Depuis l’entrée en vigueur de la loi dépénalisant l’euthanasie en Espagne il y a un an, « au moins 172 personnes » ont mis fin à leur vie de cette façon. Les Asturies et La Rioja n’ont pas encore communiqué de chiffres.
Le ministère attend des « rapports exhaustifs sur les motifs invoqués pour demander l’euthanasie, le type de procédure, les raisons des refus, le nombre d’objections, etc. ».
En Catalogne 60 euthanasies ont été pratiquées, quand on en a recensé 25 au Pays basque, 19 à Madrid, et 11 en Andalousie.
Les données des maladies dont souffrent les personnes souhaitant recourir à l’euthanasie ne sont pas publiées. Toutefois, selon Tayra Velasco, présidente de la commission de bioéthique du Collège des infirmières de Madrid, « contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays où le cancer est la pathologie la plus fréquente », en Espagne, « la plupart des demandes émanent de personnes souffrant de maladies neurodégénératives ». Les autres caractéristiques sont en revanche similaires. Les personnes recourant à l’euthanasie sont en majorité des hommes septuagénaires, euthanasiés à domicile.
Biem
Étrange. Pourquoi des septuagénaires, et pas des personnes plus âgées?
L’article est clair sur la motivation de la chose : “Si un don d’organe est prévu, l’intervention a alors lieu à l’hôpital”.
Ah, oui, évidemment. Nous sommes une collection d’organes, des objets de ravitaillement, si vous ne vous sentez plus utiles nous pouvons encore avoir une utilité pour quelques morceaux. C’est la même logique qui prévaut pour ces pauvres accidentés ou comateux profond, qu’il faut supprimer ou accompagner dans la mort, tout en s’en réservant discrètement des morceaux. Mourez, nous ferons le reste…
C’est une chosification de la personne, pourtant en principe “non objet de commerce”.
Depuis la mort de Vincent Lambert, j’ai dans mon portefeuille un papier “interdisant tout prélèvement d’organe”. Çà me donnera peut-être une petite chance de survie (?)