La souveraineté est une coquille vide : comme le non des Français au traité constitutionnel en 2005, le non d’Emmanuel Macron au traité du Mercosur sera sans effet sur l’entrée en vigueur de ce traité.
Il est permis de penser que l’attitude d’Emmanuel Macron, ne portant pas à conséquence, est purement démagogique.
Avec le ralliement de l’Italie, la minorité de blocage (au moins quatre États membres et 35 % de la population de l’UE) au Mercosur est caduque. Ce texte sera adopté à la majorité qualifiée, lors d’un vote des représentants des Vingt-Sept, ce vendredi à Bruxelles. Ursula von der Leyen ira, lundi 12 janvier, au Paraguay, signer l’accord de libre-échange avec quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), négocié depuis vingt-six ans.
La France se retrouve isolée, privée de sa souveraineté aux côtés de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ou de l’Irlande. Ainsi fonctionne l’Union européenne. Il reste donc à la quitter.
De son côté, le Rassemblement National engagera deux motions de censure : à l’Assemblée nationale contre le gouvernement, au Parlement européen contre la Commission von der Leyen.
