Les éditions Salvator ont traduit et adapté ce Petit lexique de la fin de vie, publié par l’Académie pontificale pour la vie, à l’origine en italien, avec des références aux lois italiennes. La version française ajoute des références à la législation française.
Il s’agit d’un glossaire définissant les termes souvent utilisés, d'”accompagnement” à “traitements de maintien en vie”, en passant par “soins palliatifs”, “état végétatif”, “soins déraisonnables”, “sédation palliative”… Ce lexique offre des éléments précis pour mieux reconnaître la complexité de ce qui se passe en fin de vie, et trouver la meilleure manière d’accompagner les personnes et les décisions.
Il introduit de manière accessible et originale les enjeux éthiques et religieux concernant les soins médicaux pour les patients qui approchent de la mort, et pour qui l’autonomie reste un droit essentiel.
Exemple avec la sédation (extrait) :
La sédation en fin de vie est donc motivée par l’existence de symptômes réfractaires associant non seulement la douleur, mais aussi les nausées, la dyspnée, l’agitation psychomotrice, voire la “détresse psycho-existentielle”. Parler de symptômes “réfractaires” signifie qu’ils ne répondent pas ou plus aux interventions thérapeutiques et qu’il n’est plus possible de les contrôler sans réduire la conscience et sans créer des effets indésirables excessifs. Leur évaluation est délicate, elle devrait être réalisée par des professionnels de santé compétents dans le cadre d’une approche interdisciplinaire. Il est également important que la personne demandant une sédation bénéficie d’un programme de soins palliatifs se concentrant sur la souffrance qu’elle ressent et son lien à la gravité et à l’irréductibilité du symptôme.
