Suite à un article intitulé « La fin de la paysannerie » paru le 22 novembre 2025 sur le site du Salon Beige, un lecteur m’avait laissé en commentaire une proposition de lecture. Il s’agissait du « Maître de la terre », un roman écrit en 1906 par Hugh Benson, un prêtre catholique. * *
Dans cet article, je faisais allusion à une réunion qui s’était tenue entre Emmanuel Macron et les représentants des syndicats agricoles en pleine crise du Mercosur. Le lendemain de cette rencontre, Pierre Guillaume Mercadal avait confié sur les réseaux sociaux :
« Hier soir, je suis rentré chez moi et j’en avais mal au ventre. Un mélange de tristesse et de rage difficile à expliquer tellement ce que j’ai vu et entendu m’a dégoûté. Je ne suis pas facilement impressionnable, mais Emmanuel Macron m’a impressionné. Sincèrement, j’ai eu l’impression de rencontrer le Diable. Je n’ai pas de mot pour vous expliquer ce que ça m’a fait. J’ai eu l’impression de rencontrer quelqu’un qui n’était pas humain. Il a un pouvoir de persuasion particulièrement fort. »
De toute évidence, cette description de notre si cher Président évoquait aux yeux du lecteur de mon article, le personnage central du roman d’anticipation de Hugh Benson. En effet, Emmanuel Macron et « Le Maître de la terre » semblent sortis d’un même moule : de parfaits communicants, totalement insensibles aux critiques et capables de mentir avec un aplomb déconcertant. De purs produits McKinsey !
L’un comme l’autre sont prêts à revêtir le rôle de l’Antéchrist même si notre Président paraît un peu juste de carrure et de maturité pour une telle mission. Mais au-delà de la ressemblance entre le personnage de l’Antéchrist et notre Président, ce roman donne une vision originale de la fin du monde. Pour l’auteur, cette période devrait être l’occasion de violents affrontements entre chrétiens et humanistes !
Alors que la plupart des gens s’attendent à une lutte entre le bien et le mal, entre Christ et Satan, Hugh Benson imagine la fin des temps comme un conflit entre deux camps du bien.
Habituellement, on présente Satan affublé de deux cornes et d’une queue crochue, on l’imagine comme une sorte de monstre abominable habitant au cœur des flammes. Aux yeux de Hugh Benson, c’est au contraire un séducteur capable de se faire passer pour quelqu’un de bienveillant : les véritables ennemis de Dieu sont pétrit de bons sentiments. Ils cherchent à bâtir un monde au service de l’humanité. D’après eux, le droit à l’avortement, le mariage pour tous, l’aide à mourir, la censure des réseaux sociaux sont des lois conçues pour le bien des peuples !
Malheureusement pour eux, des chrétiens s’opposent régulièrement à ce monde sans Dieu. On l’a vu récemment avec la loi sur l’aide à mourir : quelques croyants déterminés ont fait reculer pour un temps ce projet mortifère. Mais en s’opposant ainsi au progrès, ces croyants deviennent les pires ennemis de l’Humanisme et doivent être combattus par tous les moyens. Un passage du roman de Hugh Benson illustre parfaitement cette situation :
« Est-ce vrai, demanda-t-elle que tous les hommes vont être interrogés sur leur croyance en Dieu, et tués s’ils avouent cette croyance ?
Tu emploies des termes bien durs, répondit Olivier. Voici la vérité : le monde à présent est un et non divisé. L’individualisme est mort lorsque notre Président est devenu le maître de la terre après avoir été élu démocratiquement. Eh bien, maintenant que tout cela s’est produit, le monde doit adopter une morale nouvelle. Nous sommes obligés de veiller à ce que le progrès puisse continuer sans entrave, à ce que tous les membres soient en bonne santé. Si votre main vous offense, coupez-là, disait Jésus. C’est exactement ce que nous disons. Lorsque quelqu’un affirme qu’il croit en Dieu, c’est le pire des crimes concevables désormais. Cependant, il ne s’agit nullement d’employer la violence, tout se passera de la façon la plus douce et la plus compatissante. Toi-même, tu as approuvé nos institutions d’euthanasie. C’est à ces procédés charitables que l’on aura recours. »
Comme on le voit dans cet extrait, les humanistes se débarrassent des croyants afin de bâtir sans encombre « Leur meilleur des mondes ». Par charité humaine, ils choississent d’utiliser l’euthanasie pour les faire disparaître en douceur !
Aujourd’hui, sous couvert de générosité ou d’altruisme, ils sont capables de provoquer de véritables catastrophes. Dans leur monde sans Dieu, ils commettent les pires abominations tout en étant persuadés d’oeuvrer pour le bien de l’humanité !
* * Journal d’un croyant de 2025 – La fin de la paysannerie ?
Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.
