confiance. La foi, loin de mettre fin à cette recherche, la purifie de toute autosuffisance et l’ouvre à une plénitude vers laquelle la raison tend, même si elle ne peut la saisir complètement.
Ce faisant, l’arbre de la Croix ramène l’amour de la connaissance à sa source originelle. Il nous enseigne que connaître signifie s’ouvrir à la réalité, en accueillir le sens et en préserver le mystère. Ainsi, la recherche de la vérité demeure-t-elle véritablement humaine : humble, sérieuse et ouverte à une vérité qui nous précède, nous appelle et nous transcende.
En effet, il ne suffit pas qu’un arbre porte du fruit : la qualité de ce fruit compte aussi, car c’est à ses fruits qu’on reconnaît l’arbre (cf. Mt 7, 20). De même, une université se jauge à la qualité des étudiants qu’elle offre à la vie de la communauté, plus qu’au nombre de diplômés ou à l’étendue de ses infrastructures. Tel est le désir sincère que l’Église catholique exprime dans son engagement séculaire dans le domaine de l’éducation : que les professionnels excellent grâce à leurs connaissances et à leur savoir-faire ; fruits mûrs pour une véritable fécondité, capables d’aller au-delà de la simple apparence du succès. […]
Christianisation et islamisation de l’Afrique du Nord
A l’occasion de la visite du pape en Algérie, le numéro d’avril d’Afrique réelle revient sur la christianisation et la déchristianisation de l’Afrique du Nord.
Ce fut la romanité qui ouvrit la voie à la christianisation des Berbères laquelle épousa les limites de l’Empire. Dans toute la Berbérie, à l’exception de la Maurétanie Tingitane, (l’actuel Maroc), la chrétienté fut florissante. Du Ier au VIIe siècle, 175 localités de l’actuelle Algérie et 141 de l’actuelle Tunisie – mais seulement 2 dans l’actuel Maroc -, étaient des sièges épiscopaux. Dans la seule Maurétanie Césarienne, l’actuelle Algérie centrale et occidentale, en 484, il y avait 120 évêques catholiques.
Après la conquête musulmane, au VIIe siècle, en Egypte, en Syrie, au Liban, en Irak, en Jordanie et en Iran, les chrétiens devenus minoritaires et même ultra-minoritaires ont réussi à maintenir leur identité. Rien de tel dans l’actuel Maghreb.
Le RP Cuoq écrivait que :
« (…) dans l’islam importé par les envahisseurs, les chrétiens d’alors voyaient moins une religion nouvelle qu’une hérésie de plus, à l’instar de l’arianisme, du monophysisme ou du donatisme. Un saint Jean Damascène, fonctionnaire chrétien du calife de Damas et Père de l’Eglise, ne considérait-il pas la religion des nouveaux maîtres de l’Orient comme une hérésie chrétienne ? On comprend mieux, dans ces conditions, que des chrétiens berbères aient passé à l’Islam » (Cuoq, 1984 : 118).
La question de l’islamisation des Berbères débouche sur la réalité de la christianisation de l’Afrique du Nord.
Le débat qui est ancien a été relancé par Marcel Bénabou (1976 et 1978), par Yvon Thébert (1978) et par Mériem Sebaï (2005). Un débat que Gabriel Camps résumait parfaitement à travers la question suivante : « Comment l’Afrique du Nord, peuplée de Berbères en partie romanisés, en partie christianisés, est-elle devenue en quelques siècles un ensemble de pays entièrement musulmans et très largement arabisés, au point que la majeure partie de la population se dit et se croit d’origine arabe ? » (…) « Comment expliquer que l’Africa, la Numidie et même les Maurétanies, qui avaient été évangélisées au même rythme que les autres provinces de l’Empire et qui possédaient des églises vigoureuses, aient été entièrement islamisées alors qu’aux portes mêmes de l’Arabie ont subsisté des populations chrétiennes : Coptes des pays du Nil, Maronites du Liban, Nestoriens et Jacobites de Syrie et d’Iraq ? » (Camps, 1987 : 132).
A ces questions, François Decret a donné les éléments de réponse suivants : « (…) la christianisation s’était faite exclusivement à travers la langue latine, qui n’était pas seulement la langue des villes, mais s’était développée dans les régions rurales en relation avec les cités pour le commerce et les marchés. Il reste que, dans bien des zones forestières et montagneuses isolées, le petit peuple utilisait les anciens parlers punique ou libyque et n’avait donc pas accès à la prédication chrétienne. Ainsi, à Fussala, à quarante milles d’Hippone, où la population ne parlait que le punique, Augustin eut la plus grande peine à trouver un clerc pour diriger ce nouveau diocèse. Il en allait tout autrement en Orient où le christianisme s’implanta à travers le copte, le syriaque, l’arménien et autres langues locales. Pour leur part, les Africains (lire Berbères) rejetant Rome et la latinité s’effaçant, le christianisme qui en était tributaire perdait naturellement son support » (Decret, 2002 : 3).
Néanmoins, le christianisme ne disparût pas immédiatement après 647-709, dates de la conquête musulmane du Maghreb.
Les sources latines et arabes montrent ainsi que des communautés chrétiennes de plus en plus réduites subsistèrent dans certaines villes (Carthage, Kairouan, Tlemcen, et certaines cités de l’Aurès). Et cela, même si les chrétiens des villes avaient très majoritairement rejoint l’islam. Ne perdons pas de vue que les citadins avaient le souvenir des circoncellions qui, au IVe siècle, avaient mis toute la région à feu et à sang. Dans le désordre de ces temps de la conquête, les nouveaux venus leur seraient peut-être apparus, dans une certaine mesure, comme des protecteurs.
Les papes continuent d’entretenir des contacts sporadiques avec l’Afrique du Nord, et des évêques africains sont encore mentionnés jusqu’au Xe siècle, bien que de manière de plus en plus rare. Dominique Valérian a montré que les sources latines, bien que très fragmentaires, confirment une survie réelle mais difficile à quantifier du christianisme maghrébin après la conquête. L’érosion progressive s’est faite à partir du statut de dhimmi dans lequel les chrétiens étaient certes « protégés », mais leur soumission aux impositions, aux vexations et aux restrictions, a fini par venir à bout de l’esprit de résistance. L’islamisation qui fut donc administrative entraîna une conversion progressive qui se fit pour des raisons fiscales, sociales ou politiques. Et comme les chrétiens n’eurent plus le droit de construire ou simplement d’entretenir l’extérieur des églises, la dégradation des bâtiments cultuels devint irréversible.
Chronologiquement, l’érosion se produisit dès les VIIe-VIIIe siècles avec l’affaiblissement des communautés chrétiennes. Au IXe siècle nous notons la raréfaction des évêques, mais une présence chrétienne encore attestée. Les Xe-XIe siècles voient la généralisation des conversions à l‘islam, le christianisme ne semblant plus survivre que dans isolats. Au Xe siècle, à Carthage, nous avons la preuve qu’existait encore une communauté chrétienne. Quelle était son importance ? Nous l’ignorons. En 1053, nous disposons de deux lettres du pape Léon IX adressées à Thomas évêque de Carthage et une autre aux évêques Jean et Pierre. D’où ces derniers étaient-ils les évêques ? Nous l’ignorons, mais il est possible que l’un d’entre eux l’ait été à Tlemcen où El Bekri évoque l’existence de chrétiens et d’une église très fréquentée.
Dans l’actuelle Tunisie, il semblerait que la majorité des derniers chrétiens ait profité de la campagne normande (1146–1153) pour migrer vers la Sicile. Bien leur en prit car, en 1159 quand les Almohades prirent Tunis et les autres villes de la région, les Juifs et les chrétiens eurent le choix entre la mort ou la conversion. Ce fut alors la fin des dernières communautés d’Afrique du Nord. Ensuite, le christianisme disparu quasiment même si, selon Ibn Khaldoun au XIVe il y avait encore des villages chrétiens dans la région de Gafsa dans l’actuelle Tunisie. […]
“La Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société”
Extrait du discours du pape Léon XIV lors de sa rencontre mardi avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique de Guinée équatoriale :
[…] Augustin estime que les chrétiens sont appelés par Dieu à vivre dans la cité terrestre, le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. C’est la cité vers laquelle Abraham « se mit en chemin sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers comme lui de la même promesse. Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11,8-10). Tout être humain peut apprécier cette conscience très ancienne de vivre sur terre comme de passage. Il est fondamental qu’il perçoive la différence entre ce qui dure et ce qui passe, en se préservant de la richesse injuste et de l’illusion de la domination. En particulier, « le chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au gouvernement civil. La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et politique » (Discours au Corps diplomatique, 9 janvier 2026).
Aujourd’hui, la Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société, en recherchant avant tout le Royaume de Dieu et sa justice. C’est là un élément fondamental de la mission de l’Église : contribuer à la formation des consciences, par l’annonce de l’Évangile, en proposant des critères moraux et des principes éthiques authentiques, dans le respect de la liberté de chaque individu et de l’autonomie des peuples et de leurs gouvernements. L’objectif de la Doctrine sociale est d’éduquer à affronter les problèmes, qui sont toujours différents, car chaque génération est nouvelle, avec de nouveaux défis, de nouveaux rêves, de nouvelles questions.
En particulier, nous sommes confrontés à des questions qui ébranlent les fondements de l’expérience humaine. Comme j’ai eu l’occasion de le souligner, en comparant notre époque à celle où le Pape Léon XIII a promulgué la Rerum novarum, aujourd’hui « l’exclusion est le nouveau visage de l’injustice sociale. Le fossé entre une « petite minorité » – 1 % de la population – et la grande majorité s’est considérablement creusé. […] Lorsque nous parlons d’exclusion, nous sommes également confrontés à un paradoxe. Le manque de terre, de nourriture, de logement et de travail décent coexiste avec l’accès aux nouvelles technologies qui se répandent partout grâce aux marchés mondialisés. Les téléphones portables, les réseaux sociaux et même l’intelligence artificielle sont à la portée de millions de personnes, y compris les plus pauvres » (Discours aux mouvements populaires, 23 octobre 2025). Par conséquent, il est du devoir impératif des Autorités civiles et de la bonne politique de lever les obstacles au développement humain intégral, dont la destination universelle des biens et la solidarité sont des principes fondamentaux.
On ne peut nier, par exemple, que l’évolution technologique fulgurante à laquelle nous assistons a accéléré une spéculation liée au besoin en matières premières, qui semble faire oublier des exigences fondamentales telles que la sauvegarde de la création, les droits des communautés locales, la dignité du travail et la protection de la santé publique. À cet égard, je fais mien l’appel du Pape François, qui quittait ce monde il y a tout juste un an : « aujourd’hui, nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale”. Une telle économie tue » (François, Exhort. ap. Evangelii gaudium, 53). Il est en effet encore plus évident aujourd’hui, qu’il y a quelques années, que la prolifération des conflits armés a parmi ses principales motivations la colonisation des gisements pétroliers et miniers, au mépris du droit international et de l’autodétermination des peuples. […]
La Cour de justice de l’UE interdit d’interdire aux enfants l’accès au contenu LGBTQ+
La Cour de justice de l’Union européenne a jugé mardi que la Hongrie avait enfreint le droit de l’UE en interdisant aux enfants d’accéder aux contenus LGBTQXYZ, et a ordonné à Budapest d’abroger cette législation.
L’affaire concerne la loi hongroise de 2021 restreignant ou interdisant la « promotion » de l’homosexualité et de la transition de genre dans les médias accessibles aux enfants, que Budapest a introduite lorsqu’elle a adopté le corpus de règles audiovisuelles de l’UE et ses dispositions relatives à la protection des enfants contre les contenus préjudiciables.
La Commission avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen.
Il serait temps de supprimer cette Cour de la honte.
L’Etat français est une passoire
Et pas seulement en raison de l’absence de frontières.
Laurent Nuñez a été incapable de quantifier le nombre de clandestins en France.
Certains d’entre eux peuvent avoir des OQTF et le jour où elle est périmée, il est difficile de retrouver les clandestins.
Il faut contrôler nos frontières. Le job n’est pas fait ! pic.twitter.com/x1qa230icn
— Erik Tegnér (@tegnererik) April 21, 2026
Sur le plan informatique, le ministère de l’Intérieur semble devenu incapable d’assurer la sécurité des données. Près de 12 millions de comptes sont concernés par l’incident de sécurité qui a frappé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 15 avril, selon le ministère de l’Intérieur, suite à un piratage informatique.
Outre un signalement adressé à la justice, le ministre Laurent Nuñez a saisi “en parallèle l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur”.
Les Sentinelles de l’Invisible : ce que la clôture des Clarisses dit au monde
« Vous n’avez pas abandonné le monde pour échapper aux difficultés du monde ou pour vous désintéresser des problèmes qui tourmentent l’humanité. Ces problèmes, vous les portez tous dans votre cœur… D’une façon cachée, mais authentique, vous êtes présentes à la société et plus encore à l’Église. » — Saint Jean-Paul II, Albano, 14 août 1979.
Pendant des années, j’ai rendu visite à ma grande tante, religieuse chez les Clarisses de Caluire, proche de Lyon. Dans le silence recueilli du monastère, elle semblait posséder une boussole qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui. Alors que notre époque confond l’existence avec le mouvement et le salut avec l’horizon, la vie de ces sœurs témoigne d’une vérité oubliée : le plus grand voyage ne se mesure pas en kilomètres, mais en profondeur.
La Clôture : Une libération de l’Infini
On imagine souvent la clôture comme une frontière rigide destinée à soustraire les religieuses au monde. C’est une erreur de perspective. Comme l’enseignait Maurice Zundel, « Dieu est une radicale, éternelle, consubstantielle désappropriation. » L’homme moderne est saturé par son « moi possessif » et sa volonté de puissance.
La clôture monastique agit comme une ascèse de l’espace : en limitant l’horizon géographique, elle force l’ouverture de l’horizon intérieur. Elle permet à la Clarisse de se désapproprier de tout ce qui n’est pas l’Essentiel pour devenir une « pure capacité d’accueil pour l’Infini ». Ce « privilège de la pauvreté » cher à sainte Claire n’est pas une privation, mais une souveraineté : en ne possédant rien, on ne laisse plus aucune idole étouffer la Présence.
Un laboratoire d’humanité face à la “Conspiration du Bruit”
Cette vie est un « laboratoire d’humanité ». Comme le dénonçait Bernanos, notre siècle est une « conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Face à cette horizontalité imposée, les Clarisses imposent la verticalité. Leur quotidien est un « travail d’orfèvre » sur la conscience. Là, elles cessent d’être des consommatrices de paysages pour redevenir les patronnes de leur propre silence. Ce choix est une restauration de l’être : il prouve que l’homme n’est pas un rouage technique, mais un temple.
La “Maternité Spirituelle” au cœur d’Evangelium Vitae
C’est ici que la vocation des Clarisses rejoint l’appel prophétique de Saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae. Face à la « culture du déchet », les sœurs offrent une « présence de substitution » :
- L’Hospitalité du Silence : Une demeure pour l’enfant à naître Là où le monde voit un projet révocable qui peut conduire à l’avortement, la moniale voit une présence sacrée. Pour l’enfant à qui la société refuse le droit de cité, elle devient une « demeure intérieure ». En se tenant en prière, elle offre à l’enfant une reconnaissance spirituelle que le monde lui refuse. Elle exerce ce que Jean-Paul II appelait le « génie féminin » dans sa forme la plus pure : elle accueille l’enfant dans son propre cœur, lui offrant un « sein spirituel » là où l’hospitalité biologique a fait défaut. Elle assure que personne ne quitte cette terre sans avoir été intensément désiré par un cœur humain.
- Au Crépuscule de l’existence : le drame de l’euthanasie Là où notre société ne voit souvent qu’un déclin, la Clarisse pose un regard de lumière. Face à la tentation de l’euthanasie, portée par l’illusion que la souffrance dépouillerait l’homme de sa dignité, la moniale se dresse comme un témoin silencieux de l’essentiel. Elle qui a choisi une dépendance totale envers Dieu affirme, par sa vie même, une vérité bouleversante : l’être est infiniment plus grand que l’agir. Elle réhabilite la fragilité en rappelant que la dignité n’est pas un capital que l’on perd, mais un caractère sacré qui demeure intact jusqu’au dernier souffle.
Sauver la Présence pour sauver l’Humain
En « sauvant la Présence » en elles, les Clarisses la sauvent pour ceux qui l’ont perdue. Elles exercent la liberté et l’adoration pour ceux qui en sont devenus incapables. Jean-Paul II soulignait que « la vie contemplative est au cœur de l’Église car elle manifeste le primat de Dieu ». En restant fidèles à leur silence, elles empêchent l’humanité de s’effondrer sur sa propre horizontalité technique. Leur silence est la protestation métaphysique la plus radicale contre l’instrumentalisation du vivant.
Conclusion : Devenir souverain de son “Chez-soi” intérieur
Le voyage immobile nous rend souverains car il nous rend à notre dignité de « temple ». La sérénité n’est pas au bout de la route touristique ; elle réside dans le regard de celui qui a refusé de se perdre dans le décor pour trouver le chemin de son propre cœur.
La baisse des vocations n’est sans doute que le reflet de notre peur collective de ce dépouillement. Pourtant, ces monastères sont des poumons spirituels indispensables. Comme nous l’a transmis Maurice Zundel, la vie ne commence vraiment que lorsque l’on découvre que « le Ciel, c’est l’Autre en nous ». C’est là, dans cette liberté conquise sur le tumulte, que l’on apprend enfin à habiter l’éternité.
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Encore un succès de l’école à la maison
Le Figaro étudiant dresse le portrait d’Anne, major 2025 du concours de lettres de l’École normale supérieur (ENS) Ulm. Elle a fini première du concours avec 17,3 de moyenne générale. Elle s’est démarquée par un triple 20/20 aux écrits ; un premier pour la dissertation en français et les deux autres pour les compositions en latin et en grec ! Elle ne coche pas vraiment la case du produit de l’Education nationale, libre, gratuite et laïcarde… Son parcours est un plaidoyer en faveur de la liberté scolaire.
Elle vient d’une famille catholique pratiquante et lisait la Bible.
«En 6e, je lisais Le bourgeois gentilhomme (1670) de Molière et Les métamorphoses d’Ovide (8 après J-C). Étant d’une famille catholique pratiquante, j’étudiais régulièrement la Bible et je me rappelle que je faisais aussi beaucoup de mathématiques.»
Elle a fait une partie de sa scolarité à la maison.
«Ma mère est professeure des écoles donc elle m’a appris à lire et m’a initiée aux mathématiques. Je n’ai suivi aucun organisme de cours à la maison, elle s’occupait de tout.»
Elle découvre l’école en CM1, à l’âge de 9 ans. Malgré un très bon niveau scolaire, elle est angoissée à l’idée d’aller au collège et souhaite rester chez elle pour étudier.
En 5e, elle est à mi-temps au collège et suit le programme du Centre national d’enseignement à distance (Cned) lorsqu’elle est chez elle. L’année suivante, elle intègre le collège à plein temps.
À l’heure du tout numérique, elle n’est pas sur les réseaux sociaux. Elle n’a même pas de smartphone.
Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect théologique
Troisième article de l’abbé Spriet. Le précédent est ici.
Le différend entre Rome et la FSSPX est d’abord non pas liturgique mais théologique. Pour synthétiser, la FSSPX se considère comme étant fidèle à la Tradition. Elle dit que Vatican II est en rupture et en contradiction avec la Tradition de l’Eglise. C’est donc par fidélité à la Tradition d’avant 1962 que la FSSPX s’érige contre le Magistère des papes postconciliaires. La FSSPX se prétend fidèle à la “Rome de toujours” et refuse ce qu’elle appelle la “Rome moderniste”.
Nous connaissons le paradoxe dans lequel la FSSPX s’est enfermée : par fidélité à Rome (à la Rome dite “de toujours”) elle veut désobéir à Rome (à la Rome dite “moderniste”). C’est ce nœud qui fit tellement souffrir intérieurement Mgr Lefebvre au moment des “sacres” de 1988.
Mais en réalité la Rome de toujours c’est bien évidemment la Rome actuelle, la Rome gouvernée par le successeur de Pierre qu’est Léon XIV, Rome dont l’âme est l’Esprit-Saint qui garantit la fidélité du Magistère à la Révélation du Christ. La distinction entre les deux Rome est une vue de l’esprit fausse et mortifère.
En réalité c’est au nom de tous les conciles antérieurs de l’Eglise (et tout particulièrement du concile Vatican I) que l’on peut et que l’on doit, pour rester catholique, accueillir le concile Vatican II et le Magistère des papes qui suit ce concile. C’est une question de foi dans le mystère de l’Eglise.
La fin ne justifie pas les moyens
Ce qui me semble indubitable c’est la bonne volonté des supérieurs de la FSSPX. Ils veulent servir le salut des âmes. Ils veulent servir l’Eglise, garder la Foi catholique et l’enseigner fidèlement. Leur finalité est assurément bonne, voire excellente.
Cependant tout le monde sait que, pour l’Eglise, la fin bonne ne justifie pas les moyens mauvais comme l’est par exemple une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape (ce qui est annoncé, jusqu’à preuve du contraire). St Ignace de Loyola explique bien dans ses Exercices spirituels (que la FSSPX prêche et affectionne pourtant) qu’il n’est pas possible de délibérer et de choisir des moyens intrinsèquement mauvais (il n’y a pas “d’élection” possible). La loi de l’Eglise devrait, à elle seule, dirimer (régler) la question pour la FSSPX. Mais, malheureusement, à force de contorsions intellectuelles (“Rome de toujours”, “Rome moderniste”, “Eglise de toujours”, “Eglise officielle” par exemple), la FSSPX en vient à envisager à nouveau (pour une fin certes excellente) l’emploi d’une grave désobéissance au pape en matière grave.
Pour montrer qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape est un acte intrinsèquement mauvais (de droit divin, de par la volonté du Christ Seigneur), nous pouvons nous appuyer sur un texte très clair de la Suprême Congrégation du Saint-Office de 1951 qui, par mandat spécial du Souverain Pontife (le vénérable Pie XII en l’occurrence), déclare : “ Tout évêque, de n’importe quel rite ou dignité qui sacre un évêque sans que celui-ci ait été nommé par le Siège apostolique, ni confirmé expressément par celui-ci, ou s’il reçoit la consécration, même sous une crainte grave encourt par le fait même, l’excommunication réservée tout spécialement au Siège apostolique. Le décret entre en vigueur à partir de sa promulgation (Documents Pontificaux de S. S. Pie XII, Edition Saint-Maurice Saint Augustin – D’après le texte latin des A. A. S., XXXXIII, 1951, p. 217). C’est clair. Pourquoi est-ce de droit divin ? Parce qu’une loi purement ecclésiastique, spécialement pénale, n’obligerait pas en cas de crainte grave. Cette loi rappelée en 1951 n’est donc pas dispensable. Il n’y a pas de circonstances particulières qui peuvent légitimer de l’enfreindre.
Interpréter les textes du concile à la lumière de la Tradition et du Magistère
Mgr Di Noia, nommé en son temps Vice-président de la Commission Ecclesia Dei, avait vu juste : “en revoyant l’histoire de nos relations depuis les années 1970, on est amené à faire le constat objectif que les termes de notre désaccord au sujet du Concile Vatican II demeurent, en fait, inchangés. Avec son autorité magistérielle, le Saint-Siège a toujours affirmé qu’il fallait interpréter les textes du Concile à la lumière de la Tradition et du Magistère, et non l’inverse, tandis que la Fraternité a insisté pour dire que certains enseignements du Concile sont erronés et donc non susceptibles de recevoir une interprétation en harmonie avec la Tradition et le Magistère. Au fil des ans, cette impasse est restée plus ou moins telle quelle”.
On tourne en rond. Le point de départ est l’affirmation fausse : il y a des erreurs dans Vatican II ; ce concile est irrecevable. En réalité il faudrait partir de l’affirmation : le concile Vatican II nous est donné par un pape et les évêques en communion avec lui (Mgr Lefebvre a signé lui aussi chacun des textes du Concile) et il faut l’interpréter à la lumière de la Tradition et du Magistère. Tant que la FSSPX ne revient pas sur cette prémisse, les échanges sont un dialogue de sourds. Ils sont stériles.
Lorsque la Note de la Secrétairerie d’Etat du 4 février 2009 précisait que “la condition indispensable pour une future reconnaissance de la Fraternité Saint-Pie X est la pleine reconnaissance du Concile Vatican II et du Magistère des Papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et de Benoît XVI lui-même”, on mesure le fossé qui sépare malheureusement la FSSPX d’un éventuel accord avec la Rome dite “moderniste” qui est en réalité la “Rome de toujours” parce qu’elle est la “Rome de Pierre” (cf. Vatican I, Pastor aeternus, chapitre 3).
Quel gâchis !
Le travail au noir est-il un vol ?
Tribune de Raymond Croella dans Les 4 Vérités :
Tout travail crée des richesses, et tout travailleur devrait être considéré comme un bienfaiteur de l’humanité. Or le travailleur au noir est chargé d’opprobre. Notre société fonctionne de manière paradoxale: les besoins à satisfaire sont immenses et, simultanément, des millions de personnes sont au chômage ou sous-employées.
Le travail au noir est une soupape de sécurité qui empêche notre société d’exploser en permettant à des chômeurs, à des travailleurs à temps partiel (et à quelques fonctionnaires) de se procurer des revenus complémentaires, et, parfois, d’éviter de tomber dans la délinquance. Le travail au noir est surtout le révélateur le plus criant des aberrations de notre système fiscal et social. Que reproche-t-on au travailleur au noir ? De voler la collectivité en ne payant pas ses impôts et cotisations sociales. Voyons d’un peu plus près ce qu’il en est, et ce qu’il faudrait faire.
Pour le côté fiscal, il est évident que les revenus au noir échappent à l’impôt sur le revenu (IR). Or cet impôt progressif est dénoncé par la plupart des économistes comme nocif à la réalisation de l’optimum économique auquel peut prétendre une nation. Cela est particulièrement vrai en France où la moitié de la population en est exonérée, tandis que l’autre moitié subit des prélèvements qui découragent les initiatives et encouragent la fraude (10 % des contribuables supportent 70 % de l’impôt sur le revenu). D’ailleurs Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, proposait de remplacer tous les impôts actuels et de les ramener à 3 types d’impôts : – un impôt sur la consommation, la TVA, qui existe déjà. – un impôt sur tous les capitaux investis dans des biens durables (investissements industriels et commerciaux, logements y compris HLM, bâtiments publics et administratifs, etc.) (Attention: contrairement à l’ISF, il s’agit de taxer le capital investi, et non le capital détenu.) – des impôts spécifiques sur les produits dangereux ou polluants (alcool, tabac, carburants, combustibles, etc.) Dans le système actuel, l’honnête contribuable de base subit une double peine: il est taxé une première fois quand il gagne son pain à la sueur de son front (par l’IR), et une deuxième fois quand il achète ce pain (par la TVA)! Il serait plus utile pour la collectivité nationale de s’attaquer à la suppression de l’impôt sur le revenu que de s’appuyer sur son existence pour condamner le travail au noir. En effet, après la « réforme Allais », le travailleur au noir supporterait sa part fiscale à travers sa consommation comme à travers son épargne dès que celleci serait investie.
Examinons maintenant ce qui se passe du côté des cotisations sociales qui, en France, sont presque toutes assises sur les salaires. En fait, les seules cotisations qui devraient rester proportionnelles aux salaires ou revenus sont celles qui ouvrent droit à des prestations proportionnelles aux salaires ou revenus. Il en est ainsi pour les cotisations de retraite et de protection contre le chômage. En n’acquittant pas ces cotisations sur ses revenus perçus au noir, le travailleur clandestin ne pénalisera que lui-même. Il se privera de droits à la retraite ou d’indemnités de chômage auxquels il aurait pu prétendre plus tard. L’autre cotisation sociale importante concerne l’assurance maladie. Le fait d’asseoir cette cotisation sur les revenus relève de la démagogie rebaptisée « solidarité nationale ». En effet, les dépenses de santé varient peu en fonction des revenus. Le paramètre le plus discriminant est l’âge. Les dépenses de santé augmentent tout au long de la vie avec une forte accélération vers 60 ans, et les octogénaires dépensent environ 8 à 10 fois plus pour leur santé que les jeunes adultes. La cotisation la plus logique devrait être une capitation, identique pour tous et acquittée de la naissance au décès. Cette capitation devrait être de l’ordre de 250 euros par mois pour couvrir les dépenses de la branche maladie de la SS. Bien entendu, il faudrait relever du même montant les divers minima sociaux et allocations familiales. Ce système de cotisation étant obligatoire pour tous et ne dépendant pas des revenus, serait également neutre devant le travail au noir. En outre, ce système aurait l’avantage de montrer clairement aux Français quel est le coût réel de leur santé, alors que dans le système actuel personne ne sait combien il paye, ce qui encourage les comportements irresponsables.
Une administration totalitaire
Dans un silence désespérant, l’administration française détruit méthodiquement dans notre pays les dernières exploitations agricoles respectueuses de l’environnement !
Aux questions légitimes que se posent les éleveurs sur l’utilité d’une vaccination contre la Dermatose : pourquoi cette obligation ?, que contient le vaccin ?, qui prendra en charge les effets secondaires ?, la préfecture leur répond : la vaccination est une obligation légale, européenne et nationale !
A ce sujet, quelqu’un vient de publier sur « X » cette vérité :
« La loi, c’est la loi, mais pas pour les pédophiles. La loi c’est la loi, mais pas pour les dealers … »
Dans une crise où des professionnels de l’Ecologie comme Sandrine Rousseau et Marine Tondelier sont aux abonnés absents, où par tradition la solidarité paysanne est loin d’être acquise, où l’intérêt de l’État se résume à la disparition des petites exploitations, on peut se demander d’où viendra le salut du monde agricole ?
Parmi les médias, seule la Chaine « Tocsin » se fait l’écho des cris de détresse des éleveurs confrontés à l’obligation vaccinale de leur troupeau. Toutes les radios et télévisions subventionnées évitent scrupuleusement le sujet !
La semaine dernière, une éleveuse de l’Ariège a ainsi pu témoigner publiquement sur cette chaîne des pressions qu’elle subissait de la part de l’Administration :
« Je travaille depuis dix ans sur un modèle d’élevage sans produits chimiques, et je refuse de remettre en cause l’immunité naturelle de mon troupeau. J’ai développé une agriculture basée sur la prévention : pâturage tournant, alimentation sans céréales, phytothérapie. Je n’utilise ni médicament, ni produits chimiques. Mon troupeau ne présente aucun cas de DNC. »
Pourtant, la Préfecture ne lui a laissé que sept jours pour procéder à la vaccination de son troupeau avec interdiction de vendre les animaux ou de les mener à l’abattoir, après ce sera 250 euros d’amende par animal.
Dans le même temps, un éleveur de Haute-Savoie, sommé par la préfecture de faire vacciner son bétail, a choisi une solution pour le moins expéditive. Il a fait envoyer par son avocat la lettre suivante au préfet de son département :
« Madame la préfète, vous avez adressé un arrêté de vaccination forcée en date du 3 avril 2026 à mon client. Après réflexion, ce dernier a pris la décision de procéder à l’abattage de l’intégralité de son troupeau dans un délai rapproché, mettant ainsi fin à son activité d’élevage bovin. »
Sur la chaine « Tocsin », il a expliqué cette décision par un besoin naturel de rester en cohérence avec ses convictions. Depuis toujours, il veille à élever ses animaux de manière saine et respectueuse de l’environnement. Pour lui, les vacciner remet totalement en question sa démarche, aussi préfère-t-il renoncer plutôt que de se renier. Certains diront : tout ce tumulte pour quelques vaches vaccinées !
En réalité, ce n’est pas tant la vaccination qui pose problème, mais cette volonté délibérée d’obliger les gens à renier leurs convictions en leur donnant des ordres absurdes. Nous avons tous en mémoire, cet ordre hallucinant d’un de nos premiers ministres :
« Pour freiner la progression fulgurante du variant Omicron, à compter du 3 janvier 2022, la consommation dans les bars et les cafés ne pourra plus se faire debout mais seulement de manière assise. »
J’ai eu l’occasion de parler de tout cela dans un précédent article, et déjà à l’époque, il était question non seulement de vaccination mais aussi d’abattage de troupeaux entiers. * *
Déjà à l’époque, certains acceptaient le vaccin contre le Covid-19 pour ne pas perdre leur emploi, ou plus prosaïquement pour aller au restaurant, ou encore sortir en boîte de nuit !
Déjà à l’époque, tout cela faisait penser à la marque de la Bête dont parle l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse :
« Je vis monter de la terre une Bête qui avait deux cornes semblables à celle d’un agneau et qui parlait comme une dragon. Elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ou vendre sans avoir la marque, le nom de la Bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c’est un nombre d’homme et son nombre est six cent soixante six. »
Comme pour donner raison à l’apôtre Jean, une agricultrice bien connue pour tenir tête à l’Administration en refusant vaccin et abattage des troupeaux vient de voir tous ses comptes bancaires bloqués sans autre forme de procès. Même une cagnotte organisée par une association d’agriculteurs pour leur entraide dans cette période de crise a été purement et simplement interdite par la préfecture. Le message est clair : acceptez le vaccin sinon vous ne pourrez plus ni acheter ni vendre !
Bien sûr, le vaccin n’est pas la marque de la Bête, pas plus que le Pass-sanitaire ne l’était durant le Covid-19. Par contre, le reniement de nos convictions, la soumission à des obligations injustes marquent de manière indélébile notre âme et pourrait bien correspondre à cette marque dont parle l’apôtre Jean dans son livre prophétique.
* * Journal d’un croyant de 2026 – Un anniversaire hallucinant
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
“La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée”
Pavel Dourov, le fondateur de Telegram, soutient Elon Musk, convoqué par la justice française :
« La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée. Le ministère de la Justice des États-Unis a refusé d’assister la France dans son enquête sur Elon Musk, qualifiant l’affaire de politiquement motivée.
« Le parquet français prétend être indépendant, mais ce n’est pas vrai : les procureurs français sont embauchés, licenciés et promus par le gouvernement. La police judiciaire – qui fournit souvent des rapports trompeurs aux juges d’instruction – est également contrôlée par le gouvernement.
« Je fais l’objet d’une enquête similaire en France : plus d’une douzaine de chefs d’accusation, chacun passible de dix ans de prison. Fier de me tenir aux côtés d’Elon Musk et des autres personnes visées par la campagne de Macron contre les droits numériques. Dans la France de Macron, faire l’objet d’une enquête est la nouvelle Légion d’honneur. »
Bruno Retailleau fera-t-il mieux que Valérie Pécresse ?
D’Olivier Frèrejacques, président de Liberté politique :
73,8 % des militants Les Républicains ont voté la confiance à Bruno Retailleau en vue de 2027. Un score sans appel qui n’est pas sans rappeler le vote de mai 2025 lors du Congrès LR : 74,31 % des voix s’étaient alors portées sur Bruno Retailleau et le reste sur son concurrent Laurent Wauquiez. S’il n’a pas fait un grand bond dans l’opinion, à en croire les sondages, il semble a minima que Bruno Retailleau ait su garder la confiance de sa base, ce qui est indispensable pour envisager de faire campagne. La base, très majoritairement convaincue, reste désormais à convaincre les cadres du parti qui se montrent ou sont tentés de se présenter comme des concurrents.
Laurent Wauquiez, démonétisé, a fait part de son inquiétude face à la multiplication des candidatures à droite, mais ne semble aujourd’hui pas en mesure de rassembler. D’autres pourraient être tentés d’y aller, à l’image de Xavier Bertrand dont on ne sait jamais trop s’il fait encore partie des LR et qui annonce à chaque scrutin envisager d’y aller sans parvenir à susciter la moindre once d’intérêt, ni chez les votants ni dans les médias.
La candidature de David Lisnard, qui joue sur la fibre libérale-dégagiste, peut aussi faire de l’ombre à Bruno Retailleau en le doublant sur sa droite, notamment sur les questions économiques sur lesquelles l’ancien sénateur entend se différencier du RN. Édouard Philippe, avec son petit parti Horizons, apparaissent aujourd’hui comme le concurrent le plus sérieux. Apprécié de la presse et sorte de candidat post-Macron naturel, il est issu du macronisme mais est parvenu à donner l’impression de s’en être éloigné. Plus à même de chasser les voix au centre, il rassure ceux qui craignent de glaner sur les terres du Rassemblement national…La question du parti présidé par Jordan Bardella est d’ailleurs centrale dans le dispositif Retailleau. À la manière de Nicolas Sarkozy en 2007, Retailleau entend ramener à lui les électeurs RN. Mais vingt ans plus tard et après la déception du quinquennat Sarkozy, il sera difficile de refaire le coup.
Pour l’heure, et même s’il faut rester très prudent en matière de pronostics électoraux, Bruno Retailleau part de très loin et devra probablement compter sur le fait qu’un concurrent s’effondre pour se placer en alternative. A défaut, il faudra se rallier avant le premier tour pour s’éviter une catastrophe à la Pécresse ou alors peser un peu sur le second tour avec un score au-dessus de 5 %.
“L’Église tient en haute estime l’institution familiale”
Extrait du discours de Léon XIV lors de sa rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux en Angola :
[…] L’Église tient en haute estime l’institution familiale, enseignant que le foyer est le lieu où tous ses membres sont sanctifiés. Pour beaucoup d’entre vous, assurément, le berceau de votre vocation fut votre famille, qui a accueilli et nourri l’éclosion de l’appel particulier que vous avez reçu. À vos proches, j’exprime donc ma profonde gratitude pour avoir pris soin de votre vocation, vous avoir soutenus et protégés. Dans le même temps, je les exhorte à toujours vous aider à rester fidèles à l’Évangile et à ne pas rechercher de profit personnel dans votre service ecclésial. Qu’ils vous soutiennent par leurs prières et vous inspirent par les bons conseils d’un père et d’une mère, afin que vous soyez saints et n’oubliiez jamais qu’à l’image de Jésus, vous êtes au service de tous.
Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et l’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales
Des économistes commencent à dire qu’il serait peut être une bonne idée de limiter les séparations et divorces, au vu des coûts importants pour la société. Déjà en 2005 puis en 2012, les AFC avaient publié une étude sur le coût du “non-mariage” (enfants déstabilisés, familles précarisées, collectivité mise à contribution, mettant en parallèle les bienfaits économiques, sociaux et personnels de la « famille durable » fondée sur le mariage) :
Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et d’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales supplémentaires. Si rien ne doit interdire de telles séparations, qui souvent s’imposent, il doit être judicieux d’investir dans la prévention. Aider les couples qui le souhaitent, par du conseil conjugal, s’avère rentable. Ce n’est pas une question morale, mais économique.
Quelles sont les conséquences des séparations (couples mariés, pacsés ou concubins) en termes de budgets publics ? En agrégant les données disponibles et de nécessaires hypothèses, nous avons réalisé une étude exploratoire d’une question rarement abordée.
Un thème peu traité, mais qui mérite de l’être
Cette étude produite pour Familya s’inscrit dans la continuité d’un premier rapport pour la même association Prévenir les ruptures conjugales pour protéger les enfants, publié en 2021. Il cherchait déjà à identifier les conséquences économiquement fâcheuses pour la collectivité des ruptures d’unions conjugales[1]. Dans cet exercice, des cas-types basiques signalaient les principales conséquences financières, sur le plan des dépenses sociales, des séparations. L’étude abordait rapidement des cas singuliers, très dépendants d’hypothèses fortes sur les revenus, les situations de logement, la répartition des revenus entre les deux conjoints, mais ne permettait aucune généralisation.
Il apparaissait que pour une famille de niveau de vie médian, avec deux enfants, le montant de la dépense sociale supplémentaire tournait autour de 6500 euros par an. Jouaient ici principalement les allocations logement et la prime d’activité. Dans le cas d’une famille modeste avec un enfant, le coût social supplémentaire était d’environ 9500 euros par an. Dans cette configuration sont d’abord en jeu les allocations logement et le RSA. C’est dire, en affichant ces sommes substantielles, combien le sujet importe, dans toutes les configurations familiales.
Dans un travail publié en 2015 par France Stratégie, sur le partage des charges liées aux enfants après une séparation, les auteurs Mahdi Ben Jelloul et Pierre-Yves Cusset, avaient eux-aussi estimé sur quelques cas types contrastés le « coût public de la désunion », sans calculer de masse totale[2]. Dans une situation de pauvreté, avec deux enfants, chaque parent gagnant un demi-SMIC, le coût public annuel résultant de la séparation était estimé à 7000 euros. Dans un cas de forte asymétrie, toujours avec deux enfants, mais avec le parent qui garde les enfants gagnant un SMIC, tandis que le parent non-gardien gagne 3 SMIC, ce coût est estimé à 3000 euros.
L’objectif de ce nouveau chiffrage consiste à estimer, avec la plus grande rigueur possible, le coût total pour les finances publiques d’une augmentation des séparations et – corrélativement – les économies espérées d’une plus grande stabilité des couples. À cet effet, on prend en compte un plus grand nombre de cas-types, en cherchant à approcher l’ensemble des situations possibles, au prix, bien entendu, d’une réduction de la complexité.
On révèle ainsi les ordres de grandeur liés aux conséquences des séparations sur les montants globaux des principales prestations sociales et familiales et de l’impôt sur le revenu. Ce travail exploratoire, versé au débat, contribue à évaluer l’importance des coûts rattachés à des évolutions familiales que rien ne saurait interdire mais qui peuvent parfois se prévenir.
La démarche prend en compte les principales composantes des prestations sociales et l’impôt sur revenu. Pour les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux, prime d’activité, allocations logement, etc.), une séparation conduit très généralement à une augmentation de la dépense publique par la disparition des économies d’échelles réputées réalisées par la vie en couple. Pour la fiscalité, le passage d’un ménage à deux ménages conduit, selon les cas, à une augmentation des recettes – de par la disparition du quotient conjugal – ou à une diminution – lorsque la déduction des pensions alimentaires versées allège notablement l’impôt du plus gros contribuable.
Au terme de l’étude, plusieurs chiffres – à bien comprendre comme des ordres de grandeur raisonnables – méritent d’être mis en avant.
Une année donnée, l’impact moyen d’une séparation est, pour les finances publiques, d’environ 4200 euros. Ces conséquences sont évidemment très différentes selon les situations des couples qui se séparent (niveaux de vie, statut d’activité et revenus propres de chacun des membres du couple, nombre d’enfants, etc.). En termes de conséquences budgétaires collectives – ceci s’expliquant par des impacts surtout tirés par les prestations sociales sous condition de ressource – une séparation d’un couple figurant parmi les 10 % les plus modestes conduit à un surcroît de dépenses deux fois plus élevé qu’en moyenne.
L’impact en année pleine des 425 000 séparations annuelles est d’environ 1,8 milliard d’euros de dépenses additionnelles pour la collectivité. Puisque leur durée moyenne peut être estimée à 6 ans, le coût total de toutes les séparations, avant remise en couple officiel ou décès, approche annuellement les 11 milliards d’euros. C’est, en gros, chaque année, le prix estimé du prochain porte-avions « France libre ». […]
Merci Monsieur Orbán !
Le 12 avril, les Hongrois se sont exprimés en votant pour le parti Tisza (Peter Magyar), c’est leur choix, à eux d’y assumer les éventuelles conséquences.
Je tenais dans cette tribune à remercier Monsieur Viktor Orbán :
Monsieur Orbán,
C’est un jeune qui a la vingtaine d’années qui vous remercie,
Durant seize ans, vous avez apporté une politique que tant de pays espèrent.
En effet, votre politique basée sur les racines chrétiennes, la grandeur et l’indépendance ont redonné espoir à tant d’européens.
En 2010, vous avez hérité d’un Etat libéral-mondialiste, qui perdait ses racines chrétiennes, son histoire. En seize ans, la foi chrétienne est présente, vous avez mis en avant les racines chrétiennes, la fierté nationale. En seize ans, vous avez apporté la fierté du patriotisme, la fierté d’aimer son pays, la fierté du roman national, d’aimer l’histoire du pays.
En 2010, vous avez hérité d’un Etat en situation de faillite. En seize ans, vous avez redressé les finances, vous avez apporté une politique familiale, une politique afin d’aider la jeunesse à accéder à la propriété.
En 2010, vous avez hérité d’un pays qui fut en insécurité. En seize ans, la Hongrie est devenue l’un des pays les plus sûrs de l’Union Européenne.
En 2015, vous avez préféré protéger votre pays, ainsi que l’Europe au moment de la crise migratoire.
En seize ans, vous avez tant fait pour une Europe des Nations, tant demandée par des nombreux européens.
En seize ans, vous avez mené une politique basée sur l’intérêt de la Hongrie.
En seize ans, vous avez adopté une politique d’indépendance en politique étrangère, plaçant la Hongrie comme un interlocuteur et un partenaire de confiance par l’ensemble des pays.
Je n’oublierai pas que vous étiez le premier dirigeant au sein de l’Union Européenne à soutenir et à coopérer avec l’Egypte du Président El-Sissi. Une excellente décision car l’Egypte est un partenaire fiable, garante de la stabilité et de la sécurité de l’Europe.
Ainsi, en seize ans, vous avez redressé la Hongrie, et donné de l’espoir à beaucoup d’européens !
Monsieur Orbán, merci ! Votre politique ne sera pas abandonnée, au contraire, à nous, Français et Européens d’y poursuivre !
Les Hongrois ont choisi une autre décision en votant pour Peter Magyar, c’est leur choix, aux Hongrois d’y assumer les éventuelles conséquences.
(Aux mondialistes, finalement, Monsieur Viktor Orbán est un démocrate puisqu’il a félicité le vainqueur alors que le dépouillement fut à 45%. Ainsi, Monsieur Orbán est un gaulliste).
Source de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/04/20/merci-monsieur-orban/
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le nouveau Premier ministre bulgare, favorable à un dialogue avec Moscou
Des élections législatives se sont déroulées en Bulgarie. La coalition « Bulgarie progressiste » est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement européiste.
Roumen Radev a commencé sa carrière dans l’armée de l’air. Pilote de chasse sous l’URSS, il s’est par la suite hissé au grade de major-général en 2014. Jusqu’en 1990, il était membre du Parti communiste bulgare. En 2016, candidat sans étiquette, il reçoit le soutien du Parti socialiste (BSP). Sa carrière bascule en décembre 2025, lorsque les Bulgares exigent le retrait du budget présenté par le gouvernement. Un autre sujet s’impose : la corruption qui ronge le pays. Face à la population, l’exécutif démissionne.
Roumen Radev saisit cette opportunité pour annoncer la création de son mouvement ainsi que sa candidature aux élections législatives.
Pendant sa campagne, Roumen Radev n’a pas cherché à dissimuler ses affinités avec le Kremlin, allant jusqu’à projeter une image de lui et de Vladimir Poutine sur écran géant pour clôturer son dernier meeting.
Dimanche soir, il s’est montré plus modéré, prônant la reprise d’un “dialogue pragmatique” avec Moscou. Roumen Radev qui s’était opposé à l’entrée dans la zone euro de son pays et à l’aide à l’Ukraine a tenté de rassurer : “Bulgarie Progressiste prône une voie européenne pour la Bulgarie, une Bulgarie forte au sein d’une Europe forte.” Et d’ajouter : “Je ne suis ni pro-russe, ni pro-américain mais pro-bulgare”.
Passer le mois de mai avec la très sainte Vierge Marie
L’abbé Patrick Troadec (FSSPX) a enseigné en séminaire et exerce son apostolat auprès des familles et des jeunes à Brest. Il a déjà publié chez Via Romana une quinzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il vient de publier un livret pour prier Marie au jour le jour durant le mois de mai. De la Genèse à l’Apocalypse, l’Ecriture parle de Marie et célèbre son triomphe. Aussi ce livret propose-t-il une méditation quotidienne en son honneur, durant trente et un jours, à raison de deux pages par jour. Il commente les différentes étapes de sa vie, de son Immaculée Conception à sa glorification au Ciel, en soulignant la place qu’elle occupe dans le plan du salut, unie à son divin Fils. Plusieurs méditations portent également sur des lieux célèbres où elle est apparue pour nous éclairer et nous fortifier. Quelques prières et cantiques terminent ce livret accessible à tous.
Extrait :
Dieu a fait de la sainte Vierge sa trésorière, chargée de nous distribuer ses faveurs et ses dons. Au Ciel, où elle est montée en corps et en âme au jour de son Assomption, elle a reçu, pour ainsi dire, la clef des trésors de la vie éternelle, si bien qu’aucune grâce n’arrive à nous que par son entremise, d’où le vocable de “toute-puissance suppliante” qu’on lui attribue pour désigner de quelle manière elle s’adresse à son divin Fils pour plaider notre cause. Elle ne se contente pas de lui demander distraitement les grâces dont nous avons besoin ; elle le supplie, ce qui montre l’insistance et la force de son intervention auprès de lui.
Léon XIV va-t-il régler la question liturgique ?
La dernière émission du Club des Hommes en noir est consacrée à la question liturgique après la lettre adressée au nom du pape Léon XIV par le cardinal Parolin aux évêques français et après la proposition du père abbé de Solesmes d’insérer l’ancien missel dans le Missale romanum.
Ce sujet a mobilisé pour vous les réflexions de l’abbé Grégoire Celier, du chanoine Marc Guelfucci, de Guillaume de Thieulloy et de Jeanne Smits.
L’Œuvre d’Orient organise une nouvelle aide humanitaire dans les villages du Sud-Liban
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
Aujourd’hui, L’Œuvre d’Orient a pu affréter et accompagner le premier convoi d’aide humanitaire à Debel au Sud-Liban depuis deux semaines en raison de l’intensité des combats. Un camion de 30 tonnes de nourriture et de kits d’hygiène a pu être acheminé grâce au soutien de la Fondation CMA-CGM.
En présence du nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, de Caritas-Liban et escorté par la FINUL, c’est le premier convoi humanitaire qui parvient à rejoindre ce village chrétien où les habitants sont coupés du reste du pays, privés de ressource et menacés de disparaître par les combats alentours qui continuent malgré le cessez-le-feu.
C’est le 7ème camion que l’Oeuvre d’Orient affrète et accompagne au Sud-Liban depuis le début du conflit.
Supprimer nos libertés… pour notre bien!
Jean-Frédéric Poisson, ancien député et président de Via-Parti Chrétien Démocrate, vient de publier La dictature du bien. Il répond au Salon beige:
Votre livre part d’un constat assez dérangeant. Qu’est-ce qui vous a pris de l’écrire maintenant ?
Probablement une forme d’inquiétude… et un léger agacement. Nous vivons dans des sociétés qui passent leur temps à se dire qu’elles sont libres, tout en acceptant de plus en plus de contraintes — mais attention, toujours « pour notre bien ». J’ai voulu prendre au sérieux ce paradoxe. Nous avons des élections, des médias, des droits… et pourtant un sentiment diffus que quelque chose se referme. Le débat public se transforme en tribunal moral, la contradiction devient suspecte, et l’on nous explique très sérieusement que limiter les libertés est parfois la meilleure manière de les protéger. Il m’a semblé qu’il y avait là matière à réflexion — et même, disons-le, matière à inquiétude.
Vous décrivez une « dictature du bien ». Ce n’est pas un peu excessif ?
C’est justement tout le problème : une dictature qui dirait son nom serait facile à combattre. Celle que je décris est beaucoup plus confortable. Elle ne frappe pas, elle accompagne. Elle ne contraint pas frontalement, elle incite, elle corrige, elle « responsabilise ». Elle s’appuie sur des causes incontestables — la santé, l’écologie, la sécurité — pour installer des mécanismes de contrôle de plus en plus fins. Ajoutez à cela la technologie, qui permet de tout mesurer, tout tracer, tout anticiper, et vous obtenez un système extraordinairement efficace… et potentiellement étouffant. Le crédit social chinois en donne une version assumée. Chez nous, disons que nous avançons avec plus de pudeur — mais pas forcément dans une direction très différente.
Au fond, pourquoi lire votre livre ? Pour se faire peur ?
Surtout pas. La peur est déjà un instrument politique très utilisé, je n’avais pas envie d’en rajouter. Mon objectif est plutôt de redonner des repères. Nous sommes saturés d’informations, mais nous comprenons de moins en moins les mécanismes qui organisent nos sociétés. J’essaie de montrer d’où viennent ces évolutions — notamment du cœur même de la modernité libérale — et vers quoi elles peuvent nous conduire. Et puis, il y a une idée simple : rien n’est inéluctable. Encore faut-il voir ce qui se passe. Si le lecteur referme ce livre en se disant « finalement, ce n’est peut-être pas si simple que ce qu’on me raconte », alors j’aurai déjà atteint mon but.
