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Culture de mort : Idéologie du genre

Parler des femmes victimes d’une idéologie en appelant à la méfiance face à des faits avérés devient plus condamnable que les faits eux-mêmes

Parler des femmes victimes d’une idéologie en appelant à la méfiance face à des faits avérés devient plus condamnable que les faits eux-mêmes

Dora Moutot est devenue une figure médiatique depuis la publication, en 2024, de Transmania (aux Éditions Magnus), ouvrage coécrit avec Marguerite Stern pour dénoncer les dérives de l’idéologie transgenre et qui a valu aux deux auteurs des menaces de mort (classées sans suite par l’injustice française).

Le 20 mai, Dora Moutot a été condamnée par le tribunal judiciaire de Paris à verser 1500 euros aux associations LGBT STOP Homophobie, Mousse et Adhéos (4.574 euros au total, amendes et frais de justice confondus) pour injure publique transphobe. Elle a fait appel. Elle a été interrogée par Boulevard Voltaire. Extrait :

Les assos LGBT ont porté plainte contre moi pour avoir dit « On se retrouve, je suis obligée de le dire, avec certains hommes qui violent leurs codétenues. Je ne dis pas que toutes les personnes trans font ça, loin de là, mais on est obligées de se méfier des personnes à pénis en tant que femmes ». C’était dans un contexte télévisé de débat sur l’idéologie transgenre dans lequel j’expliquais, en amont, une problématique spécifique : le fait qu’on se retrouve dans une situation délétère pour les femmes car les nouvelles politiques transgenre de certains pays permettent que des hommes transitionnent en prison et soient transférés dans des prisons de femmes. J’expliquais cela car, malheureusement, certains en sont arrivé à violer leurs codétenues. Je rappelais donc qu’en tant que femme, on était malheureusement forcées de se méfier de toute personne avec un pénis.

Selon le jugement (ce que je comprends), c’est qu’il serait interdit de parler du sort de ces femmes violées au motif qu’il serait discriminant d’en parler… Nous sommes donc arrivés à une situation absurde où parler des femmes victimes d’une idéologie en appelant à la méfiance face à des faits avérés devient plus condamnable que les faits eux-mêmes.

Pour être honnête, il est incompréhensible de savoir ce qu’on me reproche réellement, tellement le jugement se contredit lui-même. On me condamne pour injure publique. Pourtant, le tribunal reconnaît, noir sur blanc, que mon propos « n’appelle pas pour autant le public, implicitement ou explicitement, à la violence, à la discrimination ou à la haine ». Mais quelques lignes plus loin, il affirme que ce même propos « propage la haine fondée sur l’intolérance ». Donc, le propos n’appelle pas à la haine mais il propagerait la haine… Il n’appelle pas à la discrimination mais il devient condamnable comme propos discriminatoire. Il n’appelle pas à la violence mais il mérite une sanction pénale.

Cette contradiction est centrale dans le jugement. Si mes propos ne demandaient aucune violence, aucune exclusion, aucune privation de droits, aucune discrimination, alors, qu’est-ce qui est réellement condamné ? Mon opinion… […]

[M]a condamnation montre que le débat sur le transgenrisme est interdit, en France. Les personnes qui ouvrent la bouche à ce sujet pour en faire une critique risquent des condamnations et un harcèlement infernal dans toutes les sphères de leur vie.

À titre personnel, tant que ce procès est encore en cours, bien sûr, je continuerai d’en parler, mais intellectuellement et professionnellement, je suis déjà passé à autre chose, car j’ai vraiment fait le tour du sujet, tout est déjà dit et écrit dans mon livre Transmania. Cette condamnation vient d’ailleurs confirmer tout ce que ce livre raconte. Je vous invite à le lire pour vous rendre compte des enjeux. […]

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