Pierre Jova, journaliste à La Vie, a enquêté sur l’euthanasie en Belgique. Extrait : croque-mort
Prétendre que cela ne va « forcer personne », c’est faire fi, encore une fois, des dynamiques de la société et de l’aliénation dont nous pouvons être victimes. La loi envoie un message. La loi est normative, et même performative. La Belgique le prouve. Au départ, les euthanasies restaient parcimonieuses. Nous sommes passés de 235 en 2003 à près de 4000 en 2024. Toute personne est en mesure de l’envisager. Des gens qui ne l’auraient pas voulu, qui ne l’auraient pas demandé, se retrouvent à le faire. La loi créé sa propre dynamique, et une véritable promotion se met en place : qui sait qu’en Belgique, les grandes mutuelles visitent les maisons de retraite pour vanter les mérites de l’euthanasie aux personnes âgées ?
