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Culture de mort : Avortement / Europe : politique

Une exposition sur le développement humain devient une exposition « anti-IVG »

Une exposition sur le développement humain devient une exposition « anti-IVG »

Une exposition du 14 au 17 septembre dans les couloirs du Parlement européen était intitulée « Just EUman – How a European citizen is born » (« Comment naît un citoyen européen »). Quatorze panneaux sur le développement humain, de la fécondation à la naissance, avec projection d’une vidéo.

L’exposition n’est pas explicitement contre l’avortement, bien qu’elle ait été conçue par l’association italienne Pro Vita & Famiglia, qui est clairement pro-vie. Elle a été promue par l’eurodéputé italien Paolo Inselvini, élu de Fratelli d’Italia et membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR). Elle a été inaugurée en présence de plusieurs autres eurodéputés, dont Marion Maréchal, Carlo Fidanza et Nicola Procaccini, également membres du groupe ECR.

Montrer le début de la vie humaine, de la fécondation à la naissance, afin que « ceux qui doivent légiférer puissent d’abord voir et expérimenter de visu ce que la science démontre ». Tel est l’objectif de cette exposition.

Les négationnistes de l’humanité de l’embryon humain estiment que c’est de la propagande anti-avortement, comme le déclare Manon Aubry :

« Comment de la propagande anti avortement a-t-elle pu se retrouver dans les couloirs du Parlement européen ? »

Avec Martin Schirdewan de la Gauche, Terry Reintke des Écologistes et Iratxe García Pérez des Socialistes, elle a saisi la présidente du Parlement Roberta Metsola, lui demandant de

« prendre les mesures nécessaires pour retirer cette exposition des locaux du Parlement européen et de veiller à ce que les espaces du Parlement ne soient pas utilisés pour promouvoir des campagnes qui portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes ».

Sauf qu’il y a encore des pays de l’UE où l’avortement est un meurtre.

L’initiative se compose de quatorze panneaux de deux mètres de haut et de la projection en boucle de la vidéo « Baby Oliver ». Maria Rachele Ruiu, porte-parole de Pro Vita & Famiglia, a expliqué :

« C’est un jour historique, car nous faisons quelque chose d’inédit ici : rendre visible l’origine de la vie et la placer sous les yeux de ceux qui, dans ces lieux, décident de l’avenir de millions d’enfants à naître. Nous le faisons à la veille du discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, qu’elle prononcera demain , ici même » « On entend toujours parler de “choix”, de “soins”, de “droits reproductifs”, d’“autodétermination” et de “Ma voix, mon choix” . Autant de mots pour cacher le visage de l’enfant à naître, pour nier l’humanité de l’être conçu, pour masquer la réalité d’une pratique qui conduit à l’élimination de millions d’êtres humains à travers l’Europe. Voulez-vous défendre l’avortement ? Allez-y. » « Allons de l’avant » « mais faisons-le pour ce que c’est réellement, pour ce que ces commissions ne démontrent pas aujourd’hui : non pas la suppression d’un amas de cellules, mais celle d’une vie humaine. »

Antonio Brandi, président de Pro Vita & Famiglia, a souligné qu’

« une société ne se juge pas à la loi du plus fort, mais aux efforts qu’elle déploie pour protéger ses membres les plus faibles et les plus vulnérables, comme les enfants à naître. Et sans droit à la vie, il ne peut y avoir d’autres droits, car sans vie, il n’y a pas de personne ; sans personne, il n’y a pas de bien commun ; sans bien commun, il n’y a pas de société juste ; et sans société juste, il n’y a pas de paix. Mettons fin à ce génocide ! »

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