Il faut avouer que les occasions d’une franche rigolade fournies par la crise du covid sont assez rares. C’est donc l’occasion de saluer un article paru le 18 février dans l’éminente revue scientifique The Lancet [vous vous rappelez certainement la farce dite du Lancetgate à l’occasion de la publication d’un article laissant entendre une mortalité de 10% parmi les gens atteints du covid et soignés avec de l’hydroxychloroquine, article vite supprimé] et signé par cinq scientifiques forcément éminents puisque tous membres du macroneux Conseil scientifique [vous vous rappelez certainement aussi le soutien enthousiaste et durable apporté par certains membres de cette institution à l’usage du Remdesivir pour le traitement du covid] entraînés par son chef, le Professeur Delfraissy
Titre du papier : « Immune evasion means we need a new COVID-19 social contract”. Traduction libre (c’est l’intérêt de la langue anglaise d’enquiller bout à bout des mots auxquels, au final, chacun accorde le sens qu’il veut) : “La volatilité d’immunité implique un nouveau contrat social par temps de COVID-19 ». Précision fière apportée dans l’article par les signataires : « We are members of the French COVID-19 Scientific Council”, ce qui n’a pas besoin de traduction.
Qu’apprend-on dans ce papier (dont l’existence a été relevée opportunément par un tweet de Mme Martine Wonner, psychiatre et député) ?
Tout d’abord, le rappel que tout le monde s’est focalisé sur la recherche de l’immunité collective qui devrait être apportée tant par les contaminations que par les vaccinations. Mais les auteurs constatent cette immune evasion, a virological game changer, qui seraient pour partie liée à l’existence des variants, et qui donc bouleverse les plans : « Dealing with immune evasion will require a re-evaluation of public health strategies ». La fin de cette crise sanitaire globale, que l’on souhaitait fondée sur un bon niveau d’immunité collective risque donc d’être continuellement décalée si l’immunité est volatile (“The fervently awaited end of this global health crisis might be continually postponed »). Donc, une mauvaise nouvelle.
Qu’ajoutent alors ces éminentes personnalités de ce Conseil scientifique que le monde nous envie certainement ? Prenons juste le temps de rappeler d’abord que :
1) lors du premier confinement, ce conseil scientifique avait préannoncé « de 300 000 à 500 000 morts en France en l’absence de mesures d’endiguement ». Interrogé début avril 2020, M.Delfraissy expliquait en réponse à la question « Où en est-on après trois semaines de confinement ? Faut-il poursuivre l’effort? » : « Oui, poursuivons le confinement et soyons stricts sur ce confinement ». Et à l’approche du déconfinement, il avait souhaité devant le Sénat poursuivre l’obligation du confinement après le 11 mai pour les 18 millions de français les plus âgés, sans compter son hostilité à la réouverture des établissements scolaires.
2) dans la période ayant précédé le second confinement, M.Delfraissy avait trompetté que le gouvernement allait «être obligé de prendre un certain nombre de décisions difficiles, dans les huit à dix jours maximum». Le président du Conseil scientifique a alors également exprimé le « regret» concernant la gestion de l’épidémie de «ne pas avoir poussé plus à un confinement de quelques jours avant, qui nous aurait fait gagner un peu de temps».
3) lors des débats à l’occasion d’un éventuel troisième confinement, le 24 janvier 2021 sur BFM TV, le superbe Professeur Delfraissy avait indiqué : « “Si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation difficile à la mi-mars ». Il invite alors à prendre exemple sur les voisins irlandais et britanniques qui ont choisi de reconfiner et qui commencent à obtenir des résultats. “Il faudra probablement aller vers un confinement“.
Et alors que disent-ils tous dans l’article, et c’est là que se déclenche l’hilarité promise ? Première chose : il est temps d’arrêter avec des approches fondées sur la peur et un confinement généralisé au petit bonheur la chance comme principale réponse (« It is time to abandon fear-based approaches based on seemingly haphazard stop-start generalised confinement as the main response to the pandemic »). Deuxième chose :
« L’impact du confinement général a été dévastateur pour toute l’économie, avec encore le pire à venir pour le niveau du chômage et de la dette nationale. Les conséquences sociales et sanitaires (y compris sur la santé mentale) sont aussi colossales, particulièrement pour les jeunes générations, alors même qu’elles étaient peu concernées par les risques de mortalité liée à l’épidémie » (« The impact of general confinement on entire economies has been devastating, with worse still to come in levels of unemployment and national debt. Social and health (including mental health) consequences are also colossal, in particular for the younger generations, despite them being at low risk in terms of morbidity and mortality from SARS-CoV-2 infection”).
Et donc, ces bonnes âmes d’appeler (au bout d’un an…) à une nouvelle approche fondée sur
un contrat social, clair et transparent, s’appuyant sur les données disponibles et appliqué avec précision selon les cibles générationnelles… Utiliser une approche de confinement général de type start/stop n’est plus faisable. (« Crucially, the new approach should be based on a social contract that is clear and transparent, rooted in available data, and applied with precision to its range of generational targets… Using stop-start general confinement as the main response to the COVID-19 pandemic is no longer feasible »).
Et cela se termine par une sorte d’auto-glorification : « Nous, scientifiques, devons avoir le courage d’informer les politiques” (« We scientists working against COVID-19 must have the courage to address those in power »).
Résumons : ces membres du Conseil scientifique (dont le Professeur Raoult dit dans son dernier livre tout juste paru Carnets de guerre COVID-19 « Un conseil scientifique fait de gens qui ne sont pas de très grands scientifiques ni de très grands praticiens au quotidien (p.112) ; ce conseil scientifique est un dérivé du conseil REACTing de l’INSERM, avec quelques représentants de l’Institut Pasteur qui ne représentent pas réellement les experts les plus performants dans le domaine des maladies transmissibles (p.151)), qui n’ont pas cessé d’inquiéter, se rendent compte maintenant du désastre annoncé par certains depuis le début des considérations sur le confinement général ; ils pondent un papier qui tient plutôt d’un bavardage vaguement socio-politique que du discours scientifique ; ils n’évoquent toujours pas, bien sûr, le déploiement de traitements ; et ils s’estiment en plus hautement courageux d’écrire ce papier ! Quant à un début de mea culpa, on repassera bien évidemment.
Finalement, il n’est pas interdit à des rats quittant le navire d’être en même temps des branquignols.
Ceci étant, gaudeamus : le spectre d’un nouveau confinement général s’éloigne peut-être un peu plus.

Collapsus
Toute cette gabegie annoncée n’est que le résultat de l’incompétence notoire de l’équipe de bras cassés qui nous dirige qui a dû déléguer les décisions à un pseudo conseil de pseudo scientifiques aussi incompétent qu’elle.
Un gouvernement compétent n’avait qu’une chose à faire : établir le bilan financier du non confinement, au pire un surcoût médical largement compensé par le maintien de notre économie comme l’ont fait avec succès les Suédois. Ou dit autrement : la comparaison des coûts d’un confinement général et du surcoût d’une éventuelle surmortalité induite par le non confinement. La surmortalité étant restée très relative, le gain était plus qu’évident. D’autant qu’on n’a pas fini de comptabiliser les conséquences financières de l’arrêt de notre économie.
Mais on n’apprend pas tout ça à l’ENA et encore moins en fac de médecine.
Faliocha
Je suis de votre avis, Héraclès
Collapsus
Je connais ces thèses du grand complot mondial ayant organisé cette pandémie pour mettre en place le grand reset. Sans exclure totalement ce scénario machiavélique bien qu’il ne soit pas prouvé, loin s’en faut, je crois plutôt à une addition de bêtises humaines couplées à l’incompétence, à l’orgueil de l’humain et à la panique devant l’imprévu.
Par contre qu’un Schwab ou un Attali ou un Alexandre ou un Gates se greffent sur cette crise pour réactiver et développer leurs thèses de Dr Folamour, c’est une certitude. C’est à l’occasion de cette panique imbécile dans le monde qu’ils ont compris comment on pouvait manipuler les esprits et imposer un homme nouveau, le novus ordo des progressistes se voulant à l’égal de Dieu.
Collapsus
Le grand complot n’est pas crédible. Il aurait fallu qu’il y ait une entente simultanée de l’ensemble des gouvernements du monde entier pour mettre en place ce scénario de grand reset, puisqu’ils ont tous adopté en même temps les mêmes politiques de terreur, de confinement et de vaccination, inclus les dirigeants patriotes de pays comme les USA de Trump ou la Hongrie. C’est totalement impossible.
Gilles Tournier
Une cause forgée de toute pièce, le covid. Une conséquence corrélative voulue et amplifiée par les Maîtres, le drame économique (le terme crise est trop faible). Enfin, l’EFR, l’état final recherché : le grand reset ou monde d’après, creuset de toutes les dingueries à la mode, de tous les progressismes nihilistes, du mondialisme messianique concrétisé. Comprendre pour se préparer et se préparer pour résister, avec l’aide de Dieu et de Notre-Dame.
zongadar
incompétents, non! tordus, oui. Il suffit de lire les avis laissés par les lecteurs du livre de Schwab sur Amazon (ça évite de collaborer au système et de l’un et de l’autre)
Gaudete
là où il faut s’interroger, c’est ce fameux comité scientifique qui donne les ordres combien ces pourritures incapables touchent-elles des la bos, la véritable question est là. Quant à l’ignoble micron c’est la courroie de transmission des voyous en col blanc qui veulent mettre en place le mondialisme dont le père n’est autre que satan lui-même
Meltoisan
Ils me plaisent bien ces KHAZARS ! Si au moins notre gouvernement pouvait leur ressembler !
Les Khazars remportent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides, dynastie zoroastrienne. Ils luttent aussi victorieusement CONTRE LE CALIFAT, établi en deçà de la Ciscaucasie, EMPÊCHANT AINSI TOUTE INVASION ARABO-ISLAMIQUE du sud de la Russie.
Ils S’ALLIENT À L’EMPIRE BYZANTIN contre les Sassanides et la Rus’ de Kiev. Le Khaganat devenant une des principales puissances régionales, LES BYZANTINS ROMPENT LEUR ALLIANCE et se rallient aux Rus’ et Petchénègues contre les Khazars.
Vers la fin du Xe siècle, l’Empire khazar s’éteint progressivement et devient l’un des sujets de la Rus’ de Kiev. S’ensuivent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus’, des Coumans et probablement de la Horde d’or mongole. Les Khazars disparaissent alors de l’histoire, n’étant plus mentionnés dans aucun récit historique.
Les BYZANTINS MÉNAGENT L’EMPIRE KHAZAR QUI LES PROTÈGENT DES ENVAHISSEURS VIKINGS ET ARABES, si bien que leur empereur Constantin V épouse une princesse khazare, Tzitzak, dont le fils Léon IV est surnommé “Léon le Khazar”.
Khazars — Wikipédia (wikipedia.org)
Conclusion : Entre les Khazars et les Ottomans, mon cœur ne balance pas !
Bernard Mitjavile
Les pluies acides, cela nous ramène 50 ans en arrière quand ces pluies devaient détruire les forêts en Europe, après on a eu le trou d’ozone qui devait avoir des conséquences encore plus catastrophiques puis le point de non retour annoncé par Hulot et depuis longtemps dépassé. Quant au réchauffement climatique, il a commencé il y a environ 8000 ans et cela vaut mieux tant que les services techniques de Paris ne sont pas prêts à dégager 10 cm de neige sur les grandes voies routières sans que ce soit la panique dans toute la région parisienne.
Bernard Mitjavile
D’où tenez-vous que les gens de droite veulent consommer des carburants fossiles sans retenue ? C’est au contraire les gens de gauche qui en poussant à la réduction du nucléaire ont amené le gouvernement à relancer des centrales à charbon et à importer de l’ énergie carbonnee d’Allemagne. Pas la peine de donner un côté pseudo-scientifique à vos messages.