D’un lecteur :
Le titre de la lettre 1372 de Paix liturgique intitulée LA CALAMITEUSE GESTION DE L’AFFAIRE DE LA FSSPX a attiré l’attention de l’humble catholique du rang que je suis.
Calamiteuse gestion ? Certainement pas de la part de la FSSPX qui me semble au contraire avoir agis finement en demandant à Rome l’autorisation de procéder au sacre de quatre évêques en son sein.
Par cette demande elle se positionne comme une société catholique qui reconnait totalement l’autorité du Pape mais –plus subtilement- elle place Rome devant un dilemme :
- soit accepter (comme elle le fait avec la Chine et comme le lui ont demandé plusieurs cardinaux et évêques) et se voir reprocher de céder aux demandes d’une société en « communion imparfaite avec Rome » ;
- soit refuser en se comportant comme une mère qui donne des pierres à ses enfants qui lui demandent du pain.
En choisissant une de ces solutions (ce qu’elle a fait pour l’instant en choisissant la seconde) Rome pouvait en effet se voir reprocher sa « calamiteuse gestion ».
Est-ce à dire qu’elle n’a pas d’autre choix ?
Ne pourrait-elle pas au contraire choisir une solution qui lui permettrait de répondre au besoin de la FSSPX tout en imposant son autorité et en mettant ladite fraternité à son tour au pied du mur ?
Comment ? En choisissant elle-même discrètement quatre prêtres de la FSSPX, en s’assurant de leur accord et en annonçant officiellement leurs noms, le lieu et la date de leur sacre (dans la première quinzaine de juillet) ainsi que les noms des cardinaux et évêques consécrateurs (parmi lesquels devraient bien sur figurer les deux actuels évêques de la FSSPX…s’ils le désiraient, la balle serait alors dans leur camp).
Ces sacres auraient lieux quelle que soit la décision d’Ecône qui se trouverait à son tour forcée de choisir entre :
- l’acceptation des quatre évêques choisis par Rome. Prouvant ainsi son attachement à l’Eglise et que sa demande de sacrer des évêques était bien uniquement motivée par le souci des âmes de ses fidèles ;
- le refus des évêques choisis en son sein par Rome. Auquel cas elle démontrerait qu’elle refuse l’autorité de l’Eglise et que les motifs avancés n’étaient que des prétextes pour sacrer des évêques sans l’accord du Vatican. En outre ce refus entrainerait une crise au sein de cette institution entre :
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- ceux qui veulent vraiment rester attachés à l’Eglise (au nombre desquels figureraient bien sur les quatre évêques ordonnés, éventuellement le ou les évêques actuels de la FSSPX et également les fidèles qui suivraient ces évêques en communion avec Rome) ;
- et ceux qui ne rêvent que d’une « structure indépendante » (pour ne pas dire schismatique).
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Il reste moins d’un mois pour que Rome sorte par le haut de cette affaire qu’elle a jusqu’à présent traitée de manière effectivement assez calamiteuse.
L’Esprit Saint soufflera-t-il assez fort pour lui inspirer une décision de bon sens…et de bonne gestion ?
Jean-Daniel TRIBORD
