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L'Eglise : Vie de l'Eglise

“En désobéissant formellement à une interdiction aussi inouïe d’un patrimoine inaliénable de l’Église romaine, on obéit en fait à l’Église catholique”

“En désobéissant formellement à une interdiction aussi inouïe d’un patrimoine inaliénable de l’Église romaine, on obéit en fait à l’Église catholique”

Renaissance catholique publie ces réflexions de Mgr Schneider sur la réforme liturgique écrites le 29 juin en la fête de Saint Pierre et saint Paul :

1. La liturgie romaine traditionnelle de la messe était la liturgie de nos ancêtres catholiques. C’était la forme de la messe avec laquelle la plupart des nations européennes (à l’exception de certains pays d’Europe de l’Est et des rites ambrosien et mozarabe), toutes les nations américaines et la plupart des nations africaines, asiatiques et océaniennes ont été évangélisées.

2. « Ce que les générations précédentes considéraient comme sacré reste sacré et grand pour nous aussi » (Pape Benoît XVI).

3. « Le problème avec le nouveau Missel réside dans son abandon d’une histoire toujours continue, avant et après saint Pie V, et dans la création d’un livre entièrement nouveau (quoique compilé à partir de matériel ancien) » (Cardinal Joseph Ratzinger).

4. La publication du nouveau Missel « s’accompagne d’une sorte d’interdiction de tout ce qui l’a précédé, ce qui est sans précédent dans l’histoire du droit ecclésiastique et de la liturgie » (Cardinal Joseph Ratzinger).

5. « Je peux dire avec certitude, sur la base de ma connaissance des débats conciliaires et de ma lecture répétée des discours prononcés par les Pères conciliaires, que cela [c’est-à-dire la réforme telle qu’elle est maintenant dans le nouveau Missel] ne correspond pas aux intentions du Concile Vatican II » (Cardinal Joseph Ratzinger).

6. La liturgie romaine traditionnelle de la messe était la liturgie de tous les saints de rite latin que nous connaissons au moins pendant tout le dernier millénaire ; son âge est donc millénaire. Bien que communément appelée la messe « tridentine », la même forme exacte de la messe était déjà en usage plusieurs siècles avant le Concile de Trente, et ce Concile ne demandait qu’à canoniser cette forme vénérable et doctrinalement sûre de la liturgie de l’Église romaine.

7. La liturgie romaine traditionnelle de la messe est la plus proche des rites orientaux en témoignant le droit liturgique universel et ininterrompu de l’Église : « Dans le Missel romain de saint Pie V, comme dans plusieurs liturgies orientales, il y a de très belles prières par lesquelles le prêtre exprime le sens le plus profond d’humilité et de respect devant les Saints Mystères : elles révèlent la substance même de la Liturgie » (Pape Jean-Paul II).

8. Le Pape et les évêques n’ont donc pas le pouvoir d’interdire ou de limiter une forme aussi vénérable de la sainte messe, qui a été offerte par les Saints pendant plus de mille ans, de la même manière que le Pape ou les évêques n’auraient pas le pouvoir d’interdire ou de réformer de manière significative la forme vénérable du Credo Apostolique ou Nicéno-Constantinopolitain, précisément en raison de son utilisation vénérable, continue et millénaire.

9. Se conformer à l’interdiction abusive de cette forme vénérable de la messe des Saints, prononcée malheureusement par les ecclésiastiques actuels en un temps de crise ecclésiale sans précédent, constituerait une fausse obéissance.

10. La non-conformité avec des interdits de la messe traditionnelle ne rend pas de ce fait schismatique, pourvu qu’on continue à reconnaître le Pape et les évêques et qu’on continue à les respecter et à prier pour eux.

11. En désobéissant formellement à une interdiction aussi inouïe d’un patrimoine inaliénable de l’Église romaine, on obéit en fait à l’Église catholique de tous les temps et à tous les Papes qui ont diligemment célébré et ordonné la conservation de cette forme canonisée et vénérable de la messe.

12. L’interdiction actuelle du rite traditionnel de la messe est un phénomène temporaire et cessera. L’Église romaine connaît aujourd’hui une sorte d’exil liturgique, c’est-à-dire que la messe traditionnelle a été exilée de Rome ; pourtant l’exil prendra certainement fin un jour.

13. La messe traditionnelle étant en usage ininterrompu depuis plus d’un millénaire, sanctifiée par la réception universelle au fil du temps, par les Saints et par les Pontifes Romains, appartient donc au patrimoine inaliénable de l’Église romaine. Par conséquent, à l’avenir, les Pontifes Romains reconnaîtront et rétabliront sans aucun doute l’usage de cette liturgie traditionnelle de la messe.

14. Les futurs Papes remercieront tous les prêtres et fidèles qui, dans des moments difficiles, malgré toutes les pressions et les fausses accusations de désobéissance, et qui dans un esprit d’amour sincère pour l’Église et pour l’honneur du Saint-Siège, ont maintenu et transmis le grand trésor liturgique de la messe traditionnelle pour les générations futures.

29 juin 2023 – Solennité des Apôtres Saints Pierre et Paul

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte Marie à Astana

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