Extrait du discours de Léon XIV au corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, ce matin :
[…] Il est douloureux de constater, en revanche, que, surtout en Occident, les espaces de véritable liberté d’expression se réduisent de plus en plus, tandis que se développe un nouveau langage à la saveur orwellienne qui, dans sa tentative d’être toujours plus inclusif, finit par exclure ceux qui ne se conforment pas aux idéologies qui l’animent.
Malheureusement, cette dérive en entraîne d’autres qui finissent par restreindre les droits fondamentaux de la personne, à commencer par la liberté de conscience. Dans ce contexte, l’objection de conscience autorise l’individu à refuser des obligations légales ou professionnelles qui sont en contradiction avec des principes moraux, éthiques ou religieux profondément ancrés dans sa sphère personnelle : qu’il s’agisse du refus du service militaire au nom de la non-violence ou du refus de pratiques telles que l’avortement ou l’euthanasie pour des médecins et des professionnels de santé. L’objection de conscience n’est pas une rébellion, mais un acte de fidélité à soi-même. En ce moment particulier de l’histoire, la liberté de conscience semble faire l’objet d’une remise en question accrue de la part des États, y compris ceux qui se déclarent fondés sur la démocratie et les droits de l’homme. Cette liberté établit au contraire un équilibre entre l’intérêt collectif et la dignité individuelle, soulignant qu’une société authentiquement libre n’impose pas l’uniformité, mais protège la diversité des consciences, en prévenant les dérives autoritaires et en favorisant un dialogue éthique qui enrichit le tissu social. […]
184 États entretiennent actuellement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Parmi eux figurent l’Union européenne et l’Ordre souverain militaire de Malte. 93 missions diplomatiques sont accréditées auprès du Saint-Siège à Rome, notamment celles de l’Union européenne et de l’Ordre souverain militaire de Malte. Les représentations accréditées auprès du Saint-Siège par la Ligue des États arabes, l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés sont également basées à Rome.
