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Culture de mort : Euthanasie

Euthanasie : ils ont voté la mort, le combat continue !

Euthanasie : ils ont voté la mort, le combat continue !

D’Olivier Frèrejacques dans Liberté Politique :

Le vote de la loi en faveur de l’euthanasie par l’Assemblée nationale était prévisible et augure une issue sociétale qui l’est tout autant. Le texte particulièrement libéral laisse la place aux pires dérives qui pourraient être revues à la marge au Sénat.

Le vote de la loi en faveur de l’euthanasie est une défaite pour les défenseurs de la vie mais aussi l’ouverture d’une boîte de Pandore. Comme pour la loi Veil légalisant l’avortement, « l’esprit de la loi » laissera rapidement la place à la pratique. Au programme : eugénisme, règlements de comptes familiaux et patrimoniaux… Une fois la loi ratifiée, il suffira de quelques mois pour que les premiers scandales éclatent tandis que la clique maçonnique, gauchiste et libérale qui a défendu le texte ne sera plus là pour rendre des comptes.

L’héritage mortel du président… Et la suite !

Ce vote de la loi sur l’euthanasie est également un marqueur du règne macronien qui pourra se résumer à une réforme abandonnée (celle des retraites) une réforme symbolique (la constitutionnalisation de l’avortement) et une réforme de société (l’euthanasie). Au-delà du problème philosophique que soulève le suicide, particulièrement pour un catholique, c’est ici la mise à mort par du personnel médical qui peut aussi interroger.

La personne ayant recours à l’euthanasie fait porter la responsabilité de sa mort à autrui. L’argument selon lequel une personne ne peut pas elle-même se donner la mort est inopérant. En effet, il concerne une part infiniment marginale des cas, or la loi a un caractère général et impersonnel, et l’on peut légitimement se demander si une personne incapable de mettre fin à ses jours est réellement en mesure de formuler son consentement pour l’ultime piqûre.

S’il convient de se battre jusqu’à la promulgation du texte et de limiter au maximum la portée de la loi, il conviendra de poursuivre le combat après. Cela passe inévitablement par la mobilisation annuelle de la Marche pour la vie qui est un témoignage utile mais aussi par le soutien d’une sphère associative qui va devoir faire face à des situations humaines de plus en plus délicates voire à une criminalisation de leur activité.

Par ailleurs, le soutien aux soins palliatifs, qui sera inévitablement négligé par les autorités, devra être maintenu, que ce soit financièrement par le don, mais aussi humainement avec les centaines de bénévoles qui se mobilisent pour venir visiter les personnes en fin de vie. À défaut d’avoir remporté le combat face aux loges, il conviendra de l’emporter un à un auprès des âmes. Comme pour l’avortement, la bataille sera longue et pourra paraître désespérée mais il s’agira de repenser nos modes d’action sans jamais admettre ce qui ne peut pas l’être.

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