Partager cet article

Tribune libre

L’alliance des réfractaires face à la doxa : quand la lucidité devient un acte de résistance

L’alliance des réfractaires face à la doxa : quand la lucidité devient un acte de résistance

L’alliance des réfractaires face à la doxa

Il est des époques où l’oligarchie au pouvoir efface méthodiquement le passé d’un peuple pour lui confisquer son avenir. La France vit cette heure. De notre passé et du legs que nous ont laissé les générations qui ont fait la France, l’oligarchie au pouvoir fait chaque jour un peu plus table rase. Ce constat, on vous signifie que vous n’avez pas le droit de le poser. Les « experts » dépêchés sur les grands médias sont là pour vous signifier que ce que vous voyez de vos propres yeux ne correspond à aucune réalité.

C’est de ce présent sans passé ni avenir qu’il nous faut d’urgence faire table rase. C’est l’intuition qui traverse plus ou moins confusément la France d’en bas. C’est le cri poussé par quatre voix qui s’unissent pour décrire la réalité que tous perçoivent et provoquer le peuple de France au sursaut : André Bercoff, Daniel Cosculluela, Alain de Peretti della Rocca et Philippe Bornet, sous la bannière des « Coriaces ». Refusant les compromissions et le prêt-à-penser, ils unissent leurs plumes pour disséquer les mécanismes d’une société qui, sous couvert d’émancipation, s’enfonce dans une tyrannie douce et technocratique.
https://www.chire.fr/librairie/les-coriaces-du-present-faisons-table-rase-allons-enfants-de-la-matrix-p-513698

Le procès des illusions contemporaines

Le sous-titre de l’ouvrage, Allons enfants de la Matrix, annonce la couleur : nous vivons sous l’empire de narratifs artificiels fabriqués par ceux que les auteurs appellent les « Voraces » — ces mondialistes, globalistes, totalitaires qui rêvent d’« huit milliards de consommateurs rangés, assignés à résidence jusque dans leurs fors intérieurs, éternellement managés par le bâton de la peur et la carotte de la satisfaction strictement individuelle ». André Bercoff ouvre le feu en nommant la guerre que l’on nous fait : une offensive méthodique, de longue durée, qui « oppose les tenants d’un monde unifié, formaté, transhumanisé, défrontiérisé » à ceux qui refusent de disparaître sans combattre. Journaliste aguerri, il dresse un état des lieux clinique de la manipulation médiatique, de la dette abyssale et de l’infantilisation généralisée des peuples, avant de conclure par un appel au sursaut : « il importe plus que jamais d’être militant de la vie contre la survie, de la liberté stellaire contre la servitude volontaire ».

Daniel Cosculluela, psychiatre et anthropologue, sonde ensuite les soubassements de ce désastre. Son analyse est impitoyable : la fabrication du « nouvel homme », déraciné, standardisé, hypnotisé par ses écrans, « ne saura pas nécessairement ce qu’il porte en lui d’authentique et ce qui relève du conditionnement ». Ce sujet sans mémoire n’est pas le fruit d’une évolution naturelle. C’est un projet. Et la séquence Covid en a été « un laboratoire grandeur nature : management par la peur, fabrique du consentement, servitude volontaire confortable ».

Alain de Peretti della Rocca rappelle ce que nous perdons de chair et de sang à chaque génération qui passe sans transmettre. La langue d’abord, dont « la disparition progressive des temps grammaticaux donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projection dans le temps ». L’histoire ensuite, sans laquelle un peuple privé de son passé devient une matière première docile. La famille enfin, seul creuset d’une transmission authentique. Sa conclusion est sans appel : « nous n’avons pas le droit moral d’être la génération qui aura laissé s’éteindre une civilisation bimillénaire par confort, par lâcheté ou par oubli. »

La sentence doctrinale

C’est Philippe Bornet qui referme le livre sur sa vérité la plus profonde, celle que Chiré n’a jamais cessé de professer. La République française n’est plus qu’un décor en carton-pâte que ses propres tricheries ont rongé de l’intérieur. Car la Révolution, en décapitant le roi, n’a transmis qu’une souveraineté sans enracinement, sans transcendance, sans verticalité : vouée à s’écrouler. Les folies de notre temps ne sont pas des accidents de parcours : elles sont les conséquences logiques et inexorables de la Révolution de 1789 et de la religion républicaine qu’elle a enfantée, et qui porte en elle-même sa propre ruine. « La République n’est plus réformable : elle est déjà morte. »

Le devoir du moment

La conclusion de l’ouvrage mérite d’être lue comme un ordre de marche : « Nous ne savons pas combien de temps durera l’agonie de la société présente. Nous savons en revanche que ce temps ne sera pas perdu si nous l’utilisons pour préparer autre chose. »

Préparer autre chose exige de rassembler les intelligences et les volontés. Une évidence que rappelait un authentique contre-révolutionnaire, l’abbé Charles Maignen, en 1901 dans Nationalisme, catholicisme, Révolution :

« Il y a toute une pléiade d’esprits en travail, très divers d’origines, d’éducation, de croyances, mais que l’amour de la France unit […]. Suivre ces travaux, profiter de ces études, encourager ces efforts, n’est-ce pas le devoir du moment ? »

Du présent faisons table rase est disponible aux Éditions de Chiré.
168 pages
https://www.chire.fr/librairie/les-coriaces-du-present-faisons-table-rase-allons-enfants-de-la-matrix-p-513698

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services