L’évêque de Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas, a été interrogé sur NCR à propos de la portée spirituelle de la visite papale en France, à un moment marqué par la légalisation de l’euthanasie et un renouveau de la foi catholique chez les jeunes.
« Comme beaucoup d’autres, j’ai hâte d’entendre ce que le Saint-Père dira à la classe politique ». « Je suis convaincu que le Pape transmettra et même renforcera le message que l’Église de France n’a cessé de marteler sur ce sujet. »
Quelques jours avant la légalisation de l’euthanasie en France, Mgr Micas s’était distingué par une lettre intitulée « Mon cœur pleure ». Il y dénonçait l’idée que l’aide médicale à mourir puisse défendre la dignité de la vie, la qualifiant d’« absurdité anthropologique » et de l’un des « grands mensonges de l’histoire de l’humanité qui ont coûté la vie à des millions de personnes “pour les sauver” ! ». L’adoption de cette loi ne fait que renforcer le devoir pastoral de la hiérarchie catholique dans le pays. « Notre mission d’évêques est aussi de rappeler aux fidèles que l’existence même de cette loi ne signifie pas que tout est permis », affirmait-il, paraphrasant la Première Lettre de saint Paul aux Corinthiens.
« Lourdes, c’est le monde à l’endroit, comme on aime à le dire », « ce qui signifie que la pauvreté, la misère, la maladie et le handicap ont le droit d’exister et ne sont pas occultés ; ils font partie intégrante de la réalité de la vie, de la famille humaine. » « Un magnifique laboratoire d’une humanité épanouie », qui offre déjà « un avant-goût de ce que pourrait être le paradis ».
« Il est extrêmement attentif. Il avait préparé notre rencontre et m’avait posé des questions précises sur Lourdes, sur le sanctuaire et sur sa mission »
