Jean-Yves Le Gallou est interrogé dans Présent. Extrait :
"Pourquoi les conditions d’une recomposition à droite ne sont-elles pas encore totalement réunies ?
Parce que les uns et les autres sont échaudés par 30 ans de relations conflictuelles. Face à la diabolisation, le Front national a cru, ou feint de croire, qu’il pouvait arriver tout seul au pouvoir ou qu’il lui suffisait de draguer des personnalités isolées comme Guaino. Non ! il lui faut des alliés structurés. De ce point de vue, l’accord avec Nicolas Dupont-Aignan est une étape historique. Le cordon sanitaire est brisé. Les rapprochements avec la « droite hors les murs » sont aussi nécessaires, comme n’ont cessé de le dire Robert Ménard et Karim Ouchikh. Marine Le Pen doit tendre la main à tous ces hommes et ces femmes prêts à se rapprocher, et ne pas donner l’impression que pour elle « il n’y aurait bon bec qu’à gauche ». Il faut mobiliser au profit de la candidate nationale les orphelins du fillonnisme. D’autant que la défense de l’identité culturelle et anthropologique est un thème partagé. Face à Macron, c’est un choix de civilisation. Le choix d’une civilisation française, européenne et chrétienne face au nihilisme marchand, porte ouverte à l’islamisme."