C'est la fin d'une longue affaire juridique, au cours de laquelle les parents s'étaient opposés à l'arrêt des soins recommandé par l'équipe médicale de l'hôpital de la Timone à Marseille. La petite fille de bientôt deux ans, avait été victime en septembre 2016 d'une infection virale foudroyante ayant entraîné de graves lésions cérébrales, une paralysie des membres et une dépendance à une respiration et une alimentation artificielles. À l'issue d'une procédure collégiale, l'équipe médicale avait proposé d'arrêter l'appareil respiratoire, jugeant ses troubles neurologiques «sévères et irréversibles». Ce à quoi la famille s'était vivement opposée.
- Les parents avaient saisi le tribunal de Marseille qui avait ordonné la poursuite des soins.
- En retour, l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) avait fait appel au Conseil d'État.
- En mars 2017, la plus haute juridiction administrative française avait estimé que la poursuite des traitements ne relevait pas de l'obstination déraisonnable.
Depuis, la fillette a changé d'hôpital et est suivie dans un centre spécialisé à Hyères. Ses parents se sont confiés sur l'état de santé de Marwa:
«Si on avait écouté l'hôpital, elle serait partie depuis longtemps. Mais Marwa va bien, son état est stable. Elle s'accroche, et nous avec, même si on doit sacrifier notre vie pour elle.»
La fillette est néanmoins maintenue sous respiratoire artificiel. Si elle s'apprête à rentrer chez ses parents, sa chambre a dû être aménagée pour accueillir tous les soins médicalisés liés à sa trachéotomie. Ses parents ont également suivi une formation afin d'être bien préparés au retour de leur fille. Ils envisagent de partir à l'étranger :
«Des médecins parisiens nous ont conseillé de nous tourner vers la Chine, bien plus avancée que nous en neurologie. On a envoyé son dossier médical, on attend une réponse».