Partager cet article

Tribune libre

Divorce catho : pire que pire

Divorce catho : pire que pire

“Où sont les pères ?” se demande la société.

“Où sont les pères catholiques ?”, pouvons-nous demander de plus en plus souvent.

Un mariage sur 2 finit par un divorce, en France. Mais chez les cathos ? Ou même : chez les tradis ?

Pas de statistiques disponibles. Assez rarement… mais cela arrive.
Et, quand cela arrive, c’est souvent très conflictuel.

Analysons les raisons de ce conflit, et ses conséquences.

DEPART DES FEMMES EN GENERAL : « MON CHOIX, MA VIE, ETC. »

75% des divorces sont initiés par les épouses, en France.

Pour les cathos, pas de statistiques ici non plus, mais la tendance semble la même.

La différence fondamentale est ailleurs. Pour des femmes non-cathos, inutile de justifier le départ : c’est leur « liberté », la famille n’est pas un absolu.

DEPART DES FEMMES CATHOS : « IL EST VIOLENT »

Pour beaucoup de femmes cathos, c’est radicalement différent. La famille est la cellule de base de la société. Pour partir et faire exploser la famille, il faut une raison présentable aux proches, à la paroisse, à l’école, etc. La raison invoquée est souvent celle-ci : le père serait violent. Violent envers la mère (qui est témoin de l’intimité conjugale ?), violent avec les enfants (quel père n’a jamais donné une fessée ou crié sur les enfants ?). Autre vocabulaire commun : manipulateur, pervers, etc.

Dans certains cas, le fait est vrai, avec témoignages directs, par des personnes de confiance, dont des prêtres solides, des médecins honnêtes.

Dans d’autres cas, c’est « parole de la mère contre parole du père ». Dans le contexte des #MeToo, la société est toute prête à appuyer la mère, les juges aussi. Pour certains avocats et juges gauchistes, il y a même le plaisir de participer à la destruction d’une famille catho…

Parfois, la raison est justifiée ex post : la décision de partir est prise, et l’épouse provoque l’époux. Dans plusieurs cas par exemple, l’épouse est partie avec les enfants. Le père cherche l’aide de la force publique pour voir ses enfants, cela lui est refusé, il s’énerve… et finit en garde-à-vue. Ou bien le père écrit moult messages à la mère… qui porte plainte contre lui pour harcèlement.

Il ne s’agit pas de justifier ici un comportement du père : tout ce qui est délictueux est à proscrire, encore plus s’il s’agit de menaces contre la mère, de coups, etc.
Il faut donc conserver calme et patience.

Mais… force est de constater que calme et patience conduisent aussi au piège suivant… Aucune solution ne semble alors exister, la mécanique est inarrêtable…

LE CHANTAGE DES ENFANTS OTAGES

Souvent, constatons-nous, la mère quitte le foyer, avec les enfants. Elle va « se réfugier », loin du mari « violent », en « protégeant aussi les enfants ».

Quand cela est vrai, quand il y a eu factuellement violence, c’est légitime.

Mais quand cela est faux ?

Cela peut durer des mois, avant qu’une procédure JAF (juge aux affaires familiales) n’arrive. Pendant cette période, légalement, la mère est dans son droit : rien ne lui interdit d’emmener et cacher les enfants. Le père pourrait théoriquement faire la même chose, mais en pratique cela n’existe pas (hormis quand il s’agit d’un étranger qui repart dans son pays avec les enfants ? autre cas ?).

Pendant ce temps, les enfants n’entendent que la version de leur mère.

Mécaniquement, cette version ne peut que se renforcer dans leur esprit, consciemment ou non. La mère ne fréquente plus que ceux qui adhèrent à son discours. Le temps joue pour elle. L’enfant condamne son père, soit parce qu’il l’imagine trop faible pour arriver à organiser une sortie de crise, soit parce qu’il pense que le père l’a abandonné. Un père faible ou lâcheur, dans tous les cas c’est un père dégradé dans l’œil de l’enfant.

L’ENFANT LUI-MEME NE VEUT PLUS SON PERE

Rapidement, l’enfant prend donc lui-même à son compte le narratif maternel.

C’est d’ailleurs une question de survie pour lui : comment pourrait-il vivre dans un contexte où tout le monde lui fait sentir la nocivité de son père ? Une sorte de syndrome de Stockholm.

Ainsi, quand le JAF finit par octroyer un droit de visite au père, il est souvent trop tard. L’enfant ne veut pas. Le JAF peut alors essayer de mettre en place une rencontre « médiatisée » (avec un médiateur). Cela fonctionne parfois. Mais, bien souvent, cela produit l’effet inverse. Cette mesure semble confirmer la dangerosité du père : certes la justice lui dit de voir son père, mais en même temps cette justice lui dit subtilement « ne t’inquiète pas, nous sommes présents pour te protéger ». « Pour me protéger ? Cela prouve que Papa est vraiment violent, comme le dit Maman depuis le début ! Au secours, je ne veux plus jamais voir mon père ! »

CONSEQUENCE PARTICULIERE : RUPTURE DU LIEN ENFANTS-PERE

Notre société se plaint régulièrement de l’« absence des pères », provoquant l’impossibilité de construire des enfants équilibrés et des adultes responsables.

Certes.

Mais la société favorise cette absence des pères, avec « les juges et les lois » qui favorisent la mère (cf la belle chanson de Balavoine « Mon fils, ma bataille »).

Plus encore, dans le milieu catho, comme vu ci-dessus, la seule raison acceptable est l’accusation de violences. Cette accusation est donc souvent considérée comme nécessaire pour la mère qui veut partir.

Il faut mentionner aussi la prudence (lâcheté ?) de chacun d’entre nous, quand nous constatons une telle situation dans notre entourage. Même les prêtres sont très frileux à entrer dans ces questions. Chacun se réfugie faussement derrière l’impossibilité d’aider le couple, alors qu’en réalité il s’agit uniquement d’essayer de préserver le lien enfants-père. La confusion entre la relation de couple et la relation enfants-père permet souvent toutes les excuses et toutes les lâchetés.

Comme dans la parabole du Bon Samaritain, le sort du père « à terre, bafoué, nié, souffrant » nous fait tourner la tête et poursuivre notre chemin…

Notre lâcheté trouve son ultime excuse dans le long terme. Si, à la fin, les enfants finissent par renouer avec leur père, c’est que « tout est bien qui finit bien ». Si le lien est définitivement coupé, c’est qu’il y avait des raisons… Nous jugeons après coup, et dans les deux cas nous sommes rassurés…

CONSEQUENCE GENERALE : DESTRUCTION DE LA VOLONTE D’ETRE PERE

Quand tout se passe mal, le résultat est simple : une relation enfants-père détruite, et un père condamné à payer des pensions alimentaires sans jamais voir les enfants.

Dans la société en général, tout le monde connait de tels cas. Cela ne donne pas envie de s’engager dans la paternité… C’est une des raisons de la dénatalité de notre peuple.

Dans le milieu catho, cela arrive moins souvent, tant mieux. Mais, lorsque cela arrive, les dégâts sont multipliés. Notre attachement légitime à la famille et aux rôles complémentaires des 2 parents est bafoué. Notre admiration du rôle héroïque des mères se fissure : celle qui semblait si solide, voilà comment cela se termine ? En qui puis-je mettre ma confiance, pour fonder un foyer ?

Plus les cas sont nombreux, plus le doute s’installe. Celle que j’épouse aujourd’hui, m’abandonnera-t-elle dans 15 ans, avec le sort que connaît Oncle Albert ?

LA DEMISSION TOTALE DES EVEQUES

Dans ce domaine comme dans tant d’autres, les évêques ne font pas leur travail.
Le code de droit canon (1152 et 1153) leur donne l’obligation de juger les séparations. En pratique, ils n’ont organisé que le « divorce catho », autrement dit la déclaration de nullité.

Si vous avez connaissance de cas tels que décrits ci-dessus, vous pouvez écrire à [email protected] , nous essayerons de les aider.

Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, [email protected]
(en étant conscient de n’évoquer ici que les cas où la mère quitte le foyer ; nous étudierons prochainement les cas où c’est le père qui quitte le foyer)

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Partager cet article

57 commentaires

  1. Bizarre, pas un mot sur l’adultère du mari qui bafoue sa femme. Et Dieu sait que j’en connais. Des adultères de femmes aussi mais, statistiquement, il y en a nettement moins et je n’en connais pas chez des cathos pratiquantes.

    • J’ai ”fréquenté” 2 femmes mariées qui allaient à la messe tous les dimanches.

      (L’une d’entre elles m’a même fait croire qu’elle avait fait une déclaration de nullité de mariage).

      Je vois des femmes tromper leur conjoint au travail.

      L’inverse existe bien sûr également…

      En plus les gens ne portent plus forcément d’alliances…

  2. Effectivement, je connais un père dans ce cas. Tout le monde peut voir ses enfants, tout le monde peut leur parler… sauf lui… Et ce, depuis des années. Nos paroisses devraient se mobiliser dès que ça part en vrille du côté des enfants-otages. Pauvres gamins…

    • Cher Monsieur, c’est noté, pouvez-vous m’envoyer un mel ? Merci à vous. CR [email protected]

    • Oui je suis d’accord. Les familles catholiques disent je prie pour vous. Apparemment dans notre monde cela ne suffit peut-être pas pour sauver des enfants pour qui le temps de la procédure est multipliée par… 7. Ce sont les juges qui doivent comprendre et admettre la manoeuvre. Jésus priait beaucoup mais pour passer à l’action.

  3. Votre analyse est intéressante, seulement elle ne prend en compte que certains aspects, notamment sur la responsabilité de la femme dans la décision de divorcer. J’ai dans mon entourage deux témoignages où le mari était de manière assez soutenue sur les sites pornos et sans le moindre remords (bien que catho). Imaginez la position de l’épouse dans ces cas là… Je pense que c’est un aspect trop souvent négligé et tu dans la décision… et en règle générale c’est un sujet assez peu évoqué

    • Chère Madame. Votre propos illustre parfaitement le sujet. Vous évoquez le cas d’un mari indigne. La question est : dans ce cas, avec un mari indigne, les enfants doivent-ils être privés de père, à l’aide d’accusations mensongères, et de manoeuvres de “prises d’otages” ?

    • Dans ces cas-là, qui arrivent malheureusement, ce que demande l’Eglise est la séparation de corps. Le divorce n’est toléré qu’en ultime recours si aucune autre solution n’est possible.

      Il y a aussi des cas où un conjoint lutte véritablement contre ce véritable fléau qu’est le porno, et tombe de temps en temps. Même si c’est une véritable croix pour l’autre conjoint (souvent l’épouse), ce n’est pas en soi un motif de séparation (de tous temps, la lutte pour la chasteté est un véritable combat). Cette addiction, fréquemment développée à l’adolescence, également mal comprise, est souvent plus liée à une difficulté de gestion des émotions, qu’à une sexualité débridée. Des sites tels que libre pour aimer ou coeur hackeur (Tanguy Lafforgue) peuvent aider à la fois le dépendant au porno et son entourage.

  4. Une femme souvent bizarrement laissée seule, ou même à la maison derrière des portes fermées et ces messieurs derrière pour affaires, qu’il ne faut pas déranger … et qui découvre que son « mari » la «trompe » avec des « hommes » de ses amis, entre autres, notaires, dentistes, le livreur, des «hommes» si bien … et … le parrain de … de son fils ! …
    Devant Dieu, cette femme n’a qu’un devoir, pour se sauver elle même et ses enfants, c’est de quitter la « maison familiale », fuir avec eux cette ambiance abominable, qui salie tout, ce « père », et ces «hommes» monstrueux, pour la plus-part aussi mariés ! indignes et répugnants.
    Sophie

  5. On peut aussi évoquer les divorces (cathos mais pas seulement) à l’amiable ie avec garde alternée et qui se passent bien; puis cassure au bout de 15 ans (enfants devenus majeurs) du fait de la mère!!
    Que faire dans un pareil cas? Agiter le chiffon rouge de la déchéance d’être bénéficiaire d’une assurance vie pour les enfants? Tenter une médiation pour que le père (devenu grand’père) puisse voir sa petite fille voire intenter une action en justice (tant que la petite est mineure)?
    Oui les mères savent bien être aussi sauvages que certains pères.

    • Il y a l’aspect légal : “Article 371-4 « L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants.” Cela peut d’ailleurs aider un père à voir ses enfants, grâce à une procédure faite par les grands-parents.
      Mais ensuite il y a l’aspect relationnel : pour un enfant, c’est difficile d’être obligé d’aller voir Papy, surtout si tout le monde à la maison pense que Papy est méchant. Ou alors il faut commencer quand l’enfant est petit, avant qu’il ne soit formaté.

    • Cher Monsieur, c’est noté, pouvez-vous m’envoyer un mel ? Merci à vous. CR [email protected]

    • @filo, vous évoquez une “cassure au bout de 15 ans (enfants devenus majeurs) du fait de la mère”.
      Il y a une antinomie : si la personne est désormais adulte, elle ne dépend plus de sa mère, et sa mère ne peut plus la forcer à aller voir le père si elle ne le souhaite pas.
      Donc la personne est devenue majeure, et de son propre chef, a décidé d’arrêter de voir son père. Cela s’appelle l’émancipation. La mère n’a rien à voir là-dedans, au contraire, on peut lui reconnaître qu’elle a justement oeuvré pour que l’enfant mineur continue de voir son père même s’il n’en avait aucune envie.

  6. Vaste sujet que celui du divorce qui fut rétabli en France par la loi Naquet du 27 juillet 1884 après 70 ans d’interruption.
    Quand je faisais mes études de droit dans les années immédiates après mai 1968 j’entendais déjà que les demandes étaient introduites par les femmes dans la grande majorité des cas.
    La tendance a quelque peu évolué après la réforme portée par la loi du 11 juillet 1975, qui a notamment institué le divorce par consentement mutuel.
    Aujourd’hui le mari a souvent du mal à porter une parole crédible dans un univers largement androphobe.
    Souvent il est socialement présenté comme un macho, qui subit le sort qu’il mérite.
    En cas de procédure de divorce il se trouve face à un personnel judiciaire (avocats, huissiers, magistrats, greffiers) majoritairement féminin et n’échappant pas lui-même aux difficultés conjugales.
    Quand il est catho il y a circonstance aggravante : macho déconnecté, rétrograde et facho.

  7. en ayant vécu un jugement de nullité de mon “long” mariage , je trouve le terme de divorce catho méprisant .
    Oui notre mariage était nul, il n’y avait pas de doute. accessoirement nous étions d’accord sur ce constat avec mon épouse , et donc je n’ai pas de souci pour voir les enfants .
    le vrai sujet c’est le discernement chez les jeunes , et c’est là où l’on attend les évêques …

  8. Excepté le commentaire avisé de Classico, il n’y a qu’à lire les commentaires pour constater que cet article ne fait que nourrir le clivage homme/femme que le monde moderne impose. Cela me parait contraire à la doctrine de l’Eglise. J’ai la conviction qu’il serait préférable que chacun soigne ses rancœurs en privé plutôt que de chercher de l’approbation en public. La généralisation et la victimisation n’ont jamais fait de bien à personne

  9. Le divorce catho me semble coller au contraire, le jugement de nullité d’un mariage est bizarre et presque ridicule quand on a des enfants … et même méprisant vis à vie d’eux.

    • Je ne sais pas ce que vous entendez par “divorce catho” mais en soi le divorce n’a rien de catholique, même si malheureusement de nombreux catholiques divorcent.

      Sur le principe, lorsque la cohabitation n’est plus possible, les époux doivent faire des démarches avec le diocèse et demander une séparation de corps.

      Quant a la nullité, effectivement c’est bizarre et encore plus s’il y a des enfants. Cela ne devrait concerner qu’une minorité de cas. Mais si le mariage était nul, il était nul.

  10. Merci pour cet article qui met en avant un fléau du milieu, merci au salon beige de l avoir publié.

    Je connais directement 4 hommes dans ce cas (enfin plus que 3 l un est décédé à force de se battre), et entendu parlé de plus d une dizaine d autres cas similaires récent partout en France.

    Pour celui qui est décédé, (en marginal, sans le sou, alors qu il avait un beau patrimoine avant) le dossier trouve son origine dans les années 90, dans la bonne société d une ville de l Ouest … le schéma du coup monté que vous décrivez était déjà celui là. Fausses accusions de violence, isolement, non présentation d enfant, engendrant des petages de plomb et de la paranoïa, conduisant à l effondrement du bonhomme.
    Il n’a pas vu ses 4 enfants (le dernier avait quelques mois) pendant 15 ans, seul deux ont pu recréer quelques liens avec lui avant sa mort.

    Les trois autres gars sont tous à Toulon, sur des dossiers récents le plus ancien n a pas 10 ans le plus récent quelques mois.
    Le schéma est le même, (crise de la quarantaine de l épouse et un époux plus intéressé par la nature que les mondanités de la bonne société ) le réseau est le même (assez proche de la tradition voir pleinement dedans pour un) dans les trois cas tout est faux mais malheureusement ces 3 gars sont tombés dans les pièges et les travers que vous décrivez très en détail.
    Tellement en détail que je pense que vous connaissez aussi l un des trois … ou avez été destinataire en copie de ses mails parfois maladroit mais sincère et reflétant la réalité de ce qu on lui a fait subir.

    Dans ses trois histoires le clergé et des membres de la curie diocésaine (les prêtres concernés, sont pour la plupart de bon prêtres très expérimentés ) ce sont fourvoyés en s obstinant à croire bec et ongle l épouse et « les bruits de sacristie (voir pour certains ont attesté, ou exercé des pressions sur les amis des époux) alors que la justice pénale a, au final (et s est surprenant car cela va à l encontre du mouvement actuel) fait preuve sur les deux dossiers qui ont dépassé cette étape soit d une clémence extrême soit a carrément classé sans suite la plupart des accusations ubuesque dont ils faisaient l objet, ce n est malheureusement pas le cas des juges aux affaires familiales…

    Mais à la où je ne partage pas du tout votre post, c est que dans ces 3 cas Varois les avocates des épouses ne sont pas des gauchistes laicardes boufant du cathos mais sont au contraire au premier rang le dimanche dans des paroisses  « bien comme il faut entre gens de bonne éducation » …

    Ces trois hommes se connaissent bien, il y aussi d autre cas localement … ça semble une activité de salon assez prisé dans la rade que d encourager « les copines » dans cette voie.
    Ces gars ont la chance d avoir quelques amis sincères et fidèles dont je suis. Beaucoup dans leur cas sont seuls.

    Fait ahurissant l un d eux a découvert l existence d un vadecum (qui était évoqué comme un mythe dans les discussions tellement les cas sont similaires ) formalisé et ultra détaillé pour préparer des mois à l avance (voir plus) la rupture incluant tant la manière de monter le dossier fictif que violence conjugale (partant la simple dispute devant des amis jusqu’à des fait relevant des cours criminelles, avec des étapes de réconciliation la encore devant des proches entrecoupée de mains courantes) , que d isoler son conjoint socialement (y compris de sa famille) ou préparer administrativement (compte en banque secret, modification des cartes grises, de contrat , etc etc) les choses

    Leur situation actuelle :
    L un d eux a fait le choix d arracher le pansement en y laissant des plumes mais s est reconstruit même s il a perdu la foi… enfin par ses actes quotidiens il est plus catholique que nombre d’entre nous

    Le second se bat (s épuise) depuis des années tel don Quichotte … au mépris de sa santé. Il ressemble traits pour traits à cette belle personne qui est décédé il y a quelque années sans l ouest, le premier cas que j evoque ….

    Le troisième débute juste dans cet enfer

    Dans ces 4 quatre familles détruites il y a au total 17 enfants brisés par la crise de la quarantaine de leur mère mais surtout un troupeaux d oisives qui les ont encouragées dans cette voie pour s’occuper pendant leur « café entre épouses », au lieu de les aider soit à relancer leur couple, soit à vivre en séparation de fait ( en restant pour les enfants sous le même toit comme ça se fait depuis des siècles ) soit à partir dignement.

    Dans les 4 cas pas d adultère avant la séparation de corps ni d un côté ni de l autre mais des couples qui n avalent plus rien en commun si ce n est leur enfants.

  11. C’est difficile à croire, mais il y a peut-être quelques rares exceptions …

    En règle générale et dans le monde, il y a bien plus de femmes malheureuses avec leurs enfants abandonnés et maltraités par le « père ».
    Autrefois, la femme devait se soumettre et souffrir comme au temps des esclaves, c’était injuste, mais les hommes qui se croyaient tout permis trouvaient cela normal. Quant aux enfants ils ne sont pas dupes et sont bien conscients du courage de leur mères qui travaillent et luttent pour leur avenir et endure souvent tous les sacrifices.
    Certains enfants comme la loi les y obligent, subissent les gardes alternées avec « le père » mais dès qu’ils sont majeurs ils ne veulent plus le supporter.

    • Chère Madame, connaissez-vous un cas de catho français ayant privé les enfants de leur mère ? Cordialement.

      • Cher Monsieur, il m’est délicat de vous répondre étant donné que dans notre famille, les filles et belles-filles divorcées ont toutes la garde des enfants … en quelque sorte tous ces maris et pères de familles qui ont été odieux ou insupportables par leurs comportements …. ne privent pas les enfants de leurs mères.
        Cela me fait de la peine si vous êtes malheureux, et je vais peut-être vous faire sourire : j’ai un frère divorcé (Charles qui a le même prénom que vous) qui ayant eu les mêmes problèmes avec son ex-épouse s’est remarié (civilement), il a deux autres enfants, la providence a fait que l’un d’eux a fait connaissance de son demi-frère dans un club de sport, bien qu’il y ait une différence d’âge, ils ont sympathisé et se sont revus souvent, grâce à eux les complications familiales se sont un peu améliorées !
        Vous êtes sûrement bien entouré et je n’ai pas de conseil à vous donner, mais en connaissance de cause consulter un psychologue ou un psychiatre en ces circonstances douloureuses peut aider à trouver un équilibre et même des solutions à ces problèmes, comme l’ont fait certains de nos divorcés !
        Le Bon Dieu nous donne des épreuves que l’on peut surmonter, il faut continuer à vivre, pleurer, tempêter et faire des procès à n’en plus finir avec ses avocats ne donnent rien de bon, qu’à crisper et empirer les choses souvent.
        En attendant, il y a des petits enfants malheureux, malades qui souffrent, souvent seuls et abandonnés dans les hôpitaux venez leur sourire et leur rendre visite, leur tenir compagnie …
        Bon courage, que Dieu vous garde.

        • Chère Madame. A vrai dire, pour moi, tout va bien désormais. Après 7 ans et une douzaine de procédures… Désormais, j’essaie d’aider les autres.

          • Cher monsieur, un grand merci pour cet article qui donnera du courage à ces pères privés de leurs enfants, par principes, mensonges, et manoeuvres odieuses que vous décrivez fort bien. Il en existe plus qu’on pense. Il suffit d’évoquer le sujet pour apprendre un nouveau cas. Je pense à vous : 7 ans c’est trop long ! Notre fils est privé de ses enfants, et “coche toute les cases” si je puis dire. J’avoue qu’apprendre l’existence d’un “vademecum” m’a catastrophée mais avec le recul pas étonnée. La perversité féminine peut ne pas avoir de limite et ce n’est pas nouveau car je suis une grand mère privée, de fait, de ses petits enfants et lorsque j’étais enfant, fille, privée de son père ! Merci pour votre courage.

    • Comme l’auteur le précise en PS, il ne s’agit là que d’un côté de la question.

      Hommes et femmes nous sommes tous humains et touchés par le péché originel, et tous pécheurs des 2 côtés. Suivant nos connaissances, on aura plus d’exemples dans tel ou tel sens. Souvent, les hommes connaitront plus d’hommes séparés et victimes de cette situation, les femmes plus de femmes séparées et victimes de cette situation.

      Il serait dangereux d’en tirer des conclusions générales, qui pourraient être interprétées comme une sorte “lutte des sexes” marxiste.

      Je connais une lignée où tous les hommes (le grand-père, le père, l’-ex “nouveau conjoint”, l’oncle, le fils, l’ex “copain” de la fille) ont tous pris leurs distances avec ce qui reste de la famille (la grand-mère, la mère, les 2 filles). Il y avait des choses à reprocher à certains d’entre eux et même des choses graves. Mais l’attitude manipulatrice de ces femmes était aussi en cause, et les conduisait à “charger” systématiquement ces hommes et se faire passer pour des victimes.

  12. Vous dîtes que les évêques ” n’ont organisé que le « divorce catho », autrement dit la déclaration de nullité.”
    Il y a ici une grave méconnaissance de ce qu’est la reconnaissance de nullité d’un mariage. Voici ce qu’on peut trouver par exemple sur le site de l’Officialité de Marseille :
    “Aucun pouvoir humain ne peut dissoudre un mariage consommé, valide, sacramentel, c’est-à-dire entre deux baptisés (Mc 10, 9; CEC, 1614, 1640).
    Le divorce, quand il arrive, met en évidence un échec a posteriori de l’union conjugale.
    L’invalidité, elle, suppose une cause antécédente au mariage qui affecte le don mutuel des époux, même si sa révélation est postérieure au mariage. Parfois, l’échec révèle l’existence de la cause antécédente, mais on ne peut conclure que tout échec comporte pareille cause autorisant la nullité.”

    Il y a une distinction nette entre divorce et nullité.

    Pour en savoir plus sur le mariage et la nullité, voir :
    https://www.vatican.va/archive/cod-iuris-canonici/fra/documents/cic_libro4_cann1055-1062_fr.html
    https://www.droitcanonique.fr/codes/cic-1983-1/c-1075-cic-1983-1075 (canon 1075 et suivants)

    Pour ce qui concerne les enfants dans la procédure de nullité :
    https://droit.cairn.info/recherche?lang=fr&term=nullité+de+mariage

    • Vous avez entièrement raison sur la nullité de mariage, et l’expression “divorce catho” peut en effet prêter à confusion, car la nullité de mariage n’est pas un divorce.

      Mais pour moi, ce qu’exprime l’auteur en creux, c’est que les évêques n’ont pas rempli leur mission de juger les séparations. Il le dit d’ailleurs à la phrase précédente : “Le code de droit canon (1152 et 1153) leur donne l’obligation de juger les séparations.”

      Le faible nombre de séparation de corps laisse d’ailleurs à réfléchir, quand on voit l’évolution des statistiques de nullité de mariage à partir des années 1970.

      • Sur le sujet des statistiques en nullités de mariage, je mets ici le lien vers une étude citée dans “L’année canonique” qui peut intéresser les lecteurs :
        Quarante ans de causes de nullité de mariage. Étude statistique sur l’activité des officialités d’Île-de-France jusqu’à la veille de la réforme de septembre 2015
        C’est partiel puisque cela ne concerne que l’Île-de-France et que c’est vieux de 10 ans, mais c’est néanmoins intéressant.
        https://droit.cairn.info/revue-l-annee-canonique-2014-1-page-189?lang=fr

        Concernant la réflexion sur l’ “obligation de juger les séparations”, je pense que les officialités sont déjà bien débordées avec les procès canoniques en tout genre pour s’occuper, à l’heure actuelle, de ces questions.

        Pour les curieux, voici le texte des deux canons évoqués :

        Canon N° 1152
        §1. Bien qu’il soit fortement recommandé que le conjoint, mû par la charité chrétienne et soucieux du bien de la famille, ne refuse pas son pardon à la partie adultère et ne rompe pas la vie conjugale, si cependant il n’a pas pardonné la faute de manière expresse ou tacite, il a le droit de rompre la vie commune conjugale, à moins qu’il n’ait consenti à l’adultère, n’en soit la cause ou n’ait commis lui aussi l’adultère.
        §2. Il y a pardon tacite si l’époux innocent, après avoir eu connaissance de l’adultère, a vécu de plein gré conjugalement avec son conjoint ; mais ce pardon est présumé si pendant six mois il a maintenu la vie commune conjugale et n’a pas fait recours auprès de l’autorité ecclésiastique ou civile.
        §3. Si l’époux innocent a rompu de plein gré la vie commune conjugale, il déférera la cause de séparation dans les six mois à l’autorité ecclésiastique compétente qui, ayant examiné toutes les circonstances, estimera s’il est possible d’amener l’époux innocent à pardonner la faute et à ne pas prolonger pour toujours la séparation.
        https://www.droitcanonique.fr/codes/cic-1983-1/c-1152-cic-1983-1152

        Canon N° 1153
        §1. Si l’un des conjoints met en grave danger l’âme ou le corps de l’autre ou des enfants, ou encore si, d’une autre manière, il rend la vie commune trop dure, il donne à l’autre un motif légitime de se séparer en vertu d’un décret de l’Ordinaire du lieu et même, s’il y a risque à attendre, de sa propre autorité.
        §2. Dans tous les cas, dès que cesse le motif de la séparation, la vie commune conjugale doit être reprise, à moins que l’autorité ecclésiastique n’en ait décidé autrement.

        Le canon 1153 paragraphe 1 fait directement référence à la violence conjugale.
        Par suite, lorsque le lien a été trop abîmé et que la reprise d’une vie conjugale n’est pas envisageable par le conjoint innocent, la séparation ne peut être que définitive (et donne lieu, parfois, à une reconnaissance de nullité mais c’est un autre sujet).

        • Merci pour votre réponse, ce sont en effet ces statistiques que j’avais en tête, et elles sortent en premier résultat sur Google avec la recherche “évolution des statistiques de nullité de mariage”.

          Elles montrent bien que le nombre de nullités de mariage a nettement augmenté, alors que les séparation de corps restent marginales en France.

          Et à mon sens c’est bien dommage que les officialités soient bien débordées pour s’occuper de ces questions, car avoir un point de vue neutre et autorisé sur ces problèmes pourrait dans certains cas aider à améliorer la situation, et dans d’autres aider à ce qu’une séparation se fasse si elle est nécessaire, et à ce qu’elle se fasse dans de “bonnes” conditions (ou les moins mauvaises possibles).

        • Précisons quand même que normalement la séparation doit se faire sur décret de l’Ordinaire, sauf s’il y a risque à attendre, ce qui ne dispense pas de faire appel à l’Ordinaire.

          Et que le droit canon ne raisonne pas en termes de “lien abîmé”. La décision ne repose donc pas sur l’appréciation du conjoint, mais sur la cause objective et/ou la décision de l’autorité ecclésiastique, et n’est pas censée être définitive (elle doit cesser quand la cause cesse, sauf décision contraire de l’Eglise).

  13. Nammy @ – Quand un pervers et un manipulateur se plaît à faire le mal, à faire souffrir sa femme aux yeux de tous et des enfants, que la vie familiale dont il se moque est devenue un enfer, et que la garde des enfants est confiée aux mères, c’est justice, un principe moral envers les mères et les enfants.
    Sachez bien Madame, que des hommes sont tout aussi capables de « perversité féminine » …
    Sophie

    • Chère madame, Je vois que admettez que l’on peut avoir à faire à la perversité féminine puisque certains hommes en sont capable.
      Nous sommes également bien d’accord sur le fait que si un homme fait souffrir sa famille il est normal que cela cesse. J’ai l’impression que c’est ce que vous avez vécu à multiples reprises dans votre famille et j’en suis désolée pour vous.
      Le sujet s’attaque aux cas où tout est mis en oeuvre avec de fausses accusations pour faire croire qu’un homme rend malheureuse sa famille pour détruire cet homme et par la même occasions les enfants, tout en se cachant derrière la fragilité féminine. Et surtout priver le père ses enfants. Est-ce vraiment justice ?

    • Le problème n’est ni féminin ni masculin.

      Le problème est le ”nouveau” type humain : manipulateur pervers narcissique.

      Ces gens n’ont aucune empathie, aucun état d’âme, ils mentent constamment sans sourciller, ne peuvent pas se remettre en question même devant les faits et les preuves.

      Des comédiens… Sans âmes ?

      Sont-ils sous l’influence du démon ?

  14. Comme l’auteur le précise en PS, il ne s’agit là que d’un côté de la question.

    Hommes et femmes nous sommes tous humains et touchés par le péché originel, et tous pécheurs des 2 côtés. Suivant nos connaissances, on aura plus d’exemples dans tel ou tel sens. Souvent, les hommes connaitront plus d’hommes séparés et victimes de cette situation, les femmes plus de femmes séparées et victimes de cette situation.

    Il serait dangereux d’en tirer des conclusions générales, qui pourraient être interprétées comme une sorte “lutte des sexes” marxiste.

    Je connais une lignée où tous les hommes (le grand-père, le père, l’-ex “nouveau conjoint”, l’oncle, le fils, l’ex “copain” de la fille) ont tous pris leurs distances avec ce qui reste de la famille (la grand-mère, la mère, les 2 filles). Il y avait des choses à reprocher à certains d’entre eux et même des choses graves. Mais l’attitude manipulatrice de ces femmes était aussi en cause, et les conduisait à “charger” systématiquement ces hommes et se faire passer pour des victimes.

  15. Je connais dans mon entourage une situation qui illustre bien ce qui est décrit dans l’article. Je ne donnerais pas de détails par discrétion / charité chrétienne pour les personnes concernées.

    Pour mieux comprendre ce phénomène, j’aimerais attirer l’attention sur 2 facteurs importants, dont m’a parlé un juge des enfants qui, j’en suis convaincu, fait bien son métier :
    – le premier est que beaucoup d’enfants ont tendance à dire non pas ce qu’ils pensent réellement, mais ce qu’ils croient devoir dire, ce qu’ils pensent être attendu par l’adulte (comme s’il y avait une “bonne réponse” à trouver) ; en complément, du fait du développement encore incomplet de leur personnalité, ils ont l’impression de trahir leur parent s’ils s’y opposent ou vont avec l’autre parent
    – le second est le concept de conflit de loyauté, qui survient lorsque les enfants se sentent obligés de prendre parti pour l’un de leurs parents ou d’en cautionner le comportement ; du fait de cette impression de trahir le parent, cela génère un conflit intérieur très difficile à vivre, mais dont l’issue fréquente est que l’enfant prend parti contre un parent (le moins dénigrant et/ou celui qu’il ne voit pas souvent).

    Par suite, non seulement, il est malheureusement facile pour une personnalité manipulatrice de monter un enfant contre l’autre parent.

    Mais encore, certains parents qui ressentent un fond de culpabilité de leur séparation, peuvent tout à fait se persuader que c’était inévitable à cause du comportement de l’ex-conjoint, et de manière peu consciente entrainer les enfants dans un schéma auto-validant : les enfants sentent qu’ils doivent dire du mal de l’autre parent, le font, et confortent sans le vouloir le ressenti et le discours du parent aliénant.

  16. Cela fait plus d’une semaine que je tente de poster un commentaire, et il n’est jamais mis en ligne. Que se passe-t-il ? Les opinions divergentes et circonstanciées ne sont donc pas acceptées ?

    • Cher Monsieur
      Les opinions divergentes sont acceptées comme vous pouvez le constater en lisant les commentaires ci-dessus.
      En revanche les grossièretés ne le sont pas. Je vous remercie de corriger votre vocabulaire.

  17. Je trouve cet article à vomir… Voilà justement un bel exemple de la manière d’enfoncer encore davantage les victimes auprès de leur entourage, qui se gaussera de ce type d’articles pour encore plus silencier leur parole.
    En passant je vous conseille cet excellent livre : Agressions sexuelles – trousse de premiers secours, de Christel Petitcollin, qui est d’utilité publique, notamment, pour ce qui concerne le sujet ici, sur les processus de silenciation des victimes.

    Si l’on reprend les chiffres officiels :
    – 2% des accusations d’agression sexuelle au sens large sont mensongères ; pour toutes violences confondues, je n’ai pas retrouvé les chiffres
    – les femmes représentent 84% des victimes toutes violences confondues, et 98% des victimes de violences sexuelles
    – il faut noter que la sous-déclaration est massive (86% des violences ne sont pas signalées aux autorités)

    Quelques sources :
    – Rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 du Ministère de l’Intérieur : https://mobile.interieur.gouv.fr/Interstats/L-enquete-Cadre-de-vie-et-securite-CVS/Rapport-d-enquete-Cadre-de-vie-et-securite-2019
    – Les violences conjugales enregistrées par les services de sécurité en 2024 : https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Info-rapide-n-56-Les-violences-conjugales-enregistrees-par-les-services-de-securite-quasi-stabilisation-en-2024
    – sur le phénomène de DARVO (inversion de la culpabilité par les agresseurs, de nombreuses sources sont disponibles en ligne, voici un récap light : https://www.womenforwomenfrance.org/fr/a-propos-de-nous/actualites/la-manipulation-des-auteurs-de-violences-conjugales-dans-le-systeme-judiciaire-francais

    Quand on pense qu’il faut déjà des ANNÉES, PENDANT le mariage pour : comprendre ce qui se passe, tenter d’arranger les choses en restant “clean” (donc mariée, sans accuser le mari agresseur, en faisant d’incommensurables efforts de son côté et pour engager le couple dans une thérapie que le conjoint refuse le plus souvent), ouvrir les yeux et avoir le courage de parler…
    Puis qu’il faut parfois des ANNÉES à nouveau pour avoir le courage de mettre fin à la relation ou de partir…
    Puis que lorsqu’on décide de partir, on doit le faire presque en catimini parce que tout l’entourage est à la botte du mari agresseur ;
    Que l’on doit supporter pendant des ANNÉES la “bienveillance” de l’entourage qui fait tout pour vous remettre ensemble et vous culpabilise, qu’on doit affronter l’opprobre…
    et enfin des ANNÉES pour sortir de la culpabilité, via un travail avec des thérapeutes divers, des professionnels du soin pour réparer votre corps qui parle, parfois travail avec des associations, recours à la police, à la justice, etc.
    Faire face aussi dans la plupart des cas à de la victimisation secondaire : dépôts de plainte refusés (même si c’est illégal), mise en cause de la parole de la victime par le système judiciaire…
    Des ANNÉES après la séparation, être toujours blessée, devoir toujours veiller à la prise en charge des enfants blessés psychologiquement, complètement démolis parfois.

    Cet article est écœurant. L’auteur devrait peut-être se renseigner “en vrai” au lieu de (sûrement) partir d’un cas particulier pour en faire une généralité, et se baser sur les statistiques réelles, qui se recoupent toutes, pas juste UNE pauvre étude (où sont les références, d’ailleurs ?).
    Ces mots sont indécents.

    Au fait : le syndrome d’ “aliénation parentale” est un terme qui en réalité recouvre une réalité qui n’existe pas, mais qui est utilisé pour décrédibiliser les parents protecteurs.
    La manipulation existe, mais pitié arrêtons d’utiliser des termes qui parlent d’une THÉORIE d’UN psychiatre dans les années 80 et qui est complètement décriée par la communauté scientifique !

    Je vous renvoie à l’excellent opus d’un collectif : “Et si c’était du contrôle coercitif ? – Repenser les pratiques socio-judiciaires pour (mieux) protéger les victimes de violences conjugales”
    Et en ligne vous trouverez également de nombreuses sources, par exemple :
    https://www.senat.fr/questions/base/2022/qSEQ220700604.html?fbclid=IwY2xjawPQSTxleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBWbHh5UnV6VXZocFBoQmlSc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHldNKEj4fZ03BoKILGjUiAyynfARVMwh-js3a9OUSiMQl9pap9VUsGKOcIFP_aem_9Pow8nqqqrxKEWC-hPxUtg

    https://www.protegerlenfant.fr/2021/05/13/syndrome-alienation-parentale/?fbclid=IwY2xjawPQST1leHRuA2FlbQIxMABicmlkETBWbHh5UnV6VXZocFBoQmlSc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHldNKEj4fZ03BoKILGjUiAyynfARVMwh-js3a9OUSiMQl9pap9VUsGKOcIFP_aem_9Pow8nqqqrxKEWC-hPxUtg

    https://www.village-justice.com/articles/alienation-emprise-objectiver-les-derives-parentales-sans-piege-sap,55321.html?fbclid=IwY2xjawPQST9leHRuA2FlbQIxMABicmlkETBWbHh5UnV6VXZocFBoQmlSc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHuFh9KYuv4upSm_9cjO360lixwL4UFYHa-omo3-c94vQg-L5bpQ6M75mhqcn_aem_vsBN2G2WqpmMdmkQ9oumAQ

    • Chère Madame.
      Il me semble que vous devriez soumettre vos “certitudes” à des prêtres.
      Notamment des prêtres un peu anciens, qui suivent des couples pendant des années, et découvrent soudainement des accusations bien étranges… parfois liées à d’aussi soudaines pratiques telles que Reiki, Shiatsu, PNL, hypnose, etc.
      Il y a des cas réels de violence, bien sûr.
      Il y a aussi d’autres cas… ce sont ces cas qui sont évoqués ici.
      Cordialement

    • Il y a en effet de nombreux cas de femmes victimes de violences conjugales (l’auteur n’a jamais écrit le contraire) et je comprends que cette cause vous tienne à coeur (d’autant plus si vous êtes une victime ou en connaissez). Et c’est important d’exprimer la souffrance de ces victimes.

      Cependant, cela n’empêche pas que des pères soient parfois écartés de voir leurs enfants sur la base de fausses accusations. C’est un problème qui est peut-être moins fréquent statistiquement, mais certainement moins médiatisé, d’où l’opportunité de venir en parler.

      Peut-être êtes-vous un militant contre les violences conjugales, c’est une cause importante. Mais ce n’est pas en venant minimiser le problème inverse que vous lutterez mieux contre les violences conjugales. Cela a aussi peu de sens (même si c’est différent, comparaison n’est pas raison) que de s’indigner contre ceux qui luttent contre l’obésité, sous prétexte qu’il y a des gens qui meurent de faim.
      De même, rien ne justifie cette disqualification morale (« à vomir », « écoeurant »). Il est tout à fait possible de s’opposer à la fois aux violences conjugales et à la manipulation, au lieu de partir dans la dénonciation morale de ceux qui auraient le malheur d’attirer l’attention d’un seul problème.

      Votre utilisation des statistiques mériterait un commentaire dédié car elles ne correspondent pas, ou seulement partiellement, aux sources que vous citez.

      Concernant l’aliénation parentale, l’article ne mentionne pas ce terme. Et, sur le fond, peu importe que la théorie en question soit admise scientifiquement ou non, il y a réellement des cas de manipulation où des enfants sont entrainés contre des parents.

      Et pour l’inversion accusatoire, par définition il peut y en avoir aussi dans les cas de manipulation et de violences psychologiques.

      Il est important de combattre les violences conjugales, mais on peut le faire en essayant de prendre en compte tous les aspects de la situation.

      • Je le redis, sur le fond, vous avez tout à fait raison de rappeler les cas de femmes victimes de violence conjugales et leur souffrance. Mais sur la forme, il n’est ni nécessaire ni pertinent de venir accuser implicitement les personnes qui mettent en lumière un autre aspect de la question d’”enfoncer les victimes”.

        Et puisque vous souhaitez mener la discussion sur le terrain des « propos sourcés » et de « l’honnêteté intellectuelle » :

        Vous dénoncez le concept d’aliénation parentale mais il n’a jamais été évoqué. Peut-être n’était-ce pas votre intention, mais cela a pour effet de déplacer la discussion vers un concept polémique qui ne fait pas partie du sujet, et d’amalgamer les positions avec lesquelles vous êtes en désaccord avec ce concept polémique.

        Le vision partisane de certaines de vos sources mériterait un commentaire dédié.

        Pour revenir sur vos statistiques, vous écrivez :
        « Si l’on reprend les chiffres officiels :
        – 2% des accusations d’agression sexuelle au sens large sont mensongères ; pour toutes violences confondues, je n’ai pas retrouvé les chiffres
        – les femmes représentent 84% des victimes toutes violences confondues, et 98% des victimes de violences sexuelles
        – il faut noter que la sous-déclaration est massive (86% des violences ne sont pas signalées aux autorités) »

        Et vous citez le Rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 du Ministère de l’Intérieur et Les violences conjugales enregistrées par les services de sécurité en 2024 (liens dans votre commentaire)

        « 2% des accusations d’agression sexuelle au sens large sont mensongères » ; je n’ai pas trouvé ce chiffre dans les sources que vous citez, et les estimations varient entre 2% et 10% dans les sources que j’ai trouvées : https://www.nsvrc.org/resource/false-allegations-sexual-assault-analysis-ten-years-reported-cases, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26679304/, https://research.open.ac.uk/news/heres-truth-about-false-accusations-sexual-violence

        Il faut savoir qu’en général cela n’inclut que les accusations dont l’enquête a pu prouver qu’elles étaient mensongères, et non les cas de plaintes classées sans suite, pour lesquelles on n’a pas pu déterminer ce qu’il en était (42% des cas pour les violences conjugales : https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Violences-conjugales-entre-2018-et-2023-de-la-victime-enregistree-par-les-services-de-securite-interieure-a-la-decision-de-justice-Interstats-Analyse-n-79)

        « les femmes représentent 84% des victimes toutes violences confondues, et 98% des victimes de violences sexuelles » Le terme « toutes violences confondues » peut être trompeur, on pourrait croire qu’il s’agit de l’ensemble des violences enregistrées dans le pays, ce qui n’a rien à voir ; au niveau des violences physiques dans la population générale, on est à 52% de femmes parmi les victimes (source : victimation INSEE 2013 ou SMSSI IR47)

        Les chiffres que vous citez figurent bien à la page 3 de « Les violences conjugales enregistrées par les services de sécurité en 2024 » mais vous oubliez de préciser qu’il s’agit des violences conjugales (et parmi elles, les violences sexuelles ne concernent que 5% de l’ensemble des cas : le 98% est un chiffre choc, mais pas forcément très représentatif).

        Par contre la section dédiée du Rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 du Ministère de l’Intérieur (https://mobile.interieur.gouv.fr/Media/SSMSI/Files/12.4-Les-violences-conjugales) donne des chiffres différents : les femmes représentent 72% des victimes de l’ensemble des violences conjugales et 88% des violences sexuelles.

        En bref, les statistiques donnent une idée de l’ampleur du problème des violences conjugales, que vous faites tout à fait bien de rappeler. Mais le manque d’informations sur le périmètre de certaines statistiques et le choix systématique des chiffres les plus « choc » au détriment d’autres chiffres tend à occulter le fait qu’il y a aussi, même si c’est moins fréquent, des fausses déclarations et des hommes victimes.

  18. Il semblerait qu’au milieu des réactions d’intervenants lambda, celles d’un petit insecte inscrit très récemment la publication après cet article (le 7 janvier d’après son profil), soient celles d’un militant spécialisé :

    Le texte présente de fortes marques de militantisme spécialisé : il utilise un lexique technique et idéologiquement chargé (silencier, victimisation secondaire, contrôle coercitif), mobilise des concepts stabilisés dans les débats militants (syndrome d’aliénation parentale, DARVO), cite des chiffres et sources institutionnelles pour structurer son argumentation, et adopte un ton moral et dénonciateur typique des communiqués militants. La combinaison de connaissances spécialisées, références ciblées et stratégie argumentative laisse peu de place à l’hypothèse d’un simple citoyen non formé ou d’une génération automatique, ce qui rend très probable qu’il émane d’un militant ou d’une personne fortement immergée dans ces réseaux.

    • Petit fausse manip lors de l’édition, il faut lire : “inscrit très récemment après la publication de cet article”.

      Je viens de voir la réponse du 13 janvier 2026, 18 h 19 qui confirme ce que je pensais. Un commentateur “normal” n’aurait pas tout un tas de références prêtes à fournir (à moins qu’elles n’aient été bêtement extraites par une IA, comme le laisseraient penser les slogans publicitaires copiés-collés de l’en-tête LinkedIn et qui n’apportent rien)

      • Cher Monsieur,
        je suis un commentateur “normal”, comme vous dîtes ; la différence avec vous c’est que :

        1) je ne fais pas d’insulte ad hominem (“au milieu des réactions d’intervenants lambda, celles d’un petit insecte inscrit très récemment”) ; étonnant d’ailleurs que la modération ait laissé passé cela, alors que mon premier commentaire a été refusé pendant 1 semaine et plusieurs fois, parce qu’un mot ne convenait pas (mot qui apparaît 42 fois sur Le Salon Beige, dans d’autres articles).

        2) j’utilise mon cerveau ; non, je n’utilise pas l’IA et c’est un choix. Mes propos sont sourcés parce que je me renseigne et que je confronte les informations, c’est à la portée de tous et c’est de l’honnêteté intellectuelle. Mes références de professionnels, dont je donne les coordonnées LinkedIn pour que l’auteur puisse les contacter, sont des personnes dont je suis l’activité, pas une recherche faite par IA.

        3) j’utilise les termes propres et juridiques ; cela ne fait pas de moi un(e) militant(e).

        • J’ose espérer que vous connaissez la signification de votre pseudonyme (ParvaMusca signifie “petite mouche” en latin), et que vous aurez bien compris que c’était votre pseudonyme qui était visé et non vous personnellement. Ce n’était donc pas une insulte, ni une attaque ad hominem, mais tout au plus ad nominem (dirigée vers le pseudonyme, pas vers la personne). L’objectif était de ne pas tomber dans la stigmatisation directe et de laisser les lecteurs juger par eux-mêmes (en tous cas visiblement vous vous êtes senti visé).

          Je vous remercie pour le “Cher Monsieur” qui est tout à coup apparu et vient opportunément faire contraste avec l’accusation d’insultes. C’est plus agréable que “à vomir”, “pauvre étude”, “écoeurant”, “indécent”.

          C’est tout à votre honneur d’utiliser votre cerveau et pas l’IA, mais copier-coller des slogans publicitaires tels que “AVOCATE Droit de la famille | Droit pénal Une seule avocate. Une stratégie globale. Là où la famille et le pénal s’entrelacent, ma double compétence devient votre force.” n’était peut-être pas son action la plus inspirée.

          Concernant vos sources et l’honnêteté intellectuelle, je rédigerai un message dédié.

          Enfin, je laisse chacun juger si un intervenant “lambda” a 12 références sous la main à partager, partage 6 liens dans un message émotionnellement chargé, utilise des termes comme silencier, DARVO, contrôle coercitif (qui n’ont rien de juridique à proprement parler), vient parler d’une notion qui n’avait pas été abordé dans l’article (aliénation parentale), et relève dans les écrits des autres ce qui s’oppose à ses idées plutôt que ce avec quoi il est d’accord.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services