Pour répondre au décrochage du système éducatif français, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire estime qu’une entrée précoce en maternelle permettrait de mieux lutter contre les inégalités de langage entre les enfants. Il a notamment proposé d’avancer l’entrée en maternelle de trois ans à un an.
Par ailleurs, une proposition de loi envisage d’instituer un entretien individuel annuel pour chaque enfant, dès la première année de l’école maternelle, publique comme privée, afin d’évaluer son bien‑être, de prévenir et de dépister toute forme de violence, y compris pour les enfants instruits à domicile. Cet entretien, mené par les personnels de l’éducation nationale, devra comprendre un rappel des droits de l’enfant.
L’année 2026 compte 85 ouvertures d’écoles (qui correspondent à 56 groupes scolaires) contre 115 l’an dernier. Ce recul est lié à la baisse démographique (environ 125 000 élèves en moins dans le premier degré public et le privé sous contrat entre 2025 et 2026). Ce recul démographique réduit la demande de places notamment en maternelle et en élémentaire. L’incertitude économique et politique dans un contexte de quasi récession économique et d’échéances électorales considérées comme à hauts risques tirent aussi à la baisse les ouvertures d’écoles ou de classes hors contrat. Ces moindres ouvertures sont également dues à une attitude parfois peu coopérative de l’administration qui peut faire obstacle aux ouvertures d’écoles libres, au-delà des cas légalement prévus. C’est ainsi qu’on a noté des attitudes d’obstruction de la part des communes ou du rectorat plus fréquentes qu’à l’accoutumée.
