Derrière cette anecdote amusante, on constate que nos frères schismatiques se sentent orphelins :
Inutile de le cacher : un pape, ça rassemble. Et ça compte. Dans ses travaux de sociologie des religions, Jean-Paul Willaime a jadis bien analysé ce qu’il appelle la « précarité » ou le « déficit d’incarnation » du protestantisme par rapport au catholicisme. Dans des sociétés ultramodernes dominées par l’image, les personnalités et la communication de masse, le pape offre une incarnation unique et immédiatement identifiable du christianisme. Et c’est au bénéfice de tous, protestants compris.
