Article tiré du bulletin de Laissez-les-vivre :
Comme Diane de Bourguesdon nous le démontre dans son essai Les indésirables écrit en mars 2026, la société française est réellement étouffée. L’auteur y effectue une dénonciation de la prolophobie à laquelle est condamnée cette dernière, prise en tenaille entre le wokisme d’une part et l’anti-racisme militant d’autre part. Dans cet essai très documenté, elle démontre comment toute la société est écrasée par une caste d’élites qui corsète le peuple. Les exemples abondent. Ainsi écrit-elle page 15 :
“Le wokisme s’impose comme une morale des temps modernes, désignant ceux qui appartiennent au camp du Bien et au camp du Mal. C’est un essentialisme, qui assène qu’un blanc, un homme, un chrétien, un hétérosexuel, sera, par nature, toujours le méchant face à un non-blanc, une femme, un musulman, un membre de la communauté LGBT.”
Et, pour faire appliquer cette maxime, quoi de mieux que le concept de” l’irresponsabilité pénale à géométrie variable”. Entre 2019 et 2023, les cas d’irresponsabilité pénale sont passés de 12 600 à 20 000. Pour se dédouaner et se donner en quelque sorte bonne conscience, les élites banches aisées et cultivées ont désigné le petit peuple blanc comme étant l’oppresseur des minorités de couleur, de religion ou d’orientation sexuelle différente.
Le petit peuple blanc est accusé d’être responsable de toutes les phobies possibles. Une seule phobie est désormais autorisée : “la prolophobie”, mépris autorisé pour ces gens qui « fument des clopes et roulent au diesel ». Comment ne pas voir dans ces descriptions un portrait de plusieurs familles aidées par SOS futures mères ? Condamnées à des RSA, certaines familles peinent tant bien que mal à joindre les deux bouts en jonglant avec de tous petits emplois précaires. Et c’est sur ces familles que plane l’ombre de l’ASE, le manque de ressources pouvant, entre autres, constituer un prétexte de placement. On reçoit souvent des photos de réfrigérateurs vides ou d’avis de virement de prestations familiales tout à fait insuffisantes. La misère des zones périurbaines est criante et voilà, pour couronner le tout, la vertigineuse hausse des prix du carburant. C’est ainsi que, le jeudi 23 avril, une émission de CNews détaillait cette infernale descente aux enfers de la nouvelle pauvreté.
Qui va vraiment utiliser la constitutionalisation de l’avortement ? C’est la classe politique qui l’a voulue et c’est un moyen de culpabiliser le peuple si ce dernier hésite à y avoir recours. Ainsi, nous avons l’exemple d’une maman bien peu argentée, dont la propre mère, beaucoup plus aisée qu’elle n’aurait surtout pas voulu qu’elle ait plus de deux enfants et lui refuse donc toute aide pour sa nouvelle grossesse. « Puisque tu as voulu garder la grossesse c’est à toi de te débrouiller avec », lui assène-t-elle à toute tentative de demande financière. Garder la grossesse ! Il ne s’agit même plus de dire garder l’enfant ! On note ici que la terminologie du Planning Familial a ainsi gagné une partie relativement aisée de la société.
Quelle contradiction entre la volonté de rendre l’avortement de plus en plus facile et de plus en plus tardif, de tenter de proposer l’avortement jusqu’à la fin de la grossesse pour cas de “détresse psychosociale” pour éliminer au maximum les pauvres, et de développer en même temps au maximum PMA et peut-être GPA ! En effet, ces dernières vont le plus souvent concerner les classes aisées de la société, et ce, même avec le concours financier de toute la population par le biais des cotisations sociales.
Les classes populaires sont chassées des villes par le mouvement conjoint de l’arrivée des migrants qui occupent quasiment tous les logements sociaux et par le phénomène dit de gentrification qui se caractérise par la réhabilitation d’anciens petits logements ouvriers désormais habités par les classes supérieures. En outre, les exigences du DPE bloquent totalement le marché immobilier tandis que la suppression des ZFE (zones à forte exclusion) risque de ne pas être très durable (risque d’un nouveau projet gouvernemental, d’une censure du Conseil Constitutionnel ou d’amendes considérables imposées par la Commission de Bruxelles).
A l’autre extrémité de la vie, la loi sur l’euthanasie sera d’autant plus appliquée dans les zones péri-urbaines démunies que la plupart de ces dernières sont dépourvues d’établissements de soins palliatifs. Là encore, la population rurale sera physiquement éliminée.
Or, comment un pays totalement désindustrialisé et qui, de surcroît, perd son autonomie agricole pourrait-il résister ? Ainsi, suite à de multiples plans sociaux, ventes de marques françaises et délocalisations d’usines, la part de l’industrie française dans le PIB est tombée à 13%, tandis que celle de l’agriculture s’effondre à 3,5% : et cette dégringolade ne semble pas prêt de s’arrêter. Et, alors que des églises et des croix sont brûlées et vandalisées au moins chaque semaine, les vitraux d’inspiration sataniste de Claire Tabouret s’imposent à Notre-Dame pour remplacer les vitraux de Viollet-le-Duc restés intacts. Est-elle influencée par Charles Manson et Aleister Crowley ? On peut s’interroger, alors que tant de Français ont donné sur leurs deniers pour que Notre-Dame soit reconstruite à l’identique.
Mais ne serait-ce pas de cette prolophobie-là que la France risque, à terme, de mourir ?
Car, en écartant le peuple et en diabolisant ses valeurs les plus saines, alors même que la population n’aurait eu besoin que d’une meilleure répartition des richesses ou, du moins, d’une absence de spoliations permanentes pour éclore, les classes dirigeantes wokistes ne courent-elles pas à leur propre perte ? La chute de Rome n’en constitue-t-elle pas un parfait exemple ?
Comme l’affirme Philippe de Villiers dans l’une de ses chroniques, c’est toujours une chute démographique qui précède une invasion. La chute du nombre des mariages et de la natalité à Rome avait nettement précédé les invasions barbares, ainsi que nous le rappellent les historiens Walker Larson et Christopher Dawson.
