Le pape américain a prononcé un discours à l’occasion de l’acceptation de la Médaille de la Liberté du Centre national de la Constitution des Etats-Unis. Extrait :
Le premier droit consacré par les fondateurs de la nation fut le droit à la vie, car nul ne peut, privé de la vie, jouir de la liberté ni rechercher le bonheur. La vitalité d’un pays est profondément liée à la valeur qu’il accorde à la vie humaine sous toutes ses formes et dans toutes ses conditions, reconnaissant la dignité inhérente à chaque personne humaine du simple fait de son existence. La valeur intrinsèque de chaque vie humaine a conduit les cœurs nobles de générations à louer les œuvres merveilleuses du Créateur (cf. Ps 139, 14) et à vénérer ce don si précieux. C’est précisément cette vénération que nous devons continuer à cultiver – une vénération qui touche les cœurs et inspire des lois qui reconnaissent et protègent ce don, de la conception à la mort naturelle. La vénération nous aidera aussi à prendre conscience de notre rôle de gardiens et d’intendants de ceux qui nous sont confiés. À cet égard, la grandeur morale d’une nation se manifeste avant tout dans sa capacité à soutenir, protéger et chérir la vie de tous, en particulier celle des plus vulnérables et de ceux dont la valeur est remise en question.
Et dans sa lettre à l’occasion du 250e anniversaire de la fondation des États-Unis, le Saint-Père souligne :
Parmi les principes qui ont guidé le développement de ce pays figure également la dignité inaliénable de toute vie humaine, chaque personne possédant une valeur intrinsèque qui appelle respect, protection et bienveillance. Dans cet esprit, la pleine compréhension de cette dignité conduit à reconnaître l’importance de préserver la vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et de bâtir une société où les personnes vulnérables, souffrantes et oubliées sont toujours accueillies avec compassion, solidarité et amour.
