Jean-Paul Besse, docteur d’État en histoire, spécialiste de l’Europe centrale et orientale, primé par l’Académie française, enseignant à l’Institut universitaire Saint-Pie X, vient e publier une biographie sur le roi Boris III de Bulgarie, le tsar gentilhomme, qui régna de 1918 à 1943, malgré un étau politique et militaire, entre la Russie nouvellement soviétique et l’Allemagne nazie. Il s’efforça de garantir le bien de ses sujets et la neutralité de la Bulgarie.
Né à Sofia en 1894, baptisé catholique et orthodoxe, il monte sur le trône en 1918 après l’abdication de son père Ferdinand Ier, compromis dans la Première Guerre mondiale. Proche de son peuple et monarque passionné de sciences et techniques, il tente de promouvoir des réformes mais les tensions politiques le conduisent à suspendre la constitution parlementaire. De son mariage avec la princesse Jeanne de Savoie, fille du roi d’Italie Victor-Emmanuel III, il a une fille, Marie-Louise, puis Siméon, prince héritier, le 16 juin 1937.
Le 1er mars 1941, la Bulgarie renonce à sa neutralité et adhère au pacte tripartite. Ses frontières doivent s’ouvrir aux troupes allemandes. Le 12 décembre 1942, Boris III déclare la guerre à la Grande-Bretagne et aux USA mais maintient sa relation avec l’URSS. Menant double jeu, il noue des contacts avec les Alliés, s’efforce d’épargner la minorité juive et refuse d’engager son armée sur le front de l’Est. Il meurt le 28 août 1943 dans des circonstances mal élucidées, au retour d’une visite à Hitler à Rastenburg.
