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Tribune libre

Fin de vie : Quand le calcul politique de LFI l’emporte sur l’éthique.

Fin de vie : Quand le calcul politique de LFI l’emporte sur l’éthique.

Mercredi dernier, l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture la loi sur l’aide à mourir. Un scrutin serré qui révèle une réalité politique majeure : sans l’apport massif du groupe La France Insoumise (LFI), ce texte aurait été rejeté.

📊 L’arithmétique d’un vote décisif
Le résultat global affiche 241 voix pour et 225 voix contre.

Au sein du groupe LFI, la mobilisation a été quasi totale : 62 voix pour et seulement 1 voix contre.
Le calcul est sans appel : sans les 62 suffrages favorables de LFI, le camp du « Pour » tombait à 179 voix. Le projet de loi aurait donc été REJETÉ par une majorité de 45 voix. C’est donc bien la gauche radicale qui a permis l’adoption de ce texte, malgré les fractures qu’il crée.

🔍 Une contradiction absolue avec les valeurs « Insoumises »

Ce soutien massif interroge sur la cohérence d’un mouvement qui se veut le bouclier des plus fragiles. Comment concilier ce vote avec la défense historique des services publics et de la dignité sociale ?

🤔 Le soin sacrifié sur l’autel de l’économie : LFI dénonce sans relâche l’austérité à l’hôpital. Pourtant, voter pour l’aide à mourir sans garantie d’un « droit opposable » aux soins palliatifs (supprimé des débats), c’est accepter que la mort devienne une solution par défaut face à la pénurie de moyens. Proposer la mort quand on ne garantit pas le soin, c’est un abandon de l’État.

🤔 La menace sur les « vies précaires » : Le programme « L’Avenir en Commun » prône la protection des seniors. En instaurant cette loi, on expose les plus démunis — ceux qui n’ont pas accès aux réseaux de soins les plus performants — à une pression sociale insidieuse : celle de ne plus être un « poids » pour la collectivité ou leur famille.

🤔 Le risque du validisme : En ouvrant cette brèche, on fragilise la position des personnes en situation de handicap. On suggère implicitement qu’il existe des vies « moins dignes » d’être vécues, au lieu d’exiger une solidarité nationale inconditionnelle et un accompagnement humain sans faille.

🤔 Un « progrès » qui exclut les plus vulnérables
Peut-on parler de « liberté de choix » quand l’État démissionne de sa mission de soin ? LFI ne vote pas pour une émancipation, mais pour une gestion utilitariste de la fin de vie.

La véritable radicalité sociale consisterait à exiger que personne ne se sente obligé de demander la mort par manque de présence, de dignité matérielle ou de soulagement de la douleur.
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🤔 Euthanasie : la fausse liberté d’une société qui renonce à la solidarité
Tribune – 22 février 2026
https://www.humanite.fr/en-debat/acces-aux-soins/euthanasie-la-fausse-liberte-dune-societe-qui-renonce-a-la-solidarite
L’Humanité

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