À l’approche des élections présidentielles, la Fondation pour l’école a rendu public un sondage Ifop sur les attentes des Français en matière d’organisation scolaire, de liberté de choix et d’accompagnement des familles. Son directeur, Michel Valadier, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :
Quelles perspectives d’amélioration peut-on espérer pour le hors-contrat, qui demeure minoritaire et quasiment absent des programmes présidentiels, tous mouvements politiques confondus ?
En effet, le hors-contrat ne représente que 4,4 % des écoles en France, mais il faut observer leur dynamique car elles étaient inexistantes il y a trente ans. L’an dernier, il y a eu 5 000 fermetures de classes dans le public, 530 dans le privé sous contrat et 400 ouvertures de classes dans le privé hors contrat. Cela pourrait inspirer ceux qui veulent réformer l’école. Les écoles libres jouent un peu le rôle d’aiguillon car elles sont le symptôme de l’échec des réformes engagées par les « pédagogistes » depuis plus de cinquante ans. La Fondation pour l’école interrogera les candidats à l’élection présidentielle afin de leur demander comment ils comptent prendre en compte cette réalité. De plus, il se trouve que beaucoup de ces écoles hors contrat ne refuseraient pas de passer leurs classes sous un type de contrat prévu par la loi Debré de 1959 : le contrat simple. Celui-ci a malheureusement été délaissé par la plupart des écoles catholiques qui lui préfèrent le contrat d’association, alors que ce dernier est beaucoup plus contraignant, dans l’application des programmes notamment. Nous comptons donc demander la facilité d’accès au contrat simple pour les écoles primaires mais aussi secondaires qui le demandent car elles essuient aujourd’hui un refus quasi systématique pour des raisons budgétaires.
