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Tribune libre

Le 230ième anniversaire de l’exécution du chevalier Charette

Le 230ième anniversaire de l’exécution du chevalier Charette

Le 230ième anniversaire de l’exécution du chevalier Charette

Les membres présents de la famille de Charette et Olivier du Boucheron, président du Souvenir Vendéen
A l’invitation du Cercle Charette, présidé par Yannick de Charette et d’Olivier du Boucheron, président du Souvenir Vendéen, ils étaient une cinquantaine de fidèles à la mémoire de François-Athanase Charette de la Contrie, rassemblés ce samedi place Viarme à Nantes, ancienne Place des Agriculteurs. Ils commémoraient, pour la 230ième fois, l’exécution du Roi de la Vendée Militaire, après sa capture dans les bois de la Chabotterie et un procès à charge à Angers.

Trois ans après le début de l’insurrection vendéenne, celui qui en avait mené les derniers combats contre les colonnes infernales de Turreau et de Cordelier était capturé par le général Travot. Il rendait le dernier soupir devant le peloton d’exécution qu’il avait commandé lui-même, ultime geste de sa grandeur qui avait marqué son action souvent victorieuse. Il était le dernier de ces grands généraux vendéens, « C’est trop tard pour la danse, juste l’âge pour la guerre » !
En mars 1793, les maraichins de La Garnache étaient venus lui demander de se mettre à leur tête, pour Dieu et pour le Roi. Il avait exigé l’obéissance tout en craignant l’issue fatale de cette épopée naissante. Il a tenté l’apaisement au traité de La Jaunaie, à condition, clause secrète, de sauver le Dauphin, clause jamais respectée. « Rien ne se perd jamais » répondait-il à Travot qui lui reconnaissait la bravoure et le désintéressement.

Charette ne connaitra pas « La victoire des vaincus » que Napoléon, qui admirait le chevalier, avait reconnue par le Concordat. Et le combat des Vendéens sera lui aussi magnifié et reconnu par les associations de la mémoire et par le Puy du Fou à la cinéscénie et au Dernier Panache. Puis par le film « Vaincre ou Mourir » qui a mis un terme définitif à l’omerta dans laquelle la république maintenait sous forme de négationnisme historique la volonté génocidaire, voulue et exécutée par le Comité de Salut public et la Convention.

Gloire éternelle à Charette et aux Vendéens morts pour la cause la plus noble, la liberté des peuples, la liberté de conscience !
Henry Renoul

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