C’est ce qu’a déclaré Olivier Falorni, rapporteur à l’Assemblée nationale de la proposition de loi sur la création d’une aide à mourir.
Réagissant aux amendements adoptés le 7 janvier par la commission des affaires sociales du Sénat, il s’avoue « agréablement surpris » de voir que « les deux rapporteurs Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat (LR) admettent et défendent le principe d’une assistance médicale à mourir, comme ils l’ont appelé ».
« Le texte issu de la commission la rend totalement inopérante et ce droit quasiment ineffectif ».
En raison de l’introduction d’un critère de pronostic vital engagé à court terme parmi les conditions d’accès à une telle aide. Sauf que l’on sait que les fameux garde-fous sont destinés à être supprimés plus ou moins rapidement.
Olivier Falorni proposera « de rétablir les principaux éléments du texte introduits à l’Assemblée nationale » durant l’examen en seconde lecture, envisagé « durant la deuxième quinzaine de février ».
Le Sénat examinera le texte en première lecture le 20 janvier, avant de le voter à la fin du mois.
