Partager cet article

Culture

La crise de l’Eglise, visible dès les années 1950

La crise de l’Eglise, visible dès les années 1950

Les éditions DMM publient quatre conférence inédites de Jean de Viguerie, sous le titre Un historien face à l’église. Jean de Viguerie (1935 – 2019) est un historien français, professeur agrégé, spécialiste de l’histoire de l’éducation et de l’histoire de l’Église catholique au siècle des Lumières.

Dans ces conférences, l’historien analyse

  • la place de la religion dans tout Etat laïc à partir du cas de l’Eglise sous le Consulat et l’Empire
  • la suspicion avec laquelle l’Eglise a traité les miracles de Lourdes dès le début du XXe siècle
  • la crise de l’Eglise, avant et après le concile Vatican II.

L’Église sous le Consulat et l’Empire se lit comme un cours d’histoire et pose la question de la place de la religion dans tout État laïc.

Les miracles de Lourdes et le Docteur Bent est due à la redécouverte d’un cahier des années 1920, remis par la fille de ce médecin du Bureau des constatations médicales de Lourdes à l’historien. Jean de Viguerie ne se borne pas à rapporter le témoignage de Philippe Bent, mais décrit les caractères des miracles et comment déjà, au début du XXe siècle, ils sont considérés avec suspicion par l’Église.

1950, ou les débuts de la crise dans l’Église, nous plonge dans la correspondance de deux prêtres, professeurs de l’université catholique d’Angers, Monseigneur Lusseau et le Chanoine Catta avec un troisième prêtre à la Curie romaine, le Père Mura. Ces lettres révèlent les premières atteintes modernes à la doctrine de l’Église et à la liturgie : c’est toute la crise du Concile Vatican II qui s’annonce en filigrane, puisque le Concile a mis à jour cette crise larvée et lui a donné libre cours. Malgré leurs alertes, ni Rome ni les évêques nommés par Pie XII n’interviendront. Jean de Viguerie souligne ainsi :

Les racines de la grande crise de l’Eglise plongent dans le terreau de la révolution politique et en particulier de la révolution de 1944 à 1945, car c’est une véritable révolution. La liturgie elle-même commence à être touchée. La liste de faits de l’abbé Lusseau ne mentionne aucune déviation dans ce domaine. Mais le 17 décembre 1950, le chanoine Catta rapporte le fait suivant : “Des prêtres de Paris en sont, non seulement à dire toute la messe en français, mais même à improviser le canon.” Observation d’un très grand intérêt. La messe en français et le canon improvisé dès 1950.

L’Été 1976, ou la crise des ordinations sacerdotales expose cette situation conflictuelle où Mgr Lefebvre résiste aux sanctions graves du Vatican et ordonne des prêtres. Jean de Viguerie se montre historien mais aussi acteur. Il est passionnant de redécouvrir à 50 ans de distance, le face-à-face entre Paul VI et Mgr Lefebvre, ressuscité par l’historien.

Partager cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services