La Croix du vendredi 22 mai dressait le portrait de 10 jeunes catholiques engagés, parmi lesquels Marie-Lys Pellissier, porte-parole de la Marche pour la vie :
La proposition de loi sur l’aide à mourir entre dans sa dernière ligne droite parlementaire. À mesure que l’échéance approche, et consciente des enjeux que cela implique pour le respect de la vie, Marie-Lys Pellissier, 24 ans, porte-parole du collectif Marche pour la vie, consacre quasiment tout son temps à ce combat. Professeure de philosophie l’an dernier dans le sud de la France, elle s’est installée en région parisienne pour suivre de près les débats et multiplier mobilisations, interventions médiatiques et conférences. Pourquoi un engagement aussi exposé ? Chez elle, la conviction remonte à l’enfance. Élevée dans une famille catholique pratiquante, elle grandit avec l’idée que la vie est sacrée, «de sa conception à sa fin naturelle ». Mais c’est au lycée que son engagement prend une dimension personnelle, au fil de discussions sur l’avortement avec des filles de sa classe. « Je voyais que le sujet était très sensible, qu’il blessait », raconte la jeune femme, attachée à écouter plutôt qu’à juger. Marie-Lys Pellissier constate alors que certaines femmes n’osent pas exprimer leur souffrance après un avortement tant l’acte lui semble « banalisé ». Comme un déclic, elle se mobilise à la Marche pour la vie en 2020, puis, en 2024, sort de l’ombre en devenant porte-parole. Depuis un an, elle est aussi diplômée d’un master de philosophie éthique et politique à la Sorbonne. Dans son engagement parfois difficile, celle qui est devenue l’un des visages du mouvement pro-vie trouve des raisons d’espérer. « Les députés qui ont changé d’avis entre les deux lectures, les prises de parole de soignants et de malades, la position ferme des évêques sur le sujet… », égrène-t-elle. Ce qu’elle aimerait ? Que les prêtres parlent davantage de la fin de vie, notamment dans leurs homélies.
