Comme moi, vous ne saviez pas que Monique Barbut était ministre de la Transition écologique depuis le 12 octobre 2025, à la faveur d’un énième remaniement ministériel. Elle a démissionné hier.
Elle considère qu’elle n’a pas d’autre option que de remettre sa démission alors que le Premier ministre n’a pas déposé d’amendement de suppression sur la partie pesticides du projet de loi d’urgence agricole. Le texte voté permet, sous conditions, la réintroduction de l’acétamipride, une mesure contre laquelle elle s’est toujours montrée totalement opposée. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait également dit que cela n’avait pas sa place dans le texte, avant de refuser le dépôt d’amendements de suppression de l’article en question, pour ne pas se mettre à dos les sénateurs.
Deux ministres de la Transition écologique ont démissionné sous le régime d’Emmanuel Macron, pour des désaccords sur le fond : Nicolas Hulot en août 2018, un an après son arrivée au ministère, et Monique Barbut.
Les plus sarcastiques remarqueront qu’en 19 jours, elle est devenue écolo. En effet le 2 juillet, son comportement faisait l’objet d’une polémique. Traiteur de luxe, rendez-vous expédiés, retour en avion… sa visite à Perpignan, ne s’est pas déroulée comme prévu. Alors que son retour à Paris était prévu en TGV depuis Perpignan (en 5 heures de train), Monique Barbut aurait demandé à son équipe de le remplacer par un retour en avion, sur un vol commercial. Contacté par Médiapart, son cabinet aurait rétorqué qu’il n’est “pas question que la ministre se retrouve bloquée dans un train”, en pleine canicule (et sans climatisation).
