Le gouvernement égyptien a accordé un statut légal à 191 églises et bâtiments affiliés à l’Église dans le cadre de son processus de légalisation en cours pour les lieux de culte chrétiens.
Le 19 mai, le gouvernement égyptien a promulgué un décret légalisant 191 églises et bâtiments de culte affiliés à diverses confessions chrétiennes à travers le pays. Cette décision fait suite à une réunion du Conseil des ministres présidée par le Premier ministre Mostafa Madbouly et s’inscrit dans le cadre d’un programme d’État de longue date visant à régulariser le statut juridique des églises et des lieux de culte qui fonctionnaient sans autorisation officielle depuis des décennies.
La légalisation a été approuvée suite à un examen mené par le Comité principal pour la légalisation des églises, un organisme chargé d’évaluer les demandes de reconnaissance officielle émanant des églises et des établissements apparentés. Selon les déclarations du gouvernement, le comité a examiné le statut juridique et technique de chaque bâtiment avant de recommander son approbation.
Cette décision récente marque une nouvelle étape dans les efforts déployés par l’Égypte pour régulariser le statut de milliers d’édifices religieux construits au cours des dernières décennies sans les permis requis par la loi. Depuis le début du processus de légalisation, les autorités annoncent régulièrement de nouvelles autorisations suite aux examens menés par la commission.
Le processus de légalisation actuel est lié à la loi égyptienne sur la construction d’églises. Approuvée par le Parlement égyptien le 30 août 2016, cette loi a instauré un nouveau cadre réglementaire pour la construction et la rénovation des églises. Elle a transféré aux gouverneurs de province le pouvoir d’approuver les projets de construction et de restauration d’églises. Auparavant, ces autorisations relevaient principalement des services de sécurité.
La loi s’applique spécifiquement aux églises chrétiennes et n’impose pas les mêmes exigences aux lieux de culte musulmans sunnites. Elle ne prévoit pas non plus de cadre pour les groupes religieux extérieurs aux confessions chrétiennes officiellement reconnues, notamment les communautés ahmadies, bahaïes et chiites.
