Le Domaine national de Chambord a rejeté un projet de rénovation de près de 100 millions d’euros proposé par le Puy du Fou, alors que le château, construit sous François Ier, peine à réunir les 27 millions d’euros indispensables à sa sauvegarde.
Sur X, le parc vendéen a interpellé le ministère de la Culture, l’invitant à revenir vers lui « quand Chambord redeviendra sa priorité ».
Nicolas de Villiers, directeur du parc vendéen, a assuré la capacité du groupe à mobiliser « une centaine de millions d’euros […] autour d’un projet mobilisateur qui permettrait de regarder l’avenir avec confiance ». Or, le parc s’est vu opposer une fin de non-recevoir par le directeur du Domaine de Chambord.
« Dix jours plus tard, on m’a rappelé : à un an de la présidentielle, rien ne pouvait être lancé, faute de temps ; et l’État, m’a-t-on dit, allait libérer les crédits nécessaires car, finalement, l’argent avait été trouvé ! Sans avoir lancé quoi que ce soit, nous avions déjà sauvé Chambord ».
Selon la Fondation du patrimoine, 67 400 monuments non protégés se trouvent dans un « état critique » en France. En avril dernier, Stéphane Bern, président de la Fondation, avait déploré, sur le plateau de C à Vous :
« Il y a 900 millions pour Notre-Dame de Paris, 600 millions pour le Grand Palais, 800 millions pour le Louvre. Mais la France, ce n’est pas Paris ! »
