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Homosexualité : revendication du lobby gay

Le lobby LGBT veut criminaliser la doctrine catholique

Le lobby LGBT veut criminaliser la doctrine catholique

L’association Stop homophobie vient de se féliciter hautement que la Cour de cassation ait condamné pour « homophobie » l’abbé Pagès, en qualité d’auteur, et moi-même, en qualité de directeur de la publication (pour cet article). En réalité, nos censeurs vont un peu vite en besogne : la Cour de cassation ne nous a nullement condamnés ; elle a simplement cassé l’arrêt de la Cour d’appel qui nous avait relaxé en reconnaissant – à juste titre – que les propos de l’abbé Pagès s’inscrivaient dans un débat d’intérêt général relatif à la doctrine de l’Église catholique et ne visaient pas les personnes homosexuelles en tant que telles. Ce que je maintiens et que je maintiendrai lors de la prochaine audience puisque l’affaire sera donc rejugée. Au passage, je note que Stop homophobie n’est pas très sourcilleuse sur le droit: son article piétine notre présomption d’innocence puisque l’affaire est en cours.

J’ajoute que les associations LGBT, qui se réjouissent d’une prétendue condamnation inexistante, déforment dans leur article les propos de l’abbé Pagès. Ce dernier n’a jamais comparé les homosexuels à des animaux ! Il répliquait au contraire à « l’argument » selon lequel l’homosexualité serait naturelle au motif que des animaux la pratiqueraient (ce qui, soit dit en passant, mériterait d’être prouvé mais nos braves « progressistes » n’ont que faire de la science) – et refusait donc de traiter les êtres humains comme des animaux. Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous nous trouvons poursuivis pour avoir traité les homosexuels d’animaux ! Ce qui n’est pas très rassurant sur la possibilité de dénoncer l’absurdité ou la nocivité d’un argument…

Mais le plus grave est évidemment la volonté non dissimulée des diverses associations du lobby de criminaliser la doctrine catholique. L’article de Stop homophobie se termine par les phrases menaçantes suivantes :

Pour Me Étienne Deshoulière, avocat des associations, « tous les propos, y compris lorsqu’ils se revendiquent d’un cadre doctrinal ou religieux, restent soumis au droit pénal français dès lors qu’ils constituent des injures homophobes ».

Dans une précédente affaire, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné la publication Parole de Dieu pour la diffusion d’un extrait biblique incitant au meurtre à l’encontre des personnes homosexuelles.

Le problème, c’est que le simple catéchisme officiel de l’Eglise catholique est vécu comme injurieux envers les homosexuels.

Eh bien, non, de telles menaces ne nous feront pas taire. Et non, nous n’accepterons jamais la mensongère équivalence que voudraient imposer nos adversaires entre critique d’un acte et injures pour les personnes. Je crois même que nous respectons bien davantage les personnes homosexuelles en les invitant à la chasteté (à laquelle nous sommes tous appelés et qui constitue un combat pour tout le monde). C’est ce que nous redirons une nouvelle fois devant la Cour d’appel. Mais, plus profondément, nous redirons inlassablement que la prétendue lutte contre l’homophobie (terme dont je rappelle qu’il ne veut rigoureusement rien dire puisqu’étymologiquement, il suggère la peur du semblable et que d’une part la peur ne saurait être un délit et d’autre part les humains ont parfois peur du différent mais jamais du semblable !) ne saurait constituer un prétexte à limiter la liberté des catholiques à exposer et à défendre leur foi. Rappelons que ce sont les mêmes associations qui avaient déjà attaqué la publication par Renaissance catholique du rappel par 5 cardinaux et évêques de la doctrine catholique sur l’homosexualité. La même Cour d’appel avait déjà prononcé la relaxe. Nous sommes évidemment prêts à aller jusqu’en Cour européenne des droits de l’homme pour faire reconnaître notre droit à défendre la doctrine catholique, y compris dans le débat public. Et j’ai toute confiance dans notre avocat, l’excellent Jérôme Triomphe, pour faire triompher la vérité et notre bon droit. En attendant, je compte évidemment, chers amis lecteurs, sur vos prières.

Guillaume de Thieulloy

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