Comme annoncé, voici la suite de l’article Divorce catho : pire que pire.
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Un sujet tabou, clivant, mais finalement assez présent dans le monde « catho plutôt tradi ».
Parlons ici du point de vue des mères, tel qu’il nous est parvenu.
Rappel du périmètre : nous évoquons ici les ruptures enfants-père, dues à l’empêchement organisé par la mère, dans le cadre d’accusations de violences, dans un contexte « catho plutôt tradi ».
LES MERES, LEUR SOUFFRANCE… Mais aucun kidnapping de pères cathos recensé
Les réactions montrent la souffrance de mères, face à l’agression qu’elles évoquent avoir subie, de la part de leurs maris.
En revanche, malgré ma demande, il n’y a eu aucun exemple de père ayant « kidnappé » les enfants pendant des mois ou des années pour casser le lien enfants-mère, en milieu catho-tradi. Une personne a évoqué un cas, mais sans vouloir donner aucun détail pour l’instant.
PARTICULARITE DES MERES DANS LE CONTEXTE CATHOLIQUE
Etre mère est une réalité différente dans le monde catho par rapport au reste de la société.
Dans son enseignement traditionnel, l’Eglise enseigne beaucoup de particularités : complémentarité des sexes plutôt qu’égalitarisme, beauté de la maternité et ouverture à la vie, « interdictions » dans Humanae Vitae (avortement, contraception), désignation du père comme « chef de famille », mariage « jusqu’à la mort, pour le meilleur et pour le pire », famille « cellule de base de la société », etc.
St Paul écrit même : « Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord et temporairement, pour prendre le temps de prier et pour vous retrouver ensuite », donc avec l’idée plus ou moins exprimée de « devoir conjugal ».
POURTANT, LES MERES CATHOS SONT AUSSI EVIDEMMENT DES FEMMES DE LEUR TEMPS…
… comme les pères cathos sont aussi évidemment des hommes de leur temps.
Entre sermons et code civil. Entre caté et Femme Actuelle.
Arrive la quarantaine : difficultés avec les enfants ados, sentiment d’avoir manqué sa vie professionnelle, perte de libido, etc. Et un mari qui, lui, n’a guère changé, « malheureusement » : lourd dans ses plaisanteries pénibles et récurrentes, faible devant les enfants, insistant dans l’intimité, etc.
Dans certains cas, une difficulté de santé s’y ajoute. Une nouvelle grossesse serait risquée. Quel risque exactement ? Le père aura tendance à minimiser ce risque : « Mon mari me met en danger dans l’intimité ! ».
On essaie Billings, ou autre. Cela peut fonctionner, mais avec un prix rarement évoqué : les unions sont possibles quand l’épouse est le moins disposée. Donc possible souffrance physique, en plus du stress lié à une possible grossesse.
Le père tombe parfois dans des addictions honteuses.
On en parle entre amies.
On évoque les lois, les débats sur le « consentement », etc.
Parfois on en parle à un prêtre. Mais il en existe si peu formés et à l’aise avec ces sujets.
L’ENCHAINEMENT TRAGIQUE INARRETABLE
« Mon mari me met en danger ! » avons-nous écrit. Il s’ensuit « qui s’occupera des enfants, s’il m’arrive quelque chose ? ». Puis : « je n’ai pas le droit de laisser faire, c’est pour le bien des enfants ».
On consulte un avocat, « pour voir ». Lui, ou plutôt elle, l’avocate le plus souvent, c’est 0% sermon, et 100% code civil (et 150% ses honoraires…). C’est le monde contre l’Eglise, avec un juge qui applique les règles du monde.
Mais… ce n’est pas le juge que la mère craint, ce sont ses proches, en famille, à l’école hors-contrat, en paroisse tradi, etc.
Pour que ce soit catho-compatible, il FAUT autre chose qu’un risque. Il faut des accusations graves : violences, viols, etc.
Il faut, cela fait partie de la survie : « je dois survivre pour mes enfants, mais je dois aussi leur assurer leur avenir dans ce monde catho qui est notre référence ». La fessée devient « coups d’une brutalité sans nom », l’intimité tacitement consentie devient contrainte puis viol, une remarque réitérée devient une « humiliation systémique », etc.
Madame est parfois aidée par des pratiques douteuses, hypnose, PNL, EMDR, ETF, shiatsu, etc. Esotérisme ? Le passé est revisité, puis réécrit : le vécu est diabolisé.
L’état de stress de la mère s’accroit, devient visible, il y a comme un affolement : « il faut en sortir au plus vite ! ». Le triangle de Karpman se met en place : il y a déjà le bourreau (le père), la victime (la mère), surviennent alors des sauveurs, attirés par les pleurs. Des parents, des proches. Pour la suite, pour la fuite, une aide est nécessaire.
Les avocates préparent leurs écritures. Elles font des « copier-coller », on lit les mêmes tournures de phrases. Elles rassurent la mère : « vous êtes au foyer donc les enfants seront chez vous, le père paiera, vous aurez quasiment la même vie qu’avant, débarrassée de votre bourreau ».
Elles ajoutent un peu de « pervers narcissique », de « Monsieur est intégriste » même si c’était la mère qui organisait la vie religieuse de la famille. Elles essaient aussi les autres violences : psychologique, verbale, économique, émotionnelle, le chantage affectif, père toxique, etc.
Internet regorge de descriptions du « pervers narcissique » et affirme que tous les coups sont permis contre lui, y compris le mensonge. C’est une question de vie ou de mort.
MAIS… LES ENFANTS ?
Nous y arrivons enfin.
Certes, les proches peuvent toujours dire : « on ne sait pas ce qui se passe en famille ».
Mais les enfants, comment leur faire accepter que leur monde va s’écrouler ?
D’abord, il faut les isoler du père, et de ceux qui émettent des doutes sur la version maternelle. La loi le permet : tant qu’aucun jugement n’organise la séparation, un parent peut « kidnapper » ses enfants.
La mère fuit, et organise une citadelle. C’est le « no contact », ou le « slow contact » si des échanges sont nécessaires. Le père se heurte à cette citadelle du silence. Cela l’énerve, il commet parfois des violences physiques ou verbales, menaces. Au pied de la citadelle, le père ne peut que “harceler”, souvent piteusement.
Pour les enfants petits, il suffira qu’ils entendent pendant des mois et des années les adultes parler entre eux, cela infusera en eux comme du thé.
Pour les grands, c’est plus compliqué. Certains adhèreront au discours maternel. D’autres auront des doutes : ils seront admonestés, ils devront se soumettre ou être bannis comme le père. Dans les futures conclusions, l’avocate les accusera d’être les « glaives vengeurs » au service du père, et d’être eux les « bourreaux » de leurs petits frères et sœurs.
Dans ce cas, si la mère se coupe de l’enfant rebelle, elle pourra également dire que l’enfant est « kidnappé » par le père, par le discours du père. Elle pourra donc elle aussi dire que le lien enfant-mère est rompu, de la faute du père. La différence cependant, c’est qu’elle pourra en général reprendre facilement contact avec l’enfant, au moment où elle supportera que ce dernier ne reprend pas le récit maternel, voire parfois pose des questions interdites.
Face aux « pressions religieuses », notamment de prêtres tradis, elle va vers des communautés plus « ouvertes ». Elle déscolarise les enfants des écoles hors-contrat. Au moins provisoirement. La vie est longue, l’urgence est à la citadelle. La cohérence est difficile à trouver dans ce domaine, entre la crédibilité devant les proches et celle devant le juge, avec un mari qu’on veut présenter comme « intégriste patriarcal ». C’est parfois ce sujet qui amène les grands enfants à avoir des doutes sur la démarche maternelle.
Souvent, des années après, elle revient vers le monde tradi.
En réalité, et assez objectivement, dans son référentiel, la mère n’a guère le choix. Prise entre sa peur, sa souffrance, et son milieu catholique, elle DOIT agir comme elle le fait.
ALORS QUE FAIRE ?
Nous verrons la suite dans un prochain article.
Suite au premier article, un groupe d’entraide de pères a été créé, déjà une vingtaine de pères : vous pouvez écrire à [email protected] si vous êtes intéressé.
Charles Rosiers, ancien chroniqueur au quotidien Présent, charles.rosiers@gmail.com
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

MomoLAR
C’est un peu comme si la maman des enfants disait de toutes les manières possibles : “tu ne m’as pas rendu heureuse, tant pis pour toi”.
Hélène Champagne
Comme dans le premier article les approximations ne manquent pas. Notamment les suivantes.
Plusieurs pratiques sont qualifiées de douteuses, voire ésotériques. Parmi elles : l’EMDR. Rien de douteux ou d’ésotérique dans cette thérapie qui libère des personnes de troubles de stress post traumatiques : autant dire que cela change favorablement leur vie. L’hypnose est aussi une pratique thérapeutique, ni douteuse en elle-même ni ésotérique ; de même que des connaissances en psychologie peuvent conduire à la manipulation elle peut être utilisée par des personnes mal intentionnées, mais employée à bon escient par un bon thérapeute, bienveillant et compétent, elle peut, elle aussi, être libératrice, par exemple en cas d’addiction ou d’angoisse.
Selon l’auteur de l’article, internet “affirme que tous les coups sont permis contre” le pervers narcissique, “y compris le mensonge”. On sait que sur internet on peut trouver tout et n’importe quoi, une affirmation et son contraire, mais sur les sites sérieux et fiables dit-on vraiment qu’on peut mentir à son avocat, à un psychothérapeute, dans une plainte au commissariat, face à un juge… au sujet d’un pervers narcissique ? Face à un pervers narcissique, oui, on peut ne pas dire la vérité pour se protéger ; selon St Thomas d’Aquin ce n’est pas un mensonge au sens moral, car mentir c’est “refuser à quelqu’un une vérité à laquelle il a droit”.
mt1234
Bonjour Madame, je vous invite à lire ces dossiers sur l’hypnose, vous y verrez que bien au contraire cela est tout le contraire de ce que vous dîtes. Les auteurs de ce dossier sont spécialisés sur ces sujets (Prêtre exorciste du diocèse de Le Mans, et un diacre qui l’accompagne depuis plus de 30 ans).
https://sosdiscernement.org/lhypnose-une-histoire-sulfureuse/
https://sosdiscernement.org/lhypnose-2-technique-ou-pouvoir/
Docphilippe
et attention, les femmes peuvent elles aussi etre perverses narcissiques et manipulatrice.
Ydelo
La notion de “devoir conjugal” mériterait à elle-même un article dédié. Elle existe explicitement dans le droit canon, et existait de manière implicite dans le droit civil français (mais elle est en cours de disparition). Du fait des divergences entre loi civile et loi de l’Eglise, elle nécessiterait d’être mieux connue et mieux comprise (tout comme d’ailleurs des sujets comme les soins palliatifs vs. l’euthanasie, la différence entre contraception et utilisation (légitime ou non) des différentes périodes des cycles, etc.)
Il y a des conjoints (souvent le mari) qui ne respectent pas certains empêchements légitimes, mais il y a aussi des conjoints (souvent l’épouse) qui se refusent régulièrement sans motif légitime. Cela peut déboucher sur des accusations de “viol conjugal”, justifiées ou non, car la justice civile n’a pas la même appréciation du sujet que l’Eglise (comme sur la plupart des sujets moraux : avortement, euthanasie, divorce, etc.)
ParvaMusca
C’est quoi pour vous un “motif légitime” ?
Ydelo
Sans être totalement exhaustif : pendant les règles, en fin de grossesse, après l’accouchement, les motifs de santé sérieux, ou si le conjoint est ivre ou violent à ce moment-là, ou adultère.
Le mieux est de relire ce qu’écrit l’Eglise à ce sujet dans des ouvrages spécialisés tels que la Catéchèse catholique du mariage.
ParvaMusca
Votre réponse est édifiante. Je vois qu’elle base le non-consentement / refus “licite” sur des critères très limités et extrêmement précis.
Voici ce que dit l’Eglise :
Amoris Laetitia n° 156 : L’amour exclut toute espèce de soumission, qui ferait de la femme la servante ou l’esclave du mari […]. La communauté ou unité qu’ils doivent constituer en raison de leur mariage se réalise dans une donation réciproque qui est aussi une soumission réciproque
Amoris Laetitia n° 54 : Je souligne la violence honteuse qui parfois s’exerce sur les femmes, les abus dans le cercle familial et diverses formes d’esclavage, qui ne constituent pas une démonstration de force masculine, mais une lâche dégradation. La violence verbale, physique et sexuelle qui s’exerce sur les femmes dans certaines familles contredit la nature même de l’union conjugale.
CEC 1766 : « Aimer c’est vouloir du bien à quelqu’un ». Toutes les autres affections ont leur source dans ce mouvement originel du cœur de l’homme vers le bien. Il n’y a que le bien qui soit aimé. « Les passions sont mauvaises si l’amour est mauvais, bonnes s’il est bon. »
CEC 1767 : Il appartient à la perfection du bien moral ou humain que les passions soient réglées par la raison
Can. 1103 : Est invalide le mariage contracté sous l’effet de la violence ou de la crainte grave externe, même si elle n’est pas infligée à dessein, dont une personne, pour s’en libérer, est contrainte de choisir le mariage.
CEC1628 : Le consentement doit être un acte de la volonté de chacun des contractants, libre de violence ou de craintes grave externe.
=> vous allez me reprocher que ces deux dernières quotations concernent la célébration du SACREMENT du mariage ; moi j’estime que le renouvellement des promesses et de l’engagement du mariage doit se réaliser tous les jours, particulièrement en ce qui concerne l’aspect extérieur le plus total et intime de l’union sponsale : l’union des corps. C’est justement là qu’il est le plus essentiel que l’un ou l’autre des époux ne se sente pas forcé injustement et utilisé comme un objet.
D’ailleurs :
CEC 1642 : (le Christ) reste avec eux, il leur donne la force de le suivre en prenant leur croix sur eux, de se relever après leurs chutes, de se pardonner mutuellement, de porter les uns les fardeaux des autres (cf. Ga 6, 2), d’être ” soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ ” (Ep 5, 21) et de s’aimer d’un amour surnaturel, délicat et fécond.
Un amour « délicat » : pas un « amour » où l’un manœuvre pour obtenir des faveurs sexuelles de la part de l’autre.
CEC 1643 : L’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les composantes de la personne – appel du corps et de l’instinct, force du sentiment et de l’affectivité, aspiration de l’esprit et de la volonté – ; il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme
=> est-ce que la relation sexuelle prise juste pour elle-même, sans tenir compte de mon partenaire, vise à l’unité des époux ?
CEC 1660 : De par sa nature (l’alliance matrimoniale) est ordonnée au bien des conjoints.
CEC 2351 : Le plaisir sexuel est moralement désordonné, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union
CEC 2360 : l’intimité corporelle des époux devient un signe et un gage de communion spirituelle.
=> C’est un « signe » et un « gage » ; un témoignage extérieur d’une disposition intérieure. Si la disposition intérieure à l’union (cad le consentement) n’est pas présente, alors l’intimité corporelle imposée sous prétexte de « devoir conjugal » est décorrélée de la communion spirituelle ; ce n’est plus un acte digne et cela ne correspond plus à l’union conjugale mais seulement à l’obéissance à ses pulsions de l’un des conjoints qui exerce une pression sur l’autre. Et pas de consentement = viol (dans la loi française, certes ; on attend que l’Eglise soit plus explicite sur le sujet).
Bref tout cela est loin de l’attitude calculatrice qui consiste à faire une micro-liste des rares circonstances dans lesquelles l’épouse aurait le « droit » de se refuser à son époux. L’Eglise (le Christ) a une meilleure ambition que cela !
Et encore :
CEC 2362 : Les actes qui réalisent l’union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécus d’une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance.
« De manière vraiment humaine » : sans pression
« Dans la joie » : est-ce que j’ai vérifié que mon époux-se éprouve de la joie à l’idée de cette union ou est-ce que je le contraints ?
Gaudium et Spes : Associant l’humain et le divin, l’amour conjugal conduit les époux à un don libre et mutuel d’eux-mêmes qui se manifeste par des sentiments et des gestes de tendresse et il imprègne toute leur vie ; bien plus, il s’achève lui-même et grandit par son généreux exercice. Il dépasse donc de loin l’inclination simplement érotique qui, cultivée pour elle-même, s’évanouit vite et d’une façon pitoyable.
2. Cette affection a sa manière particulière de s’exprimer et de s’accomplir par l’œuvre propre du mariage. En conséquence, les actes qui réalisent l’union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes.”
=> on parle ici d’unions chastes, honnêtes et dignes. Est-il digne de forcer son époux-se ?
Can. 1135 : Chaque conjoint possède devoir et droit égaux en ce qui concerne la communauté de vie conjugale.
Etc.
On voit bien que l’union conjugale est envisagée comme le sommet de l’amour conjugal, empreint de tendresse, de compréhension mutuelle… pas d’un calcul pour savoir si Madame a bien le droit de se refuser aux pulsions de monsieur !
D’ailleurs dans votre réponse vous ne parlez que des devoirs de madame, doit-on en conclure que monsieur n’aurait « légalement » jamais le droit de se refuser ? ;-)
Ydelo
Lisez ce qui est écrit au lieu d’interpréter à tort et à travers. Je n’ai jamais écrit que ces critères étaient limités à cela, je vous cite simplement des exemples concrets.
Vous me posez une question sur la morale, je vous réponds sur le terrain de la morale. Il est bien évident que c’est un sujet beaucoup plus “aride” que l’amour.
Votre conclusion est entièrement infondée, et montre bien que vous avez lu mes propos avec un prisme déformant : “dans votre réponse vous ne parlez que des devoirs de madame, doit-on en conclure que monsieur n’aurait « légalement » jamais le droit de se refuser”.
Relisez ma réponse et vous verrez que ce n’est pas le cas. D’une part ma réponse est centrée sur les empêchements, pas sur les devoirs. D’autre part, j’ai bien précisé que ce n’était pas exhaustif. Et enfin, si certains empêchements ne s’appliquent en effet qu’aux femmes (grossesse, règles), les autres sont plus généraux (j’ai bien écrit “conjoint” en général et non “époux” ou “épouse”).
Ydelo
Comme vous le dites vous-même, le canon 1103 et CEC 1628 s’appliquent au consentement lors de la cérémonie de mariage et non à l’union intime des époux. Vous écrivez “moi j’estime que le renouvellement des promesses et de l’engagement du mariage doit se réaliser tous les jours”. Il y a là un sophisme. Oui, tous les jours on se doit d’être dans l’esprit de renouveler cet engagement. Mais cela ne diminue pas l’engagement d’origine, cela ne le rend pas dépendant des circonstances du moment. Et ça ne rend pas ces textes applicables au sujet qui nous intéresse (en poussant votre raisonnement jusqu’au bout de son absurdité, il faudrait que les époux renouvellent la cérémonie de mariage tous les jours).
Ydelo
Comme je l’écrivais dans les commentaires du précédent article, il y a des cas où la séparation est justifiée, et d’autres non. Et, souvent, effectivement, l’engrenage de l’accusation du conjoint se met en marche.
Je déplore que l’Eglise n’ait pas / ne prenne pas le temps de juger vraiment les séparations de corps car cela pourrait aider à limiter ce mécanisme de surenchère dans les accusations ; s’il y a des accusations fondées, d’autres sont exagérées voire carrément mensongères et c’est destructeur pour le conjoint et pour les enfants.
Vis-à-vis du bien des âmes, je déplore également que le divorce civil soit prononcé avant une éventuelle nullité (même s’il serait compliqué de faire autrement dans un monde déchristianisé) : qui ira se “remarier” avec la même personne si l’Eglise refusait la nullité de son mariage ?
Enfin, bien peu de monde préfère la voie exigeante de la séparation de corps, qui aiderait pourtant à préserver le lien des enfants avec l’autre parent, et les relations avec l’école, la paroisse, etc.
Docphilippe
La procédure de Séparation canonique n’est pas assez utilisée je le pense: secret de l’évêque autorisant une séparation de corps.
EARousseau
Merci beaucoup pour ces deux articles qui décrivent si bien une réalité taboue. Il m’était difficile de comprendre comment des personnes chrétiennes tendance tradi pouvaient soudain avoir un comportement tellement excessif. raconter ces choses là rend un grand service si ces personnes se reconnaissent un jour dans ces portraits que vous tracez. Continuez, cher auteur. J’espère que vous voudrez bien écrire le point de vue des enfants: je crains que certaines mères de famille ne réalisent que trop tard les dégâts que leur haine ont causé sur eux. Car si vous identifiez bien les mécanisme de violence rendus nécessaire par l’auto justification, il y a aussi une réalité vieille comme la passion : l’amour passionnel blessé devient de la haine. Un grand amour passionnel cultivé en terre chrétienne devient une grande haine. J’espère aussi que vous voudrez bien décrire le rôle tragique sur font les “sauveurs”, amis cathos, prêtres tradis, le manque de discernement leur fait justifier ces comportements et finalement ils auront juste attisé les haines. Quelques années plus tard ils auront encore des paroles pleines de compassion autour de la tombe d’un enfant qui n’aura pas voulu vivre plus longtemps une vie ainsi déchirée. Emmanuel
Montalte
Après la stupéfaction du 1er article, la consternation. L’auteur a vraiment perdu la tête. Car venir raconter sur Internet qu’il est tellement lourdingue et maladroit que sa femme la plaqué, qu’il regarde du porno et qu’il colle ça sur le dos de sa bonne femme ? Les prêtres auparavant, insistaient auprès des femmes pour qu’elles acceptent le devoir conjugal mais ils n’acceptaient pas pour autant les écarts de hommes et je doute qu’ils auraient eu la moindre complaisance pour le visionnage de sites pornos. Par charité chrétienne, le SB devrait lui conseiller d’arrêter et de se faire aider. Par exemple auprès de psys chrétiens qui pratiquent l’EMDR car, je souscris tout à fait à ce que dit Helène, dire que l’EMDR est “ésotérique” montre qu’on n’y connait rien. Que l’auteur essaie, il a des chances d’aller mieux. En tout cas, il est frappant qu’il ne dise pas un mot sur tout ce qui aide les couples en difficulté : thérapie familiale, retraites de couple, séances Cana du Chemin Neuf. Pas un mot sur la Médiation, alors que la Médiation humaniste, d’inspiration chrétienne, donne le plus souvent de très beaux fruits, y compris en apaisant de graves conflits dans des communautés religieuses. Il faut prier pour lui.
mt1234
Bonjour, j’avais répondu pour l’hypnose, je pose aussi les dossiers sur l’EMDR. L’auteur de cet article a raison, rien de bon…
https://sosdiscernement.org/lemdr/
https://sosdiscernement.org/?s=Emdr
Montalte
Avez-vous déjà pratiqué l’EMDR ? Si, cela peut être bon quand c’est bien fait. Ce n’est pas pour rien que cette méthode vient du monde militaire pour traiter les soldats. Ce ne sont pas souvent des fantaisistes adeptes de magie louche
mt1234
Vous utilisez un argument d’autorité qui ne prouve rien, par contre le dossier partagé lui montre des elements concret avec une etude sur les origines. L’EMDR est juste incompatible avec l’anthropologie chrétienne, tout comme nombre de thérapies de guérison “holistique” qui se prolifèrent de partout et dont beaucoup de catholiques se font adeptes… Quand la source est mauvaise, tout ce qui suit le sera toujours.
Montalte
C’est sos.discernement qui est gravement incompatible avec le foi catholique. Je rappelle qu’ils encouragent l’ésotérisme et attaquent l’Opus Dei comme étant une secte.
Ydelo
Je vous trouve dur avec l’auteur. De ce que je comprends, l’objectif de l’article est de mettre en lumière un type de situation qui n’est malheureusement pas si rare dans les milieux cathos. Pour ce faire, il a rassemblé des témoignages de situations plus ou moins similaires à la sienne. Donc quand il écrit “Le père tombe parfois dans des addictions honteuses” c’est loin d’être le cas dans toutes les situations et ce n’est pas forcément son cas.
Même si je ne suis pas d’accord avec tout sur la forme (il aurait été utile de re-préciser de manière plus explicite que c’est un type de cas parmi d’autres), la description de cet engrenage qui mène à diaboliser le père et à le couper de ses enfants est intéressante. Quand bien même une séparation serait justifiée (ce qui n’est pas toujours le cas), le divorce conflictuel, les accusations contre le père et sa séparation d’avec les enfants ne le sont pas forcément, hors cas de réelle violence ou mise en danger.
Montalte
Je pense qu’il faut être bien naïf, au vu de la hargne des propos, pour croire qu’ils ne reflètent pas la situation personnelle de l’auteur, quand bien même il les habille d'”enquête”. Mais, par ailleurs, après coup, je me suis posé la question que pas grand monde ici n’a l’air de se poser, habitués que nous sommes à une perspective “androcentrée” comme disent les exégètes. Que croyez-vous que pense Mme Rosier à la lecture de ces articles ? De voir ainsi son nom, ses problèmes de couple, son intimité, les addictions sexuelles de son mari (car encore une fois, il faut être dans le déni pour penser que cela ne le concerne pas) ? Et les enfants Rosier ? Ils vont dire quoi, leurs petits camarades qui lisent le SB à voir ce qui se dit publiquement de cette famille ? L’auteur a-t-il réfléchi qu’il ne reste comme parade pour sa femme que d’utiliser ces articles dans le SB dans leurs démêlées en justice ? Qu’ils corroborent toutes les accusations ? Oui, il est violent, même avec ses enfants, en jetant publiquement en pâture ces accusations. Les avocats de Madame vont pouvoir s’en donner à coeur-joie.
On commémore cette année les 40 ans de la mort de Balavoine. Certes, à ce que je crois savoir, il ne fréquentait pas beaucoup de “Dom” et de “Monsieur l’abbé”, ne communiait pas souvent à la bouche et à genou. Mais il avait su chanter publiquement son conflit conjugal avec talent et sans muflerie.
Michel Janva
Je connais personnellement l’auteur et ce que vous en concluez est faux. Et Rosiers est un nom de plume.
D'Haussy
Montalte : sioniste ET féministe.
La peste ET le choléra.
😘
Montalte
Un nom de plume ? Espérons que ce n’est pas un article à clef facile à décoder pour ceux qui le connaissent. Enfin un peu de discernement. Quant à connaitre l’auteur, pas dans son intimité avec sa femme, je suppose ?
Montalte
Voyons, soyez sérieux. Le nom de plume d’un journaliste de “Présent” qui divorce ? Vous croyez vraiment que le microcosme de sa famille ne va pas trouver de qui il s’agit ? Et sa femme et ses enfants être confrontés à la brutalité du procédé ?
Michel Janva
Ne commentez pas ce que très visiblement vous ne connaissez pas.
MomoLAR
Chère Madame. Il est révélateur que le mot “enfants” n’apparaît pas dans votre commentaire. C’est pourtant la question centrale de ces articles. Par ailleurs, si vous souhaitez aider des pères qui sont dans le cas étudié, en allant parler aux mères pour qu’elles acceptent une médiation, vous permettrez à des enfants de voir leur père. Pour ma part, je vois désormais mes enfants, pas de soucis. Grand merci à vous pour ceux que vous pourrez aider.
CHARLES37
Bonjour. Votre commentaire de mes articles est assez étonnant. D’une part, l’auteur que je suis n’est heureusement pas personnellement concerné par la rupture enfants père. D’autre part, la solution de la méditation suppose que les deux parties l’acceptent. Pas facile… Vous pouvez m’écrire à l’adresse mail indiquée, nous pourrons voir concrètement comment vous pourrez aider des enfants à voir leur père. Cordialement
CHARLES37
Pardon, médiation, pas méditation…
Montalte
Oui, une médiation se fait effectivement à deux parties volontaires. Voyez avec https://cmfm.fr/
CHARLES37
Euh…les associations ne manquent pas. Ce n’est pas cela, le problème. Ce que je vous propose, c’est de convaincre une mère d’accepter la médiation. J’ai plusieurs cas très concrets en cours. Prêt à mettre la main à la pâte, dans le réel ? Cordialement
Montalte
La Médiation, c’est un métier. Je recommande le CMFM. A noter que cela peut être imposé par un juge ou demandé par la police ou les avocats.
Now.
Le mariage de deux êtres fragiles ne peut survivre sans misericorde et la justice n’en a que faire.
les COUPEURS DE LIEN on une responsabilité immense en privant volontairement les enfants d’un des deux parents … ils les dédruisent de l’intérieur… les dégats sont d’autant plus graves qu’ils ne sont visibles … jusqu’au jour ou tout bascule.
Qui joue à l’ange devient la bête …miséricorde et pardon disparus … laissent alors une nouvelle coupure apparaitre : la transmission des valeurs chrétiennes aux enfants est devenu IMPOSSIBLE.
Prions pour eux
Montalte
d’Haussy, collabo et cathophobe. “Le chagrin et la pitié”
CHARLES37
@ Montalte : vous écrivez “La Médiation, c’est un métier. Je recommande le CMFM. A noter que cela peut être imposé par un juge ou demandé par la police ou les avocats.”. Cela donne l’impression que vous ne maitrisez pas ce sujet. Sûr de ne pas être intéressé par le réel ? Nous avons plusieurs cas qui ne demandent que votre aide, puisque vous semblez si sûr de ce qui peut être fait. Mettre la main à la pâte, c’est le meilleur moyen de sortir de l’idéologie. Chiche ?
Montalte
Je ne vous suis pas bien. J’ai dit tout le bien que je pensais de la Médiation humaniste et je vous recommande l’organisme qui la pratique en France, ce qui n’est pas le cas des autres organismes. Parce qu’il a été fondé par feue Jacqueline Morineau, qui a introduit la Médiation humaniste en France. On peut trouver de nombreuses vidéos d’elle et ses livres sont disponibles pour qui veut se donner la peine de les lire. Si vous vous intéressez réellement à cette méthode, pourquoi ne voulez-vous pas les contacter ? Et que connaissez vous au sujet de la Médiation pour dire que, moi, je ne le maitrise pas ? Alors, de deux choses l’une, soit vous voulez creuser si la Médiation humaniste peut vous aider et vous contactez les gens formés et certifiés pour la pratiquer, soit… A vous de voir.
CHARLES37
Le problème n’est pas la médiation. Le problème, c’est d’arriver à décider un parent à accepter la médiation. Surtout quand ce parent a mis en place le no contact. Voulez vous essayer ?
Montalte
Pour la 3e fois, c’est le boulot des médiateurs. La vraie question est : est-ce que vous, vous voulez en faire une ? Au lieu de passer vos nerfs sur Internet sur les gens, tout comme vous jetez en pâture votre famille avec brutalité en public ? Comme je ne suis pas ORL et ne peux soigner la surdité, ce sera sûrement plus efficace de prier pour votre famille.
ParvaMusca
L’accroche : “Parlons ici du point de vue des mères, tel qu’il nous est parvenu.”
Pour ensuite démonter les mères et les attaquer au vitriol. Je n’appelle pas cela parler depuis le point de vue des mères, c’est juste encore une fois un article à charge, dans la droite ligne de l’article précédent, plein de mauvaise foi.
Une nouvelle fois, la décrédibilisation des victimes ; je cite :
“Pour que ce soit catho-compatible, il FAUT autre chose qu’un risque. Il faut des accusations graves : violences, viols, etc.
Il faut, cela fait partie de la survie : « je dois survivre pour mes enfants, mais je dois aussi leur assurer leur avenir dans ce monde catho qui est notre référence ». La fessée devient « coups d’une brutalité sans nom », l’intimité tacitement consentie devient contrainte puis viol, une remarque réitérée devient une « humiliation systémique », etc.”
Sauf que, Monsieur, il se trouve que, devant la justice pénale ou devant la justice ecclésiastique, les femmes sont obligées de prouver les faits (et oui, la charge de la preuve est toujours pour la victime). Les faits ne sont pas reconnus sans preuve. Donc puisqu’ils sont reconnus, c’est que preuves il y a. Ce n’est pas juste une fessée qui entraîne la condamnation d’un homme. Ce n’est pas juste une petite remarque. Ce n’est pas juste une demande de relation sexuelle refusée.
Et pour rappel, 80% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite. Pas faute de preuves, mais parce que les tribunaux, assises notamment, sont débordés : les assises ne peuvent prendre que 5 000 plaintes par an pour les crimes et les plaintes pour viols et violences conjugales (qui rentrent dans la catégorie des crimes) se montent à plus de 30 000 par an !
Il y aurait beaucoup à redire sur de nombreux points de cet “article” mais pour finir, voici un point de vue d’épouse catholique parmi d’autres, pour partir réellement du point de vue d’une mère : https://www.youtube.com/watch?v=rwIFKJNQcA4&list=WL&index=64&t=1s
A noter que le podcast en dit relativement peu et je vous invite à plutôt lire son livre : « Femmes, soyez soumises à vos maris », par Alice Davril.
CHARLES37
Chère Madame. Vous voulez absolument que l’article évoque tous les cas de figure possibles. Ce n’est pas son ambition. Le cas évoqué, avec cette rupture enfants père, existe t il, selon vous ?
ParvaMusca
Non, je ne “veux pas absolument que l’article évoque tous les cas de figure possibles.”
Je dénonce votre manière tordue de présenter votre propos, comme si vous alliez présenter objectivement le point de vue des mères, alors qu’en réalité votre texte est juste un pamphlet.
Ydelo
Il y a en effet de nombreuses victimes de violences conjugales et encore une fois, je comprends tout à fait que vous avez à coeur de porter l’attention sur ce sujet. En mettant en avant la vision de ces victimes, ce qui est légitime, vous passez néanmoins à côté d’un autre problème quand vous écrivez “Les faits ne sont pas reconnus sans preuve. Donc puisqu’ils sont reconnus, c’est que preuves il y a”. Il y a également des cas où, les faits sont déformés, exagérés, voire parfois inventés ; et les enfants, influencés ou non, diront ce qu’ils pensent que l’adulte veut entendre. Donc, déjà, cela peut fausser les décisions de justice pénale. Mais encore, la plainte en cours d’instruction ou les déclarations des enfants vont influencer les décisions du JAF.
Egalement, vous affirmez que “80% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite. Pas faute de preuves, mais parce que les tribunaux, assises notamment, sont débordés” c’est très exagéré voire infondé. Déjà, ce chiffre de 80% de classements sans suite est sujet à caution, et ne correspond pas aux chiffres des études statistiques du ministère (de mémoire entre 50% et 60%). Mais surtout, même si la Justice manque de moyens, rien ne permet d’affirmer que ce serait pour cette raison que les plaintes sont classées et non par manque de preuves. Il y a certainement des cas où les faits sont avérés, d’autres non, d’autres où c’est exagéré, mais par définition on ne sait pas précisément.
Ydelo
J’ai oublié de préciser que parmi les 50 à 60 % de classements sans suite, il y a notamment des mesures alternatives aux poursuites et la composition pénale.
Enfin, concernant cette Alice Davril, elle a probablement beaucoup souffert, mais peut-on considérer son point de vue comme catholique alors qu’elle ne se comporte plus comme telle ? (et pour ceux que ça choquerait, je rajouterais que je ne prétends pas être un meilleur catholique qu’un autre, mais Jésus a dit “si vous M’aimez, suivez mes commandements”, donc si on n’essaye pas, on n’est clairement pas sur la bonne voie).
ParvaMusca
Réponse facile et classique. Elle exprime qu’elle croit encore mais qu’il lui est impossible de pratiquer, et qu’elle laisse ses enfants libres. C’est typique d’une personne traumatisée, et c’est normal. Renseignez-vous au sujet de toutes les personnes qui ont été violées ou agressées sexuellement par des hommes d’Eglise, et vous verrez que c’est souvent ce qui se passe.
Vous vous appuyez sur l’une des conséquences du trauma pour dénier la valeur du témoignage de cette femme qui, que vous le vouliez ou non, était catholique pratiquante depuis toujours.
Ydelo
Vous écrivez ” Renseignez-vous au sujet de toutes les personnes qui ont été violées ou agressées sexuellement par des hommes d’Eglise” : quel est le rapport avec le sujet de cet article ?
“Vous vous appuyez sur l’une des conséquences du trauma pour dénier la valeur du témoignage de cette femme qui, que vous le vouliez ou non, était catholique pratiquante depuis toujours.” : arrêtez de déformer mes propos.
ParvaMusca
Ydelo vous faites semblant de ne pas comprendre et non je ne déforme pas vos propos, vous avez bien dit qu’on ne pouvait pas prendre en compte les propos d’Alice Davril car elle ne se comportait pas comme une bonne petite catho.
Ici comme pour d’autres de vos commentaires et réponses, je m’arrête là car me battre contre de la mauvaise foi sans vrais arguments ne m’intéresse pas.
Bonne journée
ParvaMusca
Beaucoup d’éléments dans ces deux articles sont choquants.
Ici par exemple :
“Dans certains cas, une difficulté de santé s’y ajoute. Une nouvelle grossesse serait risquée. Quel risque exactement ? Le père aura tendance à minimiser ce risque : « Mon mari me met en danger dans l’intimité ! ».”
=> eh bien oui Monsieur, si une nouvelle grossesse est risquée sur le plan de la santé, c’est qu’elle est risquée. Et minimiser le risque vital encouru par madame pour contenter les pulsions sexuelles de monsieur, c’est au mieux très égoïste donc loin de l’idéal chrétien, au pire criminel.
“On essaie Billings, ou autre. Cela peut fonctionner, mais avec un prix rarement évoqué : les unions sont possibles quand l’épouse est le moins disposée. Donc possible souffrance physique, en plus du stress lié à une possible grossesse.”
=> J’aimerais avoir mal entendu mais on est à l’écrit. Monsieur, quelle que soit la période du cycle, si monsieur fait les choses avec le respect et la douceur qui conviennent à une relation sponsale, il n’y a pas de douleur physique puisque le corps de la femme est préparé par l’homme. Vous avez été marié donc (en théorie) vous devriez savoir cela. Sauf si vous n’avez jamais accordé de préliminaires à votre épouse et que vous lui avez donc littéralement sauté dessus. Là effectivement, le vagin n’est pas lubrifié et oui il peut y avoir des douleurs. Mais là on rentre peut-être dans le cadre d’un viol, en tout cas d’une relation accordée sans être intimement souhaitée.
Dans tous les cas, si pas de lubrification il y a effectivement plusieurs possibilité :
– le stress de la situation du à la peur de la grossesse => dans ce cas se faire accompagner dans son cycle par des moniteurs (Billings ou autres)
– la fatigue de la femme (multicausale) => à respecter ; reporter le rapport, chercher les causes et y remédier en couple
– un problème médical => idem : respecter la douleur de son épouse, reporter le rapport, chercher les causes en sollicitant des professionnels (sage-femme, médecin, sexologue…)
– une cause psychologique => pourquoi est-ce qu’elle n’en a pas envie ? En général c’est dans la relation entre vous qu’il faut chercher ce qui ne va pas. Quand un époux parle mal à son épouse, la rabaisse, etc. l’épouse n’a pas envie ; les femmes ne sont pas comme les hommes, elles ont besoin de se sentir en confiance pour se donner.
=> parler, voir un thérapeute de couple. Ou alors => se faire aider par psychologue et sexologue.
CHARLES37
Ce que vous dites semble juste. En quoi est-ce contradictoire avec l’article ? Cordialement
ParvaMusca
Je souligne le fait que, sous prétexte de décrire la “dégringolade” de la relation conjugale, en mettant la responsabilité sur le dos de l’épouse et en vous plaignant de son non-consentement que vous jugez insupportable et illégitime, en fait vous soutenez à mots couverts la légitimité des viols conjugaux à différents endroits dans votre texte.
Ce texte est à lui seul une apologie du viol et des violences conjugales.
Je souligne que c’est choquant. Et je ne comprends toujours pas que ce texte (comme le précédent) ait été accepté par la rédaction.