Dans une lettre au cardinal Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, le pape lui demande de
promouvoir la célébration digne des mystères sacrés
Et pour ce faire, Léon XIV rappelle que
nous devons souligner la nécessité de la fidélité aux textes et aux instructions approuvés. Dans mes récentes catéchèses sur la Constitution sur la Sainte Liturgie, Sacrosanctum Concilium, j’ai attiré l’attention sur le respect que tous ceux qui sont appelés à préparer la célébration des mystères divins, et les prêtres en particulier, doivent faire preuve envers les rites promulgués par le pape Saint-Paul VI et le pape Saint Jean-Paul II. Il est vital que ce respect « découle d’une attitude intérieure d’ouverture et de confiance en Dieu, manifestant l’humilité devant sa grandeur et sa fidélité sincère à la communion ecclésiale » (Catéchèse, 27 mai 2026).
Depuis la réforme de 1969, tous les papes ont souvent rappelé la nécessité d’avoir des célébrations dignement célébrées, sans abus, conformes aux textes en vigueur. Mais pour quel résultat ?
Respect et fidélité envers les textes. Mais lesquels ? En 2022, le père Laurent-Marie Pocquet du Haut Jussé, canoniste et théologien, soulignait à juste titre :
il y a un véritable éclatement de la célébration du missel promulgué en 1969, éclatement qui va bien au-delà des adaptations possibles prévues par le texte. Le Concile a reconnu le chant grégorien comme le chant propre de l’Église romaine, il a voulu qu’il ait la première place dans les célébrations liturgiques, les rubriques de l’ordinaire de la messe semblent indiquer que la messe est célébrée ad orientem, permettant ainsi à l’ensemble du peuple de Dieu, ministres et fidèles, de se tourner ensemble vers le Seigneur (en évitant un face à face très clérical…), et pourtant il est quasi-impossible de trouver en France une liturgie qui réponde aux exigences du Concile, sinon dans les lieux où est célébrée la liturgie traditionnelle…
