Le cardinal Robert McElroy et le cardinal Blase Cupich, archevêques de Washington, DC et de Chicago, ainsi qu’Eduardo Peñalver, le futur président pro-LGBT de l’université jésuite de Georgetown, ont chacun adressé leurs salutations aux participants de la conférence de sensibilisation LGBTQXYZ du père James Martin ce week-end.
Dans un message publié sur X, Outreach a partagé trois lettres datées du 19 juin, écrites par Mgr McElroy, qui prendra la parole lors de la conférence, Mgr Cupich et Peñalver, qui encouragent les participants à la conférence, dont certains ne vivent probablement pas en accord avec l’enseignement catholique, et soulignent le « nouveau ministère » envers les « catholiques LGBT » sous les papes François et Léon.
La conférence de Martin de 2026, intitulée « Marcher côte à côte : célébrer cinq ans de ministères de sensibilisation », a lieu du 19 au 21 juin à l’Université de Georgetown avec des laïcs, des membres du clergé, des universitaires, des artistes, des éducateurs, des étudiants et des membres de leur famille LGBTQ pour célébrer cinq ans de ministère de sensibilisation.
En amont de la conférence Outreach 2026, le cardinal Robert McElroy de Washington, D.C., et le président de l’université de Georgetown, Eduardo Peñalver, ont adressé des paroles d’hospitalité et de bienvenue aux participants. Le cardinal Blase Cupich de Chicago a également offert des paroles d’encouragement et de bénédiction à l’assemblée. pic.twitter.com/NkJP1yWl5o
— Outreach (@OutrchCatholic) 19 juin 2026
Cette réunion intervient à un moment clé de l’histoire de l’Église.
« Je suis ravi de vous accueillir à la Conférence de rayonnement de 2026 ici à Washington », a écrit McElroy. « Car je sais que le Saint-Esprit sera profondément présent lors de nos réunions et discussions en ce moment crucial de l’histoire de notre Église et de notre nation. »
Le cardinal a ensuite souligné que cette conférence intervenait après que le pape François eut posé les fondements d’un « ministère authentique » envers la communauté LGBT, ministère poursuivi, selon lui, par le pape Léon XIV. Le prélat s’est félicité que cette conférence se tienne également après la publication du rapport du Groupe d’étude 9 du Synode sur la synodalité.
« Nous nous réunissons à un moment où les fondements pastoraux posés par le pape François pour un ministère authentique auprès et avec la communauté LGBT sont approfondis et affinés par le pape Léon XIV ».
En effet, le pontificat du pape François a été marqué par plusieurs contradictions avec l’enseignement clair de l’Église sur l’homosexualité.
L’Église catholique enseigne que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés » et « contraires à la loi naturelle », et que l’inclination homosexuelle est « objectivement désordonnée ». Le Catéchisme est très clair : l’activité homosexuelle ne peut jamais être approuvée et il rappelle que « les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté ».
Le rapport hérétique du Synode, publié en mai, a scandaleusement approuvé des témoignages, sans réserve, affirmant que « le péché, à sa racine, ne consiste pas dans la relation de couple (homosexuelle) » mais dans « un manque de foi en un Dieu qui désire notre épanouissement ».
Dans sa lettre à la conférence, le cardinal Cupich a noté que des responsables de l’organisme de sensibilisation des homosexuels et des lesbiennes de l’archidiocèse de Chicago (AGLO) seraient présents et a salué le thème de la conférence de 2026, « Marcher côte à côte », affirmant qu’il correspondait à « l’Église synodale ».
« Le thème de la conférence trouve un écho particulier au sein de notre Église synodale et, en cette nouvelle ère missionnaire, il est utile de se tourner vers les premiers chrétiens qui étaient déterminés à ce que personne ne se sente exclu ou laissé pour compte ». « En accordant une plus grande importance à l’écoute du cheminement spirituel de chacun et en reconnaissant l’évangélisation comme un processus, nous permettons à chacun de grandir dans sa relation avec Jésus-Christ et dans la solidarité avec les autres membres du Corps du Christ. »
S’il est vrai que l’Église, dès ses origines, a eu pour objectif de ne laisser personne « de côté », l’authentique action missionnaire catholique consiste notamment à appeler à la repentance ceux qui ne suivent pas l’Évangile, comme ceux qui entretiennent des « relations » homosexuelles, un point que Cupich et la conférence omettent complètement d’aborder.
Mgr Cupich a conclu sa lettre en joignant ses prières aux participants de la conférence, afin que l’événement les « enrichisse » et les encourage « à cheminer avec les autres dans la foi ».
Dans sa lettre, Peñalver, qui a explicitement déclaré rejeter l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité, s’est dit ravi que l’université dont il deviendra bientôt le président accueille la conférence. Il a également souligné sa conviction erronée selon laquelle l’une des missions essentielles des universités catholiques et jésuites est de « créer un campus inclusif ».
« Les universités catholiques et jésuites ont une mission particulière. Notre engagement envers l’éducation est indissociable de notre engagement à créer un environnement universitaire inclusif qui accueille chacun et qui donne à nos étudiants les moyens de guider le monde vers plus de justice et d’humanité ».
« Vous êtes ici pour écouter, réfléchir et échanger avec les autres sur les questions de foi, d’identité et de communauté ». « Je ne vois pas de meilleur cadre pour aborder ces questions qu’à cette conférence, à ce moment précis et dans cette université. Dans l’esprit du thème de cette année, nous sommes fiers de cheminer à vos côtés, unis dans notre foi commune. »
