Une proposition de loi envisageait d’instituer un entretien individuel annuel pour chaque enfant, dès la première année de l’école maternelle, publique comme privée, afin d’évaluer son bien‑être, de prévenir et de dépister toute forme de violence, y compris pour les enfants instruits à domicile…
Lors de l’examen de ce texte, les députés ont supprimé le caractère obligatoire de cet entretien individuel annuel, faute de moyens… La semaine dernière, le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray avait jugé la mesure inapplicable en l’état puisque sa mise en œuvre nécessiterait au moins 7500 temps pleins supplémentaires.
Le corapporteur (MoDem) du texte Erwan Balanant a indiqué :
« Si nous créons un dispositif qui n’est pas sécurisé, qui amènerait à un certain nombre de promesses non tenues, je crois que ça serait pire que ne rien faire ».
Il a un proposé un amendement, qui a été adopté, prévoyant la désignation dans chaque établissement d’un référent dont le nom et les coordonnées seront communiqués aux élèves en début d’année. A partir du CP, chaque enfant se verra également proposer, sans caractère obligatoire, un entretien individuel. Ce n’est pas ça qui va améliorer le classement PISA de l’école de la République…
