Lu dans Les Echos :
« Doit-on maintenir un avantage pour les parents de trois enfants et plus », lorsqu’ils prennent leur retraite ? Le haut-commissariat à la réforme des retraites pose la question aux partenaires sociaux, dans un document de travail sur les « droits familiaux » qui doit faire l’objet de discussions cette semaine, et dont « Les Echos » ont obtenu une copie. Un sujet brûlant pour les mères, qui arrondissent ainsi de 11 % en moyenne leur pension, et non négligeable pour les pères (+4 %).
Ces aides pesaient 18 milliards d’euros en 2012. Le schéma proposé par les réformateurs pour les adapter au futur système universel par points ne rompt pas a priori les équilibres actuels. Sauf si l’avantage des familles nombreuses venait à disparaître.
Aujourd’hui, le gros des dépenses en droits familiaux se justifie par l’indemnisation du préjudice porté à la carrière des parents, surtout pour les mères. En effet, certaines passent à temps partiel après une naissance ; de plus, le salaire des femmes diminue de 15 à 30 % en moyenne du fait de leur retrait temporaire ou permanent du marché du travail. D’où l’attribution d’une majoration de trimestres dès le premier enfant, qui se répercute de façon proportionnelle sur la pension (+5 % en moyenne). […]
Par ailleurs, les parents touchent une majoration de 10 % de leur pension à partir du troisième enfant. Elle est fiscalisée depuis 2014, mais pas soumise à des conditions de ressources. Les professions libérales n’en bénéficient pas. Couplé à la majoration de durée d’assurance, cet avantage permet aux mères qui ont eu trois enfants ou plus d’accroître de 29 % leur pension en moyenne. Il est plausible que les réformateurs choisissent de supprimer ce bonus pour le redistribuer à l’ensemble des parents, proportionnellement au nombre d’enfants (ou encore, que le bonus soit en partie conservé en partie redistribué). En juillet dernier, le haut-commissariat avait fait le constat que les fratries de deux étaient très supérieures en nombre à tous les autres modèles familiaux, et en croissance. […]

Chouan85
La pourriture incapable de penser. nous nous serrons la ceinture tout au long de la vie ou au moins jusqu’à ce que nos enfants soient indépendants. Ces légers avantages ne sont que justice par rapport aux sacrifices que nous avons joyeusement fait, car les élever une famille nombreuse, malgré les difficultés est une source de joie.
E.Turquan
Les familles qui offrent des enfants à la France offrent aussi des retraites aux autres, ceux qui ne veulent pas en donner à la France. Il est normal que ces parents généreux en reçoivent un peu de reconnaissance…