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Culture de mort : Euthanasie

Explosion du nombre d’euthanasies au Canada

Explosion du nombre d’euthanasies au Canada

Le Canada est en passe de battre à nouveau des records en matière d’euthanasie avec 15 280 décès par suicide médicalement assisté en 2023, soit un bond de 15 % par rapport à l’année précédente.

La Coalition pour la prévention de l’euthanasie affirme qu’un nombre croissant de personnes qui ne sont pas en phase terminale utilisent désormais le programme gouvernemental de suicide assisté par un médecin. Il s’agit notamment de personnes souffrant de maladies auto-immunes, de diabète et de douleurs chroniques, qui pourraient vivre encore de nombreuses années de qualité si elles bénéficiaient de meilleurs soins de santé.

Des associations affirment que les réglementations ne prévoient pas les garanties nécessaires, qu’elles dévalorisent la vie des personnes handicapées et qu’elles incitent les médecins et les professionnels de la santé à suggérer l’euthanasie à des personnes qui ne l’auraient pas envisagée.

L’euthanasie représente désormais 4,6 % de l’ensemble des décès, ce qui en fait la cause de décès la plus fréquente après le cancer, les maladies cardiaques et les blessures accidentelles.

Environ 60 238 personnes ont été tuées par euthanasie depuis le lancement du programme en 2016.

Ce système a fait l’objet de controverses très médiatisées au cours des derniers mois. Une femme autiste de 27 ans a fait les gros titres en demandant un suicide assisté pour ce qu’elle appelle des souffrances “intolérables”, tandis que son père a tenté de bloquer l’injection létale devant les tribunaux, affirmant qu’il n’y avait rien d’anormal chez elle. Il semble qu’elle soit en train de refaire une demande de mort assistée par un médecin. Son père accuse le système de santé canadien d’avoir laissé tomber sa fille.

Le mois dernier, le Canada a été choqué par les plaintes de deux personnes souffrant de problèmes neurologiques qui ont déclaré qu’il était plus facile d’accéder à l’euthanasie qu’aux thérapies alternatives qui les aideraient à vivre sans douleur.

La loi de 2016 qui a légalisé l’euthanasie et le suicide assisté pour les personnes âgées de 18 ans et plus évoquaient certaines conditions : elles devaient être atteintes d’une affection, d’une maladie ou d’un handicap grave et avancé qui les faisait souffrir et dont la mort était imminente. La loi a ensuite été modifiée pour permettre aux personnes qui ne sont pas en phase terminale de choisir la mort, ce qui a considérablement élargi le nombre de personnes éligibles. Aujourd’hui, tout adulte atteint d’une maladie grave ou d’un handicap peut demander une aide à mourir.

En février, les autorités ont reporté les plans visant à étendre l’accès à l’euthanasie aux personnes souffrant de maladies mentales, repoussant la décision à 2027. Des efforts sont également déployés pour rendre l’euthanasie accessible aux mineurs.

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