Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les progressistes ont engagé une guerre pour détruire la société et la civilisation européenne traditionnelles
Dans une chronique, le Paysan savoyard évoque la guerre civile sur notre sol et la guerre d’invasion :
[…] L’immigration, tout d’abord, ne fait nullement courir un « risque de guerre civile », pour deux raisons. La première est qu’une guerre civile oppose par définition les fractions d’un même peuple. Rien de tel ici, puisque les immigrés et la population de souche européenne appartiennent à des peuples et à des civilisations différents.
Il n’y a pas de risque de guerre civile avec les immigrés pour une seconde raison, tout aussi décisive : la guerre a commencé depuis longtemps et c’est une guerre d’invasion. […]
Pas de guerre civile avec les immigrés donc, mais guerre fratricide sur notre sol pourtant : elle oppose, depuis plus de deux siècles, les progressistes à la société traditionnelle et aux Français qui lui restent attachés.
Depuis le milieu du XVIIIe siècle, les progressistes ont engagé une guerre pour détruire la société et la civilisation européenne traditionnelles : ils entendent en effet instaurer « un monde nouveau », conforme à leur idéologie humaniste. Cette guerre, depuis lors, est continue. Les progressistes ont d’abord entrepris de détruire la société d’ordres et l’aristocratie. Ils se sont également attelés à l’anéantissement du catholicisme. Ils ont initié dès la révolution française une lutte contre les traditions et les mœurs communes : ce combat libertaire est plus virulent que jamais.
La guerre civile franco-française est tantôt ouverte (Révolution, génocide vendéen, révolutions du XIXe siècle…), tantôt froide ou tiède, comme aujourd’hui : elle prend alors la forme d’une lutte institutionnelle et légale. Les progressistes sont au pouvoir depuis plus de deux siècles : toutes les politiques suivies sont dès lors progressistes, qu’il s’agisse des mœurs, de la justice pénale, de la confiscation fiscale des Français moyens, des multiples politiques égalitaristes en vigueur, du libre échange mondial, de la construction européenne sans-frontiériste, et bien sûr de l’immigration. Pour parvenir à leurs fins, les progressistes recourent sans répit à des procédés de nature totalitaire, tels que le harcèlement légal et judiciaire des opposants et la limitation de leurs possibilités d’expression.
Il faut ici apporter cette précision d’importance : la guerre ne consiste pas seulement à brandir des fusils. Elle se définit avant tout par ses objectifs : l’élimination de l’ennemi. Or c’est bien l’entreprise qui est à l’œuvre dans nos sociétés : les progressistes, depuis deux siècles et demi, veulent éradiquer par tout moyen la société française traditionnelle et mettre définitivement hors jeu les Français qui adhèrent encore à ses principales caractéristiques ; il en est de même à l’échelle de l’Europe et de l’Occident. […]
Face aux résistances, les progressistes ont trouvé désormais le moyen radical d’éliminer une fois pour toutes la société traditionnelle honnie : l’invasion migratoire. L’immigration va permettre de faire advenir le monde nouveau dont les progressistes rêvent, sans frontières, ni commerciales ni physiques : le monde des citoyens du monde. Par là-même, c’est l’homme Blanc qu’il s’agit également de remplacer, en lui substituant « l’Homme nouveau », l’homme universel, sans race, sans Histoire ni territoire, sans genre, sans appartenance, sans identité.
Et si saint Joseph nous réapprenait à sanctifier notre travail ?
Le travail occupe une place immense dans nos vies. Il peut être source de joie, d’accomplissement, de service… mais aussi de lassitude, de tensions, de solitude ou d’inquiétude.
À l’approche du 1er mai, fête de saint Joseph travailleur, Hozana propose une grande neuvaine en ligne pour aider chacun à retrouver le sens profond de son travail : non pas seulement produire ou réussir, mais se sanctifier au quotidien.
Intitulée « Confier son travail à saint Joseph et grandir en sainteté », cette retraite spirituelle de neuf jours, animée par le père Père Benoît Pouzin, invite les fidèles à déposer devant Dieu leurs difficultés professionnelles, leurs recherches d’emploi, leurs responsabilités ou leurs fatigues quotidiennes.
Saint Joseph est sans doute le saint le plus apte à nous accompagner sur ce chemin. Lui qui a vécu caché, dans la fidélité du quotidien, sans bruit, sans gloire humaine, nous rappelle que la sainteté ne se vit pas seulement dans les moments extraordinaires, mais dans la persévérance humble des jours ordinaires.
Dans le silence de l’atelier de Nazareth, Joseph a sanctifié son labeur par l’amour, la présence à Dieu, le service de sa famille. C’est cette école intérieure que propose cette neuvaine :
- apprendre à remettre son stress au Seigneur ;
- prier pour ceux qui souffrent au travail ;
- demander la grâce d’une juste place ;
- retrouver la paix dans les responsabilités ;
- transformer son métier en offrande.
Dans un monde où le travail devient souvent une idole ou un fardeau, saint Joseph nous rappelle qu’il peut redevenir une vocation : celle de collaborer humblement à l’œuvre de Dieu.
Une invitation précieuse pour tous ceux qui veulent remettre le Christ au cœur de leur quotidien.
La neuvaine se déroule du 23 avril au 1er mai : rejoindre la neuvaine ici
Olivier Nora, ce PDG de Grasset, payé 1M€ pour une société dont le chiffre ne s’élève plus qu’à 12M€
115 écrivains parus chez Grasset ont annoncé mercredi soir quitter cette maison d’édition pour dénoncer le licenciement de son PDG Olivier Nora, “une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale” dont ils tiennent Vincent Bolloré pour responsable. Parmi ces écrivains, citons Virginie Despentes, Sorj Chalandon, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Beigbeder, Anne Sinclair, Laure Adler, Caroline Fourest, Pascal Bruckner ou Vanessa Springora. On ne les regrettera pas.
Olivier Nora est d’abord un héritier avant d’être le génie vanté par une certaine gauche. Son père Simon Nora était directeur du groupe Hachette, tandis que son oncle Pierre Nora était chez Gallimard. Son frère Fabrice Nora a été nommé en 2002 à la tête du groupe Le Monde, sa soeur Judith Nora a eu deux enfants avec l’actuel président du directoire du journal, Louis Dreyfus (aujourd’hui compagnon de Camille Kouchner), son autre soeur Constance Nora, directrice de la communication au Club Med, Dominique Nora, journaliste à Libé, puis directrice de la rédaction de L’Obs. La plupart des Nora ont été des membres du club Le Siècle.
Vincent Bolloré répond dans le JDD à cette petite caste bobo :
Bien que n’ayant aucune fonction chez Hachette mais étant qualifié par certains, responsable d’un « séisme », il me paraît intéressant de résumer ce que j’ai appris sur ce sujet. Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l’honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal qui débarquera en librairie à cette date. Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l’année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset. En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine…
Ce différend a eu lieu sur fond de performances économiques de la Maison Grasset très décevantes : le chiffre d’affaires, qui était de 16,5 millions d’euros en 2024, est descendu à 12 millions en 2025 et le résultat opérationnel, qui était de 1,2 million d’euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025. Pendant ce même temps, la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830 000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté.
Pourtant, le départ d’Olivier Nora qui dirigeait Grasset et ses 38 salariés (sur 33 000 que compte le groupe Lagardère…) provoque un bruit médiatique extraordinaire, un « séisme » affirment certains médias. Comment est-ce possible ? Alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante, comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme ?
Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup. Cela n’empêchera pas, heureusement, les dirigeants de Hachette de prendre les mesures de gestion normales et de bon sens !
N’ayons pas peur ! Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. J’aime depuis mon enfance et grâce à ma famille profondément la littérature et suis attaché à aider ses auteurs à pouvoir être diffusés. Quant aux attaques concernant mon « idéologie », je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent.
Mère Yvonne-Aimée, une religieuse d’exception
Aymeric Pourbaix reçoit :
- 𝐃𝐨𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐏𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐤 𝐌𝐀𝐇𝐄́𝐎, médecin
- 𝐏𝐞̀𝐫𝐞 𝐉𝐨𝐞̈𝐥 𝐆𝐔𝐈𝐁𝐄𝐑𝐓, prêtre du diocèse de Nantes et auteur de “Vivre en Dieu à l’école de mère Yvonne-Aimée de Malestroit”
- 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐙𝐄𝐋𝐋𝐄𝐑, journaliste et historien
In memoriam : Le Frère Ange Rodriguez, un exorciste face au « blackout spirituel » de notre temps
Le Frère Ange Rodriguez, fils de saint Dominique, rappelé à Dieu le 23 mai 2022 à l’âge de 85 ans, nous laisse une œuvre d’une brûlante actualité. Ayant eu la grâce de compter parmi ses amis proches et d’avoir tant reçu de lui, je souhaite aujourd’hui rendre hommage à ce religieux à la verve lyonnaise inimitable. Sa vie fut un pont jeté entre la métaphysique la plus haute et la miséricorde la plus concrète.
L’urgence d’un message : briser l’ensorcellement spirituel de la France
Le paradoxe de notre époque est frappant : au moment même où nos sociétés affirment l’inutilité de Dieu, elles se trouvent submergées par un imaginaire démoniaque omniprésent, la banalisation des pratiques spirites et un attrait croissant pour l’occultisme, notamment chez les jeunes générations en quête d’irrationnel.
Le Frère Ange alertait avec force contre ce qu’il appelait un véritable « blackout spirituel ». Ce diagnostic éclaire de manière saisissante la situation actuelle de notre pays. De l’inscription de l’avortement dans la Constitution aux débats sur l’euthanasie, la GPA ou encore le programme EVARS à l’école, il voyait les signes d’une désorientation profonde des consciences et d’un affaiblissement inquiétant des repères spirituels.
Selon lui, la ruse la plus efficace de l’Adversaire consiste à se faire oublier pour mieux agir dans la confusion et le désespoir. Dans ce contexte, connaître la réalité du combat spirituel et l’existence des anges déchus n’est pas un thème marginal : c’est une nécessité pour discerner les forces à l’œuvre derrière la dissolution progressive de notre civilisation.
Un pasteur formé à l’école de la miséricorde
Ancien exorciste du diocèse de Lyon de 2003 à 2013, le Frère Ange ne se considérait pas comme un « chasseur de fantômes », mais comme un ministre de la libération.
S’appuyant notamment sur l’enseignement de saint Alphonse-Marie de Liguori, il rappelait souvent que pour sauver les âmes, un prêtre a besoin d’un « océan de compassion » bien davantage que d’un simple savoir théorique.
Derrière son apparence sereine se cachait une sensibilité profonde. Il transfigurait ses propres souffrances et sa solitude en action de grâce permanente, dans une déclaration d’amour fidèle à Dieu jusque dans l’épreuve :
« Dans le désert affectif, dans le froid de l’indifférence, je t’aime… »
Cette fidélité intérieure donnait à son ministère une autorité spirituelle particulière.
Un héritage pour le combat spirituel d’aujourd’hui
Toute sa vie fut une préparation à la rencontre avec le Christ, dans une confiance simple et profonde envers son ange gardien. Son œuvre demeure un guide précieux pour comprendre la nature du combat spirituel auquel les chrétiens sont aujourd’hui confrontés.
Parmi ses principaux ouvrages :
Aux Éditions du Cerf :
https://www.editionsducerf.fr/contributeur/ange-rodriguez/
• Quelqu’un vient : une méditation majeure sur l’Incarnation, montrant comment toute la création est récapitulée dans le Christ
• Expert en diablerie : le combat d’un exorciste : témoignage sur ses années de ministère face aux manifestations du mal
• Enquête sur l’au-delà : une pédagogie lumineuse sur le mystère de la vie éternelle
Aux Éditions de la Licorne :
https://www.editionsdelalicorne.com/spiritualit2/chiens
• Des miettes pour les petits chiens : une source directe de son zèle apostolique puisé dans une amitié simple et profonde avec le Christ
“J’ai vu le diable dans ses œuvres”
Revue des deux mondes – juin 2018.
Texte intégral :
https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2018/05/Jai-vu-le-diable-dans-ses-oeuvres.pdf
Le Frère Ange nous laisse finalement cette conviction simple et exigeante : le démon ne possède que le pouvoir que nous lui cédons par notre oubli.
Dans une époque marquée par la confusion spirituelle et la fragilisation des consciences, son témoignage demeure une invitation pressante à retrouver la souveraineté de la raison éclairée par la foi et la puissance de la louange.
Accéder aux ressources :
• La Conférence : Retranscription intégrale sur le blog de Sergyl Lafont : Anges déchus.
https://lafontsergyl.com/2026/04/15/anges-dechus/
• Vidéo : Visionner l’intervention du 2 mars 2016 sur les anges déchus : Lien YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=MMlM71Cmxto
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
Le sang français coule à nouveau au Liban
Communiqué de Yann BALY, Président de Chrétienté-Solidarité
Un sous-officier français du 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban a été tué et trois autres soldats français blessés (dont deux grièvement) ce samedi, dans le Sud du Liban, lors d’une embuscade contre des casques bleus de la FINUL attribuée au Hezbollah.
Chrétienté-Solidarité adresse ses plus sincères condoléances à la famille du sergent-chef Florian Montorio ainsi qu’à ses camarades du 17e RGP.
Le Président de la République a communiqué à ce sujet, il a condamné, il a enjoint l’État libanais à agir et à retrouver les coupables.
Comme à son habitude, Emmanuel Macron gesticule, multiplie les déclarations médiatiques mais, au final, il ne fait rien. Comme lors de sa mascarade de Beyrouth, quelques jours après l’explosion du 4 août 2020, ses paroles ne sont suivies d’aucun effet. Il abandonne le Liban et les Libanais comme il le fait pour la France et les Français.
Avant le déclenchement de la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran, nous avions alerté concernant le danger qui pesait sur les militaires français présents au Moyen-Orient et plus particulièrement au Liban.
Aucune mesure n’avait été prise pour renforcer leurs moyens et leur protection en cas de conflit. Nous en sommes au deuxième tué.
Emmanuel Macron porte une lourde responsabilité dans cette situation. Nos soldats se font tuer alors que la France est désespérément inefficace et absente, notamment pour soutenir le Liban, son État et son armée, désormais engagés dans un processus de recouvrement de leur souveraineté.
Nombreuses sont les voix, civiles et militaires, françaises comme libanaises, qui demandent à la France et à son armée d’agir aux côtés de l’armée libanaise, hors du cadre de la FINUL et selon nos propres règles d’engagement.
Emmanuel Macron reste sourd à ces appels. Pendant ce temps, le Liban résiste avec ses faibles moyens, nos soldats se font attaquer et tuer sous les couleurs ternies de l’ONU.
Notre histoire et notre honneur commandent de nous tenir au côté du Liban. Le sang de nos soldats tués au pays du cèdre nous oblige.
Emmanuel Macron doit maintenant prendre ses responsabilités.
Bernard Antony raconte… Poussez la porte de ce grand livre, vous y découvrirez un monde : le nôtre !
Formidable initiative que celle de Bernard Antony d’avoir voulu (à un moment où il est sage de regarder un peu – un homme se pencher sur son passé – dans le rétroviseur) rédiger ses Mémoires. On dit parfois d’un homme dont la vie a été un tourbillon d’événements extraordinaires (au sens propre du terme) : « Quel roman que cette vie ! » Cela colle parfaitement à Bernard Antony. Sauf que ce qu’il a vécu – et suscité parfois – ne relève pas du roman, mais de la réalité.
On a souvent eu à lire les Mémoires de vieux birbes ennuyeux au possible, sentencieux, convenus et convenables jusqu’à la caricature. Les Mémoires de Bernard Antony sont aux antipodes de ces pensums circonstanciés. Ce sont les souvenirs d’un homme d’action, d’un patriote de l’espèce amoureuse, que l’on va retrouver en première ligne dans les combats pour la France, mais aussi aux quatre coins du monde, en Pologne, au Liban, au Honduras et au Nicaragua, en Lituanie, en Croatie, etc. Et l’on aurait tort de croire – et ces Mémoires le montrent à l’évidence – que ces opex (comme disent les militaires) ne sont pas aussi (et sans doute d’abord), des combats pour la France.
Avec un souci de l’anecdote permanent (qui est ce petit « plus » qui fait la différence) et une écriture percutante, Bernard Antony entraîne le lecteur dans l’aventure formatrice de la résistance Algérie française, dans l’espérance portée par Tixier-Vignancour, dans les explications musclées avec les Rouges dans les facs, dans Mai-68. Il dit aussi la rencontre avec ce grand monsieur que fut Pierre Fabre et la suite, la création du mensuel Présent, la mise en marche du Centre Henri et André Charlier le boycott des Jeux olympiques en URSS, les manifs pour l’Ecole libre, le pèlerinage de Chartres réinventé, la célébration du Millénaire capétien, le compagnonnage avec des personnages remarquables, et tant d’autres choses qui, pour quelques-unes d’entre elles, ont infléchi, voire ralenti, le douloureux déclin de notre pays. Et puis, bien sûr, un engagement politique sans failles.
Et puis… Et puis cent aventures encore que le lecteur découvrira au fil de pages qui font défiler des histoires de chez nous, c’est-à-dire, la saga de notre Histoire nationale. Poussez la porte de ce grand livre. Vous y découvrirez un monde : le nôtre.
Préface de Pierre Henri.
Mémoires, Bernard Antony, Editions Godefroy de Bouillon, 338 pages, 35 €
Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE :
https://www.livresenfamille.fr/actualite-etudes-essais/30412-memoires-bernard-antony-raconte.html
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De saint Louis à Macron, l’effondrement
Le 19 avril, Terres de mission reçoit le colonel François-Régis Legrier, auteur de “Saint Louis modèle des chefs d’Etat” (Via Romana), occasion de réfléchir à l’actualité du gouvernement de ce grand roi.
Puis, Nicolas Bauer, chercheur à l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), évoque la situation du combat pro-vie au niveau européen.
La journée du chrétien
Né en 1957, l’abbé Jean-Pierre Putois (FSSPX) s’est spécialisé dans la redécouverte des catéchismes diocésains, sur lesquels il a déjà publié plusieurs ouvrages. Il vient de publier La journée du chrétien, petit guide de vie et de prières à la portée de tous.
Il puise son inspiration dans le trésor de doctrine et de sagesse des catéchismes diocésains d’antan, mais aussi dans le « rosaire vivant » préconisé par Ignace de Loyola dans ses célèbres Exercices spirituels, pour être unis jour et nuit au Christ et à la Vierge Marie. L’auteur ajoute à cet itinéraire de grâce L’ABC des simples gens du grand théologien Jean Gerson (1363-1429) dont la « voie du Seigneur » illumine notre ascension terrestre vers la Jérusalem céleste.
Cet ouvrage constitue un réel outil pratique quotidien pour le chrétien, auquel est vivement conseillé d’établir un règlement de vie.
La journée du chrétien doit être :
-
une journée chrétienne (non païenne), c’est-à-dire une journée passée saintement, comme le veut notre Seigneur Jésus-Christ,
-
une journée qui compte pour le Ciel (et non pour l’Enfer ou pour le Purgatoire). Il faut que toutes nos actions, du lever au coucher, soient agréables à Dieu.
D’un corps à l’autre – Apparitions, bilocations, E.M.I, résurrection : le corps spirituel mis en lumière
Recension de l’ouvrage du père Jean-Claude Hanus, Éditions Grégoriennes, 2023, par Marion Duvauchel pour Le Salon beige :
Un gros livre est un grand malheur disait le philosophe allemand Schelling. D’un corps à l’autre est peut-être un « gros livre », mais c’est surtout un « grand » livre, traversé par un projet inédit, audacieux, et même pour tout dire, un projet qui fait rêver, celui « que l’on n’arrive pas au ciel dépaysé ».
Question d’autant plus saugrenue en apparence qu’elle n’intéresse plus les chrétiens. Un prêtre qui a eu l’idée d’interroger ses paroissiens sur leur désir du ciel, a scandalisé non seulement ses ouailles, mais aussi la hiérarchie catholique. Le père J.-C. Hanus le dit gentiment, mais enfin il le dit, l’Église recueille aujourd’hui les fruits d’un cadre de réflexion vermoulu, celui de l’âme et du corps. Un corps corruptible et une âme immortelle, celui-là partant pourrir dans le tombeau ou brûler dans l’incinérateur, celle-ci partant pour le royaume des cieux pour y entrer selon son état : directement pour les grands saints, après une session de purification de durée variable pour la plupart, et pour les têtus qui auront refusé jusqu’au bout l’amour et le pardon divin, ce qu’on appelle l’enfer, concept (et réalité) dont on a réussi à se débarrasser presque complètement.
D’où la question du ciel : comment arriver là-haut en sachant où l’on se trouve et par conséquent en étant capable de se comporter comme il se doit, avec le vêtement adéquat, la robe blanche de la parabole de l’Évangile. Dit comme ça, ça a l’air d’une bande dessinée pour enfant, mais l’affaire est très sérieuse : « reporter à la fin des temps – autrement dit, à peu de choses près, sine die – la récupération d’un corps entraîne des doutes sur Dieu et sur ses desseins » (p. 256). Et des doutes sérieux.
La Résurrection est un dogme, impossible donc pour le chrétien de le rejeter. Il a été pendant des siècles développé dans la topique duelle – la séparabilité – de l’âme et du corps et dans celle, paulinienne de l’âme, du corps et de l’esprit. Cette « approche conceptuelle » de la résurrection, qualifiée par le grand théologien Romano Guardini « d’expédient » qui « fait violence à la vie ». Car celle-ci, le dit encore avec force Guardini, est, dans son essence, bipolaire : « Il s’agit d’une réelle unité, si étroite et si forte, qu’aucun de ses côtés ne peut être, ni être pensé, sans sa contrepartie. » (La polarité, p. 144). Le père Jean-Claude le dit gentiment mais clairement : « l’Église est en partie responsable de ce désastre » qu’est la désaffection des chrétiens, et il en donne une raison qu’il juge essentielle : « (la) relégation du recouvrement du corps à la fin du monde en le plaçant hors de vue, hors de notre champ opératoire, a sans doute agi à bas bruit depuis des siècles ». C’est la question des « âmes séparées », qui attendent dans la vision béatifique qu’arrive enfin le dernier élu, celui qui signe la fin de l’Histoire et le basculement définitif dans l’Amour.
L’auteur commence donc par présenter les « cadres » de son travail d’exploration – cadres qui mobilisent la théologie et l’anthropologie – et exploration qui conduit au cœur théologique (et mystique) de ce désir du ciel : la Résurrection. Celle du Christ d’abord ; la mienne et la vôtre ensuite. Enfin, la question que tout chrétien ne peut manquer de se poser, « la résurrection et après » ?
Faut-il jeter à la corbeille la traditionnelle topique de l’âme et du corps ? Non, il s’agit de réinterroger, en l’élargissant, la conception du corps qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui. Ainsi au long de trois chapitres successifs, l’auteur revoit la plupart des thématiques théologiques mais aussi catéchétiques véhiculées par ce dogme essentiel de la Résurrection. Nous n’en retiendrons que deux : la question des « âmes séparées », et celle du Jugement (avec ses deux volets, le jugement individuel et celui qu’on appelle « dernier », celui qui fait couler à gogo l’encre millénariste). À la traditionnelle définition de Thomas d’Aquin, l’âme est la forme du corps, il préfère (sans que cela s’y substitue) l’idée d’un « cœur de l’âme » en étroite connexion, d’un côté avec l’Esprit de Dieu (le sanctuaire, la fine fleur de l’âme, ce for intérieur où le démon ne peut accéder : c’est le lieu où Dieu parle) et de l’autre avec le corps. Car – et c’est là un axiome – « Toutes les choses vont par deux, en vis-à-vis, et Dieu n’a rien fait de déficient. Une chose souligne l’excellence de l’autre, qui pourrait se lasser de contempler sa gloire ? » (Si 42, 24-25)
La Résurrection, c’est aussi la question de la vie divine et donc de la divinisation de l’homme. La théologie classique déduit « les propriétés habituelles (du corps ressuscité) de l’Écriture et non d’une physique. (…) Elle ne peut donc accorder au corps de résurrection qu’un statut surnaturel, quasi transcendant. » (p. 374)
L’auteur le dit avec un aplomb tranquille : « la résurrection est naturelle », puisque tout le monde ressuscite (« Si les morts ne ressuscitent pas alors le Christ n’est pas ressuscité. » 1Co 15, 16). Mais il faut faire l’hypothèse de l’existence d’un « corps spirituel » donné dès la conception sous forme de « germe », une semence d’incorruptibilité appelée à croître et à se développer, à se manifester sous différentes formes jusqu’à la glorieuse. Comment dès cette terre, tisser le corps de résurrection, – la vie résurrective » – corps appelé à la divinisation par grâce ? Au demeurant, le raisonnement a quelque chose d’imparable : si le corps de l’homme est un temple, alors on comprend mal comment son âme devrait attendre dans le ciel, privée de toute possibilité d’agir (il y faut un corps), un temps indéterminé. Selon la théologie classique, jusqu’à la Parousie.
Il suffit de réfléchir : « la vision béatifique » des saints dans le ciel requiert au moins une paire d’yeux. De ce corps terrestre, il ne nous resterait donc que le regard ? Comme si dans le ciel, ne régnait que la pulsion scopique ! Mais non, rappelle l’auteur, les saints agissent, ils ne font pas que prier avec leur âme immortelle. Et de rappeler – c’est un homme de foi – l’apport décisif de la petite sainte de Lisieux sur cette question : elle a voulu, et d’un grand désir, passer son ciel à faire du bien sur la terre. Que voilà un grand Boddhisattva ! De plus elle est apparue dans son corps de gloire à plusieurs personnes dès sa mort. En leur prodiguant gestes de tendresse et même billets de banque (Gallipoli, 1910). Voilà qui ouvre des portes à une saine approche de ce qu’on appelle la vie mystique. L’entrée dans le royaume signifie la béatitude et « le corps doit y participer pleinement ». Oui, mais quel corps, puisque le substrat matériel visible est voué à la désagrégation ?
Mais le corps spirituel, bien sûr. Voilà qui sort la pensée catholique de bien des ornières.
Les « actes du gouvernement divin ont quelque chose de surprenant » ; devant l’oubli du ciel de bien des chrétiens, devant l’impéritie de la pensée théologique, le père fait preuve d’une indéniable intrépidité quand il interprète tout un ensemble de phénomènes mystiques ou de type paranormal. Il se pourrait bien « que le Seigneur s’y prenne autrement pour rappeler aux affairés qu’on ne peut pas escamoter le problème de la mort et de ses conséquences ». Ce serait le sens de ces expériences troublantes auxquelles il consacre tout un long chapitre – et il n’a pas lésiné : apparitions, bilocations, expérience de mort imminente, tous phénomènes dont il est impossible de « rendre compte à partir des catégories élaborées en ce monde » et auxquels au mieux, on répond que l’homme est fait d’un corps et d’une âme » (p. 385). Il a raison de dire qu’il ne faut pas demander à l’expérience ce qu’elle ne peut donner et qu’« il est impensable d’aboutir à une théorie des EMI (expériences de mort imminente) à partir de l’expérience (…). Mais on peut partir de la physique actuelle pour comprendre ce qui s’y manifeste sensiblement ; et partir des Écritures pour comprendre ce qu’elles signifient – ou à quoi elles renvoient spirituellement (p. 388) » ? Parce que nous sommes dans une période cruciale de l’Histoire – qui oserait le contredire (la folie du transhumanisme, la théorie du genre, l’éviction du père, et donc du fils, l’avortement et l’euthanasie, la remise en cause du sens du mariage…) – il voit la massivité des EMI comme un acte puissant de miséricorde dans un monde d’orgueil et d’ultra matérialisme.
Sa mise en garde est à prendre très au sérieux contre « la tentation, pour beaucoup, de reprendre pied dans les anciens paradigmes, pour ne pas avoir à capituler humblement, et réaborder ces questions à nouveaux frais, tant au niveau théologique que scientifique » (p. 435). Elle s’adresse au monde chrétien dans son ensemble, et sans doute aussi, discrètement, aux cercles ecclésiastiques les plus crispés et les plus dogmatiques.
Bien sûr, entre le corps spirituel et son mode glorieux, il reste bien des questions. Ce livre ouvre des perspectives, on ne saurait le lui en faire reproche, bien au contraire. Il dégage – enfin – l’horizon de la pensée fermé par une théologie abstraite et sans renouvellement.
« Comment ne pas arriver au ciel dépaysé » ? Autrement dit, comment arriver au ciel dûment préparé ? Mais avec un corps spirituel arrivé à maturité bien sûr. Fait de quoi ? Mais de toute une « vie résurrective ». Pour certains, une vie cachée en Dieu, mais qui se donne parfois à voir, à travers ces phénomènes qu’on appelle « mystiques ». Pour d’autres, une plus grande visibilité parce qu’on ne met pas la lumière sous le boisseau. Pour tous ceux qui ont choisi la Vie, une vie qui se tisse et se file dans et avec le temps des hommes, dans un corps souvent malheureux, parfois maltraité, diminué par l’âge, la maladie, le handicap, mais qui est la condition nécessaire (et non suffisante) d’une existence de bonté, de charité, d’exigence de vérité et de justice, de pardons donnés et reçus, ce qu’on appelle « servir » et qui n’a de sens pour un chrétien que dans l’amour de son Seigneur. Nous aurons toutes chances alors d’arriver dans le ciel comme un enfant, sans appréhension, corps et âme unis car les deux forment un couple insécable. Corps spirituel prêt et apte à la divinisation et âme totalement spiritualisée, avec l’espoir de nous y voir accueilli en fils ou en fille, en ami et en amie, et de connaître enfin ces modalités relationnelles auxquelles nous aspirons tous. Le ciel, c’est une vie divine, libre, la vie même de Dieu, en son Fils et dans son Esprit, une vie de relations en plénitude dans la bienheureuse et parfaite transparence des intelligences droites, des consciences pures et des cœurs aimants. Tout cela fort bien décrit par un homme de foi, n’ayant pas oublié que Joseph Ratzinger, en 1968, encourageait philosophes et théologiens à prendre exemple sur les physiciens qui, avec la mécanique quantique, avaient courageusement changé de paradigme et d’outils pour « y comprendre quelque chose »…
On salue, on rend grâce, rompez.
Deuxième dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur
Nous remercions l’association Una Voce de nous autoriser à publier des extraits des excellents commentaires des cinq pièces grégoriennes du dimanche ou de la fête à venir.
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Les sept semaines du temps pascal, jusqu’à la Pentecôte inclusivement, sont consacrées à la joie et à l’action de grâces pour le grand bienfait de la Rédemption, joie qui se traduit principalement dans la liturgie par le mot Alléluia revenant sans cesse dans tous les chants. Cependant en ce deuxième dimanche après Pâques l’expression de cette joie se fait moins extérieure et plus contemplative. Ce dimanche est appelé ” Dimanche du Bon Pasteur ” en raison de l’Évangile qui est lu en ce jour, et nous allons trouver deux fois dans les chants de cette messe la phrase centrale de cet Évangile ” je suis le bon pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent “.
La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau.
L’architecture de la messe est d’une belle unité comme vous allez le constater…
Introït : Misericordia Domini
Le texte réunit deux versets du psaume 32 Exsultate justi. Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâces à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Le premier verset se rapporte à la terre, c’est-à-dire toute la création visible, qui chante la magnificence et l’amour infini du Créateur ; le deuxième se rapporte au ciel, c’est-à-dire tout l’univers invisible qui nous entoure, œuvre également de la parole créatrice.
Misericordia Domini plena est terra ; verbo Dei cæli firmati sunt.
La terre est pleine de la miséricorde du Seigneur, et les cieux ont été créés par la parole de Dieu.
La mélodie donne à ce chant d’action de grâces un caractère de joie douce et intime. Le point culminant de cette œuvre d’amour divin est la Rédemption dans laquelle le Bon Pasteur a donné sa vie pour nous, nous accordant la grâce de le connaître et de l’aimer à notre tour, et c’est principalement pour cette grâce que nous exprimons ici notre reconnaissance. Bien entendu cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 32 suivi du Gloria Patri.
Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.
Justes, exultez pour le Seigneur car la louange convient aux cœurs droits.
Alléluia : Cognoverunt
Comme pour tous les dimanches du Temps pascal, il n’y a pas aujourd’hui de Graduel, mais deux Alléluias, et comme c’est souvent le cas à cette époque de l’année, les versets de ces deux Alléluias sont tirés de l’Évangile. Celui du premier Alléluia est pris dans l’Évangile des pèlerins d’Emmaüs, à la fin du passage qui a été lu à la messe du lundi de Pâques, lorsque les deux disciples, revenus à Jérusalem, racontent aux apôtres leur rencontre :
Cognoverunt discipuli Dominum Jesum in fractione panis.
Les disciples ont reconnu le Seigneur Jésus à la fraction du pain.
En quoi a consisté exactement cette fraction du pain ? Notre Seigneur a-t-il prononcé les paroles sacrées du Jeudi saint ? Ou bien l’évangéliste a-t-il voulu dire seulement que c’est au moment où ils ont partagé le pain que les yeux des deux disciples s’ouvrirent et qu’ils reconnurent leur compagnon ? On ne peut le savoir avec certitude, mais ce qui compte ici c’est que les disciples ont reconnu le Seigneur, et c’est volontairement que cette phrase a été rapprochée de celle de l’évangile du Bon Pasteur qui sera chantée au deuxième Alléluia :
Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
On retrouve dans les deux cas le même verbe ” connaître “. Nous avons la grâce de connaître le Christ notre rédempteur et nous l’en remercions : c’est le thème principal de ce dimanche. La mélodie exprime cette reconnaissance avec un enthousiasme vibrant ; par trois fois, dans l’Alléluia et dans chacune des deux phrases du verset, elle part du grave et s’élance vers l’aigu en un grand élan, et elle s’y tient joyeusement avant de redescendre doucement vers une cadence mystique et contemplative.
Alléluia : Ego sum pastor
Dans le deuxième Alléluia du deuxième dimanche après Pâques, nous trouvons la phrase de l’Évangile du jour que nous avons déjà citée :
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
Ici ce ne sont plus les disciples, ce ne sont plus les brebis qui expriment leur reconnaissance, c’est le Bon Pasteur qui parle, et sa voix est douce et pleine de tendresse. On remarquera que la mélodie de l’Alléluia se répète deux fois dans le verset, une fois sur et cognosco oves meas et une fois sur et cognoscunt me meæ, les deux verbes cognosco et cognoscunt se reproduisant identiquement.
Offertoire : Deus, Deus meus
Le chant de l’Offertoire du deuxième dimanche après Pâques est composé de deux versets du psaume 62, qui est la prière d’un exilé. Jour et nuit il veille en pensant à Dieu et à son temple, qu’il espère revoir, et où il aspire à offrir sa prière en levant les mains au ciel.
Deus, Deus meus, ad te de luce vigilo, et in nomine tuo levabo manus meas.
Dieu, mon Dieu je vous cherche dès l’aurore. En votre nom je lèverai les mains.
En ce dimanche cette prière exprime notre désir de connaître toujours davantage le Bon Pasteur qui est venu nous sauver. La mélodie, comme nous l’avons souvent remarqué pour les Offertoires, est une méditation intérieure et contemplative avec un faible développement et des notes longues très calmes.
Communion : Ego sum pastor
Nous retrouvons dans la Communion du deuxième dimanche après Pâques la phrase centrale de l’Évangile du Bon Pasteur qui formait déjà le texte du deuxième Alléluia.
Ego sum pastor bonus, et cognosco oves meas, et cognoscunt me meæ.
Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.
C’est donc toujours le Bon Pasteur qui parle et sa voix est toujours douce. Mais ici la mélodie est moins développée que dans l’Alléluia ; elle est plus syllabique et suit davantage le texte dont elle souligne toutes les inflexions. Par ailleurs elle possède un caractère plus mystique et contemplatif.
Le sergent-chef Florian Montorio est mort pour la France, RIP
Message du Chef d’Etat-Major des Armées :
Aujourd’hui, le sergent-chef Florian Montorio est mort pour la France dans le cadre de l’opération DAMAN, engagement français au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban.
Pris à partie par des tirs, avec sa patrouille au cours d’une mission d’ouverture d’itinéraire pour ravitailler un poste isolé de casques bleus, et malgré la prise en charge immédiate par ses camarades et les équipes médicales spécialisées, il n’a pas pu être sauvé.
Au nom des armées françaises, j’adresse mes condoléances à sa famille, ses proches et ses frères d’armes du 17e Régiment du Génie Parachutiste.
J’ai également une pensée pour ses camarades blessés au cours de cette action qui ont fait preuve d’une grande bravoure.
Communiqué de L’Œuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient présente toute ses condoléances à la famille du Sergent-Chef Florian Montorio, casque bleu français de la FINUL.
Depuis le début de la guerre après le 7 octobre 2023, L’Œuvre d’Orient a réalisé plusieurs actions conjointes avec le contingent français de la FINUL au profit des villages chrétiens du Sud Liban.
Le 7 avril dernier, ce sont les casques bleus français qui avaient escorté un convoi humanitaire dirigé par le nonce apostolique du Liban, Mgr Paolo Borgia, accompagné du Directeur général de l’Œuvre d’Orient, Mgr Hugues de Woillemont, à destination du village chrétien de Débel.
Bloqué à quelques kilomètres du village par les combats entre le Hezbollah et l’armée israélienne, le convoi n’avait pas pu arriver à destination.
L’Œuvre d’Orient souhaite rendre hommage au courage et au dévouement des soldats de la Finul en faveur des populations civiles du Sud Liban et à l’action qu’ils permettent pour acheminer des convois humanitaires.
Grâce à la protection de la FINUL, six camions acheminés avec l’équipe locale ont transporté 70 tonnes de produits de première nécessité, achetés par L’Œuvre d’Orient à des villages isolés.
Face à cette tendance – compréhensible – à vouloir émigrer, je vous invite avant tout à répondre par un désir ardent de servir votre pays
Au Cameroun, le pape a rencontré le milieu universitaire, auquel il a déclaré :
[…] Alors que beaucoup dans le monde semblent perdre leurs repères spirituels et éthiques, se retrouvant prisonniers de l’individualisme, de l’apparence et de l’hypocrisie, l’Université est, par excellence, un lieu d’amitié, de coopération, mais aussi d’intériorité et de réflexion. À ses origines, au Moyen Âge, ses fondateurs lui ont donné pour objectif la Vérité. Aujourd’hui encore, professeurs et étudiants sont appelés à se donner comme idéal et, en même temps, comme mode de vie, la recherche commune de la vérité. En effet, comme l’a écrit saint John Henry Newman, « tous les principes vrais regorgent de Dieu, tous les phénomènes conduisent à Lui ».
D’autre part, ce que Newman appelait la “douce lumière”, c’est-à-dire « la lumière de la foi, dans la mesure où elle est unie à la vérité de l’amour, n’est pas étrangère au monde matériel, car l’amour se vit toujours corps et âme. La lumière de la foi est une lumière incarnée, qui procède de la vie lumineuse de Jésus. Elle éclaire aussi la matière, fait confiance à son ordre, reconnaît qu’en elle s’ouvre un chemin d’harmonie et de compréhension toujours plus large. Le regard de la science tire ainsi profit de la foi. Celle-ci invite le chercheur à rester ouvert à la réalité, dans toute sa richesse inépuisable. La foi réveille le sens critique dans la mesure où elle empêche la recherche de se complaire dans ses formules et l’aide à comprendre que la nature est toujours plus grande. En invitant à s’émerveiller devant le mystère du créé, la foi élargit les horizons de la raison pour mieux éclairer le monde qui s’ouvre à la recherche scientifique » (François, Lumen fidei, n. 34).
Chers amis, l’Afrique peut contribuer de manière fondamentale à élargir les horizons trop étroits d’une humanité qui a du mal à espérer. Sur votre magnifique continent, la recherche est particulièrement mise au défi de s’ouvrir à des perspectives interdisciplinaires, internationales et interculturelles. Et aujourd’hui, nous avons un besoin urgent de repenser la foi au sein des réalités culturelles et des défis actuels, afin d’en faire ressortir la beauté et la crédibilité dans les différents contextes, en particulier ceux qui sont le plus marqués par les injustices, les inégalités, les conflits, la dégradation matérielle et spirituelle.
La grandeur d’une nation ne peut se mesurer uniquement en fonction de l’abondance de ses ressources naturelles, ou de la richesse matérielle de ses institutions. En effet, aucune société ne peut prospérer si elle ne repose sur des consciences droites, éduquées à la vérité. En ce sens, la devise de votre Université, “Au service de la vérité et de la justice”, vous rappelle que la conscience humaine, comprise comme sanctuaire intérieur où les hommes et les femmes se découvrent interpellés par la voix de Dieu, est le terrain sur lequel il convient de poser les bases solides et durables de toute société. Former des consciences libres et saintement inquiètes est une condition pour que la foi chrétienne apparaisse comme une proposition pleinement humaine, capable de transformer la vie des individus et de la société, de susciter des changements prophétiques face aux drames et à la pauvreté de notre temps, et d’encourager une recherche de Dieu toujours plus profonde, jamais assouvie.
C’est en effet dans la conscience que s’élabore le discernement moral, grâce auquel est librement recherché ce qui est vrai et honnête. Lorsque la conscience prend soin d’être éclairée et droite, elle devient la source d’une action cohérente, orientée vers le bien, la justice et la paix.
Dans les sociétés contemporaines, et donc également au Cameroun, on observe une érosion des repères moraux qui guidaient autrefois la vie collective. Il en résulte que l’on a tendance aujourd’hui à approuver de manière superficielle certaines pratiques autrefois considérées comme inacceptables. Cette dynamique s’explique en partie par les changements sociaux, les contraintes économiques et les dynamiques politiques qui influencent les comportements individuels et collectifs. Les chrétiens, et tout particulièrement les jeunes catholiques africains, ne doivent pas avoir peur des “choses nouvelles”. En particulier, votre Université peut former les pionniers d’un nouvel humanisme dans le contexte de la révolution numérique dont le continent africain connaît bien, non seulement les aspects séduisants, mais aussi la face cachée des ravages environnementaux et sociaux causés par la course effrénée aux matières premières et aux terres rares. Ne détournez pas le regard : c’est un service rendu à la vérité et à l’humanité tout entière. Sans cet effort éducatif, l’adaptation passive aux logiques dominantes sera considérée comme une compétence, et la perte de liberté comme un progrès.
Cela vaut d’autant plus face à la généralisation des systèmes d’intelligence artificielle, qui organisent de manière toujours plus omniprésente nos milieux mentaux et sociaux. Comme toute grande transformation historique, celle-ci exige non seulement des compétences techniques, mais aussi une formation humaniste capable de mettre en lumière les logiques économiques, les préjugés intégrés et les formes de pouvoir qui façonnent la perception du réel. Le défi que posent ces systèmes est plus profond qu’il n’y paraît : il ne concerne pas seulement l’utilisation de nouvelles technologies, mais le remplacement progressif de la réalité par sa simulation. Dans les environnements numériques, structurés pour persuader, l’interaction est optimisée au point de rendre la rencontre réelle superflue. L’altérité des personnes en chair et en os est neutralisée et la relation réduite à une réponse fonctionnelle. Chers amis, vous, en revanche, vous êtes des personnes réelles ! La création elle-même a un corps, un souffle, une vie qui doit être écoutée et à préservée. « Elle gémit et souffre » (cf. Rm 8, 22) comme chacun de nous.
Lorsque la simulation devient la norme, la capacité humaine de discernement est diminuée et nos liens sociaux s’enferment dans des circuits autoréférentiels qui ne nous exposent plus au réel. Nous vivons alors comme dans des bulles imperméables les unes aux autres, nous nous sentons menacés par quiconque est différent et nous nous déshabituons à la rencontre et au dialogue. C’est ainsi que se propagent la polarisation, les conflits, les peurs et la violence. Ce n’est pas un simple risque d’erreur qui est en jeu, mais une transformation du rapport même à la vérité. Sans résistance à la persuasion de ces systèmes et sans exposition physique et spirituelle à l’autre en chair et en os, la réalité devient facultative et l’humain gouvernable par des systèmes invisibles, imperceptibles à la conscience.
C’est précisément dans ce domaine que l’Université catholique a le devoir d’assumer une responsabilité de premier plan. En effet, elle ne se limite pas à transmettre des connaissances spécialisées, mais forme des esprits capables de discerner et des cœurs disposés à l’amour et au service. Elle prépare surtout les futurs dirigeants, les fonctionnaires publics, les professionnels et autres acteurs sociaux de demain à accomplir avec droiture les missions qui leur seront confiées ; à exercer leurs responsabilités avec probité ; à inscrire leur action dans une éthique au service du bien commun.
Chers fils et filles du Cameroun, chers étudiants, face à cette tendance – compréhensible – à vouloir émigrer, qui peut laisser croire que l’on trouvera facilement ailleurs un avenir meilleur, je vous invite avant tout à répondre par un désir ardent de servir votre pays, et de mettre au service de vos concitoyens les connaissances que vous êtes en train d’acquérir ici. Telle est la raison d’être de votre Université, fondée il y a 35 ans pour former des pasteurs d’âmes et des laïcs engagés dans la société : ce sont eux les témoins de sagesse et d’équité dont le continent africain a besoin.
À ce propos, je voudrais rappeler une expression de saint Jean-Paul II : l’Université catholique est « née du cœur de l’Église » et participe à sa mission d’annoncer la vérité qui libère. Cette affirmation renvoie avant tout à une exigence intellectuelle et spirituelle : rechercher la vérité dans toutes ses dimensions, avec la conviction que la foi et la raison ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. En outre, elle rappelle que les enseignants et les étudiants de l’université sont associés à la tâche de l’Église qui consiste à « annoncer la bonne nouvelle du Christ à tous, en dialoguant avec les différentes sciences au service d’une pénétration toujours plus profonde et d’une mise en œuvre de la vérité dans la vie personnelle et sociale ». […]
Le christianisme doit être viril, un christianisme qui ne craint pas l’affrontement, qui réclame un engagement, un christianisme lumineux comme un phare
Franz Stock est surtout connu pour avoir été l’aumônier de prison qui a accompagné durant l’occupation allemande les résistants parisiens condamnés à mort. De nombreux livres relatent l’héroïsme de ce prêtre de la « fraternité universelle » descendu « en enfer »‚ mais fidèle à la béatitude qui le caractérise – « heureux les doux ».
Pour autant, qui sait que l’abbé Stock a aussi été le supérieur d’un séminaire pas comme les autres ? C’est ce que raconte Alexis Neviaski, conservateur général du patrimoine, actuellement en poste au ministère de la Culture au sein d’une direction régionale des Affaires culturelles, docteur en histoire, dans cet ouvrage sur Le Séminaire des barbelés.
Alors que l’Allemagne est en déroute, les prisonniers de guerre sont nombreux sur le sol français, parmi lesquels des séminaristes allemands, engagés de force dans la Whermacht. Avant même la fin des combats, l’abbé Stock est désigné par le clergé français pour créer et diriger un séminaire de prisonniers de guerre allemands‚ regroupés d’abord à Orléans puis à Chartres.
Alliance entre le sabre et le goupillon soutenue par le nonce apostolique en France, Mgr Roncalli, le futur saint pape Jean XXIII, qui viendra plusieurs fois visiter ce séminaire peu ordinaire, cette initiative audacieuse doit permettre la reconstruction d’un clergé catholique d’outre-Rhin, qui soit porteur de réconciliation entre nos deux peuples. Entre 1945 et 1947, date de la fermeture de ce camp particulier, 950 séminaristes, dont 630 futurs prêtres y furent formés.
Le 23 décembre 1945, 10 mois après l’ouverture de ce séminaire spécial, un séminariste allemand a été ordonné prêtre dans ce camp, par Mgr Harscouët, évêque de Chartres, avec l’aval des autorités militaires françaises, de qui dépend ce camp de prisonniers de guerre.
Les séminaristes ont alors conscience qu'”il n’y a qu’une Eglise, sainte, catholique et apostolique ! Comme,nt tout cela peut-il être si beau ? C’est à peine si les coeurs endurcis peuvent contenir leur joie”.
Ce livre relate l’incroyable histoire de l’unique séminaire installé dans un camp de prisonniers ; et celle de l’abbé Franz Stock, figure rayonnante de la réconciliation franco-allemande, qui décède peu après en février 1948. Lors du second anniversaire du séminaire, l’abbé Stock a prononcé une allocution, le 26 avril 1947, quelques semaines avant sa fermeture définitive. Extrait :
[D]ans la crise actuelle des structures à laquelle l’homme d’occident est aujourd’hui confronté, le théologien et le jeune prêtre – à la différence d’autrefois – affronte sans détours et sans s’esquiver les questionnements de notre temps, l’esprit lucide et le cœur grand ouvert, il se trouve sur le devant de la scène, au cœur même des événements, révélant les dangers, guérissant les blessures, afin d’apporter salut et consolation à ceux qui cherchent et désespèrent.
Notre monde a changé et vous serez effrayés à la vue des bouleversements que cette guerre a provoqués dans les âmes et dans les esprits des hommes. La preuve devra alors être apportée que la protection et l’isolement du séminaire ne vous ont pas éloignés du monde, mais au contraire, vous ont formés de telle façon que l’élan et l’optimisme de votre jeunesse puissent résister aux assauts. C’est alors que nous pourrons vérifier si au fil des années écoulées nous avons pris les choses au sérieux et si c’était juste.
Quand un tremblement de terre ébranle une ville, les clochers s’écroulent en même temps que les monuments et les maisons. Quand une crise économique et sociale bouleverse le monde, les institutions et la vie de l’Église ne restent pas indemnes, car elle ne peut exister à l’écart de l’histoire générale.
Plus la crise est profonde, plus elle met sens dessus dessous les valeurs fondamentales de l’existence humaine, plus violente aussi est la secousse qui ébranle le corps de l’Église. Beaucoup de choses aujourd’hui sont sur le point de s’effondrer, d’éclater ; autour de nous, plus rien n’est stable, plus rien n’est sûr. Les convictions héritées du passé, telles des valeurs de bienheureuse mémoire, s’estompent, et les hypothèses les plus incongrues trouvent des adeptes.
Dans de telles circonstances, il serait surprenant que l’Église incarnée et humaine restât une oasis de calme en marge de la dissolution universelle. Ce qui en elle relève du divin et de l’éternel, reste immuable, mais l’homme, quant à lui, est emporté dans le tourbillon d’une danse endiablée à la manière de la sarabande espagnole.
La civilisation moderne, poussée toujours plus loin par le progrès technique, qui en l’espace de cent cinquante ans a bouleversé la vie sociale, évolue à une vitesse vertigineuse. Une nouvelle civilisation se fraye un chemin, se présentant dans un premier temps sous les traits d’une barbarie mécanisée. L’humanité, arrivée à la croisée des chemins, peut alors se tromper de direction et choisir la termitière humaine ou le suicide atomique, au lieu de s’orienter vers le progrès authentique, celui qui consiste à maîtriser par l’esprit les réalisations de la science et de la technique afin de les mettre au service de l’homme. Dans ce nouveau moyen âge, l’Église peut assumer le rôle qu’elle joua au seuil du grand moyen âge : en tant que messagère du surnaturel, elle peut sauver la nature ; mandataire de Dieu, elle peut libérer l’homme.
Notre civilisation est lassée de l’individualisme, elle se tourne vers des institutions communautaires. Mais elle les cherche là où elles ne peuvent s’épanouir : au sein d’un parti politique ou dans l’État. L’Église se doit de lui servir de modèle parfait d’une communauté, car précisément, elle fonde ses communautés terrestres sur la participation à la communauté suprême, celle du Corps mystique du Christ.
Notre époque parle toujours des masses humaines et nous savons bien que les masses humaines d’aujourd’hui sont plus éloignées du christianisme que ne le furent les païens des terres inexplorées. Le temps des grandes persécutions peut resurgir de nouveau où les chrétiens seront déclarés ennemis par excellence de l’humanité. Cette proximité du paganisme exige de nous de trouver de nouveaux moyens efficaces. La possibilité du martyre réclame de nous un retour aux sources, à l’esprit du temps où le sang des martyrs se mêlait quotidiennement au vin de l’Eucharistie. Face à une époque paganisée, l’Église redevient missionnaire. Mais vouloir être missionnaire, cela ne se traduit pas seulement par des méthodes, mais s’exprime par l’esprit qui doit guider tout le clergé et tout le peuple fidèle.
Tétanisés par l’existence de ces masses humaines, certains semblent devoir croire que l’idéal du chrétien des temps modernes consiste à s’effacer dans la masse comme une goutte de pluie se dissout dans l’océan. Mais même dans la masse humaine, le chrétien doit se faire remarquer, doit déranger, doit heurter, car c’est précisément par ce scandale qui choque que commence l’apostolat. Et ce christianisme doit être viril, un christianisme de présence affirmée, qui ne craint pas l’affrontement, qui réclame un engagement, un christianisme lumineux comme un phare pour éclairer les ténèbres, un christianisme d’acier pour un siècle de fer, un christianisme flamboyant pour notre temps de l’énergie nucléaire. Notre siècle est activiste, agité, il est érotique, confond le spirituel et le temporel. Notre siècle voit triompher les haines, il est anarchique, révolutionnaire, voit s’enchaîner les catastrophes, il entasse ruines sur ruines, dans les villes comme dans les âmes.
Notre siècle atomisé, divisé en nationalismes aussi ridicules qu’un costume de zouave suranné.
Ainsi, notre siècle a deux pôles, l’un nous pousse vers l’apostasie, l’autre vers la sainteté, l’un rejette l’Église, l’autre l’attire. Il importe, tout en étant enfant de notre siècle, de réconcilier Église et monde moderne.
Le nombre de saints voulus par Dieu suffit à sauver une époque. Des saints qui se vouent à cette vocation et qui transforment en vertus les agissements de notre temps.
Des saints qui renoncent aux amours humaines et qui savent à quoi ils renoncent, qui par le spectacle et l’exemple de leur vie poursuivent le chemin de l’ordre humain.
Des saints qui n’ont pas peur des catastrophes ni des révolutions, mais qui savent profiter de toute occasion et orientent tout leur être vers le second avènement du Sauveur.
Des saints qui réconcilient l’attachement à leur patrie charnelle et l’amour pour l’humanité, par delà les frontières des nations, des empires, des races et de classes.
C’est la Providence qui nous lance cet appel à la sainteté par la voix de l’histoire, et nous devons le suivre pour apporter au monde le message de liberté et de paix, de salut et d’amour. […]
Décès du philosophe André de Muralt
De Guilhem Golfin pour Le Salon beige :
C’est une voix discrète mais vigoureuse de la pensée catholique qui vient de nous quitter : le philosophe André de Muralt, né en 1931 d’une grande famille helvétique, est décédé ce lundi 13 avril 2026.
Fort d’une pensée inscrite dans la tradition aristotélicienne et thomiste, à rebours de la majorité des philosophes de sa génération, il est resté assez peu connu en France, où le monde académique, tous bords confondus, ne lui a pas fait grand accueil. Il avait pourtant commencé ses travaux par une thèse intitulée L’idée de la phénoménologie, l’exemplarisme husserlien, soutenue à l’Université de Lausanne, et dans l’édition de laquelle il remerciait Paul Ricœur et Pierre-Maxime Schuhl avec lesquels il avait été en contact étroit. Ce travail, traduit successivement en espagnol et en anglais, fait autorité chez les spécialistes de Husserl. Peu après, il publiait un ouvrage sur le criticisme kantien. Ces premiers travaux l’ont conduit à rechercher les origines de la pensée moderne en étudiant les métaphysiques médiévales, en elles-mêmes et dans leurs fondements antiques. Ayant notamment occupé de 1981 à 1996 la chaire ordinaire de philosophie médiévale de l’Université de Genève, il a été défini académiquement comme médiéviste. Mais il était convaincu qu’un philosophe se doit de connaître l’ensemble de la tradition philosophique, tant il est vrai que la philosophie comme recherche d’une sagesse humaine n’est pas l’histoire et doit être abordée comme un tout. De fait, ses travaux, qui se présentent principalement sous la forme d’articles académiques, renouvellent de manière très incisive aussi bien la compréhension des aspects majeurs de la métaphysique, comme l’être et l’analogie, que celle de la connaissance humaine. L’étude de ces thèmes lui a permis de mettre en évidence la logique qui anime la pensée occidentale, sur un plan théorique comme pratique, et il a ainsi pu montrer comment la modernité met en œuvre certaines structures de pensée univoques qui en assurent la cohérence au-delà des oppositions internes qui la travaillent, et dont l’aristotélisme constitue la seule réelle alternative. Son apport à l’intelligence critique des errements de notre temps, en vue de les dépasser, est par suite très précieuse.
Un premier colloque pour faire connaître sa pensée avait été organisé à la Sorbonne en 2023, dont les actes sont à paraître chez Hora Decima (André de Muralt : hommage au philosophe suisse – L’Homme Nouveau). D’autres travaux d’étude sont à venir, ainsi que la publication des parties complémentaires de son œuvre, en vue de lui donner toute la place qu’il mérite de la grande famille aristotélicienne et thomiste.
Pour en savoir plus sur le philosophe et son œuvre, on peut consulter : https://www.andredemuralt.ch/avm
Par ailleurs l’Université de Genève a mis en ligne un grand nombre d’enregistrements de ses cours : https://mediaserver.unige.ch/search2?q=Muralt
Guilhem Golfin
Conseil d’État socialiste
Élue sur une liste RN, une magistrate est poussée à la démission par le Conseil d’État. Dominique Bonmati, magistrate honoraire et membre du collège de déontologie depuis 2022, est invitée à démissionner après son élection comme conseillère municipale d’opposition à La Ciotat. La situation a été examinée par le Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel, qui attend « une position responsable » de l’intéressée.
Stéphane Ravier rappelle que le vice-président du Conseil d’Etat est socialiste. Il a été membre du cabinet des ministres socialistes Aubry, Evin et Kouchner !
Abus de pouvoir
En 2023, Éric Dupond-Moretti a obtenu la levée de l’immunité parlementaire de Nicolas Bay afin que la justice française le poursuive pour « incitation à la haine ». Trois ans plus tard, il n’a jamais été convoqué et il apprend que la procédure est éteinte :
moretti
Ordinations épiscopales de la FSSPX : quel gâchis !
Si les ordinations épiscopales annoncées (sans mandat pontifical, et même contre la volonté explicite du pape) ont lieu, et donc si l’excommunication tombe : quel gâchis !
C’est le cri du cœur qui synthétise ma pensée à la perspective des ordinations épiscopales du 1er juillet à Ecône. Je voudrais m’en expliquer dans une série d’articles que le Salon Beige a la gentillesse de bien vouloir publier. Je l’en remercie.
Remarques préalables
Bien évidemment, mes futurs articles s’inscrivent dans un contexte historique. En ce sens, ils sont datés. N’ayant pas le charisme de prophétie, je ne peux pas vous dire ce qui va advenir dans les prochains mois. En fonction des décisions romaines et celles de la FSSPX, je continuerai, ou non, à écrire de petites tribunes. Je le ferai aussi en fonction de mon devoir d’état, et du temps que je pourrai ou non consacrer à leur rédaction...
Mon intention
Qui suis-je pour intervenir et pour quoi intervenir ? Je ne suis qu’un prêtre diocésain, Recteur d’une communauté de fidèles, licencié en droit canonique, avocat auprès de l’Officialité de Lyon. Je ne suis pas Docteur en théologie. Néanmoins, je souhaite essayer d’éclairer les consciences des fidèles laïcs, en particulier de ceux qui sont proches de la FSSPX. Je ne prétends pas infléchir les volontés de mes confrères prêtres de la FSSPX (même si j’aimerais pouvoir le faire). Mon intention est uniquement bienveillante. Moi aussi, je me soucie du salut des âmes en vertu de ces deux affirmations toujours actuelles de saint Cyprien de Cartage : “Pas de salut en dehors de l’Eglise1” (cf. Epistola 4, 4 et 73, 21), ou encore “celui qui abandonne la chaire de Pierre, sur laquelle l’Eglise est fondée, se donne l’illusion de rester dans l’Eglise” (cf. L’unité de l’Eglise catholique, 4).
Pourquoi parler d’un gâchis ?
Essentiellement en raison du bien que fait la FSSPX. Combien de bons prêtres en son sein ? Beaucoup. Combien de belles œuvres faites jour après jour dans les Prieurés et dans les écoles desservies par la Fraternité ? Beaucoup. Combien de fidèles laïcs de bonne volonté, de bons pères et mères de famille ? Beaucoup. Alors, face à la situation actuelle, peut-on se résigner en s’enfermant dans le mutisme, ou pire, dans l’indifférence ? Peut-on fermer les yeux sur le danger spirituel encouru par les âmes ? Non. Le silence n’est pas possible.
Je suis “contre les sacres” et j’aurai, si Dieu le veut, l’occasion de m’en expliquer ici, mais je m’inscris dans le sillage de Mgr di Noia2 qui, en 2009, écrivait : “Je suis favorable à la Fraternité”. Et il ajoutait, bien entendu : “mais la solution n’est pas la rupture d’avec l’Église” : sous-entendu avec l’Eglise fondée sur Pierre et gouvernée hic et nunc par le successeur de Pierre actuel qui est Léon XIV.
Abbé Laurent SPRIET
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(1) “Salus extra ecclesiam non est” : n’oublions que cette affirmation visait les catholiques qui quittaient l’Eglise et non les non-catholiques nés tels.
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(2) Vice-Président de la Commission Pontificale Ecclesia Dei.
La Chine intensifie la pression sur les membres de l’Église « souterraine » pour les contraindre à rejoindre l’Église officielle
Selon Human Rights Watch, la Chine intensifie la pression sur les membres de l’Église dite « souterraine » pour les contraindre à rejoindre l’Église officielle contrôlée par l’État. Huit ans après l’accord entre Pékin et le Vatican, des témoignages évoquent une répression accrue : arrestations, disparitions forcées et restrictions administratives visant le clergé.
Certains prêtres libérés restent soumis à un contrôle strict, privés de moyens de subsistance. L’accord de 2018 aurait, selon l’ONG, facilité ces pressions en structurant le contrôle des autorités. Des voix appellent le pape à revoir cet accord et à défendre plus fermement la liberté religieuse en Chine.
Relations officielles entre le Saint-Siège et le Vietnam
Le 11 avril, le président de l’Assemblée nationale à Hanoï a remis au pape une lettre du président vietnamien To Lam. Le cardinal Parolin devrait se rendre prochainement au Vietnam afin d’établir des relations diplomatiques officielles. Une visite de Léon XIV en 2027 est également envisagée, la même année que les JMJ de Séoul. Ce sont les désaccords internes concernant l’équilibre des pouvoirs politiques locaux qui ont ralenti les préparatifs de la visite du pape, si attendue par la communauté catholique.
Des sources officielles à Hanoï ont révélé à la presse vietnamienne que la lettre de To Lam contenait une invitation au pape Léon XIV à se rendre au Vietnam. Ce détail est significatif car une invitation avait déjà été adressée au pape François par les autorités en décembre 2023. Cette première invitation intervenait quelques mois après la signature, en juillet de la même année, de l’Accord qui, après des années de négociations, avait ouvert la voie à la présence d’un représentant permanent du Saint-Siège à Hanoï.
Cependant, cette initiative et cette invitation venaient du président de l’époque, Vo Van Thuong, contraint à la démission quelques mois plus tard dans le cadre de la campagne anticorruption.
En janvier 2024 a eu lieu la visite historique au Vietnam du Secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Paul Gallagher. Une délégation du gouvernement vietnamien a assisté aux funérailles du pape François et à la cérémonie d’intronisation du pape Léon XIV.
D’après des sources vietnamiennes, le président de l’Assemblée nationale, Tran Thanh Man, a déclaré en marge des entretiens au Vatican que « la 13e réunion du Groupe de travail conjoint (entre le Vietnam et le Vatican) contribuera à l’établissement de relations diplomatiques complètes ». Il a également affirmé que « le Parti et l’État œuvrent constamment à créer des conditions favorables pour que la communauté catholique puisse pratiquer sa foi tout en contribuant à la nation, conformément au principe directeur de ‘vivre l’Évangile au cœur de la nation’ », et s’est félicité de l’élection de plusieurs catholiques comme députés à la 16e Assemblée nationale et aux Conseils populaires pour le mandat 2026-2031.
Jean-Paul II avait déjà exprimé le souhait de se rendre à Hanoï, et des contacts avaient même été établis en ce sens. Le pape François avait évoqué explicitement un possible voyage à Hanoï en septembre 2023, à son retour de Mongolie. Interrogé à ce sujet, il avait déclaré : « Si je n’y vais pas, Jean XXIV ira certainement… », faisant allusion à son successeur. Ce souhait pourrait donc se réaliser prochainement, peut-être en 2027, année où Léon XIV est attendu en Asie en août pour les Journées mondiales de la jeunesse, prévues à Séoul.
Le 19 mars, les deux cloches de la cathédrale Notre-Dame de Saïgon (aujourd’hui Hô-Chi-Minh-Ville, dans le sud du Vietnam) ont été installées après plusieurs années de rénovation. Les deux croix de 3,7 m ont été hissées au sommet des deux clochers de 57 m de haut. Lors de l’installation, Mgr Marek Zalewski, représentant pontifical résident au Vietnam, a évoqué « un signe de foi placé au cœur de la ville ». L’an dernier, plus de 200 églises, bâtiments ecclésiastiques et autres édifices liés au ministère pastoral ont été construits à travers le pays.
Près de 150 se trouvaient dans les diocèses du nord, où de nombreux biens ecclésiastiques ont été longtemps négligés après la migration de nombreux catholiques vers le sud en 1954, suite à l’arrivée au pouvoir du gouvernement communiste dans le Nord. De plus, de nouvelles églises apparaissent également dans les zones urbaines en expansion à mesure que les migrants s’installent dans les villes et fondent de nouvelles paroisses.
Certains de ces projets peuvent paraître colossaux par leur taille et leur coût, nécessitant jusqu’à dix ans de travaux et des investissements de plusieurs millions de dollars. L’église de Lang Van, dans la province septentrionale de Ninh Binh, en est un exemple frappant. Inaugurée en décembre dernier après dix ans de construction et un coût de 200 000 dollars, elle a été financée par un riche homme d’affaires catholique local. L’édifice de style gothique – « le plus grand d’Asie du Sud-Est », selon les médias locaux – peut accueillir environ 5 000 personnes, avec une salle souterraine de 800 places supplémentaires. Son clocher culmine à 110 mètres. La nouvelle construction a remplacé une ancienne église devenue trop petite pour accueillir les quelque 4 000 membres de cette paroisse vieille de 140 ans.
“Ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus” Ac 5, 41
Ce passage de l’Ecriture me rappelle toujours le docteur Xavier Dor.
Il était le président et fondateur de l’association Sos Tout Petits qui organise mensuellement en région parisienne des prières de réparation en raison des avortements volontaires :
Je l’avais accompagné au tribunal, le jour où il a été condamné à payer 5 000 € d’amende. Il avait eu la bonté de donner à une personne croisée au planning familial une médaille miraculeuse de la Vierge Marie ainsi que des chaussons de bébé tricotés à la main. Juste après le verdict, voici un cliché de lui avec l’arme du crime. Je pense que vous pouvez le voir sur la photo, mais je vous le dis quand même : il jubilait de joie.
Son action continue avec des rosaires publics, la prochaine date à Paris est :
Samedi 30 mai 2026 à 14h30, à l’angle nord-ouest du croisement du Boulevard Montparnasse et de l’Avenue de l’Observatoire ( près de la statue du Maréchal Ney ) à proximité de la Maternité Port-Royal – Baudelocque ( RER B – Port-Royal )
Un membre de Sos Tout Petits
La baisse de la natalité découle de choix idéologiques dévalorisant la famille et le mariage
Ainsi que l’analyse Ludovine de La Rochère dans Le Nouveau Conservateur :

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25 avril : Pèlerinage des Lucs-sur-Boulogne 2026
RDV incontournable en Vendée, samedi 25 avril 2026 !
Il y a 232 ans, au mois de mars 1794, l‘abbé Barbedette, curé du Grand-Luc, faisait le tour des hameaux environnants pour recenser précisément 564 noms d’hommes et de femmes, d’adultes, d’enfants et de vieillards, massacrés dans la seule journée du 28 février par la colonne infernale du général Cordelier. Le manuscrit du martyrologe est aujourd’hui classé aux monuments historiques.
Dans les années 1860 le curé du Petit-Luc faisait déblayer les ruines de la chapelle du bourg contenant encore les ossements d’une partie de ces martyrs enfouis sous les pierres, accompagnés de leurs Sacré-Cœurs et de leurs chapelets, pour édifier la chapelle actuelle. En 1946 Mgr Cazeaux, évêque de Luçon, ouvrait une instruction en vue d’établir la béatification des 110 enfants martyrisés âgés de moins de sept ans et présents dans cette liste.
Ce 21e pèlerinage sous la bénédiction de Mgr. Renaud de Dinechin, nouvel évêque de Luçon, réunissant plusieurs centaines de pèlerins, constitue une marque de dévotion envers ces enfants et appelle à soutenir la cause de béatification. Tous les Vendéens de souche ou de cœur sont invités à s’y joindre. La marche de trois heures est adaptée pour les familles avec enfants. Des prêtres nous accompagnent et confessent pendant cette marche.
Informations pratiques
Déroulement du pèlerinage
– Départ du pèlerinage à 9 heures depuis le parking de La Chabotterie (une prière a traditionnellement lieu à la croix de Charette à 8 h 30 précises, déconseillée aux poussettes et enfants en bas âge).
– Navette aux trois-quarts du parcours, au niveau de l’Historial : un car permet aux chauffeurs de récupérer leurs voitures.
– Hommage aux enfants martyrs à 11 h 30 à la chapelle du Petit-Luc, suivi d’une procession jusqu’à l’église des Lucs-sur-Boulogne.
– Messe célébrée à midi en l’église des Lucs-sur-Boulogne selon le Vetus Ordo.
– Déjeuner tiré du sac (lieu précisé sur place).
– Rangement par l’ensemble des pèlerins.
À savoir
– Ce pèlerinage est familial et accessible aux poussettes (12 km de marche), encadré par une équipe de sécurité et des voitures-balais.
– Prévoir : bannières chrétiennes, missel, chapelet, gourde d’eau, vêtement de pluie.
Inscriptions
– Pour faciliter l’organisation du pèlerinage, merci de vous inscrire par mail à l’adresse [email protected] en précisant le nombre de pèlerins adultes et enfants.
– Une quête sera organisée à la fin du pèlerinage afin de couvrir les frais.
Association Enfants martyrs des Lucs – EMDL
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Vers une solution pour traiter la trisomie 21 ? Des chercheurs désactivent le 3e chromosome
Des scientifiques du Beth Israel Deaconess Medical Center et de la Harvard Medical School ont trouvé un moyen de « désactiver d’un seul coup » « une grande partie » de l’activité du chromosome supplémentaire dans des cellules porteuses de trisomie 21. Pour arriver à leurs fins, ils ont exploité un phénomène présent à l’état naturel chez la femme.
En effet, dans le cadre d’un développement normal, chaque femme possède deux chromosomes X dans la plupart de ses cellules. Pour éviter une « double dose » d’instructions génétiques, un gène appelé XIST désactive naturellement l’un des chromosomes. Les chercheurs ont utilisé une version modifiée de la technique d’édition génétique CRISPR/Cas9 pour insérer ce gène dans le chromosome 21 supplémentaire, afin de le désactiver.
Les scientifiques ont testé leur technique en laboratoire à l’aide de cellules souches humaines comportant un chromosome 21 additionnel et sont parvenus à une « efficacité d’intégration » de 20 à 40 %, « exactement à l’endroit souhaité ». Ils ont publié leurs travaux dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.
Bien que cette nouvelle approche n’ait pas réussi à inactiver les chromosomes dans la majorité des cellules, elle suggère qu’il pourrait être possible de cibler une copie spécifique d’un chromosome dans les cellules sans causer de « dommages généralisés » aux autres.
Pour les chercheurs, cette méthode « ouvre la voie à un traitement de la trisomie 21 et d’autres aneuploidies ». Mais avant d’en arriver là, des études supplémentaires devront confirmer que ces modifications n’ont pas d’effets « hors cible ». Avec une technique différente, des chercheurs japonais avaient déjà utilisé l’outil CRISPR pour « supprimer le troisième chromosome », in vitro.
Source : Gènéthique
“Obéir à Dieu, et non aux hommes”
Extrait de l’homélie prononcée par le pape Léon XIV au Cameroun :
[…] Nous le voyons dans le témoignage des Apôtres, tel que nous l’avons entendu dans la première Lecture : alors que les autorités du Sanhédrin interrogent les Apôtres, les réprimandent et les menacent parce qu’ils annoncent publiquement le Christ, ceux-ci répondent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice » (Ac 5, 29-30).
Le courage des Apôtres se transforme en conscience critique, en prophétie, en dénonciation du mal, et c’est là le premier pas pour changer les choses. Obéir à Dieu, en effet, n’est pas un acte de soumission qui nous opprime ou nous prive de notre liberté ; au contraire, l’obéissance à Dieu nous rend libres, car elle signifie Lui confier notre vie et laisser sa Parole inspirer notre façon de penser et d’agir. Ainsi, comme nous l’avons entendu dans l’Évangile, rapportant la dernière partie du dialogue entre Jésus et Nicodème : « Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous » (Jn 3, 31). Celui qui obéit à Dieu avant d’obéir aux hommes ou à la pensée humaine et terrestre retrouve sa liberté intérieure, parvient à découvrir la valeur du bien et à ne pas se résigner au mal, redécouvre le chemin de la vie, devient artisan de paix et de fraternité.
Frères et sœurs, la consolation des cœurs brisés et l’espoir d’un changement de société sont possibles si nous nous en remettons à Dieu et à sa Parole. Nous devons cependant toujours garder dans notre cœur l’appel de l’apôtre Pierre et le remémorer : obéir à Dieu, et non aux hommes. Lui obéir parce que Lui seul est Dieu. Et cela nous invite à promouvoir l’inculturation de l’Évangile et à veiller attentivement, y compris sur notre propre religiosité, afin de ne pas tomber dans le piège de suivre ces courants qui mélangent de manière confuse la foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique qui, en réalité, ont souvent des finalités politiques et économiques. Seul Dieu libère, seule sa Parole ouvre des chemins de liberté, seul son Esprit fait de nous des personnes nouvelles capables de changer ce pays.
Une catholique à la tête du ministère de l’Education nationale en Hongrie
Le nouveau Premier ministre hongrois Magyar a nommé Rita Rubovszky, directrice de l’Autorité principale des écoles de l’Ordre cistercien catholique en Hongrie, comme ministre de l’Éducation.
« C’est notre immense responsabilité, de percevoir ce désir de Dieu chez les jeunes et d’y répondre. »
Son programme rétablirait l’autonomie des écoles et rendrait aux enseignants et aux écoles leur liberté.
Rita Rubovszky est actuellement directrice générale de l’Autorité des écoles cisterciennes. Cette direction est chargée de la gestion des écoles fondées par l’abbaye cistercienne de Zirci. Elle est également présidente du Mouvement des Soixante-dix Disciples depuis le 5 septembre 2025. En 1988, elle a obtenu une licence en littérature comparée franco-hongroise à l’université József Attila de Szeged.
Trump : Messianisme, folie ou communication ?
L’image de la semaine : Trump, le pape et Dieu
Donald Trump renoue une fois encore avec la communication outrageante en s’attaquant au pape. Une stratégie de communication qui ne séduit guère sa base électorale et qui interroge dans les médias : Donald Trump est-il devenu fou ?
Le dossier du jour : Les audiences des radios
Malgré des articles tapageurs, à part sur Radio Nova en plein boum, rien ne bouge plus que cela. Mais dans le détails, certaines matinales progressent plus qu’on ne voudrait nous le faire croire, comme Europe 1.
Les pastilles de l’info :
– Institut Iliade : le colloque de la nouvelle droite, un succès européen
– Périscolaire parisien : violences sexuelles, silence coupable et gestion municipale à côté de la plaque
– Les armoiries de Rouen profanées : fleur de lys remplacée par un croissant, l’agneau décapité et la croix cassée… Quand le patrimoine chrétien devient une cible.
– Hongrie : défaite électorale d’Orban, revers pour les souverainistes
– Libération tire sur la direction de Nova et des Inrocks. En cause : la compagne de Mathieu Pigasse !
– Réseaux sociaux sous contrôle : la Commission européenne compare la future régulation au pass sanitaire
Portrait piquant : Denis Olivennes, médias, pouvoir et argent.
