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France : Politique en France

Marion Maréchal est d’une droite antirévolutionnaire

Marion Maréchal est d’une droite antirévolutionnaire

Dans La Nef, Mathieu Bock-Côté recense le livre de Marion Maréchal, Si tu te sens Le Pen. Extrait :

[…] Marion Maréchal est aussi d’une droite antirévolutionnaire. Si elle ne veut pas revenir sur la Révolution française, elle refuse de l’idolâtrer.

« J’éprouve une prévention spontanée pour les mouvements et convulsions révolutionnaires et les violences privées ou étatiques qu’ils engendrent. Les grands soirs aspirant à fabriquer un homme nouveau ne m’inspirent aucun frisson, ou alors un frisson d’effroi! C’est pourquoi j’ai toujours regardé avec circonspection la Révolution française, matrice de la Terreur, qui fascina tant la Russie des bolcheviks. »

Cette histoire est encore la nôtre. Le communisme, dans sa forme classique, n’est plus, mais la révolution est encore, elle a muté, elle a changé de visage. Elle est désormais woke, veut détruire les sexes, et derrière son hostilité radicale à la civilisation occidentale, trouve son carburant dans un racisme antiblanc virulent, qui n’ose toutefois dire son nom, et dont on va même jusqu’à nier l’existence. Elle prend au sérieux la gauche, et la combat. Maréchal ne cherche pas seulement à préserver les dernières ruines d’une société vaincue, elle veut reconstruire la cité sur des bases justes et vraies.

Celle qui ne cède pas

La présidentielle est dans moins d’un an, et Marion ne sera pas candidate. Mais bien sot serait le camp national s’il décidait de se priver d’elle. Quel est son rôle, alors ? Elle sera celle qui prend les idées au sérieux et qui ne cède pas. Une position serait-elle impopulaire, si elle la croit juste, elle la défendra.

« Je ne me suis pas engagée en politique pour me fondre dans le moule des sondages d’opinion ou pour me contenter d’accompagner l’air du temps. Je me fais une plus haute idée de la politique. Je continue de croire que le rôle de l’homme public est d’indiquer le chemin, fut-il escarpé, vers l’idée que l’on se fait du bien commun. »

Qui cède dans l’opposition pour plaire au régime ne fera rien au pouvoir s’il y parvient. De cela, elle est certaine. C’est probablement pour cela que Marion Maréchal aime les militants, les activistes, ceux qui sacrifient le confort de la vie pour ne pas renier leurs convictions. Si vous la croisez, et parlez un peu de politique avec elle, elle vous expliquera qu’en dernière instance, ce qui manque aux hommes de notre temps, c’est moins un fin diagnostic de nos dérèglements civilisationnels ou une subtile doctrine de professeur qu’une véritable virilité – elle vous le dira plus crûment, comme la Le Pen gouailleuse qu’elle est assurément.

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