Il y a quelques années, la jouraliste Sabrina Debusquat sortait un livre enquête démontrant le lien entre la pilule et l’AVC, le cancer, l’infertilité, les migraines, la prise de poids, la fatigue etc…
« J’arrête la pilule : AVC, migraines, prise de poids, fatigue, baisse de libido, dépression, cancers, infertilité »
Ce mois-ci paraît le livre « Les Mal Traitées » de la journaliste Liane Courté, qui dénonce notamment les implants contraceptifs Essure qui a conduit à l’ablation de l’uterus pour « au moins 30 000 femmes ».
J’ai enquêté sur les implants Essure, un dispositif de contraception définitive retiré du marché en 2017. Cet implant, fait avec plus de 20 métaux différents, s’imbrique dans les chairs des trompes de Fallope. Au moins 30 000 femmes se sont fait explanter l’implant parce qu’elles souffraient trop. Elles ont dû se faire retirer l’utérus. C’est une mutilation.
Elles pensaient prendre un traitement hormonal de routine. En réalité, au moins 400 000 patientes françaises ingéraient un poison : l’Androcur, pouvant engendrer des tumeurs cérébrales. Ce scandale sanitaire hors norme s’ajoute à une longue liste noire : médicaments progestatifs, implants Essure, prothèses vaginales, violences gynécologiques et obstétricales… Le point commun de ces pratiques médicales ? Elles sont subies par les femmes. Ce sont des millions de vies abîmées. L’investigation de Liane Courté, fondée sur des témoignages exclusifs et des documents confidentiels, révèle les liens poreux entre médecins et laboratoires, la passivité des autorités sanitaires et l’inaction des responsables politiques.
Extrait d’un entretien :
J’ai enquêté sur les implants Essure, un dispositif de contraception définitive retiré du marché en 2017. Cet implant, fait avec plus de 20 métaux différents, s’imbrique dans les chairs des trompes de Fallope. Au moins 30 000 femmes se sont fait explanter l’implant parce qu’elles souffraient trop. Elles ont dû se faire retirer l’utérus. C’est une mutilation.
Je parle aussi des prothèses vaginales. Des femmes sont dans des états catastrophiques, certaines ont même mis fin à leur jour. Deux maris témoignent dans mon livre dont Thomas : Élodie, sa femme, est allée se faire euthanasier en Belgique en 2023 ; et Laurent, le mari de Carine, qui s’est donnée la mort en juin 2026.
Vous abordez aussi le sujet des violences obstétricales et gynécologiques ?
J’ai enquêté pendant quasiment un an uniquement sur cette question. J’ai tenu à le faire parce que c’était beaucoup trop criant. Au cours de mes entretiens, beaucoup m’ont parlé de leur accouchement. Les pratiques de type expression abdominale, épisiotomie systématique, revenaient beaucoup. C’est toujours le même sujet : on parle de la santé des femmes, du manque d’information, de l’absence de consentement, de négation de leur douleur.
Avez-vous été confrontée à des difficultés pour recueillir certaines informations ?
Oui, avec nos autorités sanitaires qui ont fait preuve d’un manque de transparence absolument phénoménal. J’ai dû saisir la CADA, la Commission des affaires des documents administratifs, grâce à laquelle j’ai pu obtenir certains documents de l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. L’ANSM, qui fait partie du ministère de la Santé, n’a jamais souhaité répondre à mes questions.
