Agrégé de l’Université en économie et diplômé en droit de l’université Paris / Panthéon-Sorbonne, professeur de chaire supérieure, Laurent Izard enseigne les sciences juridiques en classe préparatoire aux grandes écoles. Il vient de publier un ouvrage sur La famille, une réponse à la crise.
Dans ce livre en deux parties, l’auteur montre que la famille est victime de la crise: mondialisation, crises sociales, santé mentale, crise des valeurs, wokisme, instabilité, … portent atteinte à la cellule de base de la société. Dans a seconde partie, l’auteur souligne que la famille est une réponse à ces crises multiformes, en étant créatrice de richesse, la seule riposte face à la crise démographique, en cultivant la solidarité entre les générations, en étant un rempart contre les risques écologiques, en étant un canal de socialisation et de transmission des valeurs…
Ainsi, la famille n’est pas seulement une institution traditionnelle et affective, elle constitue le socle de notre organisation économique et sociale. “La famille, une réponse à la crise” démontre le rôle essentiel des familles dans la Cité, non comme un refuge nostalgique mais comme un levier de cohésion, de solidarité et de transmission face aux fractures de la société française. L’auteur évoque les conséquences de la dislocation de la famille (monoparentalité, divorce…) :
Bien sûr, tous ne deviennent pas des délinquants. Certains trouvent des adultes bienveillants pour les guider, d’autres puisent en eux une force insoupçonnée pour s’en sortir. Mais les statistiques le confirment depuis fort longtemps : l’instabilité familiale est un facteur de risque. Derrière chaque vol, chaque bagarre, il y a souvent une histoire de souffrance et de manque, une enfance brisée qui cherche à se reconstruire dans la colère et la révolte.
L’auteur plaide pour une nouvelle politique familiale, après avoir dressé le constat de la destruction méthodique de cette politique par les gouvernements successifs :
Dans le contexte de déclin des naissances que connaît l’Europe, il devient nécessaire de repenser les politiques familiales non plus uniquement comme un instrument économique ou social, mais comme un levier stratégique de long terme. Il s’agit de considérer la famille comme un bien commun, c’est-à-dire comme une institution dont la stabilité et la vitalité concernent l’ensemble de la société et contribuent directement à sa durabilité démographique. C’est pourquoi il paraît souhaitable d’instituer un véritable ministère de la Famille, qui pourrait impulser et soutenir les réformes nécessaires.
