Le débat à l’Assemblée nationale sur « l’aide à mourir » est un cas d’école de manipulation politique. Sous couvert de compassion, nous assistons à une subversion méthodique de notre droit.
1️⃣ Le mensonge sémantique 🎭 On ne dit plus « euthanasie », mais « fraternité ».
La réalité : La fraternité, c’est l’accompagnement, pas la suppression de l’autre. Transformer un acte létal en « acte de soin » est une fiction juridique dangereuse qui dénature la médecine.
2️⃣ Le leurre du « cadre sécurisé » ⚖️ On nous promet des critères stricts. C’est une contrevérité.
L’engrenage : L’expérience du Canada et de la Belgique montre qu’une fois la transgression légalisée, toute limite devient une « discrimination » aux yeux des tribunaux. Les verrous sautent inévitablement : mineurs, malades psychiatriques, personnes âgées « lassées de vivre ».
3️⃣ Le recours à l’étranger : un faux argument 🛑 Ceux qui partent mourir ailleurs ne valident pas la loi. Ils dénoncent nos failles :
Une liberté sous pression : Dans une société qui glorifie la performance, le patient dépendant finit par se sentir « de trop ». L’euthanasie devient alors une réponse par défaut à la solitude et au manque de soins palliatifs.
L’offre crée la demande : En légitimant l’acte, l’État incite les plus fragiles à s’auto-exclure pour ne plus être une « charge ».
4️⃣ Une démission de l’État masquée en humanisme 💰 Il est plus simple et moins coûteux de légiférer sur la disparition des personnes vulnérables que d’investir massivement dans la présence humaine et la prise en charge de la dépendance.
Conclusion : La dignité humaine ne se perd pas dans la maladie. Elle se perd dans le regard de celui qui considère le souffrant comme un poids. Cette loi ne libère pas : elle abandonne.
Protéger la vie est le seul fondement d’une société civilisée.
Ne laissons pas l’anesthésie sémantique gagner.
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