En 1909, Marie de la Passion voulait que l’on construise une chapelle à Paris dédiée à sainte Jeanne d’Arc que l’on venait de béatifier. La première pierre est posée le 2 juillet 1911 dans le 14e arrondissement. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 29 septembre 1913, et elle fut consacrée en 1964.
La chapelle est aujourd’hui désacralisée. Faute de moyens et de bras pour entretenir cet édifice, la communauté des Franciscaines missionnaires de Marie avait quitté, à la fin de l’année 2020, ce couvent. Racheté par In’li, filiale du groupe Action Logement, il est, depuis 2021, investi par la coopérative Plateau Urbain, en lien avec les associations Aurore et Carafol.
Du 16 au 25 avril, le collectif Cirque fier.e.s, un groupe qui se revendique LGBTQIA+ et féministe intersectionnel, y a tenu un show.
La chapelle Sainte Jeanne d’Arc fait partie, depuis 2021, du Village Reille, « un tiers-lieu d’occupation temporaire mixte », visant à développer des « expérimentations sociales, culturelles et artistiques, où chacun·e peut s’investir dans un projet commun tout en développant ses propres initiatives ». Un projet financé par la région Île-de-France.
Lors des représentations, l’autel disparaît, laissant place à un portail de cirque où se mêlent danses, acrobaties, nudité et obscénités. Sur son compte Instagram, le Cirque Fier.e.s présente les personnages : Esther, drag queen (la guide) ; Dany Tran, metteur en scène (le feu) ; Merry (le serpent), etc. La drag queen Esther lance les hostilités par ces propos :
« Vous savez que la chapelle Reille ce n’est pas son vrai nom, en vrai c’est la chapelle Sainte Jeanne d’Arc, et on va y mettre le feu ! »
