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Démographie / France : Société

Le 1er trimestre 2020 est -pour le moment- le moins meurtrier de ces cinq dernières années

Le 1er trimestre 2020 est -pour le moment- le moins meurtrier de ces cinq dernières années

Un lecteur, qui travaille sur les chiffres de l’INSEE depuis plusieurs années, a établi un tableau récapitulatif des décès sur le 1er trimestre des 5 dernières années :

Nota 1: Il s’agit des chiffres bruts téléchargeables sur le site de l’INSEE sans contrôle des éventuels doublons.

Nota 2 : Un décès enregistré au mois de février 2020 peut correspondre à un décès survenu en 2019. Les chiffres donnés ici sont bien ceux correspondants à un décès survenu le mois dont il est question quel que soit la date où il est recensé par l’INSEE.

Ainsi il y a bien eu 61174 décès en mars 2018.

Sur ces 61174 décès, 61071 ont été enregistrés en mars et avril 2018, mais un certain nombre ont été enregistrés plus tard (découverts et transmis tardivement) : 34 au deuxième trimestre 2019, 32 au premier trimestre 2019, 7 au mois de juillet 2019, 3 au mois d’août 2019, 10 en septembre 2019, 6 en octobre 2019, 6 en janvier 2020 et 5 en février 2020.

Compte tenu de ces délais il est impossible d’avoir des chiffres exacts à l’unité mais ces modifications restent très marginales.

Nota 3 : le mois de février 2020 semble très bas. Probablement qu’un ajustement sera fait sur les chiffres du mois de mars 2020 non encore disponibles.

Nota 4 : Le chiffre de 57 441 décès de mars 2020 a été donné par l’INSEE (par encore disponible sur le site). Étant donné l’importance de ces statistiques en ce moment et étant donné qu’elles n’ont été transmises qu’après le 10 avril (pour éviter les recensements tardifs de décès) on peut considérer que ce chiffre est très proche du chiffre réel final.

Compte tenu de ces facteurs on peut déduire que le 1er trimestre 2020 est le moins meurtrier de ces cinq dernières années ou le deuxième moins meurtrier si on ajoute au mois de février de cette année 10 000 décès que l’on pourrait considérer comme non comptabilisés au mois de février (chiffre considérable que nous surévaluons a dessein).

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7 commentaires

  1. Quend on étudie le document source de l’INSEE, les chiffres communiqués à partir de janvier 2019 sont indiqués comme provisoires, avec des valeurs à la centaine (50.800, 56.900, 55.000, 51.900, …). Avant janvier 2019, les chiffres communiqués ont des valeurs définitives à l’unité près (52.985, 49.736, 49.993, 45.803, …).
    Un des points remarquables de ces statistiques portant sur plus de 26 ans est que, si la moyenne du mois d’août est de 43.476, le mois d’août 2003 présentait un pic à 57.476 (à cause de la canicule). Par ailleurs, si on fait une courbe annuelle de ces statistiques, on constate que les mois les plus “abondants” sont les mois de décembre (moyenne de 50.322) et de janvier (moyenne de 54.312), suivis de mars (moyenne de 49.755) et de février (moyenne de 48.199). Les autres mois ont des moyennes s’échelonnant de 42.167, en septembre, à 45.783, en octobre. C’est donc bien en hiver que les décès sont les plus nombreux.
    Source :
    https://insee.fr/fr/statistiques/serie/001641603

  2. En 2020 la mortalité par le COVID n’est apparue nettement qu’à partir du mois de mars (qui est un peu supérieur à 2019 sur ce tableau). Par ailleurs le confinement a certainement entraîné une diminution d’autres causes de mortalité notamment accidentelle. Un urgentiste rencontré récemment m’a dit que les pathologies non COVID, notamment les pathologies graves type infarctus, AVC étaient en très forte baisse (je ne connais pas la cause). Cela masque l’effet COVID sur la mortalité globale.
    On note également que la mortalité est très en basse en janvier, février 2020 par rapport aux années précédentes. Cette sous mortalité (de cause inconnue) précédant l’épidémie absorbe la surmortalité COVID.
    On ne va quand même pas se réjouir que la mortalité COVID permette de ne combler que partiellement le retard !

    • Sauf qu’il n’y a pas de surmortalité dû au covid619 puisque plus de 50% des morts se révèlent être dû à des comorbidités. En bref, ils sont morts d’autre chose mais était en plus positif au covid-19 et ont donc été inclus dans les statistiques du covid-19.

  3. Chaque jour nous confirme de plus en plus qu’on s’est foutu de notre g…
    Une giga hystérie collective pour un krach économique qui profite tjrs aux mêmes de la Haute finance.

  4. L’épidémie a vraiment commencé à frapper en mars.
    Le même travail sur avril et mai sera plus révélateur.
    L’hécatombe dans les Ehpad n’est malheureusement pas terminée.

  5. À mon avis, ce ne sont pas les pathologies infarctus ou AVC qui sont en forte baisse, elles ont simplement été classifiées Covid. Il doit en être de même pour les pneumonies ou pathologies pulmonaires ou autres grippes et affections sur organismes fatigués.
    C’est pour cette raison que les chiffres Covid ne sont pas fiables car les défunts pour la plupart n’ont pas fait l’objet d’une détection préalable et qu’il est préférable de raisonner sur la mortalité globale.

  6. Grippe de Hong Kong

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_Hong_Kong?wprov=sfla1

    C’était un autre bilan. Mais sans Internet, sans réseaux sociaux ni smartphones, le traitement de l’information était totalement différent. En particulier, il n’y a eu ni confinement, ni arrêt de l’économie, ni distanciation sociale…

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